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Panier garni du 9 août 2026

  • il y a 2 jours
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Samedi 08 août 2026, 17h30, foyer Oberlin

10ème dimanche du Temps de la Trinité

"Le Seigneur et son peuple"

  

Le thème de ce soir,10ème après la Trinité "Le Seigneur et son peuple" nous invite, comme beaucoup d’autres cultes dans l’année, à réfléchir à notre relation à Dieu. En ce dimanche aussi appelé le « dimanche d’Israël », nous voulons élargir l’horizon de notre foi à l’échelle de toute l’humanité, et en particulier pour le peuple « élu », nos frères juifs, berceau de notre foi chrétienne.

L’histoire, depuis 2000 ans, a montré combien conflictuelles ont été les relations entre chrétiens et juifs, pourtant enfants d’un même Père ; chacun étant persuadé d’être le peuple élu de Dieu. Les uns par Abraham, les autres par le Christ. Rajoutons encore l’Islam et nous avons les 3 monothéismes qui chacun revendique la meilleure part… A qui alors attribuer cette parole du psalmiste, mot d’ordre de ce dimanche, qui proclame qu’« heureux est le peuple qui a le Seigneur pour Dieu ! Heureux le peuple qu'il s'est choisi pour héritage ». Ps 33, 12

 

C’est qui qui est sauvé au juste? C’est qui qui est perdu ?

 C’est qui finalement ce peuple que Dieu s’est choisi ?

Ce sont quelques-unes des questions que soulèvent les textes bibliques que nous partagerons ce soir et auxquelles nous essayerons de réfléchir tout à l’heure.

 

 

CHANT :   Sur les routes de l’Alliance AEC 550, 3-5

 

LOUANGE : Psaume 122 :

 

P : Alléluia, vive le Seigneur !

A : Louez le Seigneur, car il est bon,

P : et son amour n'a pas de fin.

A : Pense à nous, Seigneur, toi qui es bienveillant pour ton peuple.

P : Interviens pour nous, toi qui es le Sauveur.

A : Alors nous ressentirons le bonheur de ceux que tu as choisis,

P : nous participerons à la joie qui anime ton peuple,

A : nous partagerons la fierté de ceux qui t'appartiennent.

P : Seigneur, notre Dieu, sauve-nous et rassemble-nous.

A : Alors, en te louant, nous prononcerons ton nom unique,

P : Que tous ceux qui sont présents disent :

P+A : « Alléluia, vive le Seigneur ! »

 

Répons : Ah qu’il est doux AEC 164 (1x en français, 1x en hébreu)

 

Pénitence :

Seigneur, tu veux être le Dieu de ton peuple ; tu veux être mon Dieu et tu veux faire route avec moi.

Mais qu'en est-il de moi ? Ai-je vraiment envie de te suivre ? //

 

Me voici devant toi avec ma vie partagée,

         Avec ma soif de te suivre… et mes résistances à ton appel,

         Avec mon désir d'aimer mon prochain… et mes égoïsmes,

         Avec ma quête de lumière… et mes obscurités,

Avec ma foi… et mes peurs.

Me voici devant toi tel que je suis,

Tu m'appelles à me tourner vers toi,

Tu m'appelles à déposer mes craintes et mes lâchetés,

Tu m'appelles à me dépouiller de mes illusions,

Tu m'appelles à laisser ta lumière se poser sur mes ténèbres

 

Me voici devant toi que je suis.

Je veux te suivre Seigneur.

Accepte ma repentance, prends pitié de moi !

Répons : Prends pitié de moi ô Seigneur (mél. KUMBAYA) AEC 609

 

Grâce : Ecoutons les paroles de relèvement qui nous sont redites par la Bible ;

Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Personne, car c’est Dieu qui les déclare non coupables. Rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. (Rom 8, 33 et 39b)

C’est pourquoi, chantons le Seigneur  avec des cœurs joyeux :

Répons : ô ma joie et mon espérance Rec Allél. 61-37 (1X)

 

 

Lectures bibliques ( texte en fin de document)

Lecture AT : Exode 19: Dieu propose une alliance à son peuple

Répons : Alléluia

 

Lecture de l'Evangile : Evangile de Marc 12, 28-34

Répons : Louange à toi, ô Christ

 

