Panier garni du 24 juillet 2022

6ème dimanche après la Trinité

Dimanche 24 juillet 2022



Prélude à l’orgue


Accueil : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous.

Le Thème de ce 6ème dimanche du temps de la Trinité, nous invite à « vivre le baptême ». Et le mot d’ordre nous redit cette bonne parole que Dieu a prononcée sur notre vie au moment de notre baptême : « Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. » Esaïe 43, 1

Craindre quelqu’un ou quelque chose, on le pourrait, et cela pour mille raisons et motifs différents. Craindre l’avenir, la canicule, craindre avant un voyage ou devant la maladie, craindre parce qu’il y aura forcément de la nouveauté, oui, je et on le pourrait ! Réécoutons alors cette parole de vie, de fortification, qui nous fait du bien à nous tous : « Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. »

Que cette parole nous donne à tous, dès le début de ce culte de la sérénité, de la force et de la joie ! Amen.

Et cette joie, cette reconnaissance, nous voulons la chanter :


CHANT ASSEMBLEE : AEC 562, 1-3 Nos cœurs pleins de reconnaissance


LOUANGE: Psaume 67 :en alternance

P Que Dieu nous accorde sa grâce et nous bénisse,

A Qu’il fasse briller sur nous sa face

P Afin que l’on reconnaisse ton intervention sur la terre,

A Afin que l’on reconnaisse ton salut parmi toutes les nations.

P Les nations se réjouissent car tu juges les peuples avec droiture

A Oui, Dieu nous bénit, que toutes les extrémités de la terre le respectent!

Répons : Louons l’Eternel, acclamons-le en chantant à la gloire du Dieu Père, Fils et Saint-Esprit ! AEC 151, 1+4 Je louerai l’Eternel


Pénitence:

O Dieu, toi qui nous as aimés le premier, nous parlons de toi comme si ce n’était qu’une seule fois, dans le passé, que tu nous as aimés le premier. Pour beaucoup, ton amour s’est manifesté et s’est arrêté le jour du baptême, lorsque nous étions encore des enfants qui n’ont pas saisi eux-mêmes la promesse qu’il contient. Surtout si personne ne leur a expliqué par la suite.


En réalité, c’est tout au long de notre vie, que tu nous aimes le premier.

Quand nous nous éveillons le matin et que nous nous tournons vers toi, tu nous devances, tu nous as aimés le premier.

Même si je me lève avant l’aube et fais monter vers toi ma prière, tu me devances, tu m’as aimé le premier.

Quand j’écarte ce qui me distrait, me fait rire ou m’inquiète et que je me recueille pour penser à toi, tu es encore le premier.

Pardonne-nous ô Dieu, notre ingratitude : ce n’est pas une seule fois, mais c’est à chaque instant de notre vie que tu nous aimes le premier. Pardonne-nous de ne pas assez prendre le temps de réfléchir à notre relation à toi, et en particulier à notre baptême en Ton Nom.


Répons :Même en chantant… Mélodie M Fugain, Je n’aurais pas le temps

(uniquement le refrain ! mélodie à l’orgue une première fois) cf doc joint


Même en courant plus vite que le vent, plus vite que le temps;

Même en courant je ne prends pas le temps, pas le temps

De te parler, de te faire monter

Mon humble prière

Vois ton enfant

qui ne prend pas le temps

de le faire!


Grâce : Dieu vous a donc aimé le premier ! Le baptême en est le premier signe. Paul le déclare dans sa lettre aux Galates :

« Vous êtes tous par la foi, fils et filles de Dieu en Jésus Christ. En effet, vous tous qui avez reçu le baptême du Christ, vous avez revêtu le Christ. Galates 3, 26-27


C’est pourquoi réjouissez-vous et vivez, les uns avec les autres, de l’amour que Dieu verse en vous par son Esprit


Répons : Quand les montagnes AEC 167


Poursuivons et prions avant de recevoir les lectures:

Par le baptême, Seigneur, tu nous as offert l’amour et la vie en abondance. Nous t’en prions, accorde-nous de discerner dans notre vie les signes de ton amour et fais-nous la grâce de pouvoir rester fidèles à cette alliance d’amour et de vie.

Nous te le demandons, par Jésus Christ ton fils unique, notre Seigneur. Amen


1) Lecture AT : livre du prophète Esaïe chapitre 43, versets1-5

« N'aie pas peur, je t'ai libéré, je t'ai appelé par ton nom, tu m'appartiens. 2 Quand tu traverseras l'eau, je serai avec toi ; quand tu franchiras les fleuves, tu ne t'y noieras pas. Quand tu passeras à travers le feu, tu ne t'y brûleras pas, les flammes ne t'atteindront pas. 3 Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, moi, l'unique vrai Dieu, je suis ton Sauveur.

