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Panier garni du 20 septembre 2026

il y a 23 minutes
9 min de lecture

Dimanche 20 septembre 2026 : culte avec Sainte Cène

16ème dimanche du temps de la Trinité : la grande consolation


 

Prélude à l’orgue et accueil :

Bienvenue à chacune, à chacun ici présents, et une pensée chaleureuse à ceux qui ne peuvent être des nôtres. Ce matin, nous sommes venus et nous nous sommes pris le temps de donner un espace à la rencontre. Voici venu le temps d’une halte, puisque pendant toute une semaine, nous étions à l’ouvrage, chacun de notre côté. Voici venu le temps de remettre nos vies face à la Parole et de célébrer, ensemble !

 

La grande consolation, thème de ce dimanche, c’est la certitude que Christ a ouvert, par son message, par sa mort et sa résurrection, un chemin d’espérance.

 

Et si au cœur de nos peines, de nos doutes, de nos désespoirs, nous nous laissions vraiment consoler par Celui qui a promis qu’il nous enverrait un esprit de consolation ?

Et on se mettait à vivre ce jour, et tous les jours qui nous sont donnés, comme une fête ?

Sans doute qu’on verrait la vie autrement, avec des lunettes de joie, d’espérance !

 

Voici venu le temps d’accueillir la Présence qui nous bénit par la grande consolation que nous donne « Notre Sauveur, le Christ Jésus, qui a réduit à rien la mort et fait briller la vie et l’immortalité par l’Evangile », selon notre mot d’ordre de la semaine. ( 2 Tim 1,10)

 

Ainsi que la grâce et la paix, de Dieu notre Père et de Jésus notre Sauveur soient sur nous en ce matin


CHANT : Mon Rédempteur est vivant AEC 475, 1-3

 

LOUANGE

En Christ, notre vie peut donc trouver sa source d’inspiration et avoir un sens. C’est pour cela que nous nous levons pour rendre grâce à Dieu en disant :

Psaume 68, 4-7a.20-21 :

 

 P: Au nom du père, du Fils, du Saint Esprit

A : Amen

P : Alléluia ! Chantez pour Dieu, jouez pour son nom !

A : Ouvrez la route à celui qui s’avance ; son nom est : le Seigneur !

P : Soyez en fête devant lui.

A : Remercions le Seigneur chaque jour.

P : Il nous prend en charge, Dieu notre sauveur.

A : Notre Dieu est un Dieu qui sauve. Alléluia !

 

Que gloire soit rendu au Dieu père, fils et Saint-esprit !

 

Répons : Gloire à Dieu notre Créateur AEC 823

 

Pénitence:

Seigneur Dieu, nous vivons dans un monde de violence et de souffrance. Au loin, à l’échelle planétaire, les conflits qui nous inquiète, les menaces naturelles, séismes, tremblements de terre, les épidémies, les communautarismes, les intégrismes, l’avenir bouché pour nos jeunes, les crises à répétition…  !

Au près, nos querelles de voisinage, dans la famille, les jalousies au travail, l’amour dans le couple qui n’est plus ou plus comme au premier jour…Les soucis que nous posent nos anciens, nos parents, nos proches qui se battent contre la maladie ou la mort. Alors bien vite nous sommes au bout de nos certitudes et de notre espérance.

Nous avons besoin de toi pour nous libérer des bandelettes de nos peurs qui nous figent. Nous avons besoin d’entendre ta voix qui nous appelle pour ressusciter de la mort  notre foi.

Viens et libère-nous de tout ce qui entrave notre joie de vivre et notre confiance en toi.

Donne-nous, à chacun, le courage et la force de marcher à ta suite, et prends pitié de chacun de nous !

 

Répons : prends pitié de moi (mél kumbaya) mélodie AEC 609

 

Paroles de Grâce 

Réjouissons-nous et osons donc vivre dans l’espérance !

 

Laissons-nous dire une vraie parole qui console et qui relève :

Dans le visage du Christ Jésus, Notre Père a mis toute sa tendresse pour nous,

Il nous montre un chemin ; il nous promet un demain

Réjouissons-nous et vivons dans l’espérance !

Là où nous sommes agités, il nous propose la paix,

là où nous avons peur de perdre, de manquer, il nous donne !

Réjouissons-nous et vivons dans l’espérance, car la grâce de son pardon nous a déjà rejoints et elle nous est acquise pour toujours.

Avec Christ, la victoire est à nous, la victoire est en nous !