CHANT : Il est une foi ancienne Rec ALLELUIA 52-09, 3 strophes

 

Message


Paul, l’apôtre a rencontré le Christ sur le chemin. Sur celui qui conduit à Damas, et surtout sur celui de sa vie, car le juif deviendra tour à tour persécuteur des chrétiens puis le plus grand missionnaire du Christ.   . Paul aura été un vigoureux défenseur de la justification par la foi : c’est par la foi, et par elle seule, que je deviens juste aux yeux de Dieu. C’est là la principale raison pour que Luther dise de cette épître de Paul aux Romains qu’elle est le « cœur et la moëlle de l’Evangile ».

 

L’extrait qui en est proposée ce soir pour notre méditation rappelle l’histoire et les origines de l’apôtre, et par extension celle du peuple d’Israël. Lecture de Romains 9, 1-5 et 10, 1-4

 

Nous célébrons en ce moment le culte du dixième dimanche après la Trinité, portant le titre « Le Seigneur et son peuple». Celui-ci est consacré à Israël.

Lorsqu’on évoque Israël, à l’extérieur d’une église, en dehors du cadre d’un culte, on pensera à l’Etat d’Israël crée de toutes pièces en mai 1948, après le partage de la Palestine voté par l’ONU. Depuis 1948, les conflits armés à l’intérieur et à l’extérieur n’ont pas cessé, notamment avec les pays arabes voisins, l’Iran notamment et toujours les prix de l’essence qui nous taraudent tant. Israêl, Palestine… On pensera évidemment à l’actualité, aux je t’aime moi non plus entre Israéliens et Américains… Dans mes années de lycée, on chantait déjà à tue-tête avec les Béruriers Noirs : « qui se cache derrière nos frères, à qui profite cet enfer ? Palestine abandonnée… »

 

Lorsque je dis que ce dimanche est consacré à Israël, on pourrait aussi évoquer le souvenir de la shoah, même s’il y a d’autres dates qui s’y prêtent mieux, comme par exemple le 8 mai ou le 27 janvier, jour de la libération d’Auschwitz. On pourrait réfléchir aux racines ou prier pour que cesse l’antisémitisme, toujours latent, ou au moins se rappeler qu’il a existé et qu’il existe toujours au-delà d’un certain fantasme comme le considèrent certains. Je l’avais déjà évoqué la semaine passée : lorsque des juifs sont stigmatisés simplement parce qu’ils sont juifs, la Nuit de Cristal a encore de beaux jours devant elle !

 

Lors de mon dernier séjour sur les rives de la Mer Rouge, j’avais passé une semaine en Jordanie, un kamikaze faisait exploser un bus de touristes israéliens à vingt kilomètres de mon hôtel. L’anti-sémitisme, ou en tout cas le sentiment anti-israélien, est toujours vivace.

 

Mais nous autres, sommes ce soir réunis en Eglise, et ce dimanche n’est pas l’occasion de dénoncer la situation au Proche-Orient, celle des palestiniens, ni de polémiquer autour de la capitale Jérusalem. Ce n’est pas là le sujet, et notre passage veut nous emmener bien ailleurs.

 

Ce texte est intéressant parce qu’il donne la vraie définition de ce qu’est Israël aux yeux d’un judéo-chrétien marquant comme l’apôtre Paul. Israël n’est pas un peuple génétique dont la marque d’identification est la consanguinité. Le peuple d’Israël, c’est la communauté de celles et ceux qui croient au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Cette croyance est basée sur l’alliance conçue et réalisée entre Dieu et son peuple dans l’Histoire. C’est par grâce, et non par mérite ni par droit d’héritage, que cette alliance est scellée.

Paul le rappelle au verset 4 : Dieu a accordé aux membres du peuple d’Israël sa présence glorieuse ; (…) et le Christ, en tant qu’être humain, est de leur race.

Israël, ce sont donc celles et ceux qui sont réunis dans l’esprit de cette alliance.