4 C'est que tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t'aime. 5 N'aie pas peur, je suis avec toi.

Répons Alléluia


2) Evangile : Matthieu chapitre 28, versets 16-20

16 Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la colline que Jésus leur avait indiquée. 17 Quand ils le virent, ils l'adorèrent ; certains d'entre eux, pourtant, eurent des doutes. 18 Jésus s'approcha et leur dit : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d'eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et sachez-le : je vais être avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »

Répons Louange à toi ô Christ


CHANT Père je t’adore Rec Alléluia 41-37


Message


Si je vous dis : « le cœur et la moelle de l’Evangile », vous me dîtes : …

Martin LUTHER et la façon de laquelle il parlait de la lettre de Paul aux Romains.

Le cœur et la moelle de l’Evangile, c’est pas rien quand même !


Pas forcément la plus abordable des 13 lettres de notre apôtre missionnaire, qui aura parcouru le bassin méditerranéen lors de ses 3 voyages. C’était dans les années 50 après JC.


Dans l’histoire de l’Eglise, dans l’Histoire de notre Eglise protestante luthérienne, c’est là que se trouve l’origine du bouleversement du monde croyant : le moine allemand Martin y redécouvre ces mots lourds de sens, 5 petits mots qui donneront un éclairage nouveau, inédit, jamais entendu jusqu’à-lors : « le juste vivra par la foi » (Romains 1, 17) ». Nous avons certainement oublié combien cette parole était parole de vie. Une parole novatrice, une parole libératrice dans un monde qui avait fait du péché un marché juteux. Et de péché, il en est justement question dans le texte d’aujourd’hui.


Romains 6, versets 3-8

Comment parler de péché aujourd’hui, au XXIe siècle, sans avoir l’air de dangereux fanatiques, intégristes moyenâgeux, prêts à rallumer les bûchers ? L’autre jour, j’ai donné une revue à mes filles qui s’intéressaient à l’univers des sorcières : à 2 km de chez mes parents, le fameux Bastberg… A l’époque de Luther, on était tous rapidement catalogué sorcier, sorcière, ou tout du moins pécheur…

Sum peccator… ce n’est pas le nom d’une pizza à base de produits de la mer. Sum peccator : c’était la litanie qu’il fallait répéter en gravissant sur les genoux les marches de l’église, de préférence en se flagellant avec des lanières en cuir, en espérant qu’arrivés en haut, Dieu nous fera la Grâce de son Pardon, non pas gratuit, mais payant. Les fameuses indulgences… Mais ça c’était avant. Fini le bon vieux temps où le clergé avait ce pouvoir de faire PEUR… Aujourd’hui, les rampes commencent à remplacer les escaliers devant les églises…


Sum peccator… je suis pécheur.

Ora pro nobis, peccatoribus… priez pour moi, pauvre pécheur…

Qui, aujourd’hui, s’interroge encore sur son éventuel état de pécheur et des conséquences pour lui et son entourage ? Sans doute pas grand’monde, sauf remords exceptionnel…


Dans la société à laquelle s’adresse l’apôtre, chez les Romains, le débat tournait autour de la loi. Qui dit manque de respect de la loi, comportement contraire aux prescriptions juives, implique le fait de se retrouver en état de péché.

D’où des débats enflammés pour déterminer si la Loi à laquelle était soumis les juifs pouvait (ou devait même) être imposée à celles et ceux qui n’étaient pas d’origine juive. Être chrétien impliquait-il de continuer à observer cette Loi ? Ou bien le chrétien, quelle qu’en soit l’origine, en était-il dispensé ? La foi se vivrait-elle à deux vitesses ?

On l’aura compris : parler de la Loi implique de parler du péché. L’apôtre Paul exprime une logique intéressante, et même amusante, lorsqu’il écrit, juste avant le texte qui nous intéresse ce matin : La loi est intervenue pour que la faute soit amplifiée ; mais là où le péché s'est amplifié, la grâce a surabondé… Qu’est-ce à dire ? Nous faut-il demeurer dans le péché afin que la grâce abonde ? (5,20 et 6, 1).

La Loi révèle le péché qui à son tour révèle la grâce.

Donc sans loi, pas de péché, et sans péché, pas de pardon gratuit.


