Panier garni de la rentrée: culte du 13 septembre 2026
15e dimanche après la Trinité – 13 septembre 2026
Culte de rentrée, baptême, remise de la Bible

Prélude TRES FESTIF !
Accueil
Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit
Bienvenue à chacune et chacun d’entre vous, et tout particulièrement à ceux qui ont repris le chemin de l’école ou du travail. Soyez les bienvenus à ce culte du 15ème dimanche du temps de la Trinité, qui est aussi notre culte de rentrée ici à la paroisse ! Pour bien démarrer cette nouvelle année, notre thème s'intitule "Les biens terrestres ».
« Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain »... nous dira la Bible ce matin.
Pas évident, pas toujours facile. On se sent dépassé. On a peur.
J'ai peur de ne pas être à la hauteur, peur d'échouer, j'ai peur d'être malade, j’ai peur de vieillir, peur de décevoir, peur de me retrouver seul.
J'ai même peur de Dieu.
Devant toutes nos peurs, Dieu nous dit ce matin : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous. » 1 Pierre 5, 7
Prendre soin, veiller sur, faire grandir, accompagner, c’est ce que Dieu le Père s’engage à faire pour l’un de nous : Sacha MOTSCH, tout juste 13 mois, grend frère d’Eloïse, va entrer dans la famille chrétienne par son baptême. Et nos jeunes pré-confirmands recevront ce matin leur Bible, pour les accompagner dans leurs 2 années de catéchisme. Ensemble, nous voulons nous réjouir de cette vie et de cette joie données par Jésus le Christ, notre Seigneur et Sauveur. AMEN.
CHANT : Célébrons le Seigneur AEC 247, 1-3
Louange : Exprimons notre joie de nous retrouver ensemble, par notre louange
P : Seigneur, tu es vie.
Tu nous donnes et nous conserves la vie
A : Nous te louons !
P : Seigneur, tu es lumière.
Tu nous éclaires et nous réjouis par ta lumière
A : Nous te louons !
P : Seigneur, tu es joie.
Tu nous invites à partager ta joie
A : Nous te louons !
P : Seigneur, tu es espoir.
Tu traces et prépares nos sentiers
A : Nous te louons !
P : Seigneur, tu es amour.
Tu nous permets de vivre comme frères et sœurs dans ton amour
A : Nous te louons !
Répons : Louange et gloire à ton nom AEC 271, 1 et 3 (accordéon)
Pénitence : Ouvrons-nous à la grâce de Dieu en reconnaissant ce qui nous sépare de Lui
Seigneur, Dieu notre Père, tu nous offres tout ce dont nous avons besoin pour vivre : les biens terrestres, qui sont le résultat de ta bonté et de notre travail cumulés. Mais tu nous offres un autre bien, peut-être le plus important de tous : ta présence. Chaque jour, tu nous donnes des signes de tes grâces.
Pardonne-nous car nous avons tant de mal à les reconnaître…
Seigneur libère-nous de nous-mêmes, des préoccupations de notre nombril, de notre étroitesse d’esprit, de nos angoisses.
Aide-nous à te chercher, à te trouver et à être des témoins de ton Royaume de justice !
Pour tous nos manquements, nos contradictions, nos erreurs, prends pitié de nous !
(nous prenons un temps de silence)
Répons : Mon Dieu, mon Père AEC 405,1
Annonce de la grâce :
Tel un enfant qui a reconnu et confessé sa faute, Dieu nous accueille dans sa Grâce : c’est le moment de nous sentir pardonné, relevé, en 1 mot: aimé/
Pour moi, dit Dieu, chacun de vous est unique et différent
Chacun de vous est un trésor précieux et fragile.
Que tout ce qui vous fait mal et vous tourmente
Soit effacé et que votre marche en avant soit à nouveau possible !
Répons: Tu peux naître de nouveau AEC 417.1
Liturgie de Baptême
Institution
Au moment de monter vers son Père, le Christ ressuscité déclare dans l’Evangile :« Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps. » (Matthieu 28/18-20)
Instruction
Notre Seigneur Jésus Christ a marqué la place des petits enfants dans le Royaume de Dieu. En leur accordant le baptême, l’Eglise les reçoit au nombre de ses membres, les rend participants de la grâce divine en leur assurant le pardon des péchés et l’héritage de la vue éternelle.
Le baptême n’est pas une initiative humaine : Dieu nous offre de le célébrer. Il a lieu en sa présence et a pour but de nous lier à lui.
