Panier garni du 5 juillet 2026
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Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et Esprit saint, soyez les bienvenus à ce culte du 5ème dimanche du temps de la Trinité.
1-2-3-4-5, c’est déjà le 5ème dimanche du temps de la Trinité.
Après les dimanches consacrés à l’invitation, à la réconciliation, à la communauté des pécheurs dimanche dernier, ce matin « l’appel qui sauve ». C’est un dimanche qui nous invite à dire « oui » au « oui » que Dieu a prononcé lorsqu’il a voulu que nous venions à la vie.
J’aime le rappeler, mais c’est profondément ce que je crois : si nous sommes venus dans ce monde, ce n’est pas juste par hasard ou par mécanisme biologique parental… Nous avons été voulus, choisis, aimés par Dieu le Créateur.
Ce qu’il attend de nous, c’est que nous osions lui faire confiance, envers et contre tout et en toutes circonstances ; même lorsque nous ne le comprenons pas ; même et surtout lorsque nous avons l'impression qu'il s'est détourné de nous.
C’est dans la fidélité de Dieu pour chacun de nous, c’est dans son amour personnel pour nous tous que nous trouvons notre espérance et notre consolation.
Autour de l’appel qui sauve, un seul cantique possible pour débuter ce matin :
CHANT : Seigneur tu nous appelles AEC 212, 1+3
Louange
Ca y est, Seigneur, le temps des vacances est à nos portes
*Pour le temps retrouvé, Père, nous te disons MERCI
On tourne une autre page du livre des saisons. *
On rêve de grand large, d’espace et de liberté. *
Pour l’amour et l’amitié, Pour la vie toujours reçue comme un cadeau *
Oui Seigneur, pour chacune, pour chacun de nous,
Pour les jeunes et moins jeunes ici réunis, nous te chantons tout simplement MERCI
Répons MERCI- Danke, Recueil Alléluia 42-09, 2 strophes
Pénitence Seigneur, nous voilà donc dans un autre temps : arrivés au seuil des vacances, les examens qui se terminent, la suite du parcours des Bleus à la Coupe du monde, le temps des congés scolaires. Un temps de ressourcement, de rythme différent. Un temps angoissant, quelquefois long, trop long aussi pour les isolés, ceux qui ne peuvent pas ou plus partir en congés…
La vie nous presse, le stress nous habite, nos cœurs sont troublés…
Nous ne savons plus nous arrêter sauf épidémie ou maladie, ou alors avec un sentiment de culpabilité.
Nous ne savons plus être à l’écoute de notre corps lorsqu’il exprime sa fatigue et son besoin de repos.
On s’inquiète pour la santé, pour le travail, pour les enfants, pour les anciens, … Où donc est passée notre sérénité, notre espérance ?
Seigneur, ce matin encore, tu nous appelles à te faire confiance mais nous hésitons à nous lier à toi, à te suivre, de manière pleine et sereine.
A qui peut-on d’ailleurs encore faire confiance ? Bien sûr que trop de fois, nous avons été déçus par les autres, quelquefois même par nos proches… Et notre prière, nos souhaits n’ont que rarement été exaucés.
Aide-nous à surmonter nos regrets et nos limites, celles de notre intelligence et de notre cœur. Aide-nous à nous tourner vers ta grandeur et ta sagesse.
Pardonne-nous d’être devenu souvent étrangers à ta voix, à ton culte ; pardonne nos manquements et nos faiblesses ; nous te le demandons : prends pitié de nous !
Répons :Prends pitié de moi ô Seigneur Mélodie Kumbaya
Annonce de la grâce :
Voici ce que dit Jésus:
“L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a envoyé pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; pour proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue.
Aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.”
Qu’ainsi tous ceux qui se sentent pauvres dans leur coeur et dans leur vie se réjouissent de la Bonne nouvelle de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ,
que tous ceux qui se reconnaissent aveugles pour l’autre et pour Dieu reçoivent l’assurance que Dieu vient ouvrir leurs yeux,
que tous ceux qui se sentent captifs de leur stress et de leur travail sentent leurs chaînes tomber par la force de la Parole de Dieu.
Répons : Anamnèse irlandaise ( Gloire à toi) cf partition jointe
Prière d’accueil de la Parole ( spontanée)
LECTURES BIBLIQUES
Première lecture : livre de la Genèse chap 12, versets 1-4
12 1 Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai .
2 Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres.
3 Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. A travers toi, je bénirai toutes les nations de la terre . »
4 Abram, qui était âgé de soixante-quinze ans, accepta de quitter Haran comme le lui ordonnait le Seigneur.
Répons : Alléluia
Deuxième lecture : Evangile de Luc, chap 5, versets 1-11
1 Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,
2 il vit au bord du lac deux barques, d'où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.
3 Il monta dans l'une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu de terre. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.
4 Lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher.
5 Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.
6 L'ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.
7 Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
8 Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.
