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Panier garni de la Trinité dimanche 31 mai 2026

  • il y a 4 heures
  • 15 min de lecture

 

FETE DE LA TRINITE – dimanche 31 mai 2026

 

 

Prélude à l’orgue - Accueil :

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! 2 Corinthiens 13.13 (fin de la lettre de Paul)

C’est avec cette salutation de Paul dans sa 2ème aux Corinthiens que s’ouvre certains de nos cultes du dimanche. On y évoque le Fils, Jésus-Christ, Dieu le Père et l’Esprit qui nous a été donné dimanche dernier, au jour de la Pentecôte. La chaleur de l’Esprit et de ses langues de feu se sont bien faits sentir toute cette semaine, on a eu chaud !

 

Soyez donc tous les bienvenus pour ce culte, en ce dimanche où nous fêtons la Trinité. Le pack du chrétien est désormais complet : Père, Fils, Esprit. Depuis l’Ancien Testament, nous croyons en un Dieu Créateur qui est devenu Père le jour de Noël. Ce Fils qui nous été donné, Jésus-Christ, est notre Sauveur, enseignant ici-bas, nous proposant une orientation de vie. Il a vaincu la mort et les ténèbres à Pâques, est monté au ciel et nous a envoyé une force : le Saint-Esprit.. Aujourd’hui, s’ouvre donc le temps de la Trinité, lors duquel nous évoquons Dieu sous ces 3 visages : Père, Fils et Saint-Esprit. Père, oui, et aussi mère dans certains passages : cordiale bienvenue aussi à celles dont c’est aujourd’hui la fête.

La salutation liturgique est aussi le mot d’ordre de ce dimanche et de toute la semaine:

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! 2 Corinthiens 13.13 ( fin de la lettre de Paul)

 

Entrons donc dans la célébration du Dieu trois fois saint en chantant le premier cantique :

CHANT :  Gloire à ton nom AEC 261, 1-3

 

Psaume : en alternance

 

P : Je t'exalterai, mon Dieu, mon Roi,

A : je bénirai ton nom toujours et à jamais !

P : Chaque jour je te bénirai,

A : je louerai ton nom toujours et à jamais.

P : Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;

A : à sa grandeur, il n'est pas de limite.

P : D'âge en âge, on vantera tes œuvres, on proclamera tes exploits.

A : ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges.

 

Répons : Nous t’adorons, nous t’aimons AEC 267 , 1+2+3


Pénitence:

 Réunis à l’église ce matin, nous nous présentons devant  Dieu. Il nous accueille tels que nous sommes, avec nos joies et nos peines, nos qualités et nos défauts, avec toutes nos limites qui nous empêchent d’être en harmonie avec nous-même, avec ceux qui partagent nos existences, nos frères et sœurs en humanité, avec toi-même,  toi notre Dieu.

 

Toi que nous confessons Père, pardonne-nous lorsque, comme le Fils prodigue,  nous nous sommes éloignés de Toi.

 

Fortifie notre espérance en ton Fils Jésus Christ, qui nous a partagé un enseignement souvent bien éloigné de nos façons de vivre et de penser, ce Fils dont la mort sur la