Panier garni du 7 juin 2026: 1er dimanche après la Trinité
- il y a 12 heures
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Prélude
Accueil : Soyez les bienvenus à ce culte du 1er dimanche après la Trinité. C’est aujourd’hui notre dimanche de fête d’été à la paroisse ; après le culte, repas bouchée à la reine à midi au foyer Oberlin. Merci aux mangeurs et aux bénévoles.
Le thème de ce dimanche nous rappelle l’importance d’une valeur souvent trop négligée dans notre vie, celle de l’écoute ! Appelés à l’amour, c’est la thématique, et cet appel passe aussi par l’écoute.
Ecouter, faire silence, se rendre disponible pour l’autre, c’est le premier service dont nous sommes redevables aux autres, disait Dietrich Bonhoeffer :
« De même que le commencement de notre amour pour Dieu consiste à écouter sa Parole, de même le commencement de l'amour du prochain consiste à apprendre à l'écouter.
Celui qui estime son temps trop précieux pour pouvoir le perdre à écouter les autres n'aura en fait jamais de temps pour écouter Dieu et le prochain ;il n'aura plus de temps que pour lui-même.... »
Le mot d’ordre de la semaine résume bien cette pensée : « Christ dit à ses disciples : « qui vous écoute, m’écoute, et qui vous repousse me repousse ».
Luc 10,16a
Chant : C’est toi Seigneur notre joie AEC 223, 1-4
Psaume 34:
Je veux remercier le Seigneur en tout temps.
Que ma bouche ne cesse pas de le louer !
Joignez-vous à moi pour dire la grandeur du Seigneur.
Ensemble, proclamons bien haut qui il est.
Je me suis adressé au Seigneur et il m'a répondu, il m'a délivré de toutes mes craintes.
Ceux qui lèvent les yeux vers lui rayonnent de joie ; la honte n'assombrit plus leur front !
Éprouvez et constatez combien le Seigneur est bon.
Heureux l'homme qui a recours à lui !
Répons : Gloire soit au Père, gloire soit au Fils, gloire au Saint Esprit
AEC 821
Déposons notre vie devant Dieu ( prière de pénitence)
Le monde, l’extérieur est plein de bruit, quelquefois même de fureur. Les flots de paroles nous inondent : informations anxiogènes, blabla inutiles, télé, radio, téléphone, nous submergent et nous assaillent. J’écoute beaucoup, mais je n’entends pas toujours. Et ce que j’entends, je ne l’écoute pas toujours avec une oreille affutée et un cœur réceptif.
Oui Seigneur, me voici maintenant devant toi, tel que je suis, habité même ici par tant de pensées, tant de paroles qui m’empêchent d’être vraiment présent et disponible.
Donne-nous, à nous tous, présents ce matin pour cette heure de retrouvailles et de partage, de nous libérer de ce qui nous agite et nous crispe, de ce qui nous préoccupe et nous éloigne de toi, de ce qui nous empêche de pouvoir faire silence et d’être à ton écoute.
Seigneur, pour le bruit que j’ai provoqué, la rumeur que j’ai fait courir, pour mes oreilles et mon cœur assailli et souvent ferme, prends pitié de moi ! Amen.
Répons : Prends pitié de nous (mél. Kumbaya ou du AEC 609)
Paroles de relèvement
Comme disait le poète, pas besoin de phrases ni de longs discours, nul besoin de grandes paroles et de longs versets bibliques pour nous ouvrir à la grâce de Dieu.
Le Seigneur dit, dans la bouche du prophète Esaïe:
« Tendez l’oreille et venez à moi ; écoutez et vous vivrez ! » (Esaïe 55, 3)
Répons : Notre Dieu est délivrance AEC 160
Prière avant les lectures :
Introduction à la lecture de l’AT :
Ecoute Israël - Deutéronome
Dans le livre du Deutéronome, chapitre 6. Le premier verset de ce texte est la profession de foi traditionnelle d’Israël, appelée par son premier mot en hébreu "Shema".
L’attitude qui est d’abord demandée au peuple est l’écoute.
1) Lecture du livre du Deutéronome, chap. 6, v. 4-9
Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Ces commandements que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur.
Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, tu les fixeras comme une marque sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de tes villes.
