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Panier garni du 5 novembre


22ème dimanche de la Trinité – dimanche 5 novembre 2023


Prélude - Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Amen



Le thème de ce 22ème dimanche du temps de la Trinité « Notre dette envers Dieu »nous emmènera à voyager à travers des textes bibliques à nous poser la question de la manière dont nous trouvons le pardon auprès de Dieu.

Pardonner à quelqu’un, à son frère, à sa sœur, n’est pas une chose aisée.

Personne ne peut prétendre être capable d’aimer Dieu et son prochain en vérité.

Le mot d’ordre pour cette semaine est une confession de foi et un appel à nous soumettre à la volonté de Dieu :

Seigneur, c’est auprès de toi que se trouve le pardon, c’est pourquoi tu dois être respecté Psaume 130, 4

Craindre Dieu, non pas avoir peur, mais le prendre au sérieux, l’aimer lui et notre prochain comme nous-mêmes ; marcher humblement devant Dieu.

C’est à cela que nous sommes appelés aujourd’hui. C’est cela que ce culte veut nous mettre en mémoire.

Jour de fête aussi pour notre Eglise, notre paroisse et la famille KECK qui demande le baptême de leur second fils, Aurélien. Corentin, le grand frère avait été baptisé lorsque nous portions encore des masques… Bienvenue à toute la famille !


CHANT AEC 427, 1-3 Tu me veux à ton service


Psaume 143 :

P : Seigneur, écoute ma prière, sois attentif quand je te supplie

A : Puisque tu es fidèle et juste, réponds-moi.

P : Je suis ton serviteur, ne me fais pas de procès, car personne n’est sans reproche devant toi.

A : Seigneur, je n’en peux plus, réponds-moi sans tarder.

P : Ne te détourne pas de moi, sans quoi je serai un homme fini.

A : Que ton Esprit me guide avec bienveillance sur un terrain sans obstacle.


Répons : A Dieu soit la gloire AEC 277, 1+2


Confession des péchés :

Disons à Dieu nos ruptures les uns avec les autres, e d’avec Lui, source du Pardon.

Nous tenons nos actes et nos paroles soigneusement écartés de toi, Seigneur, de crainte d’entrevoir avec trop de netteté les chemins si éloignés des nôtres sur lesquels tu nous appelles.

Tu nous connais, tu sais de quoi nous sommes faits. Ce qui est mauvais en nous ne doit pas éclater à la lumière !

Tu sais comment nous nous comportons les uns avec les autres, tu connais notre manière de jouer avec autrui, sourire aux lèvres et coups bas dans le dos.

Devant toi, nous reconnaissons nos manquements, nos limites et nos suffisances et nous te prions simplement : aide-nous à changer ; rends-nous capables de vivre l’amour et le pardon au quotidien.

Seigneur, prends pitié de nous


Répons : Seigneur, reçois Seigneur pardonne AEC 407/1


Grâce :

Heureux celui que Dieu décharge de sa faute, et qui est pardonné du mal qu’il a commis ! Heureux l’homme que le Seigneur ne traite pas en coupable, et qui est exempt de toute mauvaise foi.



Répons : Magnifique est le Seigneur AEC 174 2 strophes


Liturgie de baptême de Aurélien KECK

Chant de baptême : Je crois en toi, AEC 566, 1ère strophe


Lectures bibliques :


- Michée 6, 6-8


Répons : Alléluia


- Matthieu 18, 21-35


Répons : Louange à toi, ô Christ


CHANT AEC 261, 1-3 : Gloire à ton nom



Prédication et interlude musical

« Notre dette envers Dieu » 1 Jean 2. 12-17


Elle peut être publique, économique, de sommeil, d’honneur… oui, vous l’avez deviné, il s’agit de la dette. Thème de ce dimanche. Un terme que nous n’aimons toujours pas !

L’autre jour, un reportage était consacré à la vie des militaires français sur les zones en guerre, dans les fameuses Op’ex ‘ (opérations extérieures) : au-delà des risques du quotidien, j’ai été frappé par l’émotion que déclenchait le mot « vaguemestre ».

Dans le jargon militaire, le vaguemestre est le sous-officier chargé de la gestion postale : c’est lui qui reçoit, distribue ou envoie le courrier. Lorsque le mot était lancé, voilà que ces hommes et femmes en uniforme laissaient tomber leur activité du moment et couraient vers la distribution de ces colis ou lettres envoyés par leurs familles, le cœur en joie…ils savaient qu’ils auraient des photos de leurs familles, des nouvelles du continent ! Un peu comme dans Koh Lanta, quand il y a un courrier…

Peut être avez-vous conservé de belles pages de littérature, des lettres qui vous font du bien à chaque fois que vous les lisez, qui réveillent des bon souvenirs…

Pour ceux qui n’auraient pas ça en stock, j’ai une bonne nouvelle : ce matin, nous avons reçu du courrier ! Je vous le lis : (lecture 1 Jean 2. 12-17).


