Panier garni du 24 avril 2022

Premier dimanche après Pâques

Quasimodo Geniti 24 avril 2022


Prélude


Accueil : Au nom de Dieu Père, Fils et Saint Esprit soyez tous les bienvenus à ce culte du premier dimanche après la fête de Pâques.


Ce dimanche porte le nom de quasimodo geniti : ce sont les deux premiers mots de l'antienne latine du psaume de ce jour, le 116e.

« Quasi modo geniti infantes… » (« comme des enfants nouveau-nés… »). Le Psaume rappelle la résurrection du jour de Pâques.


Le thème de ce dimanche Quasimodo Geniti s’intitule « la nouvelle naissance » : nous voulons nous rappeler le baptême en Christ et la vie nouvelle des ressuscités avec le Christ. D'où son nom de « dimanche de la nouvelle naissance »


Et voici le mot d’ordre :

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande compassion, nous a fait naître de nouveau, par la résurrection de Jésus-Christ, d’entre les morts, pour une espérance vivante. » 1 Pierre 1


Chant : « Laisse-nous, Seigneur, entrer » AEC 219, 1, 2 et 4

Psaume 116 :

J’aime le Seigneur, car il m’entend quand je l’appelle.

Il a tendu vers moi une oreille attentive. Toute ma vie je ferai appel à lui.

Le Seigneur est bienveillant et fidèle, notre Dieu a le cœur plein d’amour.

Le Seigneur garde ceux qui sont simples ; j’étais tombé bien bas et il m’a sauvé.

J’aime le Seigneur, car il m’entend quand je l’appelle.

Il a tendu vers moi une oreille attentive. Toute ma vie je ferai appel à lui.


Répons : Gloire au Père et au Fils AEC 151, 4


Pénitence - prière pour déposer nos vies devant Dieu

Seigneur, par la résurrection de ton Christ, tu as ressuscité l’espérance et la foi dans nos cœurs. Tu nous as montré que la vie avait un sens, qu’elle ne s’arrêtait pas à l’échec de la souffrance et de la mort.

Et pourtant, Seigneur, nous sommes souvent si apeurés, si désemparés, si résignés face à la fragilité et aux limites de nos vies.

Que ta Parole qui nous invite à la vie au-delà de nos échecs et de nos tombeaux, nous remplisse d’espérance et de confiance pour aujourd’hui et pour demain.

Si la promesse de Pâques ne nous réchauffe pas le cœur, si nous avons toujours et encore du mal à croire en la vie plus forte que la mort et que toutes nos petites morts, prends pitié de nous Seigneur.


Répons : Prends pitié de moi, o Seigneur (Kumbaya) AEC 609



Grâce- parole de relèvement :


L’amour de Dieu envoyé pour nous a été manifesté en ceci :

« Dieu a envoyé son Fils unique pour que nous ayons la vie par lui. »

Notre Dieu, notre Père, nous accueille maintenant tels que nous sommes. Il nous réconcilie avec lui-même, avec nos frères, avec notre propre personne.

Il nous relève et nous envoie pour que nous soyons des hommes et des femmes de foi et de liberté.

Dieu nous pardonne ce que nous sommes. Il nous renouvelle, il nous offre une nouvelle naissance en notre seigneur Jésus-Christ. Il nous sauve !


Répons: Pour cet immense bonheur 2 strophes ( cf culte de Pâques)



Lectures bibliques

1) Première lecture : livre du prophète Esaïe

Esaïe 40, 26-31

Regardez le ciel, là-haut, voyez qui a créé les étoiles, qui les fait sortir au complet comme une armée à la parade. Il les embauche toutes par leur nom. Sa force est si grande et son pouvoir est tel, qu'aucune ne manque à l'appel. Israël, peuple de Jacob, pourquoi affirmes-tu : « Le Seigneur ne s'aperçoit pas de ce qui m'arrive. Mon bon droit échappe à mon Dieu » ? Ne le sais-tu pas ? Ne l'as-tu pas entendu dire ? Le Seigneur est Dieu de siècle en siècle ; il a créé la terre d'une extrémité à l'autre. Jamais il ne faiblit, jamais il ne se lasse. Son savoir-faire est sans limite. Il redonne des forces à celui qui faiblit, il remplit de vigueur celui qui n'en peut plus. Les jeunes eux-mêmes connaissent la défaillance ; même les champions trébuchent parfois. Mais ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles ils s'élancent. Ils courent, mais sans se lasser, ils avancent, mais sans faiblir.