Tout comme le peuple français moderne ne se définit plus par des individus de pure race gauloise. L’expression « Nos ancêtres, les Gaulois», n’en déplaise à certains, n’est plus d’actualité. Les français modernes s’appellent Sliman, Bekti, Farrugia, M’Bappé, N’Diaye, Ben Aklouf, je rajoute quand même les Muller et les SchmiTT ou Schmid ou Schmidt ou Muller, qui, ensemble avec les Dupont « « D » ou « T » se réunissent dans l’esprit de la République, parlent la langue de Voltaire, se reconnaissant dans l’héritage culturel, historique, social et politique de la nation. Un précédent gouvernement parlait d’identité nationale et le sujet, qui méritait d’être posé, a profondément divisé l’opinion. L’écrivain Alexis Janni, prix Goncourt de ses dernières années avec L’art français de la guerre, prédit de manière romanesque que la race, le sentiment d’appartenance, les communautarismes seront l’enjeu majeur pour ces prochaines années. Et à un bien autre niveau que les Chti’s contre les Marseillais…

 

A une époque pas si reculée que cela, les chrétiens, ou beaucoup d’entre eux, faisaient leur propagande en accusant les « juifs » d’avoir causé la mort de leur Christ : pour certains, les juifs sont d’ailleurs toujours le peuple déicide, celui qui a tué Dieu ; c’est une très grave accusation !  Notre texte du jour pourrait donner des arguments dans ce sens : mais rappelons-nous que nous faisons partie de ce peuple élu, choisi par Dieu. Si nous nous situons dans l’« esprit du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob »; qui est aussi le Dieu Père de notre Seigneur, nous vivons aussi sous les conditions de l’alliance et de la promesse de Dieu. N’oublions pas que Jésus est né, et qu’il est même mort, juif !

 

Dans cette logique, en prenant une attitude antisémite, nous nous agresserions nous-mêmes. Nous rejetterions notre propre élection. Je me rappelle toujours des mots du curé de St-Nicolas à Haguenau, qui parlaient des juifs en les appelant « nos grands-frères dans la foi ».

 

Un sage, au jour de la fête des Pères, a imaginé Dieu accueillir Abraham, Jésus et Mahomet. Ouvrant les bras aux 3, il leur a posé la question : « alors c’est qui le chouchou de papa ? ». L’anecdote ne raconte pas la fin de l’histoire, car c’est sans doute à nous qu’il revient d’y répondre. Alors, c’est qui le chouchou de papa ?

 

Les juifs : son peuple élu ?

Les adeptes de son Fils, les chrétiens ?

Les musulmans, puisqu’il leur a dicté le Coran et qu’historiquement, ce sont les petits derniers, toujours un peu les préférés ?

 

Parfois, ces trois se comportent comme des frères jaloux, jusqu’à se faire mal. Parfois aussi, des petits signes orientent vers l’espérance que les conflits, la haine et l’exclusion peuvent être oubliés et même dépassés car ils trouveront leur fin en Celui qui est le commencement et la fin de toute chose. Les groupes œcuméniques, les groupes interreligieux, les commissions de discussion avec les juifs ou les musulmans existent dans notre Eglise, et c’est une bonne chose. Dans ces lieux d’ouverture, il ne s’agit pas pourtant de planquer son drapeau, ou de s’excuser d’ »appartenir au Christ », comme le disait Paul en introduction. Chacun, en s’affirmant et en respectant son voisin, peut constater que le chemin qui mène à Dieu est ouvert, et que la route est assez large pour nous accueillir tous.

 

Au temps de Paul, on cherchait à se diviser entre juifs, chrétiens d’origine juive et chrétiens d’origine païenne.

Aujourd’hui, les divisions existent toujours, mais elles sont d’un autre ordre.         

Ce qui divise un peuple, une race, une paroisse, une famille, un couple ce sont bien plus souvent des petits mots amplifiés que des grandes théories.

Dans tout ce qui nous divise, notre texte du jour nous invite à nous souvenir que Dieu a choisi son peuple. Ce choix, de prime abord, pourrait sembler injuste. Mais choisir, par grâce, n’est pas injuste.

Dieu, sans regarder les capacités ou les origines des uns des autres, choisit selon la foi en Christ.

Ainsi, toutes celles et tous ceux qui croient en Christ sont justifiés par la foi, et ils sont les enfants du même Père.

 

Paul, en son temps, dans un esprit d’unité, a prié pour les « juifs soient sauvés ».

