Panier garni du 8 mai

Dimanche 8 mai 2022




Culte du dimanche « Jubilate » - jour d’armistice


Accueil : La grâce, la paix et la joie soient avec vous, au nom de Dieu Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Après la nouvelle naissance, le Bon Berger dimanche dernier, le thème de ce 3ème dimanche, c’est Jubilate. Quand quelqu’un jubile, il est rempli d’une joie immense, débordante. Jubilate signifie donc « Réjouissez-vous ! ».


Oui, on peut se réjouir car Pâques est derrière nous, et depuis le premier dimanche de Pâques et son tombeau vide, c’est Pâques tous les dimanches, et tous les jours ! Vie nouvelle possible, vie où toutes les petites morts et même la Mort avec un M majuscule ont été vaincues, une fois pour toutes ! Victoire de la Vie et de la joie du Ressuscité promise à tous les baptisés, donc réjouissons-nous !


« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature, le monde ancien est passé, voici qu’une réalité nouvelle est là. » écrivait Paul dans sa 2ème aux Corinthiens (5, 17)

Voilà le mot d’ordre pour ce dimanche et pour toute cette semaine.


Jubilate, c’est un thème qui correspond aussi d’une certaine manière à ce 8 mai où nous célébrons l’armistice. La joie est possible, car il y a la paix, même si tout n’est pas paisible et parfait autour de nous.

Dans la foulée du culte, ceux qui le souhaitent pourront suivre la cérémonie à 11h, au monument aux morts, ici devant la mairie de Lingolsheim.

CHANT : Qu’aujourd’hui toute la terre AEC 228, 1+2

LOUANGE Psaume 66 : en alternance


Acclamez Dieu, gens du monde entier.

Célébrez son nom glorieux, honorez-le par vos louanges.

Dites à Dieu : "Combien ce que tu fais est impressionnant !

Face à ton immense puissance tes ennemis abandonnent toute fierté.

Que les gens du monde entier s'inclinent jusqu'à terre devant toi, qu'ils te célèbrent par leurs chants, oui, qu'ils te célèbrent, Seigneur ! "

Venez voir ce que Dieu a fait ; pour les humains son exploit est impressionnant.

Il a mis la mer à sec, on passe le fleuve à pied.

Soyons en joie pour ce haut fait. Il règne avec énergie pour toujours.

Des yeux il surveille les nations : que les rebelles ne fassent pas les fiers !

Peuples, remerciez notre Dieu, louez-le à pleine voix.

Il nous a fait entrer dans la vie, il nous a préservés des faux pas.


Répons : Je louerai L’Eternel AEC 151/1




Pénitence:

Présentons-nous devant Dieu avec nos faiblesses:

J’ai cueilli une fleur sur le bord du chemin.

Je l’ai serrée contre moi

pour la garder

Rien que pour moi.

Mais la fleur s’est fanée.


Un ruisseau traversait mon jardin.

J’ai construit un barrage

pour le garder

Rien que pour moi.

Mais le ruisseau a tari.


J’ai attrapé un rossignol sur une branche.

Je l’ai mis dans une cage

pour le garder

Rien que pour moi.

Mais le rossignol est mort.

Voilà l’image de nos relations avec la création, et avec nos frères en humanité…dans nos façons d’exister, nous aimons confondre « Aimer » avec « Posséder l’autre ». Pour tous ces manquements, prends pitié de nous…

.

Répons : Prends pitié de nous ô Seigneur

(sur la mélodie de Kumbaya AEC 609)


Prends pitié de nous ô Seigneur

Prends pitié de nous ô Seigneur

Prends pitié de nous ô Seigneur

ô Seigneur Prends pitié de nous


Annonce du pardon :


Recevez le pardon de Dieu qui s’exprime en ce jour dans le mot d’ordre de ce dimanche Jubilate :


« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature, le monde ancien est passé, voici qu’une réalité nouvelle est là. » 2 Cor 5, 17


Répons : Magnifique est le Seigneur AEC 174 (2 strophes !)

Prière :

Nous te louons, Père,

toi qui es Seigneur de toutes choses,

toi qui es notre créateur,

toi qui est l’auteur de ce qui existe.


Nous tendons nos mains vers toi.

Nous élevons notre esprit vers toi.


Nous t’en prions:

envoie sur nous ton Esprit-Saint;

donne-nous de comprendre les Ecritures,

d’y discerner ta présence et d’en vivre.

Par ton Fils Jésus-Christ.

O notre Dieu, qui nous donne la paix et la joie par Jésus, nous te bénissons et nous te louons car tu es proche de nous. Amen

Lecture biblique :

Evangile de Jean 15, 1-8


1Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. 2Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit. 3Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. 4Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. 5Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. 6Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. 7Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. 8Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.


