Panier garni du 17 juillet 2022



Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et Esprit saint, soyez les bienvenus à ce culte du 5ème dimanche du temps de la Trinité. « HIJ », comme on dit au Danemark !


Le thème de ce dimanche « L’appel qui sauve », nous invite à dire « oui » au « oui » de Dieu sur nos vies. C’est tous les jours qu’il nous faut redire ce « oui » par nos paroles, nos pensées et les actes que nous posons au quotidien. Dire oui au oui de Dieu, c’est lui faire confiance et croire qu'il est réellement là au cœur de nos vies.

Dieu nous appelle à lui faire confiance, envers et contre tout et en toutes circonstances ; même lorsque nous ne le comprenons pas ; même et surtout lorsque nous avons l'impression qu'il s'est détourné de nous.

C’est dans la fidélité de Dieu pour chacun de nous, c’est dans son amour personnel pour nous tous que nous trouvons notre espérance et notre consolation.

Ce matin, nous avons la joie de vivre aussi le renouvellement de la bénédiction d’un couple qui fête ses 60 ans de mariage, ils sont ici chez eux : Marie-Louise et Ernest GRUMBACH se sont dits Oui le 8 juillet 1962, et avec leurs plus proches, nous nous rappellerons de cela lors de ce culte qui veut aussi leur laisser une place et les mettre à l’honneur.


CHANT : Seigneur tu nous appelles AEC 212, 1+3


Louange

Ca y est, Seigneur, le temps des vacances est à nos portes

*Pour le temps retrouvé, Père, nous te disons MERCI

On tourne une autre page du livre des saisons. *

On rêve de grand large, d’espace et de liberté. *

Ce matin, notre famille se réunit

Pour l’amour et l’amitié, nous te rendons grâces

Pour la vie toujours reçue comme un cadeau, nous te rendons grâces

Pour les enfants et les parents, jeunes et moins jeunes ici réunis, nous te disons tout simplement MERCI


Répons MERCI- Danke, Recueil Alléluia 42-09, 2 strophes

Pénitence

Nous voilà donc dans un autre temps : celui des congés scolaires. Un temps de ressourcement, de rythme différent. Un temps angoissant, quelquefois long, trop long pour certains.

Même en été, même en congés, la vie nous presse, le stress nous habite, nos cœurs peuvent être troublés…

Nous ne savons plus nous arrêter sauf épidémie ou maladie, ou alors avec un sentiment confus de culpabilité.

Nous ne savons plus être à l’écoute de notre corps lorsqu’il exprime sa fatigue et son besoin de repos. On s’inquiète pour la santé, pour le travail, pour les enfants, pour les anciens, … Où donc est passée notre sérénité, notre espérance ?

Seigneur, ce matin encore, tu nous appelles mais nous hésitons à nous lier à toi, à te suivre, dans la confiance. A qui peut-on d’ailleurs encore faire confiance ? Aide-nous à ne pas compter uniquement sur nos propres forces, mais à nous tourner vers ta grandeur et ta sagesse.

Pardonne nous d’être devenu souvent étrangers à ta voix, pardonne nos manquements et nos faiblesses ; nous te le demandons : prends pitié de nous !


Répons :Prends pitié de moi ô Seigneur Mélodie Kumbaya


Annonce de la grâce :

Voici ce que dit Jésus:

“L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a envoyé pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; pour proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue.

Aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.”

Qu’ainsi tous ceux qui se sentent pauvres dans leur coeur et dans leur vie se réjouissent de la Bonne nouvelle de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ,

que tous ceux qui se reconnaissent aveugles pour l’autre et pour Dieu reçoivent l’assurance que Dieu vient ouvrir leurs yeux,

que tous ceux qui se sentent captifs de leur stress et de leur travail sentent leurs chaînes tomber par la force de la Parole de Dieu.


