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Panier garni du 15 janvier 2023



Deuxième dimanche après l’Epiphanie « Le Christ, Prince de la joie »


Accueil Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, soyez tous les bienvenus à ce culte du 2ème dimanche après l’Epiphanie.

Dimanche dernier, c’était la fête de l’Epiphanie, on a mangé la galette. L’Epiphanie, c’est la fête qui veut dire que le Salut de Dieu est proposé à tous les peuples, c’est l’universalité du Salut en Christ incarné dans ces mages venus de loin, d’Orient selon la Bible.

Le thème de ce dimanche « Le Christ, le Prince de la joie nous invite ce matin à la fête de la vie, à la fête de la joie. Pour nous souvenir encore en ce 2ème dimanche de l’Epiphanie du message de Noël, "Dieu est avec nous, Il est parmi nous !"

Aujourd'hui, en relisant le récit des noces de Cana, nous comprendrons que Dieu veut être avec nous comme un invité dans notre vie, comme un convive à notre table. Nous sommes appelés aussi à ne pas seulement nous remémorer de ce Jésus enfant, nouveau-né, mais de saisir que ce Jésus est aussi celui qui a réalisé des signes miraculeux, dont le 1er était lorsqu’il était l’invité d’une noce à Cana.


D’un cœur joyeux, chantons donc le premier chant, qui fait de nous, à la suite des bergers de la crèche et des mages de l’Epiphanie, des serviteurs joyeux !

CHANT : Comme les mages 54-03 strophes 1+4

Psaume 105, 1-8 :

Louez le Seigneur, dites bien haut qui est Dieu, annoncez aux autres peuples ses exploits.

Chantez pour lui, célébrez-le par vos chants, parlez de toutes ses merveilles.

Soyez fiers de lui, l'unique vrai Dieu, ayez le cœur en joie, fidèles du Seigneur.

Tournez-vous vers le Seigneur tout-puissant, cherchez continuellement sa présence.

Vous qui descendez d'Abraham, son serviteur, vous les fils de Jacob qu'il a choisis, rappelez-vous les merveilles qu'il a faites, rappelez-vous ses prodiges, les décisions qu'il a prononcées.

Notre Dieu, c'est lui, le Seigneur ; ses décisions concernent la terre entière.

Il se souvient qu'il s'est engagé pour toujours, qu'il a donné sa parole pour mille générations.


Répons : Je louerai l’Eternel AEC 151, 1


Pénitence : Nous venons à toi, Dieu notre Père, pour te confier tout ce qui nous pèse et rend notre vie triste et pénible :

Nous te confions notre faiblesse, nos manquements, nos détresses et notre péché.

Et nous t’en prions :

Change en bénédiction ce qui nous accable et nous fait peur

Là où nous errons dans les ténèbres, éclaire notre chemin par ta Parole.

Là où nous nous enfermons dans l’indifférence ou la colère, redis-nous ton amour.

Là où nous sommes tristes, comble-nous de ta joie.

Là où notre vie est menacée par la mort, laisse-nous percevoir ta présence vivifiante.

Seigneur, laisse-nous vivre de ta Parole, de ton amour et de ta joie. Seigneur, aie pitié de nous


Répons : Jésus, le Christ, lumière intérieure (répons de Taizé)

Rec Alléluia 61-18


Grâce : Jésus dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira: vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie. (Jean 16, 20)

C'est maintenant un temps de grâce, de pardon et d'espérance !

Le Seigneur lui-même nous a appelés, Il nous aime et veut nous faire vivre vraiment.

Il a tissé par Jésus un lien éternel entre lui et les vivants.

Nous pouvons compter sur Lui, sur sa présence dans nos vies !


Répons : Seigneur tu es notre joie AEC 592, 1


Prière : Nous avons besoin, Seigneur, de signes quotidiens qui relèvent notre tête vers la lumière.

Comment pourrions-nous avancer dans la vie sans personne qui nous encourage à progresser ?

Comment pourrions-nous aimer, sans recevoir au milieu de nos jours, des gestes de tendresse et d’offrande ?

Comment pourrions-nous croire, Seigneur sans rencontrer au long du chemin une communauté qui révèle ta présence ?

Comment pourrions-nous espérer sans la passion de ceux qui, malgré les échecs et les doutes, réveillent en nous l’enthousiasme des rêves à réaliser ?

