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La Semaine Sainte en 14 stations photographiques

  • il y a 25 minutes
  • 6 min de lecture

Quelques clichés de la Semaine Sainte version 2026;

Office oecuménique à la maison de retraite, avec partage du pain aux résidents

Veillée du Jeudi Saint avec mémorial du repas du Seder ( Pâque juive), animée par les jeunes du KT


Ambiance propice au recueillement et à la méditation avec le concert piano-voix proposé par Frédéric Schwab et Vincent Tartacap




Vigile de Pâques qui a réuni une trentaine de fidèles dès 6h du matin autour du feu, puis partage du petit-déjeuner



Culte festif du matin de Pâques où une assemblée encore bien fournie entonnait avec conviction les hymnes au Ressuscité, avec Club du dimanche et chasse aux oeufs.


Et en bonus, ci-dessous, une méditation de votre pasteur pour ce lundi de Pâques.

Prédication pour le lundi de Pâques 2026 – 6 avril 2026

                                              Luc 24, 36-45

Au lendemain de la fête de Pâques, au lendemain de la promesse d’Evangile du tombeau vaincu, je repense ce matin à une drôle d’expression : « c’est Noël tous les jours ! ». Sous-entendu, les enfants, nous-même, sommes gâtés sous nos latitudes et nous vivons pour la plupart dans une forme d’abondance. C’est vrai : de quoi manquons-nous ?  Alors, oui, très certainement, pour nous : « c’est Noël tous les jours ! ».

Est-ce que ça marche aussi avec la deuxième (ou première ?) grande fête de notre calendrier chrétien : Pâques ? « C’est Pâques tous les jours ! » ???

Ce qui est sûr, c’est que Pâques, c’était hier, dimanche ! Qu’en reste-t-il d’ailleurs aujourd’hui ? Peut-être encore une invitation à honorer, chez celles et ceux qui n’ont pas été visités hier ? Un reste de gigot, un lapin en chocolat ou le traditionnel biscuit en Laemmele partiellement entamés ? Une chasse aux œufs prévue en ce lundi après-midi dans le grand jardin des « autres » papi et mamie ou de la tante éloignée ?

En recevant ce matin cet extrait d’Evangile, j’ai le sentiment que le tombeau vide, c’était effectivement il y a longtemps. Même dans la chronologie de l’Evangile de Luc. Depuis la découverte faite par les deux Marie et Jeanne (début du chapitre 24), Jésus le ressuscité a déjà parcouru du chemin puisqu’il était déjà sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24, 13-35).

Dans l’ensemble de ce chapitre, se trouve une succession d’apparitions que nous pourrions qualifier de « privées » au final : d’abord les femmes, grandes témoins de la résurrection et premières porteuses de la Bonne Nouvelle. Puis deux disciples, jugés au préalable « hommes sans intelligence » (v.25) dont les yeux s’ouvriront au moment de la fraction du pain. Mais pour en arriver là, ces deux-là ont dû cheminer, au sens propre autant qu’au sens figuré !

Et ce matin, encore une apparition ciblée, mais à l’ensemble du groupe des disciples cette fois-ci. Mais cela reste tout de même la sphère privée, celle des plus proches. Un cercle restreint, choisi.

 Privé : depuis la résurrection au matin de Pâques il y a bientôt 2000 ans, c’est d’ailleurs devenu un mot à la mode. Privé : là où la société et le législateur privatisaient les propriétés terriennes (défense d’entrer), on a depuis largement dépassé de nos jours le cadre du lopin de terre : certains accès et chemins sont certes toujours réservés, mais la privatisation se fait désormais dans nos entreprises, sur la toile à l’heure d’internet et sur nos réseaux sociaux. Certaines conversations sur des applications jouissent de ce statut : « privées » !

Question à nous poser en ce lundi matin : est-ce que la promesse du matin de Pâques, théoriquement encore valable encore le lendemain, est du domaine du privé ? Est-ce que la résurrection de Jésus touche au domaine du public, ou est-ce qu’elle touche à la sphère du privé ?

Pour le dire autrement : Jésus est-il ressuscité pour moi personnellement, ou pour le monde entier ?

Voici certainement déjà une petite gymnastique cérébrale à effectuer en ce lundi de Pâques !

Si la résurrection devait faire partie du domaine privé, il y aurait alors incohérence avec la fête de l’Epiphanie, manifestation publique du Salut universel proposé en Jésus-Christ !  

Mais on ne le sait que trop bien : ce qui, au fil du temps, est « tombé » dans le domaine public, aura moins de valeur que ce qui reste du domaine du privé, et donc du personnel. De l’intime, avec tout l’affect qui va avec.