Sacha va être baptisé au nom du Père :
Jadis Dieu a fait alliance avec son peuple. Aujourd’hui, il fait alliance avec votre enfant pour le libérer de tout esclavage.
Baptisé au nom du Fils : le Christ est mort pour lui ; il est ressuscité pour faire de nous des créatures nouvelles.
Baptisés au nom du Saint-Esprit : Le Saint Esprit fait jaillir en l’homme une vie nouvelle – le doute fait place à la foi, la peur est vaincue par l’espérance et l’amour chasse l’égoïsme.
A nous de recevoir et de vivre notre baptême tout au long de notre vie en laissant Dieu la transformer et lui donner un avenir.
Rappel de la symbolique de l’eau :
Confession de foi dite Symbole des apôtres
Je crois en Dieu, le Père, tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.
Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la Vierge Marie.
Il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli, il est descendu aux enfers.
Le troisième jour, il est ressuscité des morts, il est monté au ciel, il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, et il viendra de là pour juger les vivants et les morts.
Je crois au Saint-Esprit, la sainte Eglise universelle, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Amen.
Engagement des parents - Baptême de l’enfant – paroles
Allumage bougies de baptême ( Eloïse et celle de Sacha)
CHANT de baptême : c’est lui qui tient la terre
Lecture de l’Evangile du jour ; promesse pour tous les baptisés !
Matthieu 6, 25-34, lecteur Conseiller presbytéral
25 « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas au sujet de la nourriture et de la boisson dont vous avez besoin pour vivre, ou au sujet des vêtements dont vous avez besoin pour votre corps. La vie est plus importante que la nourriture et le corps plus important que les vêtements, n'est-ce pas ? 26 Regardez les oiseaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent pas de récoltes dans des greniers, mais votre Père qui est au ciel les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus que les oiseaux ? 27 Qui d'entre vous parvient à prolonger un peu la durée de sa vie par le souci qu'il se fait ?
28 « Et pourquoi vous inquiétez-vous au sujet des vêtements ? Observez comment poussent les fleurs des champs : elles ne travaillent pas, elles ne se font pas de vêtements. 29 Pourtant, je vous le dis, même Salomon, avec toute sa richesse, n'a pas eu de vêtements aussi beaux qu'une seule de ces fleurs. 30 Dieu habille ainsi l'herbe des champs qui est là aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu : alors ne vous habillera-t-il pas à bien plus forte raison vous-mêmes ? Comme votre confiance en lui est faible ! 31 Ne vous inquiétez donc pas en disant : «Qu'allons-nous manger ? qu'allons-nous boire ? qu'allons-nous mettre pour nous habiller ?» 32 Ce sont les païens qui recherchent sans arrêt tout cela. Mais votre Père qui est au ciel sait que vous en avez besoin. 33 Préoccupez-vous d'abord du Royaume de Dieu et de la vie juste qu'il demande, et Dieu vous accordera aussi tout le reste. 34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »
Remise de la Bible aux jeunes pré-confirmands ( nés en 2014, confirmés de 28) : appel nominatif
CHANT: Cherchez d’abord le Royaume de Dieu, 2 strophes AEC 181
( accordéon et orgue )
Message du jour

Il y a un peu plus de 2 mois maintenant, on attendait les vacances ! Souvenez-vous : il y avait encore du football à la télé à cette époque…
Et puis il faisait chaud, caniculaire : plus envie d’aller en cours et encore moins aux exams, pas de clim' au boulot, ...vite : les vacances ! Et puis elles sont arrivées : certains sont partis, pas tous… Quelquefois loin, ou pas, à 2.30 euros le litre de diesel, tu m’étonnes !
Et puis à un moment, vers mi-août, on s’est dit : pffouh… ça commence à être long, 2 mois de vacances… Rendez-nous l’école, le collège, la fac, le travail !!!…
"Libérez nos chambres et nos maisons de vos enfants" ! , ont dû penser aussi certains papis-mamies qui avaient de moins de moins de patience au fil que les jours passent !
