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Panier garni du 10 septembre


CULTE DU 14ème dimanche du temps de la Trinité :

dimanche 10 septembre 2023

Thème : Le Samaritain reconnaissant


Prélude à l’orgue

Accueil

Joie retrouvailles paroisse après sortie au SALM

La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Seigneur.

C'est le Seigneur lui-même qui nous rassemble pour célébrer ce culte du 14ème dimanche après la Trinité dont le thème est le samaritain reconnaissant.

Le Samaritain – la reconnaissance…

Ce matin, la Bible nous redit que le Dieu de JC est attentif au destin des hommes, qu’il vient à leur rencontre et qu’il veut qu’ils aient la vie en abondance. C’est un message de fête qui veut nous être adressé ce matin.

Le mot d'ordre pour cette semaine nous encourage à suivre le mouvement du psalmiste lorsqu'il dit :

"Mon âme bénis le Seigneur et n'oublie aucun de ses bienfaits" Psaume 103, 2 Une belle parole pour ce 1er dimanche après la reprise de l’école et le retour au travail ! Une parole pour toute une vie, que l’on soit jeune ou moins jeune, actif ou retraité.

CHANT : Nos cœurs plein de reconnaissance AEC 562, 3 strophes


Louange – Psaume 36 : ( en lien avec Création,

P : Seigneur, ton amour va jusqu’au ciel, ta fidélité monte jusqu’aux nuages.

Ass : Ta justice dépasse les plus hautes montagnes, tes décisions sont profondes comme la mer.

P : Ton amour, mon Dieu, est vraiment précieux, les humains s’abritent à l’ombre de tes ailes.

Ass : Dans ta maison, tu leur donnes une nourriture abondante, tu les fais boire au fleuve de ta bonté.

P : La source de la vie est en toi, à ta lumière, nous voyons la lumière.

Ass : Garde ton amour à ceux qui te connaissent, et ta fidélité à ceux qui ont le cœur pur.


Répons Nous t’adorons, nous t ‘aimons AEC 267, 1-3



Pénitence :

Dieu notre Père, Tu es Celui que Jésus-Christ nous demande d’adorer en esprit et en vérité. Mais pour cela, il faudrait que nous puissions nous élever au-dessus de tout ce qui nous alourdit et obscurcit.

Voici la rentrée, voici le temps des fidélités aléatoires et des grandes décisions, le temps des réunions à l’école, à la paroisse, au travail, au sein des associations…

Cette année encore, combien ferai-je de faux-pas ? Combien d’échecs, de désillusions ? Combien de fois encore l’attente déçue des miracles qui ne se produisent pas ? Et cette impression aussi détestable qu’invincible que Tu n’es jamais là quand il le faudrait…

Notre Dieu et notre Père, pas encore rentrés que déjà Tu connais la fragilité de nos bilans. Pourtant, jamais Tu ne renonces à nous faire vivre ; toujours, tu nous encourageras à trouver des sujets de reconnaissance.

Nous déposons devant Toi ce qui tout alourdit et obscurcit notre vie, afin que Tu le dissipes et que nous puissions accomplir ce Tu demandes, T’adorer en esprit et en vérité.

Recréés nous par ton Esprit, Amen

Silence

Répons : Mon Dieu, Mon Père écoute-moi AEC 405, 1


Annonce du pardon

Dans son amour le Seigneur nous redit son invitation : Aujourd’hui je place devant vous la vie et le bonheur d’une part, la mort et le malheur d’autre part. Choisissez la vie ! (Dt 30, 19)

Il est le chemin, la vérité et la vie ! (Jn 14, 16) Voilà des promesses qui nous sont faites pour toute notre vie, ce sont des versets de Baptême et de confirmation.

Venez à moi, tous ceux qui ont soif, soif de justice, de paix, de vie en plénitude et buvez de ma source de pardon !

Répons : Toi qui disposes AEC 631 version O when the Saints



Prière

Prions :

Seigneur, nous sommes réunis ce matin en ta présence.

Nous ne sommes pas toujours des exemples en matière de reconnaissance, oubliant souvent un mot d’encouragement, d’apaisement, un mot qui fait du bien à l’adresse de nos plus proches.

