top of page

Panier garni du 14 juin 2026 l'invitation

  • il y a 6 heures
  • 11 min de lecture

2ème dimanche du temps de la Trinité : L’invitation

Culte du dimanche 14 juin 2026 , avec baptême

 

Prélude  

Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et saint Esprit, soyez tous les bienvenus à ce culte du 2ème dimanche après la Trinité..

                                                                                      

Ce matin déjà, ce matin encore, Dieu nous invite à une proximité avec lui. Il se fait proche en nous invitant… L'invitation, c'est le thème de ce culte!

Après le thème de l’écoute la semaine passée, nous voici invités à nous rapprocher encore un peu plus et à faire le pas de la confiance, comme nous y incite le mot d’ordre de ce dimanche et de toute cette nouvelle semaine : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi, je vous donnerai le repos ». Paroles de Jésus Christ dans Matthieu 11, 28.

 

La proximité de Dieu, et son amour pour nous, sera manifestée de manière très belle et très concrète dans le sacrement du baptême duquel vous serez les témoins. C’est avec joie que nous accueillons avec nous la famille de Louise MARMILLOT, 1 an ½, venue spécialement de Féy, banlieue Sud de Metz, avec des attaches en Alsace bien sûr, du côté de Strasbourg et de Haguenau. Une fête donc pour Louise, pour ses parents, parrain et marraine, pour notre paroisse et pour l’Eglise du Christ. Dieu notre Père à tous, redevient encore une fois ce matin Père, avec le baptême de Louise ! 

 

CHANT ASSEMBLEE : AEC 212, 1-3 Seigneur tu nous appelles

 

Louange – Psaume 18 :

P.:Je t’aime, Seigneur, tu es ma force.

Ass.: Le Seigneur est pour moi un roc, un refuge où je suis en sûreté.

P.: Que le Seigneur soit loué !

Ass.: Dès que je l’appelle au secours, je suis délivré de mes ennemis.

P.: Dans la détresse j’ai appelé le Seigneur, j’ai crié au secours vers mon Dieu.

Ass.: Il a entendu ma voix, il a bien voulu écouter mon cri.

Tous: Vive le Seigneur !

 

Répons  Je louerai l’Eternel AEC 151, 4

 

Pénitence : Seigneur tu nous invites à la fête ; à la fête de la vie ; à la fête de la joie ; à la fête de l’amour.

Tu nous as créés pour le bonheur et tu veux que nous ayons la vie en abondance.

Tu nous as créés les uns pour les autres, comme frères et sœurs appelés à faire éclore la vie et à la protéger.

Tu attends de nous de vivre en ta présence et d’être généreux et fraternels les uns avec les autres.

Depuis notre baptême, tu nous invites à te faire confiance et à te suivre. Mais nous voulons vivre et ce que tu nous proposes ne correspond souvent pas à ce que nous entendons par « vivre ».

 

Tu nous invites à aimer notre prochain alors que nous avons déjà tellement de peine à nous aimer nous-mêmes.

Tu nous invites à partager, alors que nous avons tellement soif de posséder.

Notre travail, notre argent, nos loisirs, nos soucis, notre famille nous occupent tant qu’il ne nous reste que peu de temps pour construire notre foi et pour vivre de Ta Parole.

Serions-nous entrain de passer à côté de l’essentiel ? Seigneur, je le reconnais ce matin avec un cœur sincère, ni pour toi, ni pour les autres, je ne prends pas assez de temps. Amen.          

Temps de silence

Répons : Je n’aurai pas le temps (Mél M. Fugain) orgue

Même en courant plus vite que le vent, plus vite que le temps;

Même en volant je ne prends pas le temps, pas le temps

De te parler, de te faire monter  Mon humble prière

Vois ton enfant  qui ne prend pas le temps de le faire!

 

Annonce du pardon

Dans son amour le Seigneur nous redit son invitation :

Aujourd’hui je place devant vous la vie et le bonheur d’une part, la mort et le malheur d’autre part. Choisissez la vie ! (Dt 30, 19)

Il est le chemin, la vérité et la vie ! (Jn 14, 16)

Chantons notre reconnaissance à ce Dieu qui nous invite toujours et encore, Dieu du pardon, et de l’amour inconditionnel :

Répons : A Dieu soit la gloire AEC 277, 1

 

Liturgie du baptême de Louise Elisabeth MARMILLOD,

 née le 6.12.2024, à Metz,

fille de François Marmillot et de Laetitia Pauli

Parrain : Alexis Colombi, Metz

Marraine : Morgane Pauli

 

Institution du baptême, sens, et symbolique de l’eau. ( dont première lecture biblique Lecture du livre d’Esaïe chapitre 55, les versets 1-5

55 1 Holà, vous tous qui avez soif, voici de l'eau, venez. Même sans argent, venez ; prenez de quoi manger, c'est gratuit ; du vin ou du lait, c'est pour rien.