Répons : Notre Dieu est délivrance AEC 160



LECTURE BIBLIQUE Evangile de Luc, chap 5, versets 1-11

1 Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,

2 il vit au bord du lac deux barques, d'où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.

3 Il monta dans l'une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu de terre. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.

4 Lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher.

5 Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.

6 L'ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.

7 Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.

8 Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

9 Car l'épouvante l'avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu'ils avaient faite.

10Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d'hommes. 11. Et ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout et le suivirent.


Répons : Louange à toi, ô Christ


Message

Le texte du jour met en scène un homme qui partage un point commun avec M CYMERMANN. Ce dernier était hier en "une" du journal, on voyait sa photo: le 16 juillet 1942, les autorités françaises ont arrêté des milliers de juifs, c'était la rafle du Vel d'Hiv, et M CYMERMANN se prénommait Abraham…

Je vais vous partager le texte de prédication de ce dimanche en Genèse 12 dans la traduction d’André Chouraqui, traduction plus littérale de la Bible hébraïque :

IHVH-Adonaï dit à Abrâm : "Va pour toi, de ta terre, de ton enfantement, de la maison de ton père, vers la terre que je te ferai voir.

2 Je fais de toi une grande nation. Je te bénis, je grandis ton nom : sois bénédiction.

3 Je bénis tes bénisseurs, ton maudisseur, je le maudirai. Ils sont bénis en toi, tous les clans de la

terre".


Et Abram quitta sa terre…

Dans la tradition biblique, Abraham fait partie des piliers. Même dans le Nouveau Testament, l’époque de Jésus, quelques 18 siècles plus tard, il est encore beaucoup question de lui.

Pour les premiers auteurs chrétiens, Abraham est une référence, un phare.

Référence en tant que personnage historique, ancêtre du peuple de Dieu.

Et référence comme modèle de foi, ancêtre du peuple des croyants, père de la multitude. C’est d’ailleurs ce que veut dire Abraham : père de la multitude.

On connait un minimum sa vie : d’abord cet épisode de l’appel à tout quitter, puis aussi l’épisode de la ligature d’Isaac, dont j’ai beaucoup entendu parler lors de la formation autour de Kierkegaard à Copenhague : le penseur danois a écrit tout un livre sur ce sacrifice d’Isaac en imaginant tous les scénarii possibles. Lisez ou relisez Crainte et tremblement, c’est super !


D’Abraham, et en rapport avec ces 2 récits connus, on en a fait bien sûr, un super exemple d’obéissance, de confiance absolue. Il quitte ce qu’il a, son environnement connu pour tout laisser…

Aux yeux de certains, il passe pour un inconscient : « Was mer het’,… »

« on sait ce qu’on a… … mais pour la suite, c’est plus aléatoire ! » C’est vrai pour un boulot, pour un conjoint… Was mer het’…

D’autres le traiteraient volontiers de salaud, imaginant qu’il laisse sur place femme et enfants…je rajoute donc le verset suivant qui rassurera tout le monde : « il prit avec lui sa femme Saraï et son neveu Lot, ils emportèrent toutes leurs richesses et partirent vers la direction de Canaan».

Nous voici donc un peu rassurés sur sa santé mentale…non, il n’a quand même pas TOUT laissé en plan…ce qui reste sûr, c’est qu’Abraham, comme Pierre dans l’Evangile, est tiré hors de ‘son petit commerce’, de sa routine, hors de ses garanties. Dieu l’invite à quitter ses anciennes relations.


Abraham a ainsi a été le premier homme à entendre et suivre un appel. Peut-être même que la figure d’Abraham, n’a jamais existée dans l’histoire des faits et des certitudes. Mais il incarne certainement une fonction très réelle: celui de la quête de sens de l’humanité.

C’est pour cela, que ces narrations d’un autre âge parviennent à nous faire vibrer encore aujourd’hui. Dans ce récit fondateur, il y a une vérité qui vient chatouiller notre vérité à chacun. Une invitation, un appel, qui hier comme aujourd’hui, nous met en mouvement. En tout cas nous donne à réfléchir !