Aide-nous à nous soumettre à ton amour,

cet amour exigeant qui retient le pied qui chancelle,

qui affermit la voix sans force,

qui fortifie le faible qui trébuche,

qui amène toujours à la reconnaissance.Amen


Première lecture biblique : lettre de Paul aux Romains chap 8, versets 14-17

14 Tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont enfants de Dieu. 15 Car l'Esprit que vous avez reçu n'est pas un esprit qui vous rende esclaves et vous remplisse encore de peur ; mais c'est l'Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : « Abba, ô mon Père ! » 16 L'Esprit de Dieu atteste lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 17 Nous sommes ses enfants, donc nous aurons aussi part aux biens que Dieu a promis à son peuple, nous y aurons part avec le Christ ; car si nous souffrons avec lui, nous serons aussi avec lui dans sa gloire.


Répons : Alléluia

Deuxième lecture biblique : Evangile de Luc chap 17, versets 11-19


11 Tandis que Jésus faisait route vers Jérusalem, il passa le long de la frontière qui sépare la Samarie et la Galilée. 12 Il entrait dans un village quand dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance 13 et se mirent à crier : « Jésus, Maître, aie pitié de nous ! » 14 Jésus les vit et leur dit : « Allez vous faire examiner par les prêtres. » Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris. 15 L'un d'entre eux, quand il vit qu'il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à haute voix. 16 Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et le remercia. Cet homme était Samaritain. 17 Jésus dit alors : « Tous les dix ont été guéris, n'est-ce pas ? Où sont les neuf autres ? 18 Personne n'a-t-il pensé à revenir pour remercier Dieu, sinon cet étranger ? » 19 Puis Jésus lui dit : « Relève-toi et va ; ta foi t'a sauvé. »


CHANT : Te ressembler Jésus Rec Alléluia 44-12, 3 strophes


MESSAGE

Nous venons d’entendre l’Evangile de la guérison des 10 lépreux. L’histoire se passe sur une frontière, géographique, entre la Samarie et la Galilée mais on a bien saisi qu’il y avait bien plus que cela derrière le mot « frontière ».

Entre le 14ème dimanche de la Trinité 2018 où les pasteurs ont prêché sur ce texte et ce 14ème dimanche de la Trinité 2023, aujourd’hui, il y a eu cet épisode de pandémie. Et cette réalité nous a mis face à des frontières, en lien avec une épidémie, une maladie ; souvenons-nous des cloisonnements, confinements, ports du masque, distanciation sociale, qui ont encore accentué les déséquilibres et les inégalités. Confinement à la campagne ou à 6 dans un F 2, c’était pas la même chose. Et puis on l’a oublié, cette tradition d’applaudir les soignants le soir à 20h : on applaudissait à la fenêtre, comme un beau symbole de cohésion nationale, pour dire une reconnaissance.


Dire une reconnaissance, à qui, pourquoi, et comment, c’est bien le sujet de notre passage de ce matin.

Samedi dernier, il y a 8 jours, nous avons dit merci à Raymond, notre cuisinier, qui avait fêté ces 80 ans au courant de l’été. Pourquoi : pour 33 années de bénévolat dans la cuisine du foyer lors des repas paroissiaux. Comment ? En lui offrant un repas dans un bon restaurant ( plutôt qu’un saut à l’élastique).


A qui, pourquoi et comment disons-nous autrement notre reconnaissance ? Ceux que nous voyons tous les jours, on a tendance justement à ne plus les voir. Et encore moins à les remercier d’être à nos côtés, même si ce n’est pas tous les jours faciles, relations entre conjoints, entre parents – enfants, entre voisins,…

Quand tout va bien, on oublie de dire MERCI.

Quand tout va mal, on ne va évidemment pas dire MERCI.


La maladie, un accident, la mort, le deuil sont des temps spéciaux : il arrive que les MERCI soient plus fréquents, lorsqu’il y a des améliorations de l’état de santé, lorsque l’accident a été au final moins grave que ce qu’il aurait pu être, lorsqu’un témoignage rendu près d’un cercueil dit avec simplicité et cœur rend hommage à celle ou celui qui est parti, lorsque l’absence nous fait entrevoir tout ce que l’autre nous apportait… Tous ces temps, maladie, accident, mort, deuil sont ces temps particuliers où souvent notre regard peut changer. Comme si on se rappelait tout-à-coup que nous disposons aussi d’un cœur pour aimer et des yeux qui verraient pour une fois le beau, et pas seulement tout ce qui ne va pas.