 

Répons : Victoire au Seigneur de la Vie AEC 500, 1

 

 

Lecture AT : Lamentations de Jérémie 3, 22-26. 31-32

 

Répons : Alléluia

 

Lecture de l’Evangile : Jean 11, 1-4. 17-27

 

Répons : Louange à toi, o Christ

 

CHANT  Nous chanterons pour toi AEC 521, 1+2+16

 

Message

2ème épitre de Paul à Timothée 1, 7-9

Où étiez-vous hier soir ? Hum,hum… Je vais faire mon Messmer, le mentaliste…  Je ne connais pas vos emplois du temps du samedi soir, c’est vrai et heureusement d’ailleurs, mais j’opterai, à une large majorité pour l’option « canapé », à 80-90% ! Alors vrai ou pas ? Canapé hier soir ? « Poltron et sofa, artisan de la « qualitat » nous dit la pub !

Ce matin, Paul va nous en faire sortir de notre canapé : écoutez plutôt le message qu’il adresse à son jeune pasteur et disciple, Timothée… Et évidemment par extension, à nous tous !



7. Car l'Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides ; au contraire, cet Esprit nous remplit de force, d'amour et de maîtrise de soi. 8N'aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur ; n'aie pas honte non plus de moi, qui suis prisonnier pour lui. Au contraire, accepte de souffrir avec moi pour la bonne nouvelle, en comptant sur la force que Dieu donne. 9C'est lui qui nous a sauvés et qui nous a appelés à lui appartenir, non à cause de ce que nous avons fait de bien, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce.

Chers fidèles, avez-vous remarqué à quel point notre époque est devenue prudente ? La rentrée de 2026 n’échappe à la règle désormais bien établie : nous vivons dans le règne absolu du principe de précaution et des algorithmes de confort. Je rejoins là la métaphore du canapé.

Des dizaines d’applications nous dictent quoi manger, combien et à quelle heure… D’autres applications nous disent  où marcher, à quelle heure,pour éviter la pluie… Je n’en ai pas personnellement mais parait-il que les montres connectées engueulent leur propriétaire si le rythme cardiaque s’emballe un peu trop…CQFD : on cherche la sécurité partout : visiophone, caméra de vidéosurveillance, judas sur la porte de l’appart, reconnaissance faciale, empreinte digitale, votre code confidentiel pour débloquer le téléphone…

5 ans après le Covid, on recommence timidement à s’embrasser pour se saluer, même si certains n’ont pas encore franchi le cap.

 

Et parfois, sans s'en rendre compte, cette prudence numérique et sociale s'infiltre dans notre vie de foi. On devient des chrétiens de canapé. On se dit : « Restons discrets, ne faisons pas de vagues, le monde est déjà bien assez compliqué comme ça. »

C’est exactement à ce genre de léthargie confortable que l'apôtre Paul s'attaque en écrivant à son jeune ami Timothée.

Timothée, faut peut-être que je vous le présente : c’est le jeune pasteur un peu stressé, un peu timide limite maladroit qui a tendance à vouloir s’excuser d’exister. Un peu l’équivalent de la timide secrétaire de Miranda dans Le Diable s’habille en Prada.

Et Paul lui balance cette vérité qui fait l'effet d'un shoot d'expresso spirituel : « Car l'Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides ; au contraire, cet Esprit nous remplit de force, d'amour et de maîtrise de soi. »

Notre  texte du jour commence par démonter un mécanisme bien humain : la timidité, ou plutôt la peur. En grec, le mot utilisé évoque une lâcheté passive.

Regardez l’actualité. Qu’est-ce qui fait tourner les réseaux sociaux et les journaux télévisés aujourd’hui ? La peur. La peur du changement climatique, la peur des crises géopolitiques avec un monde divisé en 3 : Amérique, Russie, Chine : qui des 3 va engloutir la petite Europe ? Peur de l'intelligence artificielle qui va tous nous remplacer (même les pasteurs, qui sait !). La peur nous fige et nous pousse à nous recroqueviller sur nous-mêmes.

Mais Paul nous rappelle que l’Esprit de Dieu n’est pas un Esprit de trouille collective. Dieu ne nous a pas branchés sur le canal de la panique. Il nous donne la force. Attention, pas la force brute des super-héros Marvel ou des dictateurs de passage. La force de l’Évangile, c’est la force de la résistance intérieure. C’est la capacité de dire : « Le monde tremble, mais mes genoux ne tremblent pas, parce que ma vie est ancrée en Christ. » Je repense là à mes congés d’été dans les Cévennes : il n’y a pas que Marie Durand qui a gravé le fameux « register » résister dans la pierre de la Tour de Constance où elle était retenue prisonnière à cause de sa foi protestante… Combien d’anonymes ont gravé cela sur les linteaux de leur porte, ou sur leur puits au fond du jardin… Un beau patrimoine que j’évoque en cette journée du Patrimoine.

 

Aujourd’hui, lorsque le mot « force » est utilisé, les voyants clignotent rouge : on pensera violence, harcèlement, même cyberharcèlement. Mais ça, c’est la force sans amour : la force des gros bras ou des grands parleurs sur les plateaux télé.