Et c’est bien de mouvement, de déplacement, d’espaces nouveaux dont il est

question d’abord.

« Va pour toi, de ta terre, de ton enfantement, de la maison de ton

père, vers la terre que je te ferai voir ». Une invitation à Abram à se lever, à quitter, à partir vers une destination non encore connue.


Ce texte laconique, sans grands détails, peut s’interpréter de 1000 façons..


L’une de ces interprétations nous vient de la psychanalyste Marie Balmary

qui comprend le : « va, »allez-vas-y ! , par : « va vers toi ! », « va pour toi ».

Pour elle, ce qui s’ouvre là à Abram, c’est d’abord un chemin vers lui-même. Un peu comme l’oracle de Delphes : « connais-toi toi-même ». Une expérience personnelle qui est celle de l’accès à la conscience, à la parole et à la relation. Le chamboulement du grand départ, le périple géographique, la marche symbolisent pour la psychanalyste le déplacement intérieur. Beaucoup de structures psychiatriques utilisent encore aujourd’hui la marche comme thérapie.


Quand on marche, seul ou accompagné, c’est le temps de la réflexion, du partage aussi par la parole, fut-elle une parole pour soi-même, intérieure. Une pensée.

Abraham est ainsi devenu l’ « ancêtre de la multitude qui parle ». Il ne fait pas qu’obéir bêtement à un ordre parental divin comme certains enfants savent encore ‘un peu’ le faire ! Non, au contraire, il fera du chemin, mais vers lui-même. Le cordon ombilical protecteur est coupé : c’est Dieu lui-même qui le coupe, qui sépare et envoie l’homme vers lui-même.


Finalement, c’est toute la Bible que l’on peut lire de cette façon: d’un côté, il y a l’Histoire, la narration, des personnages, des évènements, des faits extraordinaires qui peuvent nous laisser plein de questions ou de certitudes !

Et d’un autre côté, il y a une autre histoire : celle de l’être humain, du lecteur de cette Bible qui au terme d’un cheminement personnel, est invité à devenir sujet, acteur de sa propre vie. Par les mots que la Bible me renvoie, lorsque je la lis chez moi, lorsque j’écoute la Parole de Dieu au culte, je me mets en route vers moi-même, vers mon Etre profond.


Abraham, lui, entend de la part de son Dieu une promesse de pays et de fils.

N’est- ce pas là quelque chose de tout à fait légitime ?

De quoi rêvent les jeunes encore aujourd’hui : d’un endroit à eux : un appart’, une maison seule ou pas, en couple ou pas, avec peut-être des enfants ou pas. Mais ça ne se passe pas toujours comme prévu ; quelque fois, ça peut même être mieux que ce qu’on espérait.// Mais pas forcément tout de suite ! Patience !


Abraham veut une terre et la puissance, Dieu l’emmènera d’abord dans le désert en errance dans le désert.

Abraham veut un fils pour lui, Dieu l’obligera à le lui remettre pour le sacrifier. C’est l’histoire d’Isaac…/

Dans nos errances, dans nos lâchers-prises, dans nos peurs de manquer, sans doute que nous sommes proches de ce que Dieu a voulu faire comprendre à Abraham. Le fait de quitter sa patrie, son confort n’était sans doute pas plus facile à son époque qu’à la nôtre. Beaucoup tentent d’ailleurs leur chance à l’étranger, pour le dire ainsi. D’autres fuient la misère et la guerre, et notre chère Europe avec ses belles valeurs d’humanisme et d’accueil semble avoir un peu de plomb de l’aile.


Et toi qui écoute ce matin, qui es-tu ? Quel a été ton chemin, ta route jusqu’à aujourd’hui ? Tous nous avons dû quitter quelqu’un ou quelque chose… C’est le passé… nous voici ce matin… Et demain, que devons-nous quitter et quelle est la promesse qui nous sera alors donnée ?///


Abraham devait être inquiet avant d’oser quitter… A chaque époque, il y a eu et il y aura toujours de l’inquiétude. De tout temps, l’humain a été inquiet ; ce n’est pas l’apanage de la modernité comme on voudrait nous le faire croire.