Que nous raconte notre texte ? Il y est question de maladie justement. 8 versets ce matin qui nous parlent de lèpre…plus précisément de lépreux.

Le livre du Lévitique dans l’AT nous apprend que la lèpre est pour le peuple d'Israël un des tabous les plus violents, les plus forts, avec celui du sang.

La lèpre, c’est la maladie avec un grand M, celle qui exclut définitivement.

Les lépreux, c'est à dire par extension toutes les personnes qui ont des maladies de peau, les lépreux sont chassés de la communauté humaine. Le port du masque ne suffit pas. On les isole, on leur jette des cailloux.

À Jérusalem, ils sont chassés dans la géhenne, cette vallée qui sert aussi de dépotoir. Ils sont les rebuts absolus. Personne ne peut les approcher, personne ne peut les toucher. Ils sont chassés de la communauté humaine, ils ne sont même pas considérés comme des animaux.

Dans notre histoire, tout commence par une rencontre personnelle entre dix lépreux et Jésus.

Le Christ est en chemin lorsque des lépreux lui crient : "Jésus, maître, ait pitié de nous" et Jésus écoutant leur cri, leur prière, leur répond : "allez vous montrer au prêtre". Réponse curieuse et pleine de bon sens quand on sait que les prêtres avaient à l’époque du Christ le devoir de reconnaître la maladie, puis de déclarer les lépreux malades et de les isoler du peuple.

C’est lui aussi_ le prêtre_ qui devait reconnaître leur éventuelle guérison et leur remettre un "certificat" de réintégration dans la société, la possibilité de rejoindre la communauté des croyants et la vie normale. "Allez vous montrer au prêtre", telle était la règle. Pas un geste ni même une parole de guérison comme dans les autres textes de miracles. Jésus nous apparait comme on ne s’y attend pas : froid, distant, protocolaire,…


Et tous les dix s’exécutent. C’est le seul constat que nous pouvons faire. Ils marchent. Pas de plainte, pas de question, pas d’apitoiement sur leur sort. Des malades comme on les aime ! Conciliants et obéissants !

Qui est Jésus pour eux ? Nous ne le savons pas bien. Et voilà que, sur la route, ils sont purifiés. Récit invraisemblable, me direz-vous peut-être…

Ce groupe de neuf Juifs et d'un Samaritain est un groupe tout aussi invraisemblable. C'est normalement impossible.

Aucun Juif, aucun samaritain, ne saurait imaginer une telle proximité d'existence en dehors de cette lèpre qui les exclut, tous ! Et il faut que la lèpre, qui ronge leurs corps, ait rongé jusqu'à leur identité propre, pour que ces désespérés, ces rejetés, ces exclus, oublient les haines ancestrales, politiques, religieuses, liées à leur identité.

Ils sont dix. Ce chiffre n’est pas un hasard : Dix, c’est le nombre requis pour le service de la synagogue Dix, c’est aussi le symbole de la perfection.

Il faut comprendre ce qui se passe dans cette histoire. Dix hommes atteints de cette maladie transgressent toutes les règles de la loi de Moïse pour s'approcher de Jésus. Ce sont les lépreux qui marchent vers Jésus, et pas le contraire, nous dit le texte.

Comme un ultime recours, le dernier espoir de traitement qui rattache à la vie.


Alors, dans un sursaut d’orgueil, ils franchissent la distance de "sécurité rituelle" qui les sépare de Jésus. Se faisant ils sont tous les 10 passibles de mort par lapidation. Au regard de la loi c'est un véritable suicide.

Ils ont joué leur vie et les voilà guéris…mais guéris de quoi au fait ?

Nous le savons maintenant, la lèpre est l'une des maladies qui se guérit le mieux, si tant est qu'on la soigne suffisamment tôt. Elle a été même pratiquement éradiquée, en tout cas dans nos pays occidentaux. Et ce n'est que dans les pays les plus pauvres, là où les personnes ne peuvent pas avoir accès aux soins, que la maladie sévit encore. L’OMS recense 200 000 nouveaux cas dans le monde tous les ans. Ça n'est plus une maladie aussi terrible. Et pourtant, dans l'imaginaire, la lèpre est toujours une maladie qui exclut absolument, comme beaucoup d'autres choses dans notre monde : pas la bonne couleur de peau, pas la bonne sexualité, pas les bonnes mœurs, pas la bonne sensibilité, pas le bon passé...


