Panier garni du dernier dimanche de l'année liturgique: souvenir des défunts
- Paroisse Protestante
- 23 nov.
- 13 min de lecture

Dernier dimanche de l'année ecclésiastique 2025
Prélude
Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit soyez les bienvenus à ce culte du dernier dimanche de l'année de l’Eglise, celui de la Cité éternelle.
Ce culte nous redira l’espérance qui fait tenir les chrétiens lorsque les ténèbres et la mort les assaillent : Jésus le Christ, fils de Dieu, est le Maître de la vie.
« Soyez prêts à agir avec la ceinture serrée autour de la taille et vos lampes allumées » c’est le mot d’ordre de ce dimanche.
Durant ce culte, et c’est ainsi la tradition, nous nous souviendrons aussi des personnes qui sont décédées depuis le 1er Avent de l’année 2024 jusqu’à ce jour.
Au sein de notre paroisse, 39 mentions ont été ajoutées à notre registre ; 39 personnes nous ont quittées, 39 histoires, 39 existences terrestres… nous redirons leur nom pour leur faire place au milieu de nous, par une bougie qui a été allumée en leur souvenir. Une 40ème bougie a été allumée pour tous les défunts de la terre, auprès ou au loin, connus ou inconnus.
Nous porterons ces défunts dans le silence de notre coeur et dans la prière. Nous ne voulons pas les oublier.
Mais ce culte, nous le célébrons avant tout pour les vivants, pour nous tous qui n’avons pas achevé notre parcours terrestre. A chacune et chacun de nous, Dieu redit aujourd’hui son amour et sa fidélité.
CHANT : Mon vrai trésor AEC 617, 1-3
Nous nous souvenons des membres de notre famille paroissiale qui nous ont quittés. Ces bougies symbolisent leur vie et leur mort, aussi la présence de la lumière du Christ qui a dit : « Je suis la lumière du monde, celui, celle qui me suivent, ne marcheront pas dans les ténèbres » .
Nous ont quittés durant l’année : LISTE défunts… (avec interlude doux à l’orgue)
M. ou Mme | NOM | AGE | |
1 | Mme | PAULY Jeanne née SONTAG | 92 ans |
2 | Mme | GENG Blanche née ASCHBACHER | 96 ans |
3 | Mme | STURM Yolande née KARCHER | 89 ans |
4 | M. | TILICKI Pierre | 74 ans |
5 | M. | BIEBER Jean-Jacques | 75 ans |
6 | M. | MEYER Claude | 84 ans |
7 | M. | LENTZ Charles | 95 ans |
8 | Mme | METZGER Marthe née BUCHI | 93 ans |
9 | Mme | PERGE Jeanne Marie Louise née DELLENBACH | 93 ans |
10 | M. | SCHLAFLANG Raymond | 88 ans |
11 | M. | GRUMBACH Théo Emile | 84 ans |
12 | M. | HAMM Patrick | 64 ans |
13 | M. | ZUSSY Bernard | 67 ans |
14 | M. | LINCK Jean-Charles | 77 ans |
15 | Mme | WECHSLER Monique née MOEMERSHEIM | 82 ans |
16 | Mme | DUSAUSOY Patricia née LORENTZ | 65 ans |
17 | M. | HEITZLER François | 75 ans |
18 | M. | KLEIN Romain | 94 ans |
19 | M. | WEBER Claude | 62 ans |
20 | M. | BAERMANN Albert | 91 ans |
21 | Mme | BOBBE Monique | 86 ans |
22 | Mme | MUNCH Gabrielle née ASCHAUER | 84 ans |
23 | M. | HALLER Dominique | 61 ans |
24 | M. | DECKERT Henri | 85 ans |
25 | Mme | KERN Liliane née HERRMANN | 84 ans |
26 | M. | JUNBGLING Charles | 85 ans |
27 | Mme | BERNHART Jeannette née BARTH | 93 ans |
28 | M. | STOLL Georges | 95 ans |
29 | M. | NOEPPEL Daniel | 61 ans |
30 | M. | PARMENTIER Jean | 85 ans |
31 | M. | GRUMBACH Ernest | 88 ans |
32 | Mme | HUCK Roselyne née BLEUET | 73 ans |
33 | M. | WECHSLER Pierre | 28 ans |
34 | MME | PLAGE Beatrice | 74 ans |
35 | M | KOLB André | 80 ans |
36 | MME | REVERDY Martine | 65 ans |
37 | M. | LENGERT Jean-Claude | 76 ans |
38 | Mme | BERNHARDT Claire | 91 ans |
39 | M | ZIEGLER Jean-Marie | 86 ans |
Prière : Dieu de puissance et de tendresse, ton Fils Jésus le Christ est descendu dans la mort pour en forcer les verrous : rien désormais ne peut nous séparer de ton amour.