Dostoïevski écrit : « Il n’y a pas de péché sur la terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L’homme ne peut pas commettre de péché capable d’épuiser l’amour infini de Dieu. » Encore faut-il être convaincu que le péché existe, en soi et dans le monde…

Définition du verbe « pécher » selon les auteurs de La Nouvelle Traduction de la Bible (NBS) éditée par Bayard : pécher est « moins le fait de désobéir à une loi divine que d’attenter à l’humain et de se rendre complice des forces de mort à l’œuvre dans le monde ».

Le péché, c’est tout ce qui contribue à abîmer les créatures et la Création de Dieu. C’est tout ce qui tord la volonté divine de bonheur et d’épanouissement de celles et ceux qu’Il aime par-dessus tout et au-delà de toute compréhension.

Pécher, étymologiquement, c’est rater la cible, et par extension c’est errer, ne plus trouver son chemin, se perdre ou être perdu.

Inutile de faire la liste des situations douloureuses, tragiques dans le monde pour comprendre que le ver (pour ne pas dire le serpent) est dans le fruit ! Bien évidemment, il n’est pas de notre conviction de désespérer de la désespérance dans lequel le monde est plongé ou s’est plongé lui-même.


Notre espérance nous rend prêts à marcher en nouveauté de vie (4) pour reprendre l’expression de l’apôtre Paul. Cela nous est possible, parce que nous sommes unis au Christ, que nous grandissons avec lui, que nous cheminons avec lui.


Et c’est bien là le leitmotiv de Paul : « avec lui », « avec lui », qu’il répètera plusieurs fois. Sans moi, disait Jésus à ceux qu’il appelait ses amis, sans moi vous ne pouvez rien faire (Jean 15, 5). L’apôtre prend l’exemple du baptême. Il est sûr que l’image est moins parlante pour nous aujourd’hui. C’est qu’au début de l’Eglise, seuls les adultes étaient baptisés, en règle générale par immersion, le corps étant complètement plongé dans l’eau, avec une pression physique sur le corps et la tête du baptisé, qui était maintenu, manu militari, sous l’eau pendant de longues secondes. Evidemment, qu’au sortir de l’eau, la bouffée d’oxygène devient une véritable bouffée de vie. Image très forte pour dire la nouvelle vie... C’est une nouvelle respiration, un nouveau souffle qui est donné à une vie qui en perdait, qui s’essoufflait à errer sur un chemin sans pouvoir en trouver le but.

Ainsi parle maintenant le Seigneur qui t’a créé : Ne crains pas car je t’ai racheté. Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. (Esaïe 43, 1)

Vous avez reconnu le mot d’ordre de ce dimanche. Une parole que j’aime prononcer après avoir baptisé avec quelques gouttes d’eau sur le front, le plus souvent des enfants.


Dans un monde pour le moins tourmenté, dans nos existences parfois blessées, abîmées voire saccagées, dans un quotidien difficile et un avenir incertain, voilà que la Parole nous invite ce matin à nous plonger dans le bain de la grâce, afin que notre foi et notre confiance soient rafraichies et renouvelées.

Nous appartenons au Seigneur.

Et parce qu’Il est vivant, nous le sommes nous aussi, pleinement.

Et parce que nous le sommes, nous ne craignons pas les forces de mort.

Il nous en a déjà rendus vainqueurs par sa victoire, par sa résurrection, par sa vie en nous.


Je crois qu’avec ça, je peux partir tranquillement en vacances ! AMEN


CHANT ASSEMBLEE AEC 506, 1+3+5 O Saint Esprit, Esprit d’amour

Annonces

Prière d’intercession:

Aujourd'hui, notre Dieu Seigneur, tu nous redis le nom qui est notre fierté : baptisés !

Car à notre baptême tu nous as tendu la main, comme un geste de tendresse, et tu nous as pris auprès de toi, dans ta famille, comme des enfants de pleins droits.

Baptisés :

c'est le nom qui est notre espérance, car à notre baptême tu as promis de ne jamais nous abandonner à la détresse, à la crainte, aux brouillards de solitude, et nous croyons que toi, notre Père à tous, tu tiens toujours ses promesses !

Baptisés :

c'est le nom de notre foi, car à notre baptême tu nous as appelés par amour, acceptant avec joie de nous laisser inspirer par ton Esprit pour prendre le chemin de l'Évangile avec ton Fils.

Seigneur, en ce jour, nous te recommandons tous les baptisés de la planète, tous les chrétiens de ce monde, de cette ville, ceux qui en ont la charge. Nous te prions pour cette famille paroissiale, ici à Lingolsheim, et pour son avenir.

Reçois aussi nos demandes personnelles, nos joies, nos peines,…

Notre Père chanté AEC 182 !!


CHANT ASSEMBLEE AEC 566, 1 Je crois en toi


Bénédiction finale

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