9 Car l'épouvante l'avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu'ils avaient faite.
10Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d'hommes. 11. Et ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout et le suivirent. Répons : Louange à toi, ô Christ
CHANT En toi Seigneur est notre espoir AEC 606, 1-3
Message

Ce matin, dans l’Evangile, une ballade au bord du lac de Génésareth, qui devait être comme le Rhin actuellement, à 26 degrés ! On a entendu cette vieux fait-divers, une histoire de barques… des barques ! On débarque pas trop quand même parce qu’on la connait un peu cette histoire : le fameux récit de la pêche miraculeuse. Des pauvres pêcheurs qui sont au bout du roll’, rien attrapé de toute la nuit, Jésus qui se pointe et qui leur dit où jeter les filets… et miracle, des tonnes de poissons en moins de 2 minutes ! Comme disait mon voisin de jardin en regardant mes tomates : la chance du débutant !
Ce texte, on le connaît, on croit le connaître… Qu’est-ce qu’il nous dit ? Que Jésus, fils de Dieu, genre un peu magicien avec des supers-pouvoirs sait mieux que nous ce qu’on doit faire de nos vies, avec l’image du poisson, de la prise, symbole de la réussite. Prendre du poisson en abondance, ça peut vouloir dire être à l’abri du besoin, être tranquille, avoir réussi sa vie, une femme aimante, des gosses parfaitement polis et sages, un boulot épanouissant, une belle voiture, le chien, le jardin fleuri et la pelouse verte et pas jaunie par la canicule…
Comme je le dis souvent, méfiance avec les textes connus car il y a évidemment différents « niveaux de lectures », comme le disent les gens lettrés !
- D’abord, la lecture psychanalytique qui invite à rejoindre l’Homme non dans la superficialité des relations mondaines mais dans les profondeurs de son âme et de ses chaos afin de le ramener de « sa dérive vers la rive » où il peut reprendre pied et redémarrer sa vie sur d’autres bases que celles qui l’ont fait aller droit dans le mur ou au fond du gouffre. Voilà, merci, la consultation est à 80 euros… J
- Puis un ne lecture progressiste, un peu altermondialiste gauchisante qui nous
invite à rester ouvert à l’inconnu, à l’inattendu. Oser progresser vers l’autre,
inconnu, différent pour se réaliser au final soi-même. Je sais, c’est beau !
- Bien sûr, la lecture spirituelle qui nous rappelle que nos expériences personnelles, nos connaissances scientifiques et rationnelles ne suffisent pas et ne suffiront jamais à donner à notre vie la plénitude ultime vers laquelle on voudrait arriver. Les miracles existent, nous en avons déjà tous vécus !
- Et à tous ces niveaux de lectures, je rajoute évidemment celui que chacune, et chacun d’entre nous fait de sa propre interprétation de ce texte !
Pour le dire, autrement, on n’est pas dans la m… disons plutôt on n’est pas sorti de l’auberge ou de la barque…Alors le mieux c’est sans doute de reprendre un peu ce passage dans le détail et de voir ce qu’il nous dit, et surtout ce qu’il ne dit pas !
Dans l’Evangile de Luc, ce texte se situe au début du ministère de Jésus. Il vient de commencer son nouveau job de commercial-Fils de Dieu. Il est encore seul, il n’a pas de disciples. Pour le moment, il n’a enseigné qu’à 2 endroits : à Nazareth et à Capharnaüm et soyons honnêtes, il n’a pas été vraiment bien compris.
Ici, son message semble vraiment passer, on commence à vraiment l’accueillir :
« la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu », nous dit le texte. Autour de Jésus, la foule est là, elle se presse, avide de ses paroles.
A côté de cette foule, il y avait aussi des pêcheurs, fatigués d’avoir trimé toute la nuit – ils sont là, fatigués et occupés à laver leurs filets ; Jésus, ils ne l’écoutent pas vraiment, éventuellement d’une oreille distraite. Car à ce moment là, ils avaient autre chose à faire, leur train-train les appelle et les occupe ailleurs.
Jésus a donc devant lui deux groupes de personnes : la foule qui veut l’entendre et ceux qui ont leur travail à faire. Et c’est justement à ces derniers que Jésus s’adresse en premier.
Jésus interpelle donc ceux qui n’étaient pas venus pour l’écouter, ceux qui avaient plus urgent à faire – pas le temps, la tête farcie, crevé, fin de mois difficile…
Et c’est à ce genre de personnes que le message de Jésus s’adresse en premier. C’était vrai hier, et vous savez quoi, c’est encore vrai aujourd’hui !
Comme Simon le pêcheur, nous pouvons aussi nous mettre au service de Dieu, même si on pense ne pas en avoir le temps, ou l’envie ou les capacités !
Comme Simon, NOUS pouvons nous mettre au service de Dieu, nous pouvons mettre nos compétences, nos outils de travail, notre intelligence, nos dons, notre savoir-faire, notre temps à son service. Et il y a de la place pour tous dans le bateau !