Seigneur, fais-nous prendre conscience des signes disposés dans notre vie et qui nous appellent à mener notre existence humaine à la clarté de l’Evangile de Jésus de Nazareth, signe de Dieu venu parmi les hommes. Amen


Lectures :

Première lecture : Esaïe 42, 1-4 :

1Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J'ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. 2Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. 3Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. 4Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi.

Répons : Alléluia


Deuxième lecture : Evangile de Jean 2, 1-11


1 Deux jours après, il y eut un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et on avait aussi invité Jésus et ses disciples à ce mariage. 3 A un moment donné, il ne resta plus de vin. La mère de Jésus lui dit alors : « Ils n'ont plus de vin. » 4 Mais Jésus lui répondit : « Mère, est-ce à toi de me dire ce que j'ai à faire ? Mon heure n'est pas encore venue. » 5 La mère de Jésus dit alors aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. » 6 Il y avait là six récipients de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs rites de purification. Chacun d'eux pouvait contenir une centaine de litres. 7 Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau ces récipients. » Ils les remplirent jusqu'au bord. 8 Alors Jésus leur dit : « Puisez maintenant un peu de cette eau et portez-en au maître de la fête. » C'est ce qu'ils firent. 9 Le maître de la fête goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient. Il appela donc le marié 10 et lui dit : « Tout le monde commence par offrir le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu'à maintenant ! »

11 Voilà comment Jésus fit le premier de ses signes miraculeux, à Cana en Galilée ; il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.


Répons : Louange à toi ô Christ

CHANT : Qu’aujourd’hui toute la terre AEC 228, 1-3

Message

Avec le texte de prédication de ce dimanche, nous comprenons que tout doucement nous quittons la quiétude de la crèche. Fini les bergers, les mages, les cadeaux… nous voilà déjà aux prises avec un face-à-face entre Dieu et l’un des chefs de son peuple. Direction l’AT, avec ce dialogue entre Dieu et Moïse. Il sera question de voir : ce qu’il est permis de voir, ce qu’il est impossible de voir… Tu es Dieu qui me vois, nous dit le mot d’ordre de toute cette année. Voyons voir !


Le Seigneur répondit à Moïse : « Je réaliserai cela même que tu viens de dire. Je t'accorde ma faveur, car c'est bien toi que j'ai choisi. »

18 Moïse lui demanda : « Permets-moi de contempler ta gloire. » 19 Le Seigneur dit alors : « Je vais passer devant toi en te montrant toute ma bonté et en proclamant mon nom : «Le Seigneur». J'aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j'aurai compassion de qui je veux avoir compassion. 20 Cependant, ajouta-t-il, tu ne pourras pas me contempler de face, car aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie. 21 Il y a ici, tout près de moi, un emplacement, un rocher, où tu te tiendras. 22 Quand je passerai en manifestant ma gloire, je te cacherai dans un creux du rocher en te couvrant de ma main, jusqu'à ce que je sois passé. 23 Ensuite, je retirerai ma main et tu pourras me voir de dos, puisque l'on ne doit pas me voir de face. »



Voir Dieu, voir pour croire, voir pour être rassuré, voir pour consolider, vérifier ce en quoi je crois.

Nous n’étions pas à Cana, mais on aurait bien aimé voir ce premier signe miraculeux ; l’eau transformée en vin. Comme Thomas qui ne croit que ce qu’il voit, Moïse aussi voulait voir….

Notre texte tiré du livre de l’Exode est vieux de 2600 ans, et pourtant très actuel dans sa formulation du face-à-face. Un choix réciproque, une demande, un compromis à trouver pour honorer la demande, mais pas de la manière attendue. On dirait une discussion de couple : je t’aime bien, tu m’aimes bien, on va trouver un terrain d’entente…

La première phrase du texte fait écho au baptême de Jésus, lorsque la voix divine se fera entendre du haut des cieux : celui est mon fils bien-aimé, en lui j’ai mis toute mon affection. Moïse s’entend dire : « je t’accorde ma faveur, car c’est bien toi que j’ai choisi ».

