Panier garni de la fête des Pères 21 juin 2026
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3ème dimanche de la Trinité - 21 juin 2026
Culte festif pour la fête de la musique et baptême

Prélude festif à l’orgue
Accueil :
Grâce et paix vous sont données de la part de notre Seigneur.
Bienvenue à ce culte du 3ème dimanche du temps de la Trinité.
Après le thème de l’invitation dimanche dernier, ce matin, celui de la réconciliation : celle que nous avons parfois bien du mal à opérer avec les autres, celle que Dieu nous propose pourtant en Christ à chaque instant. C’est ce que nous rappelle le mot d'ordre pour ce 3ème dimanche après la Trinité :
Jésus dit "Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Luc 19, 10 Nous entendrons ce matin la belle histoire d’un berger en quête de la brebis perdue.
21 juin, c’est le jour de la fête de la musique, 21 juin, fête aussi pour les familles RECHT et KAPS, puisque leur fils, le petit Andréa, 2 ans sera baptisé : nous aurons tous un nouveau petit frère en Christ !
Que la joie de Dieu soit donc avec nous pour vivre, célébrer, chanter ensemble.
CHANT : C’est toi Seigneur notre joie AEC 223, 1+2+4
Louange (en alternance) :
P : Il n’y a pas, ici, d’Opéra, de Zénith où nous puissions aller mais je ne m’en plains pas.
A : Car je te remercie, Seigneur, pour la musique de la vie.
P : Je n’habite pas dans un château et je ne m’en plains pas.
A : Mais je te remercie, Seigneur, pour le travail qui me permet de construire ma maison.
P : Il n’y a pas, ici, de restaurant étoilé et je ne m’en plains pas.
A : Mais je te remercie, Seigneur, pour l’hospitalité que me donne ceux qui m’aiment.
P : Aucun grand philosophe n’habite notre village et je ne m’en plains pas.
A : Mais je te remercie d’avoir ma réflexion sur ta Parole de vie.
P : Nous sommes ici, pas plus intelligents et riches qu’ailleurs et je ne m’en plains pas.
Tous : Mais je te remercie, Seigneur, de ce que tu nous as donné cette vie pour nous découvrir nous-mêmes et les autres.
Répons : Louange et gloire à ton nom AEC 271, 1
Déposons notre vie devant Dieu, avec des mots de pénitence aux accents musicaux :
Seigneur, notre Dieu, c’est toi qui diriges notre vie
C’est toi, qui lui donnes le rythme Tout l’univers fredonne ta mélodie
Mais souvent c’est silencieux autour de nous,
Nous n’entendons plus ta musique
Le stress, nos obligations nos grands ou petits bobos, sont souvent les plus forts Notre vie quotidienne est trop bruyante
Aide-nous pour que nous entendions de nouveau ton rythme, le tempo de la joie, de la confiance, de la sérénité.
Maintenant, aujourd’hui, mais également dans notre vie quotidienne
Pour que nous puissions vivre notre vie heureux,
en chantant, en sifflant, même en dansant !
Pour toutes les fois où nous n’avons entendu que du bruit, ou que du silence, Pardonne-nous et reçois-nous avec ton pardon !
Dans le silence, je dépose ce qui me cause souci, ce qui m’empêche d’être pleinement serein et heureux, tous mes manquements, mes ruptures avec Toi et avec les autres qui partagent mon humanité !
Silence
Seigneur, libère-nous et redonne-nous la joie qui vient de toi !
Répons : Te ressembler Jésus Rec Alléluia 44-12, 2
Parole de relèvement :
Ainsi parle le Seigneur qui prend soin de nous parce qu’il nous aime : Ne crains point, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Je suis ton Dieu, ton Sauveur. Ne crains point, car je suis avec toi !
(Esaïe 43)
En Jésus-Christ ;Dieu nous ouvre la voie du Salut. Le chemin de la réconciliation entre Dieu et son peuple a été tracé, en Jésus, par Jésus. Nous voici délivrés de toutes nos fausses notes, de nos craintes, de toutes nos obscurités.
