top of page

Panier garni du 15 février 2026:Estomihi

  • il y a 12 heures
  • 10 min de lecture

Accueil : La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Seigneur.

Soyez tous les bienvenus à ce culte du dimanche quinquagésime dont le nom "Estomihi" vient du début du psaume 31 : " Sois pour moi un rocher fortifié, une place forte pour que je sois sauvé. Ce dimanche "Estomihi" conclut la période qui se situe entre la fin du temps de l'Epiphanie et le début du temps du Carême.

Le thème de ce dimanche : "En route vers la croix" nous invite à méditer le chemin du Christ vers la croix.

Aimer ne va pas sans souffrance et sans lutte ; être disciple du Christ c'est accepter les creux de la souffrance comme les hauteurs de la montagne de la Transfiguration ; c'est accepter la solitude du mont Golgotha comme la compagnie joyeuse des noces de Cana.

Etre disciple du Christ, chaque année, c'est se mettre en route vers la croix ; être disciple du Christ, c'est faire confiance à celui qui est chemin, vérité et vie, et se mettre en route à sa suite. Voilà ce vers quoi souhaite nous amener ce dimanche Estomihi. Amen.

 

CHANT AEC 247 Célébrons le Seigneur strophes 1-3

 

Psaume 31 : Eternel, je cherche en toi mon refuge ; que jamais je ne sois confondu !

Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me secourir !

Sois pour moi un rocher protecteur, une forteresse, où je trouve mon salut!

Car tu es mon rocher, ma forteresse ; et à cause de ton nom tu me conduiras, tu me dirigeras.

Je remets mon esprit entre tes mains, tu me délivreras, Eternel, Dieu de vérité !

Je serai par ta grâce dans l'allégresse et dans la joie car tu vois ma misère, tu sais les angoisses de mon âmes, et tu mettras mes pieds au large.

La fin du Psaume 31, nous allons la chanter avec le répons qui suit :

Répons : Je me confie en toi  AEC 154, 1-2

 


Pénitence :


Seigneur, nous sommes venus ce matin pour te célébrer, mais tu le sais, nous sommes toujours pressés.

A peine faisons-nous une chose, que nous pensons déjà à une autre.

A peine nous sommes-nous installés, que nous voulons repartir.

Nous avons de la peine à vivre l’instant présent, à faire vraiment halte, à nous mettre à ton écoute.

Et pourtant, nous le savons, c’est dans le calme et le repos qu’est notre force.

Seigneur, apprends-nous la patience et l’écoute, le repos et la disponibilité à ta présence !

Ecoute-nous, lorsque nous te prions comme en ce moment. Aide-nous toujours à oser nous ouvrir à toi.

 

Répons : Kumbaya My Lord ( viens chez nous Seigneur)

 

Annonce de la grâce :

 

Comme à Marthe, le Seigneur nous dit : « Tu t'inquiètes et t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. C'est bien Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. »

Puissions-nous, nous aussi choisir ce qui est vraiment essentiel à chaque instant de notre vie

 

Répons : AEC 167 Quand les montagnes s’éloigneraient

 

Prière : Seigneur, tu nous appelles à te suivre, mais bien souvent, nous avons peur de marcher derrière toi, car c'est un chemin à risque pour celui qui s'y engage. "Porter sa croix", "perdre sa vie pour le Seigneur" ! - nous n'y sommes souvent pas prêts, nous en avons peur.

Témoigner de ce que nous croyons, parler de notre espérance, même avec nos plus proches, c’est déjà compliqué, nous n’osons pas, nous avons peur d’être catalogués, jugés…  Tout supporter, tout pardonner : Toi Seigneur, tu as su le faire. Nous essayons, avec plus ou de moins de zèle et de succès. Alors  Père, prends-nous par la main sur ton chemin, et viens fortifier notre foi. Dès maintenant, par Ta Parole que nous allons recevoir. Amen

 

Lecture biblique Evangile de Marc, chap 8, versets 31-38

8 31 Ensuite, Jésus se mit à donner cet enseignement à ses disciples : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup ; les anciens, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi le rejetteront ; il sera mis à mort, et après trois jours, il se relèvera de la mort. » 32 Il leur annonçait cela très clairement. Alors Pierre le prit à part et se mit à lui faire des reproches. 33 Mais Jésus se retourna, regarda ses disciples et reprit sévèrement Pierre : « Va-t'en loin de moi, Satan, dit-il, car tu ne penses pas comme Dieu mais comme les êtres humains. »

34 Puis Jésus appela la foule avec ses disciples et dit à tous : « Si quelqu'un veut venir avec moi, qu'il cesse de penser à lui-même, qu'il porte sa croix et me suive. 35 En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour la Bonne Nouvelle la sauvera. 36 A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, si c'est au prix de sa vie ? 37 Que pourrait-il donner pour racheter sa vie ? 38 Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles face aux gens d'aujourd'hui, infidèles et rebelles à Dieu, alors le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Pas de répons mais chant

CHANT AEC 277 A Dieu soit la gloire, 2 strophes

 