Garde-nous dans cet amour, et nous resterons en communion avec tous ceux que tu nous as donnés et qui nous ont précédés auprès de toi. Je suis le chemin, la vérité et la vie ; que nous puissions nous épanouir pleinement dans cette vie que tu nous donnes. Nous t’en prions par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen Interlude musical : ORGUE
(debout !)
Pénitence : Prions encore : Seigneur notre Dieu, nous venons te confier ce qui, dans notre vie, est cassé. Nous t’apportons ce qui nous blesse et nous fait souffrir ; nous déposons entre tes mains, nos doutes, nos désespoirs, nos tristesses et nos peurs.
Tu connais notre faiblesse et nos limites, nos découragements et notre manque d’espérance. Tu sais la fragilité de notre foi.
Nous repensons aux temps passés. Et la tristesse nous submerge. Désemparés, et parfois amers, nous repensons aux êtres chers que nous avons perdus. Aide-nous à chercher et à trouver notre consolation en toi, Seigneur. Que nous puissions dépasser les limites que nous imposent notre raison, et faire preuve de foi. De cette confiance, de cette espérance que tu nous offres, capable de changer la mort en Vie, capable de déplacer des montagnes…
Répons : AEC 167 Quand les montagnes…
Annonce du pardon :
Jésus dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Jean 11, 24-25
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation ; il nous console dans toutes nos détresses, pour nous rendre capables de consoler tous ceux qui sont en détresse, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu. 2 Corinthiens 1, 3-4
C’est pourquoi, rendons gloire à Dieu
Répons : Victoire au Seigneur de la vie AEC 500, 1 strophe
Prière
Dieu de toute éternité, notre temps est entre tes mains. Tu nous as offerts le temps de notre vie. Apprends-nous à faire bon usage de ce temps. Apprends-nous à vivre de manière plus consciente tous les beaux moments de la vie et à traverser dans la confiance les temps de désert et de solitude.
Notre vie est limitée par un commencement et une fin mais auprès de toi est l’éternité.
Seigneur tu ne veux que nous soyons tristes comme ceux qui n’ont pas d’espérance. C’est pourquoi tu veux nous offrir maintenant ta parole de vie.
1) Ancien Testament : Esaïe 65, 17-19. 23-25
Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre; On ne se rappellera plus les choses passées, Elles ne reviendront plus à l'esprit.
Réjouissez-vous plutôt et soyez à toujours dans l'allégresse, A cause de ce que je vais créer; Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, Et son peuple pour la joie.
Je ferai de Jérusalem mon allégresse, Et de mon peuple ma joie; On n'y entendra plus Le bruit des pleurs et le bruit des cris.
Ils ne travailleront pas en vain, Et ils n'auront pas des enfants pour les voir périr; Car ils formeront une race bénie de l'Éternel, Et leurs enfants seront avec eux.
Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai; Avant qu'ils aient cessé de parler, j'exaucerai.
Le loup et l'agneau paîtront ensemble, Le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, Et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte, Dit l'Éternel.
Répons :Alléluia
2) Matthieu 25, 1-13
Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.
Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.
Les folles dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.
Les sages répondirent: Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.
Répons : Louange à toi, ô Christ
Confession de foi :
Et en ce jour du dimanche de l’éternité, après avoir reçu les lectures bibliques redisons quelle est notre foi en ce Dieu de la Vie, notre espérance en confessant ensemble notre foi chrétienne : Je crois en Dieu…
CHANT : Trouver dans ma vie ta présence AEC 601, 2 strophes
Prédication
Vendredi prochain, 28.11, ce sera le « black Friday ». Jour de liesse avant Noël où l’hyperconsommation à l’échelle mondiale sera de mise…
Le vendredi noir… Dans sa dénomination, ce black Friday fait suite au black Thursday, comprenez le jeudi noir en octobre 1929 où l’économie mondiale s’est cassée la figure, faisant un long cortège de pauvres, de précaires, de ruinés… Le crack boursier, cette autoroute, qui allait mener l’Europe et le monde vers la 2ème Guerre Mondiale, moins de 10 ans plus tard.
Le noir, chez nous, c’est la couleur du deuil. On le sort sur l’autel et la chaire lorsqu’il y a un culte d’adieu, à la place des tissus verts comme aujourd’hui. Bientôt, dimanche prochain, ce sera le violet, couleur de l’attente, couleur de l’Avent.
Ailleurs, sous d’autres latitudes, le noir, c’est la couleur de la fête, du mariage, de la joie.
Notre société cartésienne vieille-européenne nous renverra que mort doit rimer avec noir. Noir, c’est noir… tristesse, larmes, deuil, joli cercueil, gerbes de fleurs et éloges funèbres…
Ailleurs, la mort est fêtée, célébrée, car l’homme, la femme sont enfin libérés du carcan de la vie d’ici-bas et qu’ils sont désormais arrivés près de Dieu.
La plupart de vous qui êtes là ce matin avez connu un deuil cette année. Peut-être étiez-vous même vêtus tout de noir lors de notre dernière rencontre…Peut-être pleurez-vous encore celui ou celle qui a disparu cette année.
Ce dernier dimanche de l’année de l’Eglise veut faire une place aux endeuillés que j’ai accompagnés ; ce culte est fait pour qu’ensemble, nous nous souvenions de ceux qui ne sont plus et que nous poursuivions ce travail qu’on appelle le deuil. Le deuil, la mort, chacun les vit à sa manière, à la lumière de son âge, de son lien avec le défunt, et bien sûr aussi à la mesure de sa foi et de son espérance !
Comme on le lit souvent dans les annonces mortuaires tout au long de l’année, je crois qu’aujourd’hui, la citation de Jean d’Ormesson a toute sa place au sein de cette célébration : « il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans le souvenir des vivants ».
C’est lorsqu’on est touché personnellement par le départ annoncé ou rapide d’un de nos proches qu’on reprend tout-à-coup conscience de notre condition humaine : nous sommes, et nous resterons des mortels. Depuis notre plus tendre enfance, avec l’expérience des poissons rouges ou des hamsters qui survivent entre quelques heures et quelques semaines dans nos foyers, nous en faisons le constat : la vie est éphémère.
Toute créature, toute création se dégrade, dépérit, et meurt. Les insectes, les animaux, les plantes bien sûr et les êtres humains.
Nous l’avons sous les yeux, nous l’expérimentons quotidiennement : rien n’est éternel, rien n’est parfait. Heureusement que de temps en temps, il nous arrive d’oublier ces réalités.
Le monde, la création sont imparfaits et soupirent… Certains endroits de la terre sont de vrais paradis, il y règne la surabondance. D’autres endroits sont régulièrement ravagés par les intempéries, les cyclones, les ras de marée, les tremblements de terre, les inondations. Ceux qui vivent-là sont doublement pauvres : ils n’ont rien et le peu qu’ils possèdent, la nature, régulièrement, le leur reprend.