Répons : Alléluia
2) Evangile de Luc, Chap 16, v. 19-31
19 | Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. |
20 | Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, |
21 | et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. |
22 | Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. |
23 | Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. |
24 | Il s'écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme. |
25 | Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. |
26 | D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. |
27 | Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j'ai cinq frères. |
28 | C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. |
29 | Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent. |
30 | Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront. |
31 | Et Abraham lui dit : S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait. |
Répons : Louange à toi ô Christ
Chant : : Nous chanterons pour toi, Seigneur AEC 521, strophes 1+6+16
Message
Aujourd’hui 7 juin 2026, c’est la journée de la fête d’été pour notre paroisse. Décidément on aime la fête ici, avec 4,5,6 repas paroissiaux, des soirées dansantes, des karaokés, hier encore on était jusqu’à tard sur la place de la Liberté avec de la musique, à manger, boire, se rencontrer !Et vous savez quoi, ça me convient superbement bien !
Aujourd’hui, 7 juin, c’est aussi la journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments ; nous prendrons grand soin de vos estomacs à midi, pour les bouchées à la reine servies au foyer, promis!
Notre texte de prédication nous emmènera ce matin plutôt vers des réalités bien plus importantes que notre estomac, puisqu’il touche la partie la plus sensible du corps humain : le porte-feuilles ! Le 20 décembre, c’est la journée de la solidarité ; le 5 septembre, c’est la journée mondiale de la charité. Accrochez-vous bien, car le livre des Actes demande bel et bien des efforts de charité et de solidarité !
Lecture livre des Actes des Apôtres chap 4, v.32-37 ( texte ci-dessous)
32La multitude des croyants était parfaitement unie, de cœur et d'âme. Aucun d'eux ne disait que ses biens étaient à lui seul, mais ils mettaient en commun tout ce qu'ils avaient. 33C'est avec une grande puissance que les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus et Dieu leur accordait à tous d'abondantes bénédictions. 34Personne parmi eux ne manquait du nécessaire. En effet, tous ceux qui possédaient des terrains ou des maisons les vendaient, apportaient la somme produite par cette vente 35et la remettaient aux apôtres ; on distribuait ensuite l'argent à chacun selon ses besoins. 36Joseph, un lévite né à Chypre, que les apôtres surnommaient Barnabas, ce qui veut dire “celui qui console”, 37vendit un champ qu'il possédait, apporta l'argent et le remit aux apôtres.
………………
En 1848, Karl Marx et Friedrich Engels publient le Manifeste du Parti communiste, terme revendiqué comme étant une composante du socialisme.
Socialiser les moyens de production en cette période de Révolution industrielle du XIXème siècle, en faisant disparaître les classes sociales grâce à un Etat dirigé par le parti prolétarien : tel était l’objectif de ce communisme. On rajoutera évidemment au Panthéon de la faucille et du marteau 2 autres noms, Vladimir Lénine et Joseph Staline, qui ont rajouté au marxisme la dimension révolutionnaire et dictatoriale.
Sovkhozes, kolkhozes, partage des terres et des richesses, on habite tous dans un appartement similaire à celui du voisin, on est habillé pareil, on pense pareil, sauf bien sûr quelques apparatchiks privilégiés…
Pour certains sociologues, le Christ lui-même, son message, peuvent être considérés comme le socle de l’idée de communisme. Le très sérieux magazine La Croix publiait il y a quelques mois un article titré « Jésus : anarcho-communiste ou premier patron ? ».
En lisant les Evangiles, il semble que Jésus ait effectivement renoncé à toute propriété et richesse personnelle ; tout appartient au groupe et sert à tous. Bien sûr, « chacun voit Jésus à sa porte », et il existe une foule d’essais, de livres consacrés au rapport de Jésus à l’argent, à la propriété, au pouvoir. Il est vrai que les premières communautés chrétiennes, nées tout de suite après le récit de la Pentecôte dans le livre des Actes, ont expérimenté des modes de fonctionnement en communauté, très éloignés du système alors en place : pas de pratique de l’esclavage, égalité entre femmes et hommes, et surtout comme nous le rappelaient les quelques versets de ce matin, mise en commun des biens. L’économie romaine ne connaissait pas ce schéma-là !
Pour autant, et cela nous rassurera tous, la Bible ne devient pas un « manuel économique et politique du parfait petit chrétien ». La tentation serait bien sûr de mettre en exergue les passages dans lesquels Jésus dit qu’il faut tout lâcher, tout vendre pour le suivre ; il est plus facile pour un chameau de passer par le trou d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux ( Mt 19.24) ; on ne peut pas servir 2 maîtres à la fois, Dieu et l’argent ( Lc 6.13).
Mais à y regarder de près, Jésus ne rejette pas l’argent, au contraire, il en a l’usage. L’argent collecté est utilisé pour le bien des pauvres et de la prédication. Ce qui est critiqué, c’est lorsque l’argent devient sujet, et non pas seulement objet, une sorte de « Mammon d’iniquité », pour reprendre une expression de Camille Focant, exégète spécialiste du Nouveau Testament.