Introduction à l’alléluia :

Alléluia ! Le Seigneur est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia


Répons : Alléluia ( prendre le refrain du AEC 257 Jésus, ton nom)

Deuxième lecture : Evangile de Jean 20, 19-29


Le soir de ce même dimanche, les disciples étaient réunis dans une maison. Ils en avaient fermé les portes à clé, car ils craignaient les autorités juives. Jésus vint et, debout au milieu d'eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Cela dit, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Après ces mots, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit ! Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés obtiendront le pardon ; ceux à qui vous refuserez le pardon ne l'obtiendront pas. » Or, l'un des douze disciples, Thomas — surnommé le Jumeau — n'était pas avec eux quand Jésus vint. Les autres disciples lui dirent : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais Thomas leur répondit : « Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Une semaine plus tard, les disciples de Jésus étaient de nouveau réunis dans la maison, et Thomas était avec eux. Les portes étaient fermées à clé, mais Jésus vint et, debout au milieu d'eux, il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Mets ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté. Cesse de douter et crois ! » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « C'est parce que tu m'as vu que tu as cru ? Heureux sont ceux qui croient sans m'avoir vu ! »


Répons : Louange à toi ô Christ

Alternance gauche droite


CHANT : Il est une foi ancienne 3 strophes Rec Alléluia 52-09


Message


Mélodie : Ce n’est qu’un au-revoir mes frères… (à l’accordéon)


Dans le répertoire populaire, voilà bien une chanson qui parle d’espoir, d’une suite, de joie à retrouver lorsque „oui, nous nous reverrons mes frères…“

Pourquoi s’arrêter toujours sur des départs, des échecs, un adieu défintif?

Les textes de ce dimanche sont au contraire plein d’espérance, on y parle de forces nouvelles, de la possibilité d’avancer sans faiblir. Paul, dans sa lettre aux Colossiens, nous emmène aussi dans ce joyeux cortège de victoire. Nouveau départ, nouvel espoir… Attention au départ, direction Colosses, une ville d’Asie Mineure, non loin d’Ephèse. Une ville sinistrée, suite à un tremblement de terre… Et ce jour, là-bas, il y a 2000 ans, c’était jour de culte au sein de la communauté des Colossiens…

LECTURE Colossiens 2, 12-15


Un peu de théologie aussi ce matin… ça ne fait pas de mal… moi ça fait plus de 24 ans que je la pratique, et ça conserve pas trop mal !

Paul nous rappelle que, par notre baptême, nous avons été enterrés avec Jésus, que nous partageons sa mort et que nous avons part à sa résurrection : Dieu nous a fait revivre avec le Christ. Voilà le centre du message de Pâques, qui est rappelé à chaque baptême. Oui, nous sommes morts avec le Christ, morts au péché, pardonnés et ressuscités avec Lui...


Une vie nouvelle offerte et promise, une nouveauté de vie… C’était surtout le cas lorsque c’étaient des adultes qui étaient baptisés, et qui s’engageaient à entrer en nouveauté de vie. Cet adjectif « nouveau », nous le retrouverons encore souvent dans les thèmes des prochains dimanches : la nouvelle création, un cantique nouveau et ce matin « la nouvelle naissance ». Vous l’aurez compris, tout est neuf… sauf vous ! Ah non, pardon ! Tout est neuf, MEME vous !

Dans le livre du prophète Esaïe, dont nous avons entendu des extraits il y a quelques minutes, cette nouvelle naissance était comparable à un aigle qui s’élance…

Quoi, moi ? M’élancer comme un aigle ? …C’était peut-être vrai un jour, lorsque l’inconscience ou la fougue de la jeunesse m’ont fait survoler les difficultés.

Sauf que pour moi, désormais, dans ma réalité, je ne ressens pas ces forces nouvelles… Voilà sans doute ce que certains sont entrain de se dire…


Lorsque tout allait bien, lorsque les tracasseries pouvaient être oubliées rapidement, comme lorsque une vague vient effacer les traces dans le sable, et que tout est neuf, vierge, beau.

A une époque, il était sans doute plus simple de pouvoir repartir à zéro. Sans regrets, sans appréhension, sans peur.

Mais ça c’était avant, comme le dit bien une publicité pour des lunettes.


Ces belles exhortations pour une nouvelle naissance ne seraient-elles alors que de la poudre aux yeux ? Un paradis artificiel dans lequel on pourrait se réfugier avant de retourner dans la vraie vie et son lot de soucis ?

Une vapoteuse parfum « rêve » sur laquelle on pourrait tirer une bouffée avant de cracher ses poumons et de revenir dans la réalité ?


Guten Morgen, ihr liebe Sorgen ! Sind Ihr auch schon alle da ? ////


Le thème de ce premier dimanche après Pâques, fête de la vie retrouvée, est la nouvelle naissance.

Une nouvelle naissance. Naître de nouveau.

Pas un jour peut-être, mais ici et maintenant.


Cette année encore, Pâques nous aura dit : sens-toi comme quelqu’un qui est né de nouveau. Sans-toi comme un nouveau-né !

L’espérance vivante de Pâques nous est donnée, offerte...une fois pour toutes! Le garant en est Dieu lui-même.


En nous rappelant aujourd’hui des promesses contenues dans notre baptême, nous pouvons donc nous sentir comme neufs, gonflés à bloc, avec le pouvoir de nous élancer sans crainte dans la vie, dans la suite, dans le reste de notre vie.