La vie est imparfaite et souvent injuste. Nos relations humaines sont changeantes et même avec la meilleure des bonnes volontés, des murs visibles et invisibles se dressent entre nous. Et quand on commémore la chute d’un mur ou la fin d’une guerre, d’autres, démarrent et se dressent, ailleurs.
Cette année encore, que de divisions, de conflits, de barrières : Ukraine, Soudan, Israël, … depuis 1946, jamais il n’y a eu autant de zones de conflits dans le monde. Et chez nous alors, dans notre beau pays de France, dans notre belle Alsace ? Les appels à solidarité se multiplient, les financeurs n’ont plus de moyens, et le cortège des précaires, des homicides sur fond de drogue et de violence, se multiplient… Noir, c’est noir…
L’évocation de la longue liste de nos 39 défunts au sein de la paroisse protestante de Lingolsheim nous aura fait apparaître pour la majorité de nos disparus, un bel âge. Lorsqu’il ne s’agissait pas d’un accident ou d’une maladie fulgurante. Et il y en a eu encore, de trop cette année. On avait presque oublié une autre réalité, tout aussi cruelle : toutes les quelques secondes, 4 exactement, un enfant ou un adulte meurt de faim. Pendant que certains dépensent des milliards pour conquérir l’espace ou s’armer.
Est-ce que ma vie, ta vie, le nombre de tes années sont plus significatifs que la vie et la mort d’un Soudanais, d’une Ukrainienne, d’un migrant, ou même d’un animal ou d’une plante ? Peut-être pas, puisqu’on prend conscience aujourd’hui que nos vies dépendent de la destinée de l’Humanité et que nous vivrons et mourrons avec elle.
Finalement, que représente le destin de l’Humanité au sein des millions d’années de l’histoire de la terre ? Sur une horloge de 12 heures, nous apparaissons dans les 5 dernières minutes. Et au sein de l’histoire humaine, du primitif à l’homme moderne, que représente notre destinée personnelle, la tienne, la mienne ? Même les plus grands y sont insignifiants. L’adage populaire ne dit-il pas que les cimetières sont remplis de gens irremplaçables ?
Devant toutes ces constatations, ces imperfections, ces infinités donnant le vertige et le sentiment d’un misérabilisme, trouver un sens à la vie, trouver le sens de la mort, c’est pour beaucoup comme chercher une aiguille dans une meule de foin.
Mais voilà, la Parole de Dieu, la Parole de celui qui a créé les cieux et la terre, cette Parole nous dit autre chose. Il y a un sens, il y a un but, il y a une destinée !
La Parole de Dieu nous enseigne que derrière cette Terre et ceux qui l’habitent, derrière l’imperfection, les limites, les non-sens, la souffrance et la mort, il y a une histoire du Salut ; il y a le Royaume de Dieu en marche, en devenir.
On ne le verrait pas, on ne le saurait pas, si Dieu lui-même n’était venu nous le révéler en y envoyant son Fils, Jésus, le Christ.
Derrière notre monde, il y a le monde de Dieu qui vient.
Le ciel n’est pas en haut, derrière les nuages. Il est à la fois au plus profond de nos désirs et bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Lorsque ce sera pour nous le moment de partir, je crois que nous serons surpris au-delà de toute attente !
Alors, la meilleure façon de nous y préparer, c’est de croire à nos rêves les plus fous, les plus secrets, et de croire que Dieu les accomplira, parce que nous lui faisons confiance.
Le ciel, le paradis, je l’ai déjà dit ici, ce n’est pas un lieu, mais le ciel, le paradis, c’est un état. Il ne commence pas seulement après la vie. Il germe maintenant déjà dans le quotidien banal, qui n’est pas assez bien pour être cher, comme le dit la publicité.
En Christ, le ciel habite la terre. Sa résurrection nous a révélé la vie éternelle. « Je vis et vous vivrez aussi ».
L’huile emmenée par les vierges sages et qui les a sauvé c’est Jésus-Christ.