Les objets d’inquiétude, les peurs changent et évoluent en fonction des époques, c’est tout. La peur est saine, car elle a un objet… on sait de quoi ou de qui on a peur. L’angoisse, c’est autre chose, car elle n’a pas d’objet…


En nous faisant hier comme aujourd’hui les héritiers de ses bénédictions, Dieu nous promet un avenir. Et celui-ci est un avenir ouvert.

Abraham a sans doute été dans la peur au moment de partir, peut-être a-t-il même éprouvé de l’angoisse ; car l’objet, le but de sa marche lui est néanmoins resté inconnu ; l’important, c’est qu’il est parti quand même.

Plusieurs instances nous proposent des simulations pour nous permettre de préparer au mieux nos lendemains : notaire, banquier, organismes de placements et d’assurances-vie…même les pompes funèbres, c’est dire !

Tous, nous faisons cette expérience : certaines de nos inquiétudes nous conduisent inévitablement à préparer l’avenir.

Le risque, c’est de vouloir maîtriser à tout prix nos lendemains, de vouloir savoir de quoi demain sera fait…Au lieu de nous sentir plus libre par rapport à demain, nous en devenons déjà aujourd’hui l’esclave.


Dieu nous dit avec Abraham :

« Laisse l’avenir ouvert : c’est aussi une façon de le préparer ! »

Amen.




CHANT Tu me veux à ton service AEC 427, 1-3


LITURGIE NOCES DE DIAMANT

Rappel de la vie du couple – bénédiction – remise du cadeau-souvenir


CHANT : Trouver dans ma vie présence AEC 601, 2 strophes


ANNONCES

Culte au Landsberg mardi 10h30

Réunion comité fêtes mardi soir 20h, foyer Oberlin

Mariage samedi prochain 23 juillet 17h Sonia et Cédric

Culte de regroupement dimanche prochain 24 juillet, église Lingolsheim

Absence du pasteur à partir du 25 juillet


LITURGIE DE SAINTE CENE

AEC 863 Saint saint saint (1 seul répons liturgique !)


Intercession

Seigneur, dans ta croix tu nous as montré ton vrai visage ; non pas celui d'un Dieu tout-puissant qui domine et qui règne, mais celui d'un Dieu qui se fait proche, qui accompagne la vie par amour pour ses créatures, par amour pour l'homme. C'est pourquoi nous venons à toi et te prions :


Pour ceux qui te cherchent à tâtons : afin qu’ils te trouvent.

Pour ceux qui croient te posséder afin qu’ils te cherchent ;

Pour tous ceux qui ont peur de l’avenir afin qu’ils sachent que tu es là, que tu les accompagnes et qu'ainsi ils aient confiance.


Pour ceux qui ont échoué afin qu’ils aient de nouvelles chances.

Pour tous ceux qui doutent afin qu’ils ne désespèrent pas.

Pour ceux qui s’égarent afin qu’ils trouvent le chemin.


Pour ceux qui réussissent afin qu’ils soient sans orgueil,

Pour les puissants afin qu’ils se sentent vulnérables.

Pour les enfants, pour le peuple des baptisés d’hier et d’aujourd’hui,

Pour nous-mêmes, prions Dieu :

Délivre-nous de la peur, et des fausses sécurités ;

Donne-nous de pouvoir croire en toi, de te faire confiance et de nous remettre pleinement à cette force qui s’appelle l’amour, Ton amour.


Nous te le demandons par le Christ, notre Seigneur qui nous a appris à te dire :


Notre Père


Cercle de communion avec hosties et gobelets (vin uniquement)


CHANT : AEC 631 Toi qui disposes , 2 strophes


Bénédiction

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