L’argent a un pouvoir de fascination, et il peut bien sûr aussi conduire à notre perte surtout lorsqu’il est érigé en but ultime de l’existence. Un certain Max Weber et son « Ethique protestante et Esprit du capitalisme » nous rassurera quand même, en disant que la prospérité à bon escient est une bénédiction divine, et un bien pour la société qui en tire aussi un bénéfice. J’espère que vous avez bien fait votre déclaration d’impôts, vous aviez jusqu’au 4 juin, 23h59 sur le site impots.gouv.fr…
La richesse qui sert au bien commun, c’est donc une idée très évangélique ! Heureux celui qui paye des impôts, il est proche du message du Royaume !
En France, on nous a dit cette semaine qu’il y avait un peu moins de 5 millions de riches : comprenez pour un couple avec 2 enfants, pour faire partie de cette catégorie, vous devez pouvoir compter sur 11000 euros/mois une fois les impôts déduits, pour une personne seule, c’est 4800 euros mensuels. Les grands chefs d’entreprise, les chirurgiens dentistes et quelques politiciens cumulards en font apparemment partie…
En Eglise, en paroisse, on parle aussi argent, évidemment ! Certains jalousent les paroisses « riches », et ici à Lingolsheim, c’est vrai que nous ne sommes pas les plus malheureux. Je rappelle tout de même ce matin que cette santé financière n’est pas tombée du ciel, mais qu’elle est le fruit d’une gestion saine et le résultat des multiples activités proposées par notre paroisse ; repas, concerts, stammtisch,… Et aussi de la générosité des paroissiens lors des cultes, des célébrations de mariage, d’obsèques, au moment des appels d’offrande parce que vous vous sentez concernés ! Et je ne peux que vous en remercier !
Des travaux d’ampleur permettront d’ici quelques mois à notre bâtiment église de se moderniser et d’envisager une pérennité pour quelques dizaines d’années. Investir, ce n’est pas seulement une nécessité, c’est surtout un pari sur l’avenir, et c’est comme cela que le conseil presbytéral perçoit les choses : laisser aux générations d’après un outil fiable, pérenne et fonctionnel, adapté au goût du jour et à la modernité. La richesse à bon escient donc !
Je reviens au texte de ce jour : j’imagine que le pasteur lancerait un appel aux quelques 700 familles paroissiales recensées à ce jour, en leur demandant la vente de l’appartement, de la maison ou du terrain au bénéfice de la paroisse. Est-ce que ça fonctionnerait bien, cette affaire ? Pas sûr du tout ! Le dimanche d’après, sans doute qu’il y aurait moins de monde au culte, puisqu’une présence après réception du courrier signifierait une forme d’accord de principe ! Est-ce que vous viendriez au culte si je vous envoyais une telle demande de tout vendre ? (…) Je n’en suis pas sûr à 100% !
D’ailleurs, le livre des Actes ne mentionne qu’une petite réussite : on nous a même donné le nom de celui qui avait vendu son petit lopin de terre, un certain Joseph né à Chypre ; il fallait donc chercher bien loin pour trouver un généreux donateur ! Comme quoi, même dans les temps euphoriques de la première Eglise, les cordons de la bourse restaient bien tendus et verrouillés ! Ça me fait sourire, et surtout ça me rassure !
Comme le dit le philosophe Nikos Aliagas, ce qui est important, c’est les millions qu’on a dans le cœur ! La Bible dit deux choses : Dieu regarde au cœur, au-delà des apparences. Et là où ton cœur, là aussi est ton trésor !
Rien à vendre, mais tout à offrir, et à partager, à commencer par du bon temps, comme au culte encore ce matin ! AMEN
Chant Dieu fait de nous AEC 537, 1-4
Intercession poursuivons notre prière…
Aide-moi, Seigneur,
à envelopper ma vie de silence:
le silence de l'attente et de l'attention,
le silence de la vigilance et de la transparence,
le silence de la pauvreté et de l'humilité,
le silence de la patience et de la persévérance.
Aide-moi, Seigneur, à prendre mes distances
avec les agressions du bruit, avec le vacarme des mots, apprends-moi à faire silence au cœur des rumeurs de mon cœur, pour que je puisse créer, au fond de moi un espace de silence où puisse pénétrer ta Parole : Parole de vie, qui me pousse à écouter l’autre, à essayer de le comprendre, à lui offrir une oreille et un peu d’amitié.
Aide-moi, Seigneur, à te rencontrer dans le silence, dans le silence de ton amour, dans le silence de ta grâce.
Notre Père
Chant final : bénis ô Dieu nos routes AEC 616/4
Bénédiction
Postlude



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