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Vendredi Saint 2024: le culte!

Vendredi saint 29 mars 2024, 10h

Prélude à l’orgue

 

Lecteur ( micro sans fil)

 

La nuit fut courte… Hier soir, il était question de donner sa vie, autour du lavement des pieds. Puis le repas  de la Pâque a été partagé par quelques-uns ; ce matin, nous en voyons encore la table…

Et un feu a été allumé, non loin d’ici… 

 

Lors de la nuit qui vient de se terminer, Judas l’Iscariote a trahi le maître, les autres disciples se sont  endormis, le coq qui a chanté au moment du 3ème reniement de Pierre.

Ce matin déjà, le peuple a décidé de la sentence : Crucifie-le ! Crucifie-le !!

 

Quelques notes d’orgue ( pour faire transition)

 

Accueil JPS :

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle »
Jean 3, 16

 

Voici le mot d’ordre de ce jour du Vendredi-Saint où nous faisons mémoire de la mort du Christ ; c’est avec ce verset de l’Evangile de Jean que je vous souhaite la bienvenue.  Venus de près ou de loin, nous sommes rassemblés pour nous souvenir que l’amour de Dieu n’a pas eu de limite…

Les événements de la nuit nous ont été résumés. C’est vrai, ils sont déjà loin les cris de joie qui ont accueillis Jésus lors de son entrée triomphale à Jérusalem, la joie et le bois des Rameaux se sont transformés en bois pour faire la croix.

 

Ce matin, la Mort et l’Amour se mélangent. Chaque année je m’en étonne : la Mort et l’Amour. Quasiment la même sonorité, ces deux mots. La Mort et l’Amour.  L’amour dans le don ultime, la mort dans l’abandon le plus complet. Mort et amour se mélangent ce matin, comme ils se mélangent aussi sur nos itinéraires de vie ; deux réalités que nous connaissons bien et qui se rappellent à nous ce matin.

En mémoire de la crucifixion et de la mort de notre Seigneur Jésus Christ, nous voulons vivre ce culte dans le recueillement et la simplicité.

 

Chantons CHANT AEC 449, 1-3 O Jésus ta croix domine

Louange (en alternance PWP) :

  Avec le Christ et tous les crucifiés de la terre, les victimes de la guerre, de la barbarie, de la famine, des dérèglements climatiques,  portons à Dieu le cri de leur souffrance, avec les mots du psaume 22, que Jésus avait lui-même prononcé du haut de la croix : Eli, Eli, lama Sabachtani ?

 

P : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

A : J’ai beau rugir, mon salut reste loin.

P : Mon Dieu, le jour je t’appelle au secours, mais tu ne réponds pas.

A : Et la nuit, je ne trouve pas le repos.

P : Pourtant, c’est Toi le Saint
A : Tu trônes, Toi, la louange d’Israël

P : On me traite comme une vermine ; je ne suis plus un homme.

A : Les gens m’insultent, tout le monde me méprise.

P : Ne reste donc pas loin de moi, maintenant que le danger est proche.

Tous : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

 

(Quelques secondes de SILENCE )

 

Pénitence:

Seigneur Jésus Christ, nous nous sommes habitués à la croix.

Nous nous sommes habitués à Ta croix.

Seigneur, depuis notre situation confortable, loin de la guerre, de la famine,  pardonne notre manque de reconnaissance !

Tes bras ouverts veulent recevoir ceux qui viennent à toi. Bien souvent, le monde refuse ton accueil. Par manque de foi, par manque d’espérance. C’est ailleurs que nous cherchons la consolation.

 

Pour nos manquements, nos ruptures avec toi, prends pitié de nous Seigneur !

 

Répons : AEC 401/1 Prends pitié de moi Seigneur

                                      (l’assemblée reprend place)

 

Lecture de la Passion selon l’Evangile de Matthieu, lecteur CP

 

Partie 1) 1 L'aube s'était levée. L'ensemble des chefs des prêtres et des responsables du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. 2 Ils le firent lier et le conduisirent chez Pilate, le gouverneur, pour le remettre entre ses mains.