Chantons notre reconnaissance à Celui qui est venu dans notre monde chercher et sauver ce qui était perdu !
Répons : Mon ancre et ma voile JEM 792
Liturgie de baptême Andréa Henri Léonard RECHT
Papa Adrien, maman Aurélie, parrain André et Marraine Léa
Parole des parents, maman Aurélie pour parrain/marraine…
Baptême de l’enfant, remise de la bougie de baptême
Remerciement du baptisé
CHANT de baptême : C’est lui qui tient la terre AEC 723 (version swing)
Lecture biblique :
Evangile de Luc 15, 1-7
1 Les collecteurs d'impôts et autres gens de mauvaise réputation s'approchaient tous de Jésus pour l'écouter. 2 Les Pharisiens et les maîtres de la loi critiquaient Jésus ; ils disaient : « Cet homme fait bon accueil aux gens de mauvaise réputation et mange avec eux ! » 3 Jésus leur dit alors cette parabole : 4 « Si quelqu'un parmi vous possède cent moutons et qu'il perde l'un d'entre eux, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans leur pâturage pour partir à la recherche de celui qui est perdu jusqu'à ce qu'il le retrouve ? 5 Et quand il l'a retrouvé, il est tout joyeux : il met le mouton sur ses épaules, 6 il rentre chez lui, puis appelle ses amis et ses voisins et leur dit : «Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé mon mouton, celui qui était perdu !» 7 De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui commence une vie nouvelle que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'en ont pas besoin. »
CHANT : Notre Père qui es aux cieux AEC 736, 1+2+4
Message
Michée 7, 18-20


Cadeau en image pour la fête des Pères ; ça change de la perceuse, de l’outillage Magnusson, du T-Shirt « Super Padre » ou de la bonne bouteille de whisky ! Aux Etats-Unis, parait que ce sera plutôt une casquette de sport, un maillot de « soccer », coupe du monde oblige ou même un AK-15, fusil d’assaut semi-automatique, certains parmi vous voient bien à quoi a ressemble…
Moi, je vous offre une image : alors messieurs, pouvez-vous me donner cette expression devenue proverbiale, qu’on trouve dans la Bible ? Je vous mets sur la piste : il y est question de père et de fils… Et aussi de raisins et de dents…
« Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des fils ont été agacées ».
Ezéchiel 18.2 : vous n’êtes pas obligés de vous souvenir de la référence.
Ce que nous gardons de ce proverbe, et de l’image de Dieu renvoyée, c’est la faute portée par les générations d’après. En langage plus actuel, les parents boivent, et font des bêtises, les enfants trinquent !
En ce dimanche de la réconciliation, nous allons recevoir des mots plus doux, venus d’un autre prophète. Michée, il a vécu quelques 7 siècles avant Jésus-Christ, un contemporain d’Esaïe pour donner un nom plus connu.
18 Aucun dieu n'est semblable à toi, Seigneur,tu effaces la faute ,tu pardonnes la révoltedu reste de ton peuple qui a survécu. Ta colère ne dure pas toujours,car tu prends plaisir à nous manifester ta bonté. 19 Une fois encore tu auras pitié de nous, tu ne tiendras pas compte de nos fautes,tu jetteras nos péchés au fond de la mer. 20 Tu manifesteras ton amour fidèleaux descendants d'Abraham et de Jacob, comme tu l'as promis autrefois à nos ancêtres.
Une belle image de ce Dieu Père qui nous est renvoyée par les mots de la Bible en ce jour de la fête des Pères : on y trouve un Dieu bon, un Dieu qui donne et qui pardonne, un Père qui ne tient pas de comptabilité avec nos fautes, erreurs, péchés… Qu’est-ce qu’on aimerait avoir un père comme ça ! Qu’est-ce que j’aimerais être un père comme ça pour mes enfants !
Ce matin, la Bible nous renvoie à nos réalités, et notamment à la relation parent-enfant.