Et tout de suite après, Moïse, guide de son peuple, récipiendaire des 10 commandements au Sinaï, super-héros mais aussi profondément humain, demande à voir, à contempler la gloire, la face de Dieu. La suite de ce passage du livre de l’Exode nous apprendra que la demande de Moïse de voir Dieu ne sera pas satisfaite. Pas complétement en tout cas ! Car Moïse ne verra pas Dieu en « face-à-face », comme s’il était son égal. Il ne lui sera permis de voir la « face » que de « derrière », donc de façon orientée, restreinte, limitée…

Nous ne sommes pas Moïse, même s’il nous arrive aussi de passer par des déserts, devant quitter quelque fois notre confort matériel, intellectuel ou spirituel… Devant traîner des boulets, se sentant un étranger dans sa famille, dans le monde, dans la réalité… Le peuple hébreu, incrédule, était devenu le boulet de Moïse…

Alors, j’ai presque envie de le plaindre, ce bon vieux Moshé ! Il avait besoin d’une certitude, de trouver du réconfort, un sûr appui de la part de Dieu… Dieu l’écoutera mais ne satisfera pas entièrement sa demande… Nous sommes toutes et tous des Moïse : entendus, sans doute mais pas forcément exaucés comme nous l’aurions attendu et souhaité.

Ce matin, nous sommes placés en tant que spectateurs dans cette discussion entre Dieu et Moïse… Lorsque deux personnes s’entretiennent entre elles, il nous est difficile de trouver notre place, de nous insérer dans cet « entre-deux ». Alors, quelle est notre place dans cette histoire ? Un exercice de comparaison entre Moïse et nous pourrait être une piste… Nous n’allons quand même pas nous mettre à la place de Dieu, non ? Quoique, ne nous est-il jamais arrivé de faire comme Dieu, en n’accédant que de manière partielle à une demande qui nous a été faite ? A réfléchir sans doute déjà… c’est quand la dernière fois que l’on m’a formulé une demande que j’ai omis, en toute conscience, de réaliser ?

Par rapport à Moïse, laissé un peu sur sa faim, nous sommes des riches.

Riches de nos connaissances, riches de la Parole de Dieu, riches des témoignages, riches de notre foi.

Et surtout riches de la grâce divine, qui s’est manifestée dans sa Nouvelle Alliance avec l’humanité, en envoyant son Fils sur terre, pleinement Dieu mais aussi pleinement humain.

Noël, l’Epiphanie, ont finalement quelque chose à voir avec ce Dieu qui se manifeste, qui se donne et qui se montre. Comme si Dieu répondait enfin, plusieurs siècles après, à la demande de Moïse :

Je t’en prie, fais– moi voir ta gloire !

Cette gloire de Dieu s'est manifestée d’abord à la pauvreté d'une servante à peine pubère, sans qu'elle ait besoin de se détourner ou de se voiler la face.

La gloire de Dieu s'est ensuite manifestée à la simplicité et à l’humilité de Joseph, sans qu'il lui soit nécessaire de tourner les yeux.

La gloire de Dieu s'est manifestée à des marginaux sans crédit et sans reconnaissance, bergers de leur état, sans qu'ils soient obligés de fermer les yeux devant le Seigneur.

La gloire de Dieu s'est manifestée à des étrangers venus avec des cadeaux sans qu'ils aient à baisser leur regard vers le sol.

La gloire, la face de Dieu s'est manifestée en Jésus, le Christ, l'envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Et nombreux sont ceux qui ont été témoins des signes qu’il a posés, comme celui lors des noces à Cana. Dieu s’est laissé approcher, s’est laissé toucher, au sens propre comme au sens figuré, par beaucoup de ceux qui ont été sur sa route, hier comme aujourd’hui.

On est loin mes amis, de ce Dieu qui met en garde Moïse : Je serai bon

avec qui je veux être bon et j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié. Mais voir mon visage, c’est impossible. En effet, un être humain ne peut pas me voir et rester vivant.


Vous l’aurez compris, vous le savez déjà, quelque chose à changer avec Jésus Christ. On ne parle pas pour rien d'une nouvelle alliance, d'un Nouveau Testament. C'est dire que ce qui séparait l'homme de Dieu a été aboli avec la naissance du Christ. Une séparation qui va même voler en éclat, se déchirer lors de la mort de Jésus : le rideau du Temple qui séparait Dieu du monde.


Malgré ce nouveau visage de Dieu, qui se laisse trouver, qui se laisse voir, nous n’avons pas arrêté de demander inlassablement des preuves de sa présence dans nos vies.

Dans mes moments de doute et d'incertitude, dans mes moments d'angoisse et de peur, dans mes moments d'orgueil aussi, est-ce que je ne mets pas Dieu au défi ? Je t’en prie, fais–moi voir ta gloire !