2 A quoi bon dépenser de l'argent pour un pain qui ne nourrit pas,à quoi bon vous donner du mal pour rester sur votre faim ?Ecoutez-moi bien, et vous aurez à mangerquelque chose de bon, vous vous régalerez de ce qu'il y a de meilleur.

3 Accordez-moi votre attention et venez jusqu'à moi.Écoutez-moi, et vous revivrez.  « Je m'engage pour toujours,dit le Seigneur, à vous accorder les bienfaits que j'avais assurés à vos pères.

 

Engagement des parents, baptême de l’enfant, parole de la marraine, remise du cierge de baptême et chant de bienvenue

 

Tu es là au cœur de nos vies AEC 614, strophes 1 et 3

 

LECTURE BIBLIQUE

Evangile de Luc chap 14, versets 16-24

16 Jésus leur raconta cette parabole : « Un homme offrit un grand repas auquel il invita beaucoup de monde. 17 A l'heure du repas, il envoya son serviteur dire aux invités : «Venez, car c'est prêt maintenant.» 18 Mais tous, l'un après l'autre, se mirent à s'excuser. Le premier dit au serviteur : «J'ai acheté un champ et il faut que j'aille le voir ; je te prie de m'excuser.» 19 Un autre lui dit : «J'ai acheté cinq paires de bœufs et je vais les essayer ; je te prie de m'excuser.» 20 Un autre encore dit : «Je viens de me marier et c'est pourquoi je ne peux pas y aller.» 21 Le serviteur retourna auprès de son maître et lui rapporta ces réponses. Le maître de la maison se mit en colère et dit à son serviteur : «Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux.» 22 Après un moment, le serviteur vint dire : «Maître, tes ordres ont été exécutés, mais il y a encore de la place.» 23 Le maître dit alors à son serviteur : «Va sur les chemins de campagne, le long des haies, et oblige les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie. 24 Je vous le dis : aucun de ceux qui avaient été invités ne mangera de mon repas !» »

 

 

Chant : Laisse-nous Seigneur entrer dans ta maison AEC 219, 3+4

 

Message

Aujourd’hui, Dieu le Père était à la fête, par le baptême de Louise : il a ouvert son amour paternel à l’une d’entre nous, « la plus petite d’entre nous » d’ailleurs, devenue ce jour même sa fille, et notre petite sœur à tous et à toutes. Officiellement, la fête des Pères, ce n’est que la semaine prochaine, 21 juin. La fête des Pères ne date parait-il que de 1952 : c’est un fabricant de briquets, Flaminaire, qui souhaitant se faire un coup de pub’ avait décidé d’offrir un cadeau aux papas qui à l’époque étaient tous de gros fumeurs : un dimanche de juin 1952, les papas recevaient donc un briquet !  Dimanche prochain, sans doute que les fleuristes vendront moins bien que pour la fête des mères, de même que les chocolatiers : les fleurs et les quelques grammes de volupté chocolatée semblent être plutôt réservés à la gent féminine.

De même d’ailleurs que les jolis poèmes rédigés par les enfants à l’école, plutôt réservés aux mamans…J’ai essayé de me rappeler ce que j’avais pu fabriquer en classe primaire pour mon paternel, je ne m’en suis pas souvenu… Mystère : a-t-on seulement fabriqué quelque chose à l’école pour notre père ? Peu importe ! Heureusement qu’il y a les Brico-dépôt, Leroy-Merlin ou magasins de vins et spiritueux : bonne fête papa ! Ah chouette, une perceuse une défonceuse ou une bouteille de Jack Daniels au miel !

« Défoncer » des gens, cette semaine, j’avoue que ça m’a titillé ! Entre Bruel, la sordide affaire Lyhanna et Darmanin qui nous dit que dans chaque petite rue de France, il y a des clics internet sur des sites pédophiles, c’est sûr que ça ne donne pas le moral !