11 Jésus comparut devant le gouverneur qui l'interrogea. Es-tu le roi des Juifs ? lui demanda-t-il. Tu le dis toi-même, répondit Jésus. (…)

15 A chaque fête de Pâque, le gouverneur avait l'habitude de relâcher un prisonnier, celui que la foule désignait. 16 Or, à ce moment-là, il y avait sous les verrous, un prisonnier célèbre nommé Barabbas. 17 En voyant la foule rassemblée, Pilate lui demanda donc : Lequel de ces deux hommes voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qu'on appelle le Christ ? (…) Barabbas ! crièrent-ils. 22 Mais alors, insista Pilate, que dois-je faire de Jésus, qu'on appelle le Messie ? Et tous répondirent : Crucifie-le !

TRES COURT INTERLUDE MUSICAL A L’ORGUE

 

 

23 Mais enfin, reprit Pilate, qu'a-t-il fait de mal ? Eux, cependant, criaient de plus en plus fort : Crucifie-le ! 24 Quand Pilate vit qu'il n'aboutissait à rien, mais qu'au contraire, l'agitation de la foule augmentait, il prit de l'eau et, devant la foule, se lava les mains en disant : Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme.

26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l'avoir fait battre à coups de fouet, il le livra pour qu'on le crucifie.

27 Les soldats lui arrachèrent ses vêtements et le revêtirent d'un manteau écarlate. 29 Ils lui posèrent sur la tête une couronne tressée de rameaux épineux ; dans sa main droite, ils placèrent un roseau en guise de sceptre. Ils s'agenouillèrent devant lui en disant sur un ton sarcastique : Salut, roi des Juifs ! 30 Ils crachaient sur lui et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête. 31 Quand ils eurent fini de se moquer de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.

32 A la sortie de la ville, ils rencontrèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène. Ils lui firent porter la croix de Jésus. 33 Ils arrivèrent à un endroit nommé Golgotha (c'est-à-dire : « le lieu du Crâne»). 34 Là, ils donnèrent à boire à Jésus du vin mélangé avec du fiel ; mais quand il l'eut goûté, il refusa de le boire.

35 Après l'avoir cloué sur la croix, les soldats se partagèrent ses vêtements en les tirant au sort. Ils avaient fixé au-dessus de la tête de Jésus un écriteau sur lequel était inscrit, comme motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs ».

 38 Deux brigands furent crucifiés en même temps que lui, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.

 

TRES COURT INTERLUDE MUSICAL A L’ORGUE

 

 

45 A partir de midi, et jusqu'à trois heures de l'après-midi, le pays entier fut plongé dans l'obscurité. 46 Vers trois heures, Jésus cria d'une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?  48 L'un d'entre eux courut aussitôt prendre une éponge, qu'il imbiba de vinaigre et piqua au bout d'un roseau. Il la présenta à Jésus pour qu'il boive…

50 A ce moment, Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l'esprit. 51 Et voici qu'au même instant, le rideau du Temple se déchira en deux, de haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent.

54 En voyant le tremblement de terre et tout ce qui se passait, l'officier romain et les soldats qui gardaient Jésus furent saisis d'épouvante et dirent : Cet homme était vraiment le Fils de Dieu.

55 Il y avait aussi là plusieurs femmes qui regardaient de loin ; c'étaient celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service. 56 Parmi elles, Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée.

 

    On souffle l’une des bougies sur l’autel puis  

 

SILENCE (1’)

 

 

Prière : Seigneur notre Dieu, tu le sais nous avons de la peine à voir dans la croix un signe de victoire. Si elle n’est pas devenue une affligeante banalité, elle est pour nous le signe de la détresse la plus noire, de l’injustice la plus cruelle, de l’anéantissement le plus inhumain et du non-sens le plus absolu.

Pourquoi tant de violence, de haine, de cruauté dans le cœur des hommes ?

Seigneur, apprends-nous à discerner dans ta croix le signe de ton amour  et de ton pardon et qu’ainsi elle devienne pour nous le signe que le mal et la haine peuvent être vaincus. Nous te le demandons ardemment à toi qui vit et qui règne avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen 

 

CHANT AEC 452, 1-3 O douloureux visage

 

Message du Vendredi-Saint

C’est de manière solennelle et grave, en tenue de dimanche déjà en ce  Vendredi, que nous avons partagé l’Evangile de la passion de notre Seigneur. Selon Matthieu, ça change un peu…

Mais comme tous les ans, nous avons fait mémoire de sa mort sur la croix. Que ce soit chez Matthieu ou chez Jean… Et oui, c’est Vendredi Saint !

Nous avons vécu ce moment de manière intense, en retenant peut-être même notre souffle, en en cherchant un peu peut-être avons-nous même découvert tout au fond de nos tripes un peu de tristesse, voire de la souffrance et  de la compassion.