C’est pour éclairer l’obscurité du monde et les ténèbres de nos existences qu’il est devenu la lumière du monde.
C’est pour nous relever qu’il s’est abaissé.
C’est pour nous servir qu’il s’est fait petit, esclave serviteur.
C’est pour nous ouvrir la porte de la vie éternelle qu’il est ressuscité des morts.
Faire mémoire de nos défunts, ensemble, c’est aussi réfléchir au sens de la vie qui nous occupe, ou même nous préoccupe. Notre condition d’être humain, chair et os, nous voue fatalement à envisager le temps de notre existence terrestre comme n’étant qu’un passage.
Le sens de cette courte vie terrestre, c’est finalement à chacun qu’il revient d’en décider. On pourra ainsi passer ses journées à se lamenter, à dénigrer, à faire le mal ou alors choisir de s’impliquer, d’aider, d’écouter, d’aimer avec le caractère et la force qui nous été données…Faire preuve d’un minimum de bon sens, d’intelligence, de solidarité, d’humanité. Savoir aussi se révolter, et se battre pour défendre nos valeurs.
Choisir le sens que l’on souhaite donner à sa vie, c’est à nous d’en décider. Ce qui peut paraître surprenant, c’est qu’avec la mort, c’est exactement la même chose. C’est à chacun de choisir le sens qu’il souhaite lui donner. La mort, ça ne se prépare pas seulement à l’aide d’un contrat obsèques ou d’un testament chez le notaire ; la mort, ce n’est pas seulement choisir entre l’inhumation et la crémation.
Donner un sens à sa mort, c’est déjà de son vivant, y réfléchir. La méditer, la confronter à la Parole de ce Dieu qui nous a reconnus comme ses enfants le jour de notre baptême.
La religion chrétienne est celle de la liberté : car Dieu ne s’impose pas, il se propose à nous avec son message de Salut et de relèvement, comme en ce jour, où la mort nous interroge, nous fait toujours un peu douter et en même temps follement espérer !
Oui, en Jésus, nous sommes encouragés à goûter la liberté des enfants de Dieu : libres dans notre foi, libres dans nos choix, libres dans notre orientations, libres dans notre conscience, libres de choisir avec lui la Vie, la vraie vie, celle qui ne s’arrête pas au moment de rendre le dernier souffle.
Libre de donner un sens, un avenir à notre mort.
AMEN
(interlude musical : transition vers le chant suivant AEC 305 )
CHANT :AEC 305, 1-3 : Plus de nuit, le jour va naître
Intercession :
C’est vrai Seigneur que la vie passe vite…
Nous te prions aujourd’hui pour toutes les familles en deuil que nous avons accompagnées au cours de l’année écoulée. Merci de transformer leur chagrin en espérance de vie éternelle.
C’est vrai Seigneur que la vie passe vite…
Nous te prions aujourd’hui pour que tu nous aides à ne pas gaspiller nos jours dans des choses futiles. Merci de nous aider à plutôt retrousser nos manches au service de plus de justice sociale ou climatique.
C’est vrai Seigneur que la vie passe vite…
Nous te prions aujourd’hui pour que tu nous apprennes à compter nos jours. Donne-nous déjà de rechercher des instants pour nous retrouver nous-mêmes et aussi pour construire ou entretenir notre relation avec Toi.
C’est vrai Seigneur que la vie passe vite…
Mais en même temps, tout est relatif car comme dit le Psalmiste : « mille ans à tes yeux sont comme hier, un jour qui s'en va ». Cela ressemble un peu au langage des paléontologues pour qui mille ans représentent peu de chose. C’est pourquoi nous te prions d’autant plus aujourd’hui pour te dire combien nous aspirons à ton éternité offerte par le Christ.
C’est vrai Seigneur que la vie passe vite…
Il reste donc urgent de te prier encore :
Notre Père
CHANT : Un monde meilleur ( mél DVORAK Orgue et accordéon ?)
Bénédiction finale
Postlude



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