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Panier garni du 8 mars 2026

  • il y a 1 jour
  • 13 min de lecture

3ème du Dimanche du Carême Oculi 8 mars 2026

 

Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, soyez les bienvenus à ce culte du 3ème dimanche du temps du Carême. Oculi, après Invocavit et Reminiscere… Souvenez-vous du R5,5 ( Romains 5)

 

Le temps du Carême, un temps de dépouillement et de retour en soi, de méditation et de silence. Nous sommes à la moitié du chemin…

 Le thème du dimanche Oculi nous invite à « Suivre le Christ », à nous mettre en route avec lui, pleinement, résolument. Car, le mot d’ordre nous le rappelle : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu » Luc 9, 62

Même si on n’est pas des bœufs, le thème de de dimanche nous invite à suivre le Christ et à ne pas mettre la charrue avant les bœufs !

Car cette marche à la suite du Christ est un engagement de tous les instants.

Suivre le Christ, être fidèle à son message, c’est un défi de chaque instant, et notre condition humaine nous trahit souvent dans cette quête. L’apôtre Paul nous le disait la semaine passée : personne n’est parfait !

 

CHANT : Te ressembler Jésus Rec Alléluia 44-12, 1-3

 

Psaume 34 : P : Je me tourne vers toi, Seigneur ; mon Dieu, je me fie à toi, ne me laisse pas déçu.

A : Fais-mois la grâce de te tourner vers moi, Seigneur, car je suis seul et misérable.

P : Soulage mon cœur de ses angoisses et retire-moi de la détresse

A : Je me tourne vers toi, Seigneur ; mon Dieu, je me fie à toi, ne me laisse pas déçu.

 

Répons : Je me confie en toi  AEC 154, 1+2 strophes

 

Pénitence :

On me dit de te suivre Seigneur, mais sur quels chemins ? //

Te suivre, Seigneur, la croix m'en indique le sens et m'en redit le chemin !

Et quand je réfléchis à  ton chemin sur terre, avec toutes les fois où tu as été seul, abandonné, trahi, j'hésite à vouloir te suivre, car je prends peur, tout simplement.

Ce chemin là est dur, il y a de la souffrance, la mort est au rendez-vous!

Tout va trop loin ! Jamais je ne pourrais tenir le rythme,

Jamais je ne pourrais et ne voudrais aller aussi loin : souffrir n'est pas dans mes cordes.

Se dépouiller et tout donner ? Moi qui ai toujours peur de n'en avoir pas assez ?

Aller jusqu’à mourir pour les autres? N'est-ce pas un peu trop fort ? //

 

Pour te suivre, Seigneur, je me sens bien trop petit,

Je me sens bien trop faible, Je me sens bien trop lâche.

 

Courte pause


Mais j'aimerais tant te suivre, Seigneur

Car je crois que ce n'est que sur ce chemin-là, à ta suite, que ma vie prend tout son sens et reçoit son goût d'éternité. Mes chemins d’homme m’emmènent souvent dans des impasses, et la déception, l’amertume, la fatigue sont au rendez-vous.

C'est pourquoi, avec mes sœurs et mes frères, Je veux te prier :

 

Apprends-moi à tenir bon malgré mes limites et les épreuves que j’inflige et qu’on m’inflige.

 

Seigneur, pour toutes les fois où j'ai eu envie de ne plus te suivre, prends pitié de moi !

 

Répons : Quand le soir descend strophe 1 et prends pitié de moi strophe 2

 (mélodie Kymbaya AEC 609, 2x )

 

Annonce de la grâce

Suivre le Christ, ce n'est jamais marcher seul. C'est marcher avec lui. Il est notre compagnon de route. Quand tout le monde est parti, il n’y en a qu’un qui reste : c’est Lui !

 

Il nous précède ; il nous ouvre le chemin ; il nous conduit au Père, comme il nous l'a promis lorsqu'il a dit :

 

"Je suis le chemin, la vérité et la vie ;

Personne ne vient au Père sinon par moi.