 

 Le récit du Vendredi Saint, c’est comme l’histoire du Titanic : on espère que la fin change, mais non, ce sera toujours le naufrage et la mort.

Un vendredi, sur une colline à l’est de Jérusalem, le Golgotha, on a crucifié un homme, Jésus. Le Christ, vrai homme, roi des juifs pour certains et Fils de Dieu pour d’autres.

C’est une décision mortifère qu’a pris le peuple : ceux qui l’avaient acclamé avec des rameaux auront voulu quelques jours plus tard sa mort.

 

C’est Vendredi Saint ! On a tué Jésus !, pourrais-je alors dire en paraphrasant une pièce de théâtre qui a été jouée il y a quelques semaines au foyer Oberlin. Ça s’appelait : « on a volé Jésus ».

Oui, on l’a tué, on lui a volé sa vie, dans la fleur de l’âge. Ici, en Alsace-Moselle, le peuple chrétien s’en rappelle un peu plus qu’ailleurs dans l’Hexagone : sur nos terres, c’est un jour férié ! On espère pour longtemps encore, même s’il faut bien reconnaître que les autorités civiles n’y encouragent pas toujours.

A Noël déjà, les crèches ont été priées de « crécher » ailleurs dans bien des mairies, essayez de faire annoncer un événement avec le mot « Jésus » sur les panneaux lumineux de la Ville, et ça ressemblera à un chemin de croix…

Mais, paradoxalement, j’ai vu des œufs de Pâques dans les grandes jardinières devant la mairie et devant la Maison des Arts avec des petites pancartes en allemand : « Frohe Ostern »… bizarrerie de nos temps modernes où la laïcité est décidément très librement interprétée !

 

Et en disant cela, je retombe dans l’Evangile du jour : les autorités civiles sont quelquefois surprenantes, à la manière de Ponce Pilate qui d’abord disent oui, puis non, puis « pff, après moi le déluge…je m’en lave les mains ».

 

De nos jours, il existe encore des lieux où l’on peut admirer les stigmates des décisions de ceux qui ont le pouvoir. Je pense notamment à la jolie église de Landau in der Pfalz, sur la Weinstrasse. Allez-y si vous cherchez une idée de sortie de printemps !  Lorsque vous entrez par le portail principal de la Stiftskirche, l’imposante église protestante, vous apercevez un tympan gravement endommagé. Il y avait là une représentation de la crucifixion, taillée dans la pierre. C’était une commande des Augustins de Saverne, au 13ème siècle.

Mais entre-temps, le corps de Jésus a été enlevé à coups de burins ;  les poutres de la  croix brisées. Vous verrez les têtes et les visages de Jean, de Marie, martelés ; des mains, des pieds atrophiés…

 

Qui a pu faire une chose pareille ? // Cela a été ordonné le plus légalement du monde par les autorités révolutionnaires françaises, car Landau était un territoire français à l’époque, la fameuse Décapole !

C’est sur ordre des Jacobins que les figures chrétiennes ornant la Stiftskirche ont ainsi été détruites.

Cette entrée de la Stiftskirche est à mes yeux à portée hautement symbolique, non pas seulement au sujet des dérives idéologiques mais aussi par rapport à la brutalité qui peut saisir des autorités voire une partie de la société à l’encontre de convictions et des croyances.

On ne connaît que trop bien l’histoire, et pas besoin d’aller jusqu’en Syrie chez les talibans. On s’attaquera d’abord aux symboles puis ensuite aux personnes.

On dégrade d’abord des monuments, et ensuite on coupe des têtes.

 

Sous le régime de Hitler on a commencé par brûler des livres, confisquer des œuvres artistiques, puis on a fait disparaître leurs auteurs.

A  Bâmiyâ, en Afghanistan , les talibans ont fait sauter les monumentales statues de Bouddha avant d’imposer la terreur. En Chine, en Russie, on musèle les canaux d’informations et on fait disparaître les opposants politiques.

A Gaza, sous couvert d’opérations anti-Hamas, on affame et on a tué 35000 civils…

 

Ces derniers temps, et particulièrement chez nous en Alsace, après avoir profané des cimetières il y a quelques années, on agresse désormais des personnes, à cause de leur origine religieuse. Nous sommes en plein Ramadan : le Coran appelle à tuer les infidèles lors du mois sacré, ne l’oublions pas !