Et nous aujourd’hui, pour qui sommes-nous prêts à prier ? Amen.


 

CHANT : Venez au Sauveur qui vous aime AEC 409, 1-3

 


Prière d’intercession :

 

Etre fidèle, c'est se tourner vers l'autre et dire : "Reste à mes côtés. Sur toi, je prends appui. Avec toi, je traverserai la durée du temps et au-delà du long couloir de la mort, avec toi, je franchirai les arceaux de l'aurore !"

 

Seigneur, apprends à ton peuple à être fidèle de cette fidélité-là. Apprends à ton Eglise et à ses pasteurs à vivre de cette fidélité qui est une fidélité d'amour. Apprends à chacun de nous à tourner vers toi et à chercher auprès de toi la force et la sérénité pour vivre et mettre en pratique ta parole de Vie.

 

Nous voulons te prier pour tous ceux qui se sont éloignés de toi et qui ne croient plus à ta fidélité parce que trop de détresses et d’accidents de la vie les ont  accablés. Préserve-les de l'amertume et donne-leur de pouvoir à nouveau sourire à la vie et s'ouvrir à ton amour.

 

Nous te recommandons ton peuple de par le monde, nous te prions de bénir et de susciter des artisans de paix et de rapprochement entre les peuples et les religions.

En ce temps de vacances, nous te prions aussi pour tous ceux qui sont sur les routes, ceux qui sont en villégiature, loin des tracas du quotidien. Nous te prions, pour notre pays, notre monde, ceux qui se déchirent toujours et encore, au nom de la liberté et avec la conscience d’être dans le bon et le vrai, au nom d’un Dieu dont l’image a été ternie et manipulée…

 Nous voulons aussi te prier pour nous-mêmes : tu sais les soucis qui nous rongent ; tu connais nos doutes et nos manques d’espérance.

 Seigneur, fais-nous sentir ta présence dans notre vie et accompagne-nous tout au long des jours de la nouvelle semaine. Amen

Notre Père

 

 

CHANT final : Sur les routes de l’Alliance AEC 550, 5ème strophe

 

Bénédiction 

Postlude

 

Première lecture biblique :

Dans l’Ancien Testament ; au livre de l’Exode, au chapitre  19,

19. 3 Moïse gravit la montagne pour rencontrer Dieu.

Du sommet, le Seigneur appela Moïse et lui dit : « Voici ce que tu déclareras aux descendants de Jacob, les Israélites : 4 «Vous avez vu comment j'ai traité les Égyptiens ; vous avez vu comment je vous ai amenés ici, près de moi, comme un aigle porte ses petits sur son dos. 5 Maintenant, si vous écoutez bien ce que je vous dis et si vous respectez mon alliance, vous serez pour moi un peuple particulièrement précieux parmi tous les peuples. En effet toute la terre m'appartient, 6 mais vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation consacrée à mon service » Voilà ce que tu diras aux Israélites. » 

.

 

Deuxième lecture biblique :

 Evangile de Marc 12, 28-34

 

12 28 Un maître de la loi les avait entendus discuter. Il vit que Jésus avait bien répondu aux Sadducéens ; il s'approcha donc de lui et lui demanda : « Quel est le plus important de tous les commandements ? » 29 Jésus lui répondit : « Voici le commandement le plus important : «Écoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. 30 Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force v .» 31 Et voici le second commandement : «Tu dois aimer ton prochain comme toi-même .» Il n'y a pas d'autre commandement plus important que ces deux-là. » 32 Le maître de la loi dit alors à Jésus : « Très bien, Maître ! Ce que tu as dit est vrai : Le Seigneur est le seul Dieu, et il n'y a pas d'autre Dieu que lui x . 33 Chacun doit donc aimer Dieu de tout son coeur, de toute son intelligence et de toute sa force ; et il doit aimer son prochain comme lui-même. Cela vaut beaucoup mieux que de présenter à Dieu toutes sortes d'offrandes et de sacrifices d'animaux  » 34 Jésus vit qu'il avait répondu de façon intelligente ; il lui dit alors : « Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu. » Après cela, personne n'osait plus lui poser de questions.


Répons : Louange à toi ô Christ

 
 
 

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