Jésus guérit ce samaritain, il lui retire toute forme d’exclusion. D’étranger et de malade, le voilà redevenu tout simplement un « homme ».

Aujourd’hui, ce qui sépare est quelquefois moins visible que des marques sur la peau… Aujourd’hui, la lèpre qui exclue a pris de nouvelles formes. De nouveaux fléaux gangrènent notre société : cyberdélinquance, harcèlement scolaire qui a déjà coûté la vie d’un collégien 3 jours après la rentrée, féminicides, précarité qui galope au même rythme que l’inflation et du prix de l’énergie…

Cet Évangile nous est adressé à nous aussi, aujourd'hui.

Nous occupons parfois la place d’un lépreux qui s'approche de Dieu avec ce sentiment d'exclusion, avec ce sentiment de ne pas faire partie du monde.

Quelquefois, nous jouons le rôle des prêtres, de ceux qui prônent la pureté et qui excluent ou réhabilitent. C’est parce qu’elle est créée par les hommes que le Dieu de Jésus–Christ combat l’exclusion et l’efface.

Ce récit veut aussi nous faire comprendre que pour être sauvé, il faut se reconnaître comme guéri.

Comme guéri par Dieu.

… et être capables de dire merci dans la spontanéité d’un témoignage.


Cette histoire est une invitation à découvrir, dans nos vies, ce qui nous donnerait envie, là, maintenant, tout de suite, de faire demi-tour et de nous retourner vers Dieu, et au-delà, des femmes et des hommes créés à son image et leur dire, tout simplement : merci !!

Jésus a guéri des malades. Il n'a pas guéri tous les malades, ni hier, ni aujourd’hui.

C’est que le plus important n'est pas ici la guérison de la maladie.

Le plus important, c'est la guérison de la vie, c'est la nouveauté de la vie.

"Lève-toi, va ; ta foi t'a sauvé" a dit Jésus au Samaritain guéri. Et à nous aussi.

Amen

CHANT : Seigneur, fais de nous AEC 534, 3 strophes


ANNONCES


Unissons-nous encore dans la prière :

Prière d’intercession

Seigneur, merci parce que tu aimes tous les hommes, merci parce que tu aimes chacun d’entre nous.

Merci pour tout ce que tu nous donnes jour après jour, et pour la joie de ce moment où nous pouvons t’adorer ensemble et te remercier.

Seigneur, l’évangile de ce matin nous redit que tu es attentif au destin des hommes, que tu viens à leur rencontre et que tu veux qu’ils aient la vie en abondance.


Tu as guéri des malades, tu as changé leur vie, tu leur as donné une espérance. Tu n’as pas hésité à toucher les lépreux, exclus de tous et à t’attabler avec les pécheurs, les méprisés de tous….

Nous te prions pour ceux qui se sentent abandonnés, qui ont le sentiment de ne pas avoir leur place dans leur famille ou dans notre société, pour ceux qui n’ont personne avec qui partager leurs joies, leurs peines, leurs rires, leurs questions.


En ce dimanche de retrouvailles, nous te prions pour nos paroisses, pour nos paroissiens de tous âges confondus ; garde-les dans ta main.

Nous voulons prier les uns pour les autres, te confier nos sources de reconnaissance, mais aussi nos problèmes et nos soucis. Non pas pour te les raconter, tu les connais bien, mais pour te demander de nous aider à les résoudre.


Merci Seigneur de venir jusqu’à nous. Merci pour cette prière que tu nous as laissée et que nous voulons maintenant dire ensemble : Notre Père

Chant d'assemblée Allez-vous en sur les places AEC 540, 1 strophe


Envoi et Bénédiction :

« Si j’avais à écrire un livre de morale, disait Albert Camus, il y aurait 100 pages. 99 seraient blanches, Et sur la dernière j’écrirais : Je ne connais qu’un seul devoir, et c’est celui d’aimer ».

Et voici quelques mots d’André Sève : « Pour se lancer sur les chemins de l’amour et s’y maintenir, il faut forcer un grand obstacle : l’enchantement des mots.J’aime entendre parler d’aimer.Mais tant que je suis dans l’écoute, je n’ai encore rien accompli ». Sœurs et frères, accueillons l’amour qui vient de Dieu. Et mettons-le en pratique !


Postlude

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