Les Insoumis s’en prennent toujours et encore au droit local, au Concordat ; les populistes appellent au sursaut identitaire, les élections européennes ne sont plus loin…

On se déchire au sujet de la loi entourant la fin de vie, on manifeste pour ou contre l’avortement, les profs ne se sentent plus libres de parler librement de certains sujets dans leur salle de classe… C’est Vendredi Saint, et bienvenue en France !

 

Sous tous ces évènements couve une grande insatisfaction, un égarement, une perte de repères  qui se manifeste avec de la brutalité.Nous vivons dans une société qui a perdu tous ses repères, qui est désorientée, qui a peur. On le savait depuis longtemps.

 

Alors peut-être faut-il rappeler ce matin le sens profond du Vendredi Saint, qui dépasse de loin le sens chrétien et qui touche à mon sens à l’universel :

La croix du Christ dénonce la violence des hommes,

La croix du Christ dénonce la haine, qui conduit au meurtre.

La croix du Christ évoque la torture que les hommes ont su inventer de tout temps.

Et cette croix est en même temps la manifestation de la paix, l’appel à l’amour et à la vie ; un appel au pardon, à la réconciliation, au partage, aux vraies valeurs humaines qui nous unissent aujourd’hui et qui nous sauveront demain !

 

Si on fait l’impasse sur le Vendredi Saint, si d’ici quelques années on ne pourra plus célébrer ce jour, quel sens restera-t-il donc à Pâques ?

 

Vous me direz avec raison que même chez nous en Alsace, il n’y a pas si longtemps encore, certains profitaient de ce jour pour sortir leur fumier. Les protestants rendaient la pareille le 15 août à leurs coreligionnaires catholiques. Vraiment « une mentalité de merde », vous me passerez l’expression…

 

Chers amis du Vendredi Saint, oui, ce jour a une importance particulière, conformément au message de l’apôtre Paul.

Nous, les chrétiens, nous prêchons Christ, Christ crucifié.

 

Alors retournons encore quelques instants à Landau.

Sur le tympan de la Stiftskirche on peut encore voir ou se trouvait le Christ en croix ; on le devine plus qu’on ne le voit.

Et puis on le sait qu’il y avait là une sculpture du Christ en croix car les générations le transmettent.

Jésus et sa croix qu’on a voulu faire disparaître sont toujours là : Dieu soit loué ! Invisibles mais bien réels !!

 

Et jour après jour, mois après mois, année après année, le portail s’ouvre pour laisser entrer des hommes et des femmes qui viennent prier ce Dieu qu’on a voulu faire disparaître.

Il n’est plus en croix, on ne peut plus le voir de ses yeux, mais il est là, bien là, vivant en Esprit et en Vérité.

 

On s’est acharné sur Jésus il y a 2000 ans et on pensait bien s’en être débarrassé.

 

On a détruit le symbole, mais Dieu est vivant et il est avec vous, avec nous, tous les jours. 

 

Notre espérance chrétienne ne change pas le monde comme sous le coup d’une baguette magique mais elle nous rend attentifs, elle nous aide à discerner dans les forces de vie et les forces de destruction.

L’espérance chrétienne nous aide comme Pierre à nous tenir debout dans la tempête, à avancer dans l’épreuve, à faire preuve de liberté et de responsabilité.

 

Nous avons aujourd’hui une magnifique occasion de rejoindre le Christ crucifié et à conforter notre lien de foi avec lui. Sa croix nous rappelle que comme nous, il a été homme, et que Fils de Dieu, sa mort est pour nous source de vie.

 

C’est Vendredi Saint. Il y a 80 ans, c’était aussi Vendredi Saint ici. En 1944. Quelques mois plus tard, un bombardement allait mutiler notre ville et ses habitants. Souvenons-nous en déjà aujourd’hui, c’était aussi le début des opérations de libération débutées en juin 1944 sur les plages de Normandie. Chemin de libération marqué par la mort, et par des découvertes horribles. Chemin obligé pour que la vie et la démocratie l’emportent ! Je termine avec cette histoire datant de cette époque :

 

Dans un camp de concentration, deux juifs, l’un croyant et l’autre incroyant, cherchent un moyen de s’évader. Mais le camp est bien protégé par un ravin qui l’encercle de toutes parts.

 

-Nous allons traverser le ravin, dit le Juif croyant.

- C’ est impossible, dit l’autre, le ravin est trop profond.