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande"

 

Répons : L'amour du Seigneur est lumière Rec Alléluia 48-09, strophe 4

 

 

 

Prière avant la lecture biblique : Ferme ton parapluie, mon frère


Ferme ton parapluie, mon frère, la prière n'est pas un parapluie ; Dieu ne vend pas de parapluie, il aime trop le vent ! J'avais peur de me mouiller, je me croyais à l'abri sous ma prière parapluie ; mais tu m'as éclaboussé par dessous, Seigneur ; la rafale est venue de côté, et le parapluie troussé ! J'avais cru sous le parapluie, que tu te tenais toi aussi, toi le maître de l'Esprit ... Un p'tit coin d'parapluie, un p'tit coin de paradis, c'était ma chanson....... J'ai ouvert les yeux, personne sous le parapluie. Personne d'autre que moi, un homme au sec, un homme sec, les doigts crispés sur le manche de la prière parapluie. Viens, maître du vent et de l'Esprit, emporte aux quatre coins du vent mon ridicule parapluie et ma prière paravent ! Toi le Dieu des sans - parapluie, pousse moi dehors, dans le vent, mouille moi, Seigneur. Mais donne-moi en même temps, la joie et la force de ceux que tu trempes de l'Esprit ! Amen.

 

 

Lectures bibliques :

1)   Lettre du premier livre des Rois, chap 19, versets 1-8 :

 

19 1 Le roi Achab raconta à Jézabel, sa femme, tout ce qu'Élie avait fait, et comment il avait mis à mort tous les prophètes de Baal. 2 Jézabel envoya alors un messager pour avertir Élie en ces termes : « Si demain à pareille heure je ne t'ai pas traité comme tu as traité ces prophètes, que les dieux m'infligent la plus terrible des punitions ! » 3 Élie prit peur l et s'enfuit pour sauver sa vie. Il se rendit à Berchéba, dans le pays de Juda ; là, il laissa son serviteur, 4 puis il marcha pendant une journée dans le désert, et alla s'asseoir sous un arbuste, un genêt. Il souhaitait mourir et dit : « Maintenant, Seigneur, j'en ai assez ! Reprends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes ancêtres. » 5 Puis il se coucha et s'endormit sous le genêt ; mais un ange vint le toucher et lui dit : « Lève-toi et mange. » 6 Et il vit en effet près de lui une de ces galettes, que l'on cuit sur des pierres chauffées, et un pot d'eau. Après avoir mangé et bu, il se recoucha ; 7 mais l'ange du Seigneur revint le toucher et lui dit : « Lève-toi et mange, car tu devras faire un très long voyage. » 8 Élie se leva donc pour manger et boire, puis avec les forces trouvées dans ce repas, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à l'Horeb, la montagne de Dieu.

                                                                                     

Pas de répons après la première lecture !!

 

 

2)   Evangile de Luc chap.9, versets 57-62 :

57 Ils étaient en chemin, lorsqu'un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » 58 Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse se coucher et se reposer. »

59 Il dit à un autre homme : « Suis-moi. » Mais l'homme dit : « Maître, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » 60 Jésus lui répondit : « Laisse les morts enterrer leurs morts ; et toi, va annoncer le Royaume de Dieu. »

61 Un autre homme encore dit : « Je te suivrai, Maître, mais permets-moi d'aller d'abord dire adieu à ma famille. » 62 Jésus lui déclara : « Celui qui se met à labourer puis regarde en arrière n'est d'aucune utilité pour le Royaume de Dieu. »

 

Répons : Louange à toi ô Christ

 

CHANT : Venez au sauveur AEC 409, 1-3

 

Message

Notre premier passage biblique du jour nous a montré un Elie qui est obligé de fuir, gagné par l’angoisse, la solitude du désert et l’envie de mourir : « Jetzt langst ! J’en assez ! », disait-il. Que de nous n’a jamais proféré de telles paroles ? Et l’évangile nous a fait découvrir un Jésus avec un côté radical : oui, le chemin de la foi est astreignant, contraignant. Pas le droit d’enterrer son père, pas d’adieu à ses proches, pas  le droit de regarder en arrière et de se réfugier dans le confort du passé. Pas le droit de fuir ! Voilà de quoi nous laisser KO debout ! En ben dis-donc, si c’est ça la charité chrétienne ! Bonjour l’accueil !