Le moral, Jésus lui-même ne devait pas trop l’avoir lorsqu’il dit les mots de texte de prédication de ce matin à son auditoire ; juste auparavant, il s’est pris une terrible veste puisqu’il constatait que dans 3 villes et non des moindres, ses miracles et son message  n’ont provoqué ni prise de conscience, ni conversion, ni jaillissement de foi, ne serait-ce même qu’un tout petit peu !

 Il avait de quoi vouloir se rincer le gosier en maudissant la terre entière, chose que nous aurions sans doute faite à sa place… Mais là où nous autres serions découragés, blasés, révoltés vis-à-vis de la race humaine, Jésus partage ces mots… Je vous les lis :  Matthieu 11,25-30 (trad. TOB 2010)

25 Jésus prit la parole et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. 26 Oui, Père, c'est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. 27 Tout m'a été remis par mon Père. Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.

28 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. 29 Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. 30 Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. »

 

Au lieu du découragement que l’on aurait pu attendre, au lieu du silence de celui qui vient d’essuyer un échec, voilà une prière qui jaillit. Pas la prière de quelqu’un qui a réussi et qui rend grâce. Mais celle de quelqu’un qui connaît l’incrédulité des hommes et des femmes de son temps et qui, malgré tout, se tourne vers Dieu.

Combien d’entre nous pourraient trouver dans leur existence des sujets de plainte, de complainte, de ras-le-bol, de sentiment de n’avoir pas été compris, d’avoir été oublié par Dieu et par les hommes devant tel ou tel malheur ou difficulté ? Notre petit monde, le monde extérieur sont souvent des résistants au message de bonheur et de fraternité que distille la Bible.

Je le dis souvent : on rêve d’une vie simple et belle, sans trop d’obstacles et voilà qu’on se prend des claques, des uppercuts, et qu’on se retrouve à accompagner la souffrance humaine…

 

Mais pour le Christ, chef de notre Eglise, c’est tout le contraire !

Plutôt que de l’accabler, la résistance du monde à son message le renvoie à une autre certitude, à autre chose de plus solide. « Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et tu les as révélées aux tout-petits. »

 

C’est là, le sujet de sa louange de Jésus : la révélation aux tout-petits. Formule évidemment dérangeante hier comme aujourd’hui. Non, je ne suis plus un petit, crie souvent le dernier de la fratrie ! Et non, je n’aime pas être pris pour un « petit ». Nous vivons dans l’ère de la compétition, et pas seulement entre Roland Garros et la coupe du monde. Expertise, visibilité, performance : voilà nos critères de valorisation !  Des algorithmes mesurent nos performances, les réseaux sociaux exhibent nos réussites, et des spécialistes promettent de développer notre potentiel.

 Dans cette culture, être petit n’est pas une vertu. C’est un échec.

 

Mais voilà, comme à son habitude, Jésus et sa Parole opèrent un renversement : les premiers de la classe ne sont pas forcément les mieux placés pour recevoir l’Évangile, la Bonne Nouvelle.

Et il ne s’agit pas de faire l’éloge de l’ignorance ou de la bêtise humaine.

Ce qui est remis en cause dans les mots de Jésus n’est pas l’intelligence en tant que telle, mais l’intelligence arrogante, qui se suffit à elle-même, qui ne s’ouvre pas et qui ne s’étonne plus.

 

La philosophe Simone Weil écrivait : « L’attention à autrui est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité ». Ce qu’elle entendait par là, c’est que vraiment écouter, vraiment recevoir, demande d’être tout, sauf imbu, rempli de soi-même.

Les sages dont parle Jésus ont peut-être cessé d’être attentifs parce qu’ils pensaient déjà tout savoir.

Les tout-petits, eux, sont encore capables d’être surpris, capables d’émerveillement.

 

Consentir à être touchés par ce qui nous dépasse, voilà ce qu’est être tout-petits. Ce n’est pas être naïf ou candide, mais c’est être tout simplement disponible. Et on rejoint là l’Evangile de l’invitation qui mettait en scène 3 personnes qui toutes étaient indisponibles.

 

 « Nul ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler » déclare Jésus dans la suite de ses propos. Il ne dit pas ici que Dieu est inaccessible, mais il dit que Dieu se donne à connaître. Il n’y a pas de personnes élues ou plus privilégiées que d’autres qui seraient au bénéfice de la connaissance de Dieu. Dieu se révèle de manière inconditionnelle.