Le couple parent-enfant, même s’il semble être naturel par le lien, n’a pourtant rien d’évident ; comme le couple homme-femme d’ailleurs, tous les spécialistes s’accordent pour dire que c’est totalement artificiel et d’avance voué à l’échec… Même si certains ont connu cette réalité, apparemment ce n’est pas toujours le cas puisque j’ai aussi en face de moi des couples toujours mariés (levez le doigt : gloire à Dieu !
Que ce soit dans le cas de parent-enfant, ou conjoint-conjoint, il y va évidemment de la notion de responsabilité.
C’est bien sûr la question des responsabilités des parents dans les succès et les échecs des enfants.
Pour les succès c’est assez simple : si mes gosses ont réussi, c’est grâce à moi !
Pour les échecs aussi : si mes gosses ont échoué, c’est de la faute des autres. CQFD !
Je situe peut-être quand même notre texte de ce matin dans son contexte historique : les enfants d’Israël sont en captivité. Les enfants des déportés se plaignent : « Nos parents ont fait des conneries et nous, on en subi les conséquences ! Nous n’avons pas mérité cela ! »
Pas faux ! D’autres peuvent se faire la même réflexion !
Prenons nos voisins, les Allemands d’aujourd’hui : le soupçon d’être des nazis pèse toujours sur eux. Tous les Allemands n’étaient pas des nazis et les Allemands d’aujourd’hui n’ont aucune responsabilité dans la barbarie qu’a connue l’Europe il y a 90 ans. Doivent-ils encore payer pour leurs parents ?
A moindre échelle, ceux dans les parents ont voté socialiste, ou communiste dans les années 70-80’ ici ou ailleurs sont-ils responsables de l’état dans lequel sont beaucoup de pays aujourd’hui ? Partout, on veut freiner l’immigration, rendre plus difficile les regroupements familiaux… Vaste question, vaste problème dont bien malin est celui qui trouvera une sortie honorable !//
Il est clair que dans la vie, nous ne sommes pas uniquement comptables de nos actes. Nos actes, ou nos non-actes ont aussi des conséquences sur la vie des autres.
On a accusé quelques résistants à Oradour sur Glane d’être responsables du massacre de tout leur village (responsables pas coupables !).
Alors juste ou injuste ? Là, n’est pas la question, il y a une responsabilité collective.
D’un côté, nous payons les bêtises et l’irresponsabilité des autres.
Et de l’autre, nous jouissons aussi de leurs bienfaits.
La vie est donc plus complexe qu’on peut le croire.
« So moch’s, so hesch’s » - « La vie sera telle que tu l’auras faite »
Ben non, les actes des autres auront aussi des répercussions sur ma vie.
Aujourd’hui les parents ont pris toute la conscience des conséquences de leur éducation sur la vie, la réussite et l’échec de leurs enfants. Peut-être même de trop ! Pas facile d’être parents, même grands-parents aujourd’hui !
La préoccupation est excessive, comme si l’œuvre majeure à réaliser par les parents était la réussite de leurs enfants.
Certains veulent aussi réussir par enfants interposés, ce qu’ils n’ont pas réussis eux-mêmes… On peut le penser parfois ! Mais la préoccupation pour la vie future des enfants, la réussite, est légitime, tant le monde est menaçant et la dette que nous leur léguons est lourde. Le 24 avril dernier, pour la France, c’était déjà et de nouveau le jour du dépassement ! Ça veut dire que si toute l’humanité vivait comme nous, les petits Français, nous aurions déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de générer en un an. Depuis le 25 avril, nous vivons donc à crédit ! A titre comparatif, la consommation américaine annuelle nécessiterait à elle-seule d’avoir 5 planètes, l’Australie 4, le Russie, 3.2 et même la minuscule Helvétie suisse 2.8 planètes !
Depuis la nuit des temps, et surtout depuis nos cours de philo, on sait que l’’humain est un animal social. On retrouve cela aussi chez les animaux, les insectes, les abeilles, cas particulier ! Notre destinée, notre Salut est lié à celui des autres.
Aujourd’hui, c’est le culte de l’individu, la liberté individuelle, l’épanouissement personnel qui est écrit en lettres majuscules. Et c’est bien !