A propos de « bonjour l’accueil », j’ai distribué cette semaine des petits tracts annonçant la collecte des jeunes du catéchisme au profit des Restos du Cœur  (réalisée hier samedi matin) : j’ai fait le tour des boites aux lettres des rues Souvenir, Dames, Liberté, Prés, Chopin,… Arrivé rue du Landsberg, je tombe sur un monsieur, devant sa maison, je le connais, il sait qui je suis ; vu qu’il était affairé je lui dis : «  je mets ça dans ta boîte à lettres ! Réponse du gars : « Oh, non, de toute façon, c’est de la connerie, je vais le jeter ! » Ça me fâche d’autant plus qu’il ne savait même pas de quoi il s’agissait ! Je lui explique en 3 mots en disant que si c’est de la connerie d’aider son prochain, et les Restos du Coeur, notre monde est vraiment mal barré ! Et je lui mets quand même le papier dans la boîte aux lettres…

De la répartie, du tac au tac, c’est aussi ce qu’il faut de temps en temps.

Malheureusement, nos Eglises et ses dirigeants en ont trop souvent manqué, par tiédeur ou peur de froisser.  Trop longtemps sans doute, et je me prêche aussi à moi-même, le chrétien s’efforçait de faire le dos rond au nom de sa charité, de sa patience et de sa tempérance. Ce n’est pas toujours la bonne attitude. La foi, c’est un combat, aussi verbal quelquefois. Combat verbal, joute avec les mots : c’est aussi ce sentiment que j’ai en lisant les 3 réponses que Jésus fait à ses interlocuteurs en ce dimanche qui nous propose de  « suivre le Christ ! ».

Mais comment suivre le Christ ? Que nous a dit l'Evangile tout à l'heure ?

Jésus ne cherche pas à se vendre et ensuite, lorsque l’affaire est dans le sac, il révèle ses cartes ; c’est à dire une toute autre réalité que celle que la vitrine présentait. Le Christ aurait fait un bien mauvais politicien. Pas de campagne avec des belles promesses à tous les étages !

Non, Jésus n’est pas un bon commercial mais un homme entier, cash, franc et direct ! Au risque de déranger son auditoire de l’époque et nous aujourd’hui… Oui, nous, qui aimons tant les choses lisses, surtout pas de vague, restons courtois quitte à nous mentir à nous-même.

Jésus, lui,  ne cherche pas à séduire, ni à plaire. Il ne cherche pas à caresser les gens dans le sens du poil. Il ne se prend pas pour un gourou et n’utilise pas leurs méthodes de recrutement. Il annonce clairement la couleur : le suivre, ce n’est pas un chemin de gloire ! Le suivre, ça entraîne des risques d’incompréhension, de critique, de rejet. Là où malheureusement certains imaginaient qu’ils auraient du pouvoir… Jésus veut éviter à ses auditeurs le risque de se méprendre, de croire qu’en le suivant, ils trouveraient une forme de réussite, de valorisation personnelle, de récompense…

Au moment où notre Evangile du jour situe ces rencontres, la Passion se profile déjà nettement au bout du chemin. Et oui, c’est aujourd’hui le 3ème du Carême, sur 6 dimanches. La feuille de route est désormais limpide.  Et Jésus veut éviter toute méprise sur lui-même. Ses disciples, quelques temps auparavant, lui avaient dit ce que les gens pensaient de lui ; certains, semble-t-il, le prenaient pour Elie, d’autres pour Jean Baptiste, ou l’un des prophètes (Luc 9/18). Pierre quant à lui, avait clairement déclaré qu’il est le Messie (9/20). Pierre, le bon élève, cherchait à gagner un bon point ; il se voyait déjà être un bon adjoint dans l’équipe « messie-cipale » : ça le valorisait et le sécurisait de se « mettre bien » avec Jésus !

La Parole tranchante de l’Evangile du jour peut nous sembler abrupte, même repoussante. C’est que Jésus ne contraint personne à le suivre. Il ne fait pas non plus de promesses fallacieuses : il ne promet ni le succès, ni la santé, ni l’absence d’épreuves et de souffrance. Il avertit au contraire que celui qui le suit peut se retrouver dans la même situation que lui : incompris, jalousé, méprisé, critiqué, rejeté.

Rejet : c’est aussi un mot qui est à la mode en cette période électorale. Mon voisin m’a donné quelques exemplaires de revues dans lesquelles j’ai pu lire que dans certaines villes françaises, en pas des moindres, notamment Marseille et en banlieue parisienne, des listes municipales refusaient, rejetaient les colistiers non racisés, comprenez « pas de blanc » sur la liste. C’est quand même un comble dans le pays des Droits de l’Homme ! J’en profite d’ailleurs pour souhaiter une bonne journée des Droits de la Femme en ce 8 mars !