Dans les situations de deuil et de souffrance, de maladie et de dépression, dans les situations de guerre, de désordre, de catastrophe, je mets toujours Dieu au défi : Je t’en prie, fais–moi voir ta gloire !

Je ne vois même plus le dos de Celui que j’invoque… Si aveugle que je suis souvent.

Pourtant, j’ai devant les yeux tout ce qu'il me faut pour croire, toute la gloire de Dieu étalée, écartelée sur la croix. Et cela ne me suffit pas. En ce jour de noces de Cana, nous partagerons notre première Sainte Cène de l’année : des signes visibles, pain et vin, pour parler d’une promesse, celle du Royaume. Que notre foi nous aide à voir au-delà du pain et du vin, une présence réelle ; celle de Jésus qui se donne pour chacune et chacun de nous.


A propos de voir, de signes, cette petite histoire pour terminer :

Il y avait dans un village africain un vieil homme appelé Daniel. Il était connu pour sa forte foi au Dieu de Jésus-Christ. Un jour, quelqu’un voulait se payer sa tête et lui dit : « Daniel, tu crois, n’est –ce pas ? Mais comment sais-tu que ton Dieu existe vraiment ? ». Le vieil homme répondit : « Et toi, comment sais-tu qu’un homme ou un chien ou un chameau s’est approché de ta case durant la nuit ? » Facile ! répondit l’autre ; je le sais aux empreintes qu’il aura laissés !

Et bien c’est pareil pour moi, répondit Daniel, je reconnais la présence de Dieu aux traces qu’il a laissés dans ma vie.


Qu’il nous soit donc donné de contempler la gloire de Dieu lors de cette nouvelle année 2023, qu’il nous soit donné de le reconnaître dans les empreintes discrètes ou évidentes qui manifestent sa présence dans nos vies.

(bref interlude)


CHANT : Toi qui disposes version « O When the Saints’ AEC 631, 1-3

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LITURGIE DE SAINTE CENE ; répons Saint saint saint et Christ est venu

Prière d’intercession :

Dieu notre Père nous te rendons grâce pour ton amour révélé en Jésus-Christ notre Seigneur.

Merci parce que ton amour nous invite à nous lever de nos ténèbres et à avancer vers ta lumière.

Merci parce que chaque instant de notre vie est entre tes mains et la rend donc si précieuse.

Apprend-nous à vivre notre vie pleinement, à goûter chaque minute et chaque heure que tu nous donnes comme un cadeau précieux à partager avec les autres.


En ce jour où tu nous invites à la fête de la joie, nous voulons te prier pour ceux qui n’arrivent pas ou plus à se réjouir :

- pour ceux qui sont malades, pour ceux qui souffrent et que rien ne peut soulager, ni guérir.

- pour ceux qui sont victimes de la violence et de la guerre

- pour ceux qui n’ont ni emploi, ni logement, ni perspectives d’avenir.

- Pour ceux qui sont dans le deuil et sont brisés par la tristesse.

- Pour ceux dont la vie n’est qu’une fuite en avant et qui ne savent pas goûter l’instant présent

- Pour ceux qui sont enfermés dans un système de penser qui les empêche d’envisager que les choses puissent être autrement.

- Pour ceux qui sont habités par un mal de vivre qu’ils n’osent s’avouer et qui les rend pourtant insatisfait et malheureux


Seigneur, tu es l’ami des affligés, tu as partagé la souffrance des malades du corps et de l’âme et la tristesse des endeuillés, tu as affronté et traversé la mort pour nous donner une espérance que rien ne peut anéantir. C’est pourquoi nous te confions tous ceux qui se sentent mal dans leur vie, pour ceux qui doutent du sens de leur vie, pour ceux qui n’ont plus goût à la vie.

Donne leur la joie de découvrir ta présence dans leur vie ; donne-nous d’être les uns pour les autres, signe de ton amour libérateur et de ta tendresse, de ta compassion et de ton pardon.

Notre Père


Cercle de communion autour de l’autel


CHANT : ô Jésus ta présence AEC 626/3




Paroles d’envoi :C’est avec ta Parole, en comptant sur elle, Seigneur,

que nous voulons retourner dans nos maisons, vers nos écoles, vers nos travaux.

Donne-nous la confiance de la foi pour risquer l’impensable.

Donne-nous la joie, celle qui nous fait voir la beauté.


Bénédiction : Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance, par la puissance de l’Esprit.


Postlude

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