Dans notre société où plus rien ou pas grand-chose est sûr, dans ce monde où la soupe à la grimace est devenue presque le plat du jour, voilà une lettre de l’apôtre Jean qui nous parle de reconnaissance, de confiance. Voilà des valeurs qui nous touchent : pour une fois, on s’exprime en certitudes.

Cela peut paraître anodin, mais en faisant attention à ce qui se passe à l’intérieur de nous, on remarque que ça nous fait vraiment du bien d’être interpellé de la sorte par Jean.

Le ton est paternaliste, on y parle d’enfants, de jeunes gens… ; les plus anciens, les pères. Les 3 âges de la vie sont représentés, l’univers entier peut se sentir concerné !

Vous remarquerez au passage que la gent féminine n’est pas mentionnée ; cette lettre a effectivement fait un long voyage pour arriver jusqu’à nous aujourd’hui, et la parité n’était tout simplement pas de mise à l’époque.


Certes, à l’entendre, le sentiment d’une profonde certitude surgit, mais quelques mots nous paraissent étrangers, peut être parce qu’ils font mal aux oreilles ! « Vaincre le mauvais », « les péchés », « les désirs de la nature humaine ».


Il y a aussi dans cette lettre des oppositions, des contrastes, des contraires, auxquels on ne s’attendait pas forcément : le monde opposé au Père, à Dieu. L’avenir s’oppose au commencement, le désir exclue l’éternité.

Cette rhétorique, cette façon d’opposer les notions, peut nous effrayer car elle est souvent utilisée comme instrument de propagande par des courants fondamentalistes, par des intégristes de tous bords. Et ces formulations peuvent nous hérisser le poil !


« N’aimez pas le monde ! Si quelqu’un aime le monde, il ne possède pas en lui d’amour pour Dieu le Père ». Voilà bien une de ces alternatives, sans chance de compromis, qui peuvent bloquer plus d’un !

On nous demande de faire un choix : aimer le monde ou aimer Dieu !

Et le texte de ce matin ne laisse pas de doute, il nous faut aimer le Père et rejeter le Mauvais, le monde !

Le choix est simple, mais ô combien nos oreilles d’hommes et de femmes modernes ont horreur de cela, surtout lorsqu’on est solidement debout dans la vie et dans le monde.


Pourtant, ces lignes de la 1ère lettre de Jean ne sont pas des exceptions dans la Bible. Cette conception est propre à la communauté qui s’est regroupée autour de l’apôtre Jean aux alentours du 1er siècle. On y oppose le ciel et terre, le monde et Dieu, la lumière et l’obscurité. Ce discours nous semble être sectaire et les premiers chrétiens ont été critiques à l’encontre de cette communauté johannique, car eux seuls pensaient détenir la vérité et celle-ci disait que les choses du monde devaient restées à l’extérieur. Certaines communautés chrétiennes pensent aussi seules détenir la vérité, 2000 ans plus tard…


Alors, on peut s’interroger : doit-on se préserver du monde et en sortir complètement ?

Ce qui nous saute en tout cas aux yeux après avoir entendu le texte de ce matin, c’est que l’Eglise d’aujourd’hui est bien loin de celle qui nous est décrite par l’apôtre.

Alors qu’est-ce que notre Eglise qui se veut moderne, actuelle, peut commencer avec un pareil texte ? Ne se tirerait-elle pas une balle dans le pied si elle appliquait cette vision de Jean ? Les pasteurs doivent-ils ressortir des placards leurs soutanes ?


Un magazine rapportait cette interview sur des mennonites en Bolivie : habillés comme au Moyen-Âge, ils partaient en croisade contre toute forme de modernité, refusant toute technologie (téléphone portable, voiture, etc). ( un peu comme la communauté Amish)


Le journaliste posa cette question à l’un d’eux : « tout cela n’est-il pas dépassé et exagéré ? » et la réponse de l’intéressé était à peu près celle-ci : « J’ai bien conscience que le téléphone portable n’est pas un péché en soi, mais un bout de technologie en plastique. Notre objectif reste celui de marquer une différence entre nous et tous les autres ».


Est-ce alors la voie qu’il nous faut suivre ?

Devrions-nous agir de la même façon que ces mennonites en Bolivie ?

Devons-nous nous couper du monde, fermer nos téléphones et supprimer notre site internet?


Je ne vous apprends rien en disant que l’Eglise est finalement arrivée dans le monde. Alors oui, l’Eglise telle que nous la connaissons est une des réalités de ce monde, elle fait partie du plan de Dieu pour l’humanité.


Et la Bible nous dit que c’est déjà au milieu de nos expériences terrestres, mondiales, mondaines que nous goûtons à l’éternité : nous avons un pied sur terre et l’autre tendu vers le ciel. L’équilibre est toujours instable et il nous demande de fournir des efforts. On sait aussi qu’à force de regarder le ciel, le danger est de ne pas voir le sol se dérober sous nos pieds.