Je disais tout-à-l’heure que le Christ aurait été un mauvais commercial. Je nuance mon propos en disant qu’il ne repousse pas ses interlocuteurs, mais qu’il leur indique le prix à payer pour le suivre. L’ont-ils suivi finalement, ceux qui sont venus leur exposer leurs priorités du moment, enterrer le père, dire adieu à la famille… ? Les évangiles ne nous disent pas ce que sont devenus ces gens. Car sans doute que ce n’est pas là le plus important.

Ce qui importe, c’est que chacun soit au clair avec lui-même dans son engagement derrière Jésus-Christ : qu’est-ce que j’attends de lui ? Suis-je à la recherche d’une religion qui me rassure sur l’au-delà ? D’une protection et d’une bénédiction divine qui me rassurent devant les menaces qui pèsent sur mon existence ? 

Aux hommes qui demandent à le suivre, Jésus ne répond bien sûr pas par la négative ! Mais il ne répond pas non plus par un « Oui »  franc et massif ! Il ne dit pas simplement : « Allez venez, suivez moi ! Pas de problème ! Ce sera la fête !»  Il donne au contraire trois réponses assez étranges et même assez dures, pour susciter chez les « candidats »  une réflexion, pour les amener à prendre conscience que leur choix devra aussi entraîner une certaine manière de vivre, au moins théorique.

Au premier qui lui dit : «Je te suivrai partout où tu iras.» Jésus répond assez logiquement : je n’ai rien à donner, je ne possède rien. Si tu viens avec moi, tu dois accepter de renoncer à tes sécurités matérielles voire spirituelles.

Le chemin avec Jésus est un chemin qui n'est pas forcément fait de sécurité, car justement, il ne s'arrête jamais. Faire route avec Jésus exclut le fait de vouloir s'installer une fois pour toutes, que ce soit matériellement ou spirituellement. Faire route avec Jésus, c'est être prêt à aller toujours plus loin, toujours en avant, quitte à renoncer à ce qui était acquis. 

Or, comme le jeune homme riche, nous voulons bien suivre Jésus mais sans renoncer à nos sécurités, à nos biens, nos principes et nos habitudes. Nous voulons être rassurés dans tout, que ce soit au niveau matériel ou spirituel. Le mot

« insécurité » est devenu un mot très politique : ici, à Lingolsheim, ailleurs aussi sans doute, on en fait un enjeu de communication majeur. Certains estiment qu’elle est insuffisante, il faut une police armée, on sort des chiffres en termes de coût loin de la réalité a priori… Enjeux de communication…

Insécurité : un terme qui fait peur et qui nous fait mettre des barrières entre nous. Là où certains prônent la sécurité à tout prix, les autres imaginent une salle des fêtes pour créer du lien ! Entre les incompatibilités d’humeur, de régime alimentaire, ceux qui boivent de l’alcool et mangent du porc (choucroute à la paroisse aujourd’hui !) là où d’autres font le ramadan et chez qui l’alcool est « péché », la fête ne durera pas longtemps… La belle salle des fêtes imaginée par certains ne sera sans doute qu’une arène où les clivages se verront d’autant plus ! Mais on a le droit de rêver et de créer du lien, c’est d’ailleurs ce que s’efforce de faire notre paroisse en invitant largement aux repas, concerts, stammtisch, prochainement karaoké le soir du 21 mars, ouvert à tous, mais selon nos règles, nos envies, notre carte de menu et de boissons, nos préceptes à nous. Certains ne veulent pas d’ennuis. Et la meilleure façon de ne pas en avoir, c’est de ne pas s’engager et de ne rien proposer ! Les paroisses dans lesquelles se passent des choses, ce sont des paroisses qui osent… Et à l’avenir, celles-là se développeront sans doute encore plus… Là où ça vivote aujourd’hui, demain ce sera mort…  

C’est d’ailleurs la 2ème interpellation de Jésus. «Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le Règne de Dieu.» : une phrase qui parait être radicale. Mais Jésus ne nous demande pas d’être inhumain, ni de manquer au respect dû à nos morts, il ne demande pas de nous déciviliser car je le rappelle, la civilisation est née au moment où les vivants ont commencé à prendre soin de leurs morts, selon certains sociologues et anthropologues.