Mais sur les bords du lac comme aujourd’hui, on peut imaginer que dans la foule il y avait des gens sceptiques et qui le faisaient savoir au Christ. Imaginons leurs propos :
« C’est magnifique ce que tu dis, on a vraiment l’impression que tes paroles pourraient changer le monde. Mais tu es un peu utopique. Si on était jeune, on pourrait peut-être y croire. Car quand on était jeune, on croyait en beaucoup de choses, en l’amour, en la vie, en nos capacités de faire changer les choses, de faire changer le monde. Mais la vie nous a montré que ce n’est pas si facile : on a eu beaucoup de déceptions. On s’est beaucoup fatigués pour de bonnes causes, on y a cru, on s’est dit qu’après tous nos efforts, ça payera, ça va marcher…mais ça n’a rien donné ou si peu. Non Jésus, t’es vraiment sympa, mais tu débarques un peu tard… Toi tu peux peut-être faire des choses intéressantes. Tu as de l’autorité, tu sais faire des miracles. Vas-y ! Fais tout cela. Nous ? on ne pourra jamais faire comme toi. On n’y croit pas, on y croit plus… »
A peu de choses près, c’est à peu près à ça qu’on pense quand nous regardons en arrière sur nos vies. Impuissance, fatalisme, fatigue chronique, sentiment d’injustice aussi quelque fois… « La vie s’acharne contre moi, avec tous les soucis que j’ai à gérer en ce moment… De toute façon, à quoi çà sert ? C’est plus comme avant, dans le couple, au travail, avec les enfants, j’ai peur de ne pas y arriver, je m’ennuie, je suis fatigué…
Jésus sait qu’une expérience pratique vaut mieux que toute explication.
Alors il propose à Simon-Pierre d’avancer au large, en eau profonde et de jeter ses filets. Simon est un peu étonné : jeter ses filets en plein jour, c’est aberrant. Chacun son métier a-t-il envie de dire – le patron de la barque accepte quand même – mais pour lui, c’est absurde. « Ouais, ok, je vais le faire, mais surtout pour te montrer que tu te trompes… »
Et puis revirement : Simon obéit à Jésus ; dans sa chanson Susanne, Léonard Cohen dit que Jésus est un marin, on a peut-être notre explication du coup ! « Sur ta parole, je jetterai le filet ». Simon prend le risque, entre marins, on va se comprendre ! … Et il ne sera pas déçu – c’est le miracle – les filets se remplissaient au point de se déchirer et d’enfoncer les barques.
Si notre patron pêcheur Pierre avait choisi de rester à terre, de finir de laver ses filets, d’aller se reposer, rien ne serait arrivé.
La confiance en Dieu fait parfois des miracles. Le courage et l’acharnement aussi ! La preuve….
Alors que faire avec ce texte, qui aura peut-être eu le simple mérite de nous faire voyager au fil de l’eau, loin de la chaleur et des incendies ??///
Je dirais juste : il n’y a pas besoin de faire des choses extraordinaires pour faire revivre la vie et l’espérance.
Pour suivre Jésus, Simon, André, Jacques et Jean vont tout quitter.
Tout quitter pour suivre Jésus, c’est d’abord une attitude intérieure.
Ce matin, nous voici tous appelés pour aller à la pêche ; Jésus nous redit que tous nous en sommes capables !
Le dimanche, on prépare nos lignes et nos filets pour appréhender, nous préparer à vivre toute la semaine suivante.
Alors, si on vous demande ce que vous avez fait ce matin, vous répondrez en alsacien : « mer han pêche (besch) keht ! Kèn besch !
Car on a rempli nos filets avec de la joie, de la foi, et de l’espérance.
Amen.
CHANT La route est courte AEC 743 1+2 (version jazzy) orgue et accordéon
Annonces – offrande
Intercession
Seigneur, ce matin, tu nous as rappelés que tu es venu dans le monde pour chacune et chacun de nous, à tous, tu lances encore ce matin ton appel, un appel qui sauve !
Dans la croix tu nous as montré ton vrai visage ; non pas celui d'un Dieu tout-puissant qui domine et qui règne, mais celui d'un Dieu qui se fait proche, qui accompagne la vie par amour pour ses créatures, par amour pour l'homme.
C'est pourquoi nous venons à toi et te prions :
Pour ceux qui te cherchent à tâtons : afin qu’ils te trouvent.
Pour ceux qui croient te posséder afin qu’ils te cherchent ;
Pour ceux qui ont échoué afin qu’ils aient de nouvelles chances.
Pour ceux qui s’égarent afin qu’ils trouvent le chemin.
Pour ceux qui réussissent afin qu’ils soient sans orgueil,
Pour les puissants afin qu’ils se sentent vulnérables.
Pour les enfants, pour le peuple des baptisés d’hier et d’aujourd’hui,
Pour nous-mêmes, prions Dieu :
Donne-nous de pouvoir croire en toi, de te faire confiance et de nous remettre pleinement à cette force qui s’appelle l’amour, Ton amour.
Nous te le demandons par le Christ, notre Seigneur qui nous a appris à te dire :
Notre Père
CHANT : Ce n’est qu’un au-revoir mes frères 2 strophes (intro accordéon)
(mélodie Candelight Watz), à 3 temps (valse)
Bénédiction
Postlude



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