Dans toutes nos tentatives d’équilibristes, nous pouvons faire confiance à la Parole de Dieu qui veut orienter nos vies sur le bon chemin, vers la bonne direction.

Lorsqu’il nous serait tentant de faire comme si le monde n’existait pas, laissons-nous redire ce verset : « Allez parmi les peuples ! Sortez vers les nations ! »

Et lorsque les convoitises ou tentations mondaines voudraient nous faire oublier l’essentiel, rappelons-nous cet autre passage de l’Ecriture : « cherchez les choses supérieures, cherchez d’abord le Royaume de Dieu, faites ce que Dieu veut et vous vivrez pour toujours ».

Le dernier verset de notre texte d’aujourd’hui, nous dit que les choses du monde, que les désirs humains ne sont que du vent, qu’ils ne resteront pas éternellement.

Nietzsche disait que « chaque désir veut gagner l’éternité » mais nous savons bien que le bonheur est lui aussi périssable.

Bismarck le rappelait : « en réfléchissant à tous les moments de vrai bonheur de ma vie, et en les additionnant, je n’arrive même pas à 24 heures ». Comprenez que pour celui qui se met en quête du vrai bonheur, les choses humaines ne suffisent pas. Les désirs mondains ne peuvent pas nous combler : ils s’évaporent aussi vite qu’ils sont apparus.


La situation de crise que connaît la planète actuellement, nous donne la preuve visible de tout cela.


C’est en prenant du recul, en ne restant pas le nez dans le guidon, en nous rappelant notre espérance chrétienne, que nous pouvons relativiser ce qui nous arrive, et poser sur chaque situation, un regard extérieur, qui voit plus loin et plus clair.


Cette espérance est pour nous source d’espoir et elle nous aide à mieux vivre le quotidien.


Pour conclure, j’aimerai encore vous partager cette citation de Michel Houellebecq dans « Poursuite du bonheur » : « ce lieu magique de l’absolu et de la transcendance, là où le mot devient chanson, là où la marche devient danse, ce lieu n’existe pas sur terre, mais nous allons, à chaque instant qui passe, à sa rencontre ».


L’Eternité nous a déjà rejoint ici-bas. En Jésus-Christ.

Dans pile 1 mois, dans 4 dimanches, ce sera l’Avent.

Nous préparerons un peu plus le chemin de Celui qui a épongé notre dette, une fois pour toute. Pour les enfants, les jeunes gens, les pères, les anciens.

Amen.

Annonces –


Offrande





Intercession :

Seigneur,

Combien de fois disons nous cette phrase dans notre prière : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » et remarquons combien cela est difficile, combien peu nous sommes prêts à faire ce pas. Nous t’en prions, pardonne-nous notre dureté de cœur, notre orgueil et notre suffisance et qu’ainsi nous devenions humbles et capables de pardonner à notre tour.


Ouvre notre esprit à la réalité de notre vie et fais-nous entrevoir notre propre péché, afin que nous prenions conscience que tu es un Dieu miséricordieux qui ne nous traites pas comme nous l’aurions mérité. Nous t’en prions, donne-nous la force du pardon et de la miséricorde et qu’ainsi nous puissions pardonner véritablement à celui qui nous a offensés.


Seigneur, donne-nous ton Esprit, Esprit de paix et de réconciliation, Esprit de patience et de douceur, Esprit de vérité et d’amour. Qu’il embrase notre vie et la fasse rayonner de ton amour et ta paix.


Que ton Esprit soit à l’œuvre dans notre paroisse, dans nos familles, dans notre cœur. Aide-nous à devenir plus compréhensifs, plus tolérants, et qu’ainsi nous puissions dépasser ce qui divise et fait mal.


Nous te prions les uns pour les autres et pour notre unité afin que notre vie te rende témoignage en toutes circonstances.

Nous te le demandons par Jésus Christ notre Seigneur, qui nous a appris à te dire :


Notre Père


CHANT Ne rentrez pas chez vous comme avant 2 strophes


Bénédiction : Que le Seigneur de la paix nous donne lui-même la paix en tous temps et de toutes manières ! Que le Seigneur soit avec nous tous. Amen



Verre de l’amitié à la sortie de l’église












Première lecture biblique : livre du prophète Michée, chap 6, versets 6-8 :


6Avec quoi me présenterai-je devant l'Éternel, Pour m'humilier devant le Dieu Très Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d'un an ? 7L'Éternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d'huile ? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? - 8On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l'Éternel demande de toi, C'est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Répons : alléluia


Deuxième lecture : Evangile de Matthieu, chap 18, versets 21-35 :

21Alors Pierre s'approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu'à sept fois ? 22Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. 23C'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. 24Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. 25Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée. 26Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. 27Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. 28Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. 29Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. 30Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé ce qu'il devait. 31Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé. 32Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié ; 33ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi ? 34Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. 35C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur.


Répons : louange à toi ô Christ

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