On connait: Chic, ils arrivent… Ouf, ils repartent ! …
Et puis voilà, ça y est ! C’est reparti pour un tour ! Les boules de pétanque et les cannes à pêches sont retournées dans les étagères au garage, pareil pour les sandales d’eau, les maillots de bains et les valises : tout a été bien rangé et éloigné des yeux ! Bien sûr, mieux vaut éviter toute forme de nostalgie et source de distraction : loin des yeux, loin du cœur ! Les bandes-dessinées, mangas et romans se sont retransformés en manuels d’histoire, maths, physique-chimie, SVT ! Retour aux choses sérieuses, au grand désespoir de certains (suivez mon regard…)
Et ce matin, c’est aussi pour certains le retour au culte, à l’église : Club du dimanche, jeunes du KT, paroissiens de retour dans cette maison !
Oui, c’étaient les grandes vacances, vous étiez en villégiature sur la côte Atlantique, Alpes, Normandie, Maroc ou à Bliedheim…Moi j’étais dans les Cévennes, belle découverte !
Et notre Dieu ? Il était aussi en vacances ? Mégafeux presque partout en France, catastrophes naturelles au Vénézuela, coulée de boue au Népal,…
Il est des dimanches où franchir la porte de l’église demande un effort herculéen. Des jours où l’on s’assoit dans les bancs avec l’impression de jouer la comédie. On chante à plein poumons que Dieu est amour, souverain, et qu'il gère parfaitement la marche du monde. Et pendant ce temps, une petite voix à l'intérieur s'agite et demande : « Dis-moi, tu y crois vraiment à ce que tu chantes, ou c’est juste pour faire plaisir au pasteur ? » C’est le grand décalage. Vous lisez les infos le matin en prenant votre café, vous voyez les injustices, la maladie qui touche vos proches, les tracas quotidiens, et puis vous arrivez ici et on fait comme si tout flottait sur un nuage de douceur. Les psychologues appellent cela la « dissonance cognitive ». C’est un mot très chic pour décrire le moment inconfortable où ce que vous vivez prend de plein fouet ce que vous croyez. PAF ! Il y a un bug entre la promesse et la réalité.
En Église, on a souvent traité ce bug comme une honte. On a fabriqué des chrétiens impeccables, sans plis ni taches, qui affichent des certitudes en béton armé. Sauf que le béton armé, mes amis, ça ne respire pas. Et la tradition protestante, heureusement, préfère la vie qui pousse à travers les fissures.
Le réformateur Jean Calvin (depuis mon séjour cévenol, j’ai pris l’habitude de ne pas que citer Martin Luther) – qui n'avait pourtant pas la réputation d'être un grand rigolo, soyons honnêtes – écrivait une phrase d'une immense lucidité pastorale dans son Institution de la religion chrétienne :
« Nous ne devons pas imaginer une foi qui soit si sûre qu’elle ne soit jamais traversée par aucune hésitation, ni une certitude si tranquille qu’elle ne soit point agitée par aucun souci. »
Si même Calvin avoue que la foi tangue, nous voilà rassurés ! Nous n'avons pas besoin de faire semblant. Quand la dissonance vous attrape, quand vous doutez devant les paradoxes de l’existence, vous n'êtes pas en train de perdre la foi : vous êtes simplement lucides.
Le contraire de la foi, ce n’est pas le doute.
Le contraire de la foi, c’est l’indifférence, ou pire, le fanatisme de celui qui pense avoir mis Dieu dans sa poche et verrouillé la fermeture Éclair.
Celui qui ne doute jamais ne croit pas en Dieu : il croit dans le système qu'il a construit autour de Dieu. C'est confortable, mais au moindre coup de vent, tout s'écroule.
Au XXe siècle, le théologien Paul Tillich a résumé cela avec sa profondeur habituelle dans Le Courage d'être :« La foi n’est pas la croyance en des propositions théologiques, mais l’état d’être saisi par ce qui nous dépasse absolument. »
Être saisi, quelle belle expression ! On ne possède pas la foi comme on possède une carte de fidélité au supermarché du coin. C’est elle qui nous attrape. Tillich parlait même du « Dieu au-dessus de Dieu ». Le Dieu réel, le Dieu de l'Évangile, passe son temps à décoller les étiquettes trop bien rangées que nous mettons sur lui.
Regardez l’Évangile. Qu’y a-t-il de plus « dissonant » que la Croix ?
On attend un Roi triomphant sur un char de feu, et on se retrouve avec un homme cloué sur un bois qui crie son abandon. C’est la contradiction absolue. Les disciples ont pris ce Vendredi Saint comme un immense échec, une fausse promesse. Leurs certitudes ont été liquidées. Et pourtant, c'est précisément là, au fond du gouffre, que Pâques a commencé à germer.