 

Et pour que cette révélation se fasse, il n’y a besoin que d’une chose : notre envie ! Une présence, une disponibilité à recevoir quelque chose.

Certains sociologues estiment que la crise spirituelle de notre temps n’est au fond qu’une crise de confiance. Combien cherchent et tâtonnent sans savoir à qui faire confiance pour trouver ce sens à leur vie qui leur manque ?  Les institutions ont déçu ! Les certitudes ont vacillé ! Que reste-t-il ? Que de la méfiance à l’égard de quiconque affirmerait détenir la réponse à leur quête.

 

Notre texte se termine avec un appel, et oui encore une invitation dis-donc ! « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos ». 

Peiner sous le poids du fardeau, n’a rien d’une métaphore abstraite. Ne portons-nous pas du poids, de joug ?

Evidemment que je porte le poids du quotidien avec ce sentiment de ne jamais en faire assez pour mes enfants, pour ma famille, mes amis.

Certains portent le poids physique et moral du travail, avec son lot d’exigences et de pressions économiques. Le poids de la maladie, la mienne, celle d’un ou d’une proche. Le poids de l’actualité, les guerres, les crises, les injustices et leurs victimes. Le poids du deuil et de l’absence. Le poids de la faute passée et jamais pardonnée. Le poids de la solitude. Ou encore le poids de quelque chose que nous ne savons pas identifier précisément, et ça nous épuise et ça nous déprime.

 « Venez à moi », il ne dit pas « venez à moi quand tout sera en ordre, quand vous aurez réglé ce qui ne vas pas ». Son « venez » n’est pas un ordre, mais une invitation.

 

« Prenez sur vous mon joug ». Un joug est certes un outil de travail, mais il symbolise aussi l’obéissance à des règles rigides et la soumission au perfectionnisme. Le joug de Jésus n’est pas celui-là. Il est facile et léger. 

Ce que Jésus porte avec nous n’est pas une loi supplémentaire, mais une relation.

 

Une relation véritable où même les exigences sont légères parce qu’elles parlent d’amour et de grâce.

 

Cette louange de Jésus est une invitation à poser ce que nous portons, nos mérites supposés comme nos fautes, nos certitudes et nos prétentions comme nos doutes, notre besoin de tout maîtriser comme notre peur de tout lâcher.

 

La rencontre avec le Christ n’est pas une récompense : elle est un commencement.

« Et vous trouverez le repos de vos âmes ». Déjà aujourd’hui, ici et maintenant. 

AMEN

 

 

Chant d’assemblée : Seigneur, tu cherches tes enfants AEC 536, 1+2+5

 

Annonces (offrande)

 

Intercession : Seigneur Dieu, nous te rendons grâce pour ton amour qui nous invite inlassablement à venir vers toi. Merci parce que tu nous invites à un nouveau départ et nous combles de ta grâce.

 

Nous t'en prions, donne-nous la force de vivre avec autrui la foi, l'espérance et l'amour. Avec nos familles, avec nos enfants, avec ceux qui nous sont proches et ceux avec lesquels nous n’avons pas grand’chose en commun.

Donne-nous l'amour nécessaire pour porter et supporter notre prochain aussi et surtout celui qui nous a humiliés et blessés.

 

Seigneur, nous pensons à tous ceux qui n’ont pas répondu et ne répondront jamais à ton invitation. Parce qu’ils n’entendent pas ta voix au milieu du bruit de ce monde, parce que leurs soucis, leur doute les empêchent d’oser venir à ta fête.

Nous te prions pour chacun de nous ; pour ce temps d’été qui va s’ouvrir, pour nos projets professionnels, pour la sphère privée, pour nos proches… Nous te confions aussi Louise, notre petite sœur en Christ qui a rejoint notre grande famille chrétienne ce matin.

 

Reçois nos demandes personnelles…

Et exauce-nous lorsqu’ensemble tous tes enfants nous nous adressons à toi en te disant : Notre Père… 

 

Chant final : Allez-vous en sur les places AEC 540, 1+2

 

Bénédiction à partager à son voisin

Que le Seigneur te bénisse et te garde !

Que le Seigneur tourne son visage vers toi et qu’il t’accorde sa Grâce

Que le Seigneur te donne sa paix !

 

 

Postlude

 
 
 

Commentaires


NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre liste de diffusion et recevez votre panier garni tous les dimanches matins !

Merci et à dimanche prochain !

bottom of page