Message

Luc 18,31-43

 

Au lendemain de la St-Valentin, un texte d’Evangile qui parle d’amour, à sa manière. Et l’amour rend aveugle, comme le dit l’expression. Certains s’empresseront de rajouter : l’amour rend aveugle, mais le mariage redonne la vue ! On trouvera un peu de tout ça dans notre texte de prédication…

 

31Prenant les Douze avec lui, Jésus leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem et que va s'accomplir tout ce que les prophètes ont écrit au sujet du Fils de l'homme. 32Car il sera livré aux païens, soumis aux moqueries, aux outrages, aux crachats ; 33après l'avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » 34Mais eux n'y comprirent rien. Cette parole leur demeurait cachée et ils ne savaient pas ce que Jésus voulait dire. 35Or, comme il approchait de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin, en train de mendier. 36Ayant entendu passer une foule, il demanda ce que c'était. 37On lui annonça : « C'est Jésus le Nazôréen qui passe. » 38Il s'écria : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » 39Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour qu'il se taise ; mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » 40Jésus s'arrêta et commanda qu'on le lui amène. Quand il se fut approché, il l'interrogea : 41« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue ! » 42Jésus lui dit : « Retrouve la vue. Ta foi t'a sauvé. » 43A l'instant même il retrouva la vue et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Tout le peuple voyant cela fit monter à Dieu sa louange.

 

 

Pas mal de monde ce matin dans notre texte de prédication ! Jésus, les Douze, une foule, le peuple. Il y avait là le « nous », le « eux », le « on », le « toi », le « moi » »…Et puis une BA, un miracle, une guérison, appelez-le comme vous le voulez.

Notre aveugle du texte l’était physiquement, atteint de cécité. Et comme dans bon nombre de récits bibliques, c’est sa ténacité, son insistance qui auront payé. Malgré les « chut, tais-toi » de ses collègues, l’aveugle ne se laisse pas démonter et de plus belle, il appelle Jésus. S’en suit un dialogue somme toute habituel dans les récits de guérison : que veux-tu que je fasse pour toi ?

Seigneur, que je retrouve la vue ! Evidemment serait-on tenté de dire ! Demander à un aveugle s’il a envie de voir, il ne vous répondra certainement pas par la négative !

 

Une dynamique christologique classique, comme tout bon médecin la pratique : d’abord questionner la demande du patient, l’écouter, et si possible, soigner le mal pour lequel il est venu consulter.

 

Mais avant ce dialogue entre l’aveugle et Jésus, d’autres étaient aveugles, mais plutôt des oreilles… Les disciples eux-mêmes, qui ne comprennent pas, qui ne saisissent pas ce que leur maître leur expose. Pourtant c’est clair, surtout pour nous, qui connaissons la fin de l’histoire !

Le Fils de l’Homme, leur explique Jésus, va monter à Jérusalem, y subir moqueries, crachas, insultes, flagellations et mort, puis résurrection au 3ème jour. Un petit catéchisme du Vendredi Saint et de Pâques qui tient sur 2 phrases.

Elémentaire, mon cher Watson ! Mais pour les disciples, ça ne l’était apparemment pas ! « Ils ne comprirent rien, et le sens de ces paroles leur demeura caché », nous dit le texte.

 

On change alors de sujet, puisqu’il n’y a rien à faire avec les disciples, et voici l’histoire de la guérison de l’aveugle. Un peu comme quand on fait les devoirs avec les enfants : s’ils ne comprennent pas la leçon de biologie, et bien on va faire un peu de maths ! On retentera le coup plus tard !

Et c’est effectivement ce qui se passe au long de l’Evangile.

Les disciples, cercle le plus proche de Jésus, ne semblent pas comprendre lorsque le Christ évoque les choses de la fin, le déroulement de sa fin. Ce dimanche sent déjà la Semaine Sainte, avec le dernier repas que nous partagerons aussi autour de l’autel tout-à-l ’heure, Jeudi Saint, puis la croix, avec les insultes et les coups, les clous… Vendredi Saint, mais l’histoire ne se termine pas là : Jésus rappelle déjà son relèvement, sa résurrection à venir… Alors que ceux qui ont des oreilles entendent, puisque les yeux semblent décidément bien fermés ce matin !

 

Ce n’est peut-être pas par hasard que Jésus guérit un aveugle : comme pour dire à son cercle de disciples ; voyez, comme cet homme, ne pouvez-vous donc pas ouvrir les yeux de votre intelligence à ce que je vous annonce, à savoir ma mort et à ma résurrection à venir ?

 

On se rappellera peut-être alors que les disciples n’étaient pas forcément des érudits, des premiers de la classe mais que c’étaient des gens du peuple… Des ouvriers, des pêcheurs, des gens simples…  Moi aussi, nous aussi, nous sommes des gens simples non ? Et certainement que comme eux, quelquefois, nous ne comprenons pas tout, ou en tout cas, pas tout de suite ! Il nous faut bien souvent du temps, du recul, pour saisir ce qui se passe dans notre propre vie, et même plus largement dans notre propre foi.