Parfois, il faut que nos théologies de papier s'effondrent pour que le Dieu vivant puisse enfin entrer.
Pour nous, protestants, la foi n'est pas un dépôt de musée qu'on époussette le dimanche matin entre le prélude et le postlude à l'orgue. C'est une marche. Et quand on marche, on trébuche, on a des ampoules, on se trompe quelquefois d'itinéraire et on peut même se faire des claquages. Le théologien suisse Karl Barth aimait le rappeler avec son bon sens coutumier :« Un chrétien ne dit jamais : "Je sais", mais toujours : "Je crois". Et ce "Je crois" signifie que je m'en remets à un Autre que moi-même. »
Dire « je crois », c'est accepter de ne pas tout contrôler. C’est accepter que l’Église soit « semper reformanda » – toujours à réformer, toujours en chantier. Et le chantier, ça fait de la poussière, ça fait du bruit, et ça n’avance jamais aussi vite qu’on veut !
Alors, face aux impasses de nos vies, faisons comme cet homme dans l’Évangile de Marc qui amène son enfant malade et qui jette ses dernières forces dans une réplique magnifique d'honnêteté : « Je crois, viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9, 24).
C'est une prière qui n'a pas mis sa cravate.
C'est la prière de ceux qui refusent de tricher.
Chers amis, en ce dimanche de rentrée : une seule chose à faire : détendez-vous.
Dieu ne nous demandera pas cette année un « bulletin de notes spirituel » avec mention « très bien » et des certitudes à 100 %.
Il nous demandera simplement de venir comme nous sommes, avec nos questions qui piquent, nos silences lourds et nos petits morceaux de confiance.
C’est dans la fêlure de nos certitudes que sa grâce se faufile le mieux.
Ne cherchez pas une foi sans nuages, cherchez simplement à garder les bras ouverts au milieu de la pluie.
Entrons ensemble dans le silence de notre prière, en portant devant Dieu nos certitudes et nos doutes:
Seigneur, lorsque la réalité du monde ébranle mes certitudes,
Quand mes questions restent sans réponse et que ton silence me pèse,
Fais de mes doutes non pas un mur qui m'éloigne, mais une porte qui s'ouvre,
Reçois ma foi telle qu'elle est aujourd'hui, fragile et sincère,
Et dans la fêlure de mes certitudes, fais briller ta grâce. Amen.
CHANT : A mon Dieu je me confie AEC 615, 1-3
Annonces – Offrande
Intercession :
Dieu qui nous a permis de t’appeler Père, quand nous réfléchissons au sujet des biens que tu nous donnes, il est une chose qui nous frappe profondément: tu nous as donné ton Fils Jésus Christ pour nous inviter à la liberté des enfants de Dieu. Parmi tous les biens terrestres dont tu nous combles chaque jour, la bonne nouvelle de ton amour pour nous est le bien le plus important car il dure pour l’éternité. Il nous est offert par pure grâce et cela nous remplit d’une joie profonde. Nous sommes importants pour toi et rien ne peut nous arracher à ton amour.
Nous te confions en particulier notre baptisé du jour et leurs familles, les jeunes qui viennent de faire leur rentrée, ceux qui galèrent dans le monde du travail,
Nous te prions pour les adultes qui peinent pour joindre les deux bouts
Nous te confions ceux qui ont perdu un être cher et qui se retrouvent face à leur solitude Nous te prions pour les malades et les mourants
Nous te confions tous ceux qui, dans la nuit de leurs soucis ou de leur détresse, n’arrivent plus à te louer et à chercher auprès de toi leur refuge et leur force.
Seigneur, toi qui as vaincu le mal et la mort à la croix, fortifie et renouvelle notre foi et notre espérance et qu’ainsi nous puissions te louer malgré nos découragements, nos désespoirs et nos doutes. Nous te le demandons au nom de Jésus Christ qui nous a appris à te dire : Notre Père
Chant : Viens et nous bénis AEC 890, 1
Bénédiction : "Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain s'inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine" C'est avec ces paroles du Christ que nous voulons maintenant repartir et vivre par la foi au Père qui prend soin de nous, par la présence de son Esprit consolateur, dans nos vies.
Que la bénédiction de Dieu trois fois saint repose sur vous et vous remplisse de foi et d'espérance. Allez dans sa paix. Amen POSTLUDE



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