A l’époque des Colossiens, le baptême d’adulte était le seul qui était connu et appliqué ; pas de bébés justement présenté au Saint baptême. Demander et recevoir le baptême, ça relevait d’une véritable décision de vie, d’un choix qui devait réorienter, diriger vers quelque chose de neuf.

Et la communauté scrutait, surveillait, épiait les faits et gestes des nouveaux adhérents à la foi chrétienne, un peu comme une police des mœurs et une officine de bonne doctrine et des comportements adéquats… Pas facile comme position, d’être un nouveau-né dans la communauté des croyants.

« Vous étiez spirituellement morts à cause de vos péchés… », nous a aussi dit notre texte du jour.


Et d’évoquer ce curieux document dans lequel apparaissent des dispositions qui nous étaient contraires, un document qui nous accusait…

Mais nous dit Paul, Dieu lui-même, a annulé ce document qui nous accusait ; il l’a supprimé par la croix du Christ.


Jésus mort pour nous, Jésus qui porte le poids de nos fautes, qui emporte avec Lui toutes nos histoires peu glorieuses…


Nous voilà lavés, propres au sens moral du terme, comme des nouveaux-nés… Quasimodo geniti : comme des enfants, nouveaux-nés.


Ce dimanche nous aura parlé de vie nouvelle, en lien avec notre baptême.


Je ne sais pas vous, mais moi, ça m’a donné envie de replonger dans mon baptême.; c’était le 15 avril 1979… ça faisait 43 ans.

Je suis né un 12.12, comme deux de mes prédécesseurs ici en chaire… oui, je suis le 3ème pasteur de cette paroisse à être né un 12.12. Avant cela, j’étais encore dans le ventre de ma maman. Et cela m’a fait penser à cette histoire un peu surréaliste entre deux bébés qui parlent dans le ventre de leur mère. L’un est croyant et optimiste, l’autre pas. Toute ressemblance avec des personnes existantes ne serait que fortuite !


- Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ? demande le premier bébé, un peu incrédule.

- Bien sûr, lui répond le second. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Et ici, nous sommes juste pour devenir forts et prêts à ce qui nous attend après.

- Je n’en suis pas persuadé ! Tout ça, c’est insensé. Je pense qu’il n’y a rien après l’accouchement…Est-ce que tu peux, toi, imaginer à quoi une telle vie pourrait ressembler ?

-Eh bien, je ne connais pas tous les détails. Mais là-bas il y aura beaucoup de lumière, beaucoup de joie. Et par exemple là-bas on va manger avec notre bouche.

- Mais c’est du n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Et de cette autre vie, il n’y a eu encore aucun revenant. Je crois tout simplement que la vie se termine par l’accouchement.

- Non ! Je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler. Mais dans tous les cas, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

- Haha ! Maman ? Tu crois en maman ??? Et où se trouve-t-elle ?

- Mais elle est partout ! Elle est autour de nous ! Grâce à elle, nous vivons. Et sans elle, nous ne sommes rien.

- C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.

- Non, je ne suis pas d’accord. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante, sentir quand elle caresse notre monde ! Je suis certain que notre Vraie vie ne va que commencer après l’accouchement…


Cette vraie vie, ailleurs, est devenue, nous le croyons, une réalité au moment de Pâques. Pour le Christ ressuscité, et pour nous, vivants d’aujourd’hui et de demain !



AMEN


CHANT : Jésus sort de la tombe AEC 483, 3 strophes


Annonces

Intercession

Seigneur, tu es le même, hier, aujourd’hui, éternellement.

C’est pourquoi nous te louons, ô Dieu notre Père, pour le témoignage unique que tu nous apportes par ton fils Jésus-Christ.

Par lui, et depuis le premier matin de Pâques, tu nous fais savoir que tu veux rester avec nous, près de nous, au-delà des temps et des âges, au-delà des espaces, au-dessus de tout, et dans la vie de chacun.


C’est pourquoi nous voulons déposer devant toi, Seigneur, les soucis, les questions et les détresses de tous. Console et réconforte tous les affligés, tous les malades du corps et de l’âme, tous ceux qui sont privés du secours humain, tous ceux qui souffrent injustement dans un monde inhospitalier.


Suscite des témoins joyeux et courageux de la bonne nouvelle de ta résurrection et de ton appel à ressusciter dès maintenant avec toi dans le quotidien de nos jours.


Nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur qui nous a appris à nous adresser à toi en te disant : Notre Père


CHANT : Viens et nous bénis AEC 890, 1


BENEDICTION:

“Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu”,

Vivons de cette joie, partageons la, le Seigneur nous envoie dans notre quotidien vivre cette nouvelle, vivre cette paix avec d’autres, avec nos prochains.

Et que la paix et la joie de notre seigneur Jésus le Christ, le ressuscité, soient avec nous tous, tous les jours de notre vie.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Amen


Postlude

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