 

Ils décident finalement de tenter l’évasion. Et ils réussissent à franchir le ravin. Tous deux sont éblouis de leur exploit.

Le second dit au premier :

 

- Qu’as-tu fais pour réussir à passer ?

-Je me suis accroché à mon Dieu, dit le Juif croyant.

 

Et lui de demander à son compagnon :

-Et toi, qu’as-tu fais ?

-Je me suis accroché à ton manteau.

 

Amen

 

Bref interlude musical à l’orgue

 

CHANT AEC 450,1-3 O Jésus notre frère

 

 

Annonces – offrande ( interlude musical à l’orgue)

 

 

 

 

 

 

LITURGIE DE SAINTE CENE

 

 

 

Intro : A présent, nous faisons mémoire de la passion et de la mort du Christ, et en partageant ce repas, nous comprenons qu’il est aussi mort sur la croix pour chacune et chacun de nous. 

Préface : Père Eternel, nous voici seuls, nous aussi, au pied de Ta croix ; C’est là que tout s’accomplit : abandon et compassion, mort et vie. Nous ne pouvons que nous taire et nous remettre entre tes mains.

 

C’est pourquoi avec tous ceux qui ont vécu dans la foi, avec la création tout entière nous méditons en silence le don ultime de ta vie pour que nous ayons, en Toi, le Salut et la vie éternelle que tu as promis à ceux qui te suivent et te font confiance. Avant de nous rappeler de quelle manière tu as parlé de ta mort au moment de ton dernier repas, prenons encore un temps de silence….

 

Institution : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, pris du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps qui est livré pour vous, faites cela en mémoire de moi »

Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites cela, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.

 

Epiclèse : Envoie ton Saint-Esprit sur nous, assemblés pour ce repas : que ce pain soit pour nous communion au corps du Christ, et cette coupe la communion au sang du Christ. Qu'en recevant ce matin uniquement le pain, nous ayons part à toutes les bénédictions qui sont en ton Fils : et qu'ainsi il demeure en nous et nous en lui.

Prière d’intercession :

Toi, Jésus, le seul juste devant Dieu,

Toi qui as été livré comme un coupable  entre les mains des hommes,

Toi qui fus jugé, condamné, supplicié,

   

  nous t'apportons la souffrance des hommes.

Nous te prions pour les malades et les mourants,

pour les isolés, les confinés, pour ceux qui sont mis à la marge de la vie et dans l’impossibilité de fêter Pâques en famille cette année.

Nous te prions pour ceux qui n'ont pas de patrie,

 pas de toit, pas d’amour. Pour ceux qui connaissant la guerre en Palestine, en Ukraine, dans les contrées africaines, pour ceux qui sont jetés sur les routes de l’exil, persécutés, victimes de la folie des hommes et de l’inaction des politiques.

Nous te sommes reconnaissants pour ceux qui,  sans peur devant la mort et devant les insultes, témoignent de leur foi et poursuivent  le combat pour la justice.

Nous te prions les révoltés de ce monde, pour ceux qui osent mener des combats pour le climat, pour la justice sociale, pour la paix.

Nous te prions pour les vies brisées par le tourbillon de la violence et du terrorisme.

 

Seigneur Jésus donne l'espérance,

Car tu es mort pour ceux qui meurent

et tu es ressuscité  pour les appeler à la résurrection.

Notre Père

Fraction du pain

Le pain que nous partageons est communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ.

La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce est communion au sang  de notre Seigneur Jésus-Christ.

Toutes les fois que vous mangez de ce pain et buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu’il vienne !

Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

Répons : Christ est venu  AEC 871 

 

Invitation :

Heureux les invités au repas du Seigneur. Venez car tout est prêt

 

COMMUNION  

(hosties et gobelets + calice avec vin)

(pendant la communion,  jeu d’orgue)

 

 

Action de grâce : Béni sois-tu, Seigneur qui par la mort de ton Fils nous a libérés de toutes les formes d'esclavages et de mort et par sa résurrection nous as fait renaître pour une espérance vivante.

Nous t'adorons et te rendons grâce. Amen.

 

CHANT final : AEC 889, 1 et 4 Demeure par ta grâce

Bénédiction :

Que l’amour de Jésus-Christ notre sauveur, vous accompagne et vous rende rayonnant et fraternels, capable d’attention et de compassion pour tous les crucifiés de la terre.

Allez dans la paix du Christ. Amen

 

Postlude à l’orgue

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