Les morts, dans la bouche de Jésus, ce sont ceux qui ont entendu l’appel de Jésus et qui ne l’ont pas saisi. Ce deuxième interlocuteur est d’ailleurs le seul à qui Jésus dira: « Suis-moi ! »  C'est Jésus qui appelle cet homme et qui lui intime de le suivre : c'est maintenant qu’il faut faire le choix entre la vie et la mort. Hic et nunc, comme disent les lettrés : ici et maintenant !

Suivre Jésus, c'est laisser derrière nous nos peurs et tout ce qui nous empêche de vivre ; c'est croire que toutes les puissances de mort dans ce monde peuvent être vaincues. Certains voient d’ailleurs dans le conflit au Moyen-Orient un nouvel avènement des civilisations judéo-chrétiennes, puisque ce sont elles qui mènent le combat contre l’obscurantisme. Je vous laisse libre de vous rallier à cette interprétation de l’actualité. Des drones à abattre pour rétablir un trône, celui de Jésus.

Et enfin, la troisième réplique : «Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n'est pas fait pour le Royaume de Dieu».  Cette parole nous invite à aller de l’avant, à ne pas nous crisper, à ne pas nous figer sur ce qui a toujours été.

Stop technique : à l’époque de Jésus, la charrue était tirée par un bœuf, la charrue se trouvait devant celui qui laboure. Comme avec un motoculteur, et pas comme avec le tracteur où la charrue est derrière…  C’est en avant qu’il fallait regarder pour voir si le sillon allait être bien droit. Celui qui regarde en arrière est donc celui qui ne regarde pas ce qu'il fait, qui ne fait pas attention à ce qu'il fait, qui n'est pas sérieux dans la tâche qu'il accomplit.

C’est à cette « fidélité du laboureur » faite d’endurance et de constance, que nous sommes appelés ce matin.

En commençant par labourer mon petit lopin de terre, celui de mon cœur, de mon intelligence pour me fixer un cap. Introspection toujours, c’est Carême !

 

Amen.  

 (+interlude)

 

CHANT : Touche nos oreilles AEC 229, 1-3

 

Annonces  et Offrande (jeu d’orgue)

 

 

Prière d’intercession : Seigneur Jésus, tu nous appelles à te suivre, aussi sur le chemin qui passe par la croix. Tu sais combien nous sommes hésitants à te suivre sur ce chemin-là. Nous ne voulons pas souffrir, nous avons peur de la mort, la mort de nos relations, le vieillissement de notre corps, la mort de nos illusions...

 

 Seigneur donne-nous encore cette certitude que le chemin ne s’arrête pas au Golgotha, avec la trahison et la violence, mais qu’il nous conduit au matin de Pâques ; dans la lumière de ta résurrection.

Ce dimanche nous a parlé du regard : Oculi. Que notre regard ne se détourne pas des théâtres de conflits : la 4ème année de guerre a débuté en Ukraine, le Moyen-Orient est toujours en ébullition… n’oublions pas les enjeux moins médiatisés au près et au loin !

Ce jour, 8 mars, les femmes sont mises à l’honneur : nous te prions pour que cessent  les violences commises contre les femmes, leurs droits bafoués auprès et au loin.

Merci aussi à ceux qui ont changé de regard par rapport au sexe opposé, par rapport aux minorités, par rapport au monde : que nous soyons aussi de ceux qui osent dépasser leurs habitudes enfermantes.

 

Viens nous rappeler qu’avec toi, le pouvoir des ténèbres ne dure pas. Aide-nous donc à déjà porter notre regard sur le Christ, messager de la Bonne Nouvelle, porteur de lumière, de vie et de fraternité.

 

Seigneur, sois avec chacun et chacune de nous et fais-nous grandir dans la foi, l’espérance et l’amour. Amen et ensemble, nous te disons : Notre Père

 

 

CHANT : Tu nous appelles à t’aimer AEC 532, strophes 1 et 4

 

Bénédiction les uns pour les autres (chaîne) : Que Dieu te bénisse, (on repète tous!) Que Dieu te garde ! (on répète) Qu'il tourne son visage vers toi (on répète) Que sa force et que sa joie t'accompagnent ! (on répète) Amen

 

 

Postlude

 
 
 

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