 

Ne sommes-nous pas souvent dans un tunnel sans lumière lorsque le cours de nos existences semble nous échapper ? Incompréhensions dans le couple, difficile communication avec nos enfants, nos parents, désespoir devant l’état du monde, rancune, colère, sidération devant la maladie qui nous touche ?

 

Devant tous les événements inconfortables qui nous effleurent ou nous télescopent en plein, nous sommes souvent des autruches, tête dans le sable ; on procrastine, « pourquoi prendre à bras le corps le problème ?  : le temps ou quelqu’un d’autre se chargera bien ! ». Quelquefois aussi, on joue à l’idiot, feignant de ne pas comprendre ce que l’autre m’expose, surtout s’il parle de moi ! Oui, on préfèrera jouer à l’aveugle, au sourd, à celui qui ne sait pas, qui ne comprend pas…

 

Celui qui voulait comprendre, celui qui voulait savoir, celui qui a fait l’effort d’avancer, c’est l’aveugle de notre texte ; d’abord un questionnement : « qu’est-ce qui se passe ? ». Ah c’est Jésus qui est là. Puis une demande : aie pitié de moi !

Enfin une communication à 2 voix : « que veux-tu que je fasse pour toi ? », comprenez c’est d’abord toi qui va m’ouvrir ton cœur…Et enfin, une action : voilà, tu vois !

 

J’y reconnais là la démarche de la foi, de la confiance : comme je le dis souvent, la foi ne s’impose pas d’elle-même. Elle est souvent contraire à la raison, à notre caractère terre à terre cartésien. Non, les aveugles ne peuvent pas être guéris de leur cécité.

Et non, les morts ne ressuscitent pas !

La foi ne s’impose pas, Jésus, Dieu ne s’imposent pas et ne s’imposeront jamais dans notre vie… Ils ne feront toujours que se proposer, comme un allié, comme une oreille, comme une écoute, un soutien, une promesse.

 

Mais la foi nécessite d’abord une envie, peut-être même un effort : ceux de croire et d’espérer. L’envie d’aller vers l’autre, et qu’au fil de la discussion, et au regard de mon expérience, mes yeux, mon cœur s’ouvrent. Que les barrières que j’ai moi-même érigées, celles de mon manque de foi, de mon incrédulité, de mes doutes, tombent, en dialogue avec la Parole de Dieu et l’espérance qu’elle véhicule.

 

Oser croire pour moi-même comme individu, oser faire en tant que communauté comme souvent le dimanche matin le pas de la foi, c’est accueillir ce passage d’Evangile en osant dépasser le rôle des disciples qui ne comprennent pas, et que ne parlent pas ; c’est bien dans le rôle de l’aveugle que nous avons à nous placer : « maître, aie pitié de moi ! ».

 Et que nos oreilles, nos intelligences, puissent alors entendre le Christ nous dire : « Ta foi t’a sauvé ».

 

                                                                                                          AMEN

 

et interlude musical

 

CHANT AEC 424 Entre tes mains j’abandonne 3 strophes

 

Liturgie de Sainte Cène : avec les 2 répons habituels : Saint Saint Saint et Christ est venu 

Seigneur Dieu, avec tous les croyants qui, de par le monde, se réunissent aujourd'hui devant toi, nous adressons à toi notre prière commune :

Nous te louons pour TA Parole Sainte, source de vie et d’espérance.

.Nous te remettons ce temps qui nous mènera jusqu’à Pâques.

 Nous pensons aux travailleurs pauvres, aux précaires, aux chômeurs, aux nécessiteux.

Bénis tous les âges de la vie : prépare les uns à entrer dans la vie active, à être de bons conjoints et parents, et les autres à saisir les promesses de l'expérience et du vieillissement et à rencontrer leur Dieu.

Nous pensons aussi à la souffrance au loin, dans les pays en guerre, dans les contrées ravagées par la famine et les maladies, pour les pays en révolte et en attente de liberté.

Protège nos familles et notre paroisse, notre association du foyer Oberlin et tous ceux qui les font vivre, les bénévoles  qui s’y engagent qui donnent de leur temps et de leur personne.

Reçois maintenant nos demandes personnelles…. Notre Père 

Annonces-Offrande

 

Envoi : Jésus dit : Si quelqu'un veut venir avec moi, qu'il cesse de penser à lui-même, qu'il porte sa croix et me suive. Car l'homme qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour la Bonne Nouvelle la sauvera. (Marc 8, 34.35)

 

CHANT d’envoi : Toi lève-toi AEC 545, 1 strophe

 

 Bénédiction

que le seigneur vous benisse et vous garde

que le seigneur fasse luire sa face sur vous et vous accorde sa grâce

que le seigneur tourne sa face vers vous et vous donne sa paix

 
 
 

Commentaires


NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre liste de diffusion et recevez votre panier garni tous les dimanches matins !

Merci et à dimanche prochain !

bottom of page