La Bible, Jésus ont posé en institution ce respect de l’individu et de sa liberté personnelle.
« Veux-tu être guéri » demande Jésus au malade de la piscine de Bethesda.
Le père de l’enfant prodigue laisse partir son fils qui a soif d’émancipation et de liberté et lui donne même sa part d’héritage qu’il va dilapider.
Dieu va chercher la brebis perdue et abandonne tout le troupeau pour cela ! ?
Nous l’entendions dans l’Evangile.
Chaque personne.
Chaque individu a une valeur irremplaçable aux yeux de Dieu.
Et tout au long des pages, la Bible en appelle à notre responsabilité personnelle, mais qui a aussi pris conscience que nous ne nous en sortirons que collectivement. En nous serrant les coudes, et je le dis, en nous serrant la foi, les valeurs communes, notre socle judéo-chrétien.
Dans une équipe de foot, tout le monde sait que la victoire ne sera que collective.
Des naufragés en Indonésie s’en sont sortis collectivement. Leurs gilets de sauvetage étaient noués ensemble !
Quand une catastrophe a lieu, tout le monde est d’abord sous le choc, dans la souffrance. On compatit… On se promet d’être différent, meilleur, que cela a servi de leçon… plus d’humanisme, d’empathie, d’écoute… Et puis on retombe vite dans la routine, nos habitudes reviennent…
Les disciples montrent à Jésus un aveugle né : qui est responsable ? Lui ou ses parents ? Jésus répond : « ni lui, ni ses parents ».
Pas si sûr que cela ! Peut être que ça vient des gènes du père, ou c’est parce que la mère a fumé ou bu de l’alcool.
En fait ce que Jésus veut dire : Laissons-les ‘comment’ et les ‘pourquoi’ et battons nous ensemble contre le mal, le malheur, l’inégalité, la souffrance, la mort.
Soyons responsables !
Etre homme, a dit Saint-Exupéry, c’est être responsable y compris du malheur dont je ne suis pas directement responsable.
Il n’y a pas de fatalité du malheur.
La fatalité ce serait, de se lamenter, de laisser faire et de ne pas se battre.
Soyons responsables.
Dieu notre Père à tous, nous y appelle aujourd’hui. AMEN
(interlude à l’orgue)
CHANT : Nos cœurs te chantent AEC 255, 1+2
Annonces et offrande
PRIERE D’INTERCESSION :
Tu es le Seigneur des vacances,pas seulement des vacances scolaires ou des congés payés! Non ! Le Seigneur de la vacance, du vide.Nous, nous aimons les vacances pour faire le plein d'énergie,de santé et de bonne humeur.
Nous disons que la vie quotidienne nous épuise, nous vide.En fait, notre cœur n'est pas souvent vacant pour être à ton écoute.Le travail, les soucis, les détresses y sont des locataires encombrants.Pour emménager dans notre cœur, tu voudrais bien, Seigneur,qu'il y ait un peu de place, un peu de vide.
Si nous voulons faire le plein de ton amour, il nous faut vider les gêneurs,Les empêcheurs d'aimer, les replis sur soi, les regards venimeux, les méfiances égoïstes.
Toi, Seigneur, qui attends la moindre vacance pour t'installer aux cœurs des hommes, aide-nous à rentrer en vacances. Sois le Seigneur de l'éternel été, donne-nous la plénitude de la tendresse.Le soleil, la belle nature retrouvée, beaucoup de temps pour soi et les siens.
Merci pour cette nouvelle saison qui démarre, merci pour la musique qui sera célébrée dans nos villes et villages, merci pour le baptisé du jour, pour l’amitié, merci pour la liberté et la fraternité.
Et tous ensemble, nous te disons Notre Père...
Bénédiction finale
CHANT D’ASSEMBLEE : Quand Dieu est là
Quand Dieu est là !
Je n’ai pas peur, il me tient dans ses bras,
Quand tout est noir, il reste près de moi,
Je n’ai pas peur, quand Dieu est là ! (2x)
Postlude



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