La force chrétienne rimera donc aussi avec  maîtrise de soi. En 2026, à l'ère de l'immédiateté où il faut réagir à chaud en trois secondes sur son téléphone à n'importe quel sujet, la maîtrise de soi est un super-pouvoir révolutionnaire. C’est le refus de se laisser guider par ses pulsions ou par la colère ambiante. C'est la sainte distance qui nous permet de réfléchir avant d'agir, peut-être même cette appel à essayer d’accueillir et d’aimer avant de juger.

Dans la construction de la lettre que Paul adresse à Timothée, on en arrive à ce basculement qui constitue le cœur de notre théologie protestante : la Grâce.

Là encore, quel décalage ! J’évoquais la notion de dissonance cognitive la semaine passée ; nous vivons dans une société de la performance. On évalue votre valeur au nombre de vos followers, à votre niveau de salaire, ou à votre capacité à être un parent parfait, un citoyen parfait, un écologiste parfait. Il faut toujours « faire », prouver qu’on mérite sa place.

 

La Réforme protestante a redécouvert cette immense bouffée d'oxygène : Dieu ne nous aime pas au mérite ! Vous n’avez pas besoin d’avoir un CV spirituel impeccable pour que Dieu vous adresse, comme dit le texte, une « sainte convocation ». Dieu vous a choisi, vous a aimé, avant même que vous n'ayez pu faire une seule bonne action.

Imaginez le soulagement ! Vous pouvez rater votre soufflé au fromage, vous pouvez avoir des doutes dans votre foi, vous pouvez être fatigué : la grâce de Dieu reste gratuite, inconditionnelle, et définitive. Et c’est sans doute cela notre plus beau patrimoine protestant.

 

Alors, que fait-on de cela aujourd'hui, en sortant de ce culte ?

 

Peut-être une simple recommandation, que je m’applique aussi à moi-même : ne laissons pas nos téléphones, nos peurs ou le cynisme ambiant éteindre le feu que Dieu a mis en nous. Ne soyons pas timides !

 

Expérimentons pour  ce jour et cette semaine cette fameuse « liberté absolue d'être aimés gratuitement. », même au fond de notre canapé, sans aucun scrupule !

 

Sortez d'ici, non pas avec la pression de devoir sauver le monde (le Christ s'en est déjà chargé), mais simplement avec la joie immense de rayonner de sa Vie.

 

Amen.

 

 

CHANT AEC 624, 1-3 Dans toutes nos détresses

 

Liturgie de Sainte Cène :

AEC 863 Saint saint saint est le Seigneur

 

Prière d’intercession :

Dieu vivant, père consolateur

Apprends- nous à accueillir chaque moment qui vient comme un instant de fête tiré du néant.

Souviens-toi de notre peur d’être oubliés, notre peur de ne pas compter et de manquer.

Souviens-toi de ceux qui nous ont porté et nous ont aidé à vivre

Souviens-toi des nôtres qui ne peuvent être avec nous en ce moment

Offre-nous l’attention à l’autre qui est porteuse de vie, et de joie

Nous te remettons ceux qui vivent l’éclatement, la remise en question, la maladie, la souffrance, le deuil, la peur, la mort de l’âme et de l’amour.

Tiens entre tes mains les enfants baptisés ce matin et leurs familles, tous les enfants et les jeunes, tous les parents et  et responsables du monde entier

Garde-nous accueillants et attentifs à celles et à ceux qui sont différents de nous.

Donne- nous de témoigner de la tendresse de ton regard pour tout être humain .

Aide-nous à porter dans nos coeurs tous nos frères et soeurs en humanité, comme tu portes dans ton coeur chacune et chacun de nous

Comme nous nous portons entre nous, maintenant, par la prière que tu nous as apprise

Notre Père

 

Cercle de comunion ( autour de l’autel avec musique de fond à l’orgue)

 

Annonces et offrande ( avec interlude à l’orgue)

 

CHANT d’envoi : Toi lève-toi AEC 545, 1

 

Paroles d’envoi : Ce matin nous avons arrêté le temps, en le vivant différemment des autres matins.

Nous avons chanté, prié, puis quand nous rentrerons nous aurons un bon repas, et nous vivrons ce dimanche comme un jour de fête.

Et chaque dimanche est jour de fête car il nous met en mémoire non seulement le repos de Dieu lors de la création mais aussi le Dimanche de Pâques, la victoire de Jésus sur la mort.

 

Bénédiction

Que le Dieu de tendresse, qui a fait lever Jésus d’entre les morts, fasse lever en toi ce qui est mort et qu’il te  conduise à la vie ! Il a posé sur toi  son regard : qu’il te  garde son amour.

Le Seigneur est avec toi! Va dans sa paix. Amen

 

Postlude à l’orgue
 
 
 

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