Affirmer « Jésus est ressuscité, il est vraiment ressuscité » avec la foule des croyants du matin de Pâques, même ceux qui se réunissent dès 6h du matin pour une vigile, c’est bien ! Si le cœur y est, c’est encore mieux ! Et si cette acclamation pascale est ressentie comme une promesse non seulement dogmatique mais bien réelle pour ma (petite) vie et ma (petite) personne, ce sera encore d’autant mieux ! Et c’est là que le petit pas de la confiance se fera, ou ne se fera pas. Oser croire que la résurrection de Jésus, né, mort et ressuscité pour tous, me concerne aussi. Faire le chemin intellectuel d’un événement universel, public qui me touche aussi dans mon être privé…

Il est donc difficile de ranger cet événement singulier, la résurrection d’un mort, parmi les autres curiosités de l’histoire.

Le récit de l’Évangile dans Luc 24.36-49 contient en effet tous les éléments pour témoigner de notre foi. On trouve dans ces versets la puissance d’en haut, le témoignage rendu à l’événement et, enfin, l’explication des Écritures. C’est là une leçon valable pour tous les temps. Pour que le témoignage porte des fruits, il faut que quelque chose vienne d’en haut, qu’il y ait une puissance céleste. Si la puissance d’en haut nous faisait défaut, cette histoire demeurerait un simple procès-verbal, un compte-rendu sans force, intéressant peut-être pour des amateurs du passé, mais inefficace pour la vie actuelle. Une affaire publique qui ne résonne pas dans mon for intérieur.

C’est pourquoi quiconque annonce l’histoire de la résurrection de Jésus-Christ, et nous sommes appelés à le faire, doit rester à la fois confiant et modeste.

La réalité de la résurrection à travers le témoignage des apôtres et des disciples est le fondement de notre foi et la pierre angulaire de l’Église.

Les questions, nombreuses, intéressantes ou anxieuses, si elles furent posées (le Nouveau Testament ne nous en dit rien) restent sans réponse. Et que fait le Seigneur ressuscité lorsqu’il revient vers les siens ? Il leur fait une étude biblique ! Tout simplement…

Il semble considérer cela comme la chose la plus importante à faire. « Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures » (Lc 24.45). Ce qu’ils ont vu et ce dont ils ont été les témoins — la vie, l’action, l’intolérable souffrance de la passion, la mort sur la croix et la gloire de la résurrection de l’homme de Nazareth — se trouvait déjà prédit dans les pages des Écritures, grâce auxquelles tous ces événements prennent leur sens et deviennent clairs aux yeux de la foi.

Dieu nous a donné une clé pour lire et comprendre la Bible. La Réforme aura permis un accès direct à la Parole, en langue vernaculaire : ce qui était privé, possédé par quelques-uns (fortunés, clergé) est tombé dans le domaine public.

Porteurs de cet héritage, il nous faut continuer à la lire avec cette clé et à lire toute l’Écriture à travers les lunettes de la résurrection du Christ.

 Réjouissons-nous de ce que la Bible ne soit pas pour nous un livre incompréhensible ni l’histoire d’événements qui se rapportent uniquement au passé, mais un témoignage actuel et véridique rendu à la personne et à l’œuvre de Jésus-Christ notre Seigneur.

Car il est ressuscité, vraiment ressuscité ! Joyeux lundi de Pâques, heureuse résurrection !

 

Prière d’intercession :

Seigneur, tu es le même, hier, aujourd’hui, éternellement.

C’est pourquoi nous te louons, ô Dieu notre Père, pour le témoignage unique que tu nous apportes par ton fils Jésus-Christ.

Par lui, et depuis le premier matin de Pâques,  tu nous fais savoir que tu veux rester avec nous, près de nous,  au-delà des temps et des âges, au-delà des espaces, au-dessus de tout, et dans la vie de chacun.

C’est pourquoi nous voulons déposer devant toi, Seigneur, les soucis, les questions et les détresses de tous. Console et réconforte tous les affligés, tous les malades du corps et de l’âme, tous ceux qui sont privés du secours humain, tous ceux qui souffrent injustement dans un monde inhospitalier.

 

Suscite des témoins joyeux et courageux de la bonne nouvelle de ta résurrection et de ton appel à ressusciter dès maintenant avec toi dans le quotidien de nos jours.

Que notre foi, appartenant au domaine de l’intime, du privé, du personnel nous porte aussi dans son universalité, que son espérance illumine nos actions publiques.

Nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur qui nous a appris à nous adresser à toi en te disant : Notre Père


 
 
 

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