Chant Béni soit le Seigneur AEC 249, 1-3

Message – prédication


Genèse 1, 1-4a, 26-28, 31a et 2, 1-4a


En ce dimanche JUBILATE, « réjouissez-vous », un texte connu, archi-connu dont même les nuls en Bible et en religion en connaissent un minimum : le premier chapitre de la Genèse ! « Au commencement, Dieu créa… » Quoi ? (le ciel et la terre, la terre et le ciel, la terre et la mer, ……déjà on est plus sûr… oui le ciel et la terre, dans cet ordre-là, d’abord le ciel évidemment ! C’est Dieu l’architecte, pas GIPA, EIFFAGE ou je ne sais quel cabinet d’architectes) Lecture du texte


Les fameux 6 jours de la Création, dont on a réentendu ce matin ce qui s’est passé le 1er jour : la lumière (l’énergie, dont on parle tant encore aujourd’hui !) puis les humains au 6ème jour. La pointe du texte étant d’arriver au respect du sabbat, du jour du repos pour se remémorer l’œuvre de la divine création.


Quelques petites choses à noter tout de même, puisqu’avec les textes archi-connus, le risque est toujours de passer à côté, à force de les entendre, on n’y fait plus attention !


Déjà, c’était quel jour le premier jour de la semaine ? Le « jour 1, celui dont on se souvient », comme le chantait à une époque Louanne. Alors ? Un lundi !? Ben non, si le jour 7, celui du repos, celui du sabbat, c’était un samedi, le jour 1 sera forcément un dimanche. Vous voyez, déjà, on a perdu nos bases… Ah, j’étais sûr que c’était un lundi moi, le jour 1 !


Et puis autre bizarrerie : lorsqu’il crée la lumière, Dieu dit « que la lumière soit » Et la lumière fut… Alors que lorsqu’il crée les humains, il ne dit pas « que les humains soient ». Il dit « Faisons les humains à notre image », comme s’il s’adressait à quelqu’un d’autre, comme s’il dialoguait avec un co-constructeur, un architecte associé, alors que théoriquement il est censé être seul…


Je dois confesser que cette histoire d’origine, ce récit de Création me renvoie toujours à mes propres origines, à mon histoire personnelle en lien avec ce récit de la Genèse.

Déjà enfant, ça ne me choquait pas que Dieu puisse parler à voix haute en utilisant le « nous », alors qu’il était tout seul… Le fameux « faisons les humains, sur lequel tant de théologiens se sont cassés la tête… J’ai un autre exemple du genre : celui de ma grand-mère paternelle. Son mari, mon grand-père, est décédé alors que j’avais un peu plus de 6 mois. Lorsque j’étais chez elle, très souvent puisqu’elle habitait en face de la maison de mes parents, il n’était pas rare de l’entendre parler à voix haute, dans la cuisine, dans le séjour, partout dans la maison… alors qu’elle était seule ! Lorsque je venais chez elle, et que je l’entendais parler à vois haute, je toquais toujours avant d’entrer, car je pensais qu’elle était en compagnie de quelqu’un, alors que non, toute seule !

L’analogie et les souvenirs ne s’arrêtent pas là… Car dans le séjour, chez ma grand-mère, sur une table en formica à roulettes, sous un sac de billes en toile bleue, il y avait aussi une pile de livres et de bandes dessinées. Journal de Mickey, les aventures de Picsou, Michel Vaillant et un seul gros livre, une Bible illustrée !

En ouvrant les premières pages, on voyait un dessin de la planète Terre, un soleil, des animaux un couple d’humains pas très habillés… Voilà mes premiers souvenirs de ce récit mythique de la Genèse, chapitres 1 et 2. A cette époque, je ne m’interrogeais pas encore sur la réalité scientifique de cette belle aventure qui s’appelle la Création. Ce n’est que plus tard, en évoquant les théories de l’évolution, les hommes préhistoriques, que cela aurait pu être remis en cause. J’en parle comme d’une hypothèse, puisque la science et la Bible disent finalement la même chose : notre planète, l’eau, la vie, la terre, les animaux, les humains sont apparus dans cet ordre ; sauf que « un jour » biblique correspondait plus à des « ères, à des millions, des milliards d’années… » Devant ce constat, je me dis : « Drôlement fortiche le rédacteur de la Genèse, le Yahviste et l’Elohiste, qui des centaines d’années avant Jésus-Christ, avant toute la technologie et le travail de recherche scientifique, écrivait déjà le déroulement des choses, telles que la science les a confirmé ! »


Pour autant, ce n’est pas un texte évident, simple sous des abords simplistes, naturels, presque logiques. Comme tous les écrits fondateurs, ce texte est aussi source de division : les vegan, végétariens, et autres végétaliens y trouveront l’évidente justification de l’homme qui ne doit pas manger les animaux ; les puritains s’intéresseront au fait que les rapports sexuels entre l’homme et la femme sont faits uniquement dans le but de procréer, les féministes y trouveront la trace d’une égalité parfaite entre homme et femme…Les anti-avortements brandiront le commandement de peupler le monde,… chacun y trouvera ce qui l’arrange pour lui donner raison !


Peut-être est-il alors temps de rappeler qu’il s’agit avant tout d’un écrit conceptuel ; on l’aura compris : l’homme dominateur, respectueux des autres et de Dieu, souverain dans la Création est un idéal ! Il est intéressant de noter que sur les huit œuvres crées, sept d’entre elles obtiennent le label « BON » (et Dieu vit que cela était bon)… le seul qui n’y a pas droit, c’est l’humain ! Comme pour dire : mon petit coco, je ne t’appelle pas bon, mais tu es libre de le devenir ! Beau programme, belle responsabilité laissée par le Créateur à celui qui est appelé à devenir responsable, à l’image de Dieu.


L’armistice fêté en ce 8 mai, commémorant les 77 ans de la fin de la 2ème Guerre, nous rappellera que les humains, les peuples n’ont pas toujours été bons ! De position de créatures créées à l’image de Dieu, l’Histoire en aura perverti un bon nombre pour les transformer en diables sanguinaires, assoiffés de pouvoir et d’envies de destruction.


Bien souvent, nous ne pouvons que constater les dégâts, être las, lassés, nous sentant impuissants. Au contraire de l’énergie frappante que Dieu déploye au commencement, énergie toujours à l’œuvre ! Inlassablement il travaille. Il sépare le désordre du monde. Certes, il ne réussit pas toujours ce qu’il entreprend mais il ne se décourage jamais. Et recommence au commencement jusqu’à avoir fait sortir du chaos de la mort, la vie nouvelle en Jésus Christ.


Genèse 1 reste fondateur parce que dans ces lignes nous sont proposées ce qui devrait être le principe de notre existence. Ce ne sont ni la nature ni l’histoire qui décident de nos vies. Nous ne sommes pas abandonnés aux lois du hasard qui régissent l’univers et que certains appellent le destin.

Nous sommes en présence d’une parole de Dieu qui nous demande de répondre et qui nous rend responsables. Nous ne sommes ni des automates ni autonomes. Ce qui nous fait avancer est la parole de Dieu, principe de vie, qui nous pousse à faire reculer partout le chaos et avancer un monde meilleur. C’est notre modeste part à la création toujours en mouvement.


Je termine par une histoire juive, qui dit aussi quelque chose de l’état du monde, mais qui nous fera je l’espère rire ou sourire. Tant qu’il y a de la joie, de l’humour, du rire, Dieu est à l’œuvre !


C’est l’hiver. Il fait un froid glacial. Le petit David, sur le chemin des cours, entend un piaillement d’oiseau. Il cherche d’où il provient et trouve un petit oiseau tout frigorifié. Il le ramasse, le met au chaud sous son manteau et reprend son chemin vers l’école. L’oiseau se sent bien et se réchauffe. Mais, arrivé devant son école, le petit David hésite à apporter l’oiseau avec lui. En même temps, il ne peut l’abandonner à ce froid. C’est alors qu’il aperçoit sur le chemin, une bouse de vache, toute chaude, toute fumante. De ses mains, il fait un trou au milieu de la bouse et y place le petit oiseau. Puis il se rend à l’école. Le petit oiseau, bien au chaud, se croit au printemps et se met à chanter allégrement. Et il chante et chante… Passe dans le voisinage, un renard affamé. Attiré par les chants, il se dirige vers l’oiseau, au milieu de son lit douillet. Là, au milieu de la bouse fumante, il découvre le petit oiseau et le croque. Fin de l’histoire et surtout fin du petit oiseau…


Commentaire talmudique sur l’épisode :

- Rabbi Yankel : « Quand on te met dans la merde, ce n’est pas nécessairement que l’on te veut du mal. »,


- Rabbi Moshé : « Quand on te sort de la merde, ce n’est pas nécessairement qu’on te veut du bien. »


- Rabbi Ephrem : « Et, de toute façon, quand t’es dans la merde, pourquoi tu chantes ? »


AMEN


CHANT Seigneur tu cherches tes enfants AEC 536, 1+4+5 strophes

Annonces

Intercession poursuivons notre prière…

Prions pour ceux qui sont tristes, déçus, blasés par la vie, la société, leur famille, la foi…

Tous ceux qui sont malheureux, …

les malades, les chômeurs, les personnes âgées, les personnes handicapées.

Nous te prions aussi pour ceux qui sont dépourvus de tout, de confort, d’amitié, de tendresse,…


Pour ceux qui connaissent la guerre et ceux qui célèbrent la paix retrouvée, comme notre pays aujourd’hui. Nous te prions pour nos gouvernants, les autorités civiles, les armées, …


Seigneur, apprends-nous à t’aimer toi, notre prochain mais aussi nous-mêmes, comme tu nous as aimés, car nous savons tous à quel point cela est difficile. Donne-nous la force d’y parvenir.


Reçois nos demandes personnelles dans le secret de nos cœurs…(silence)

Notre Père



CHANT d’envoi : Sur le chemin où tu appelles AEC 883


Bénédiction :

Jubilate – jubilez, réjouissez-vous !

Que rien jamais ne vous fasse souffrir ou pleurer, au point d'en oublier la joie du Christ ressuscité...

Que la joie de Jésus soit force en vous, et entre vous, lien de paix, d'unité et d'amour !


Allez dans la joie et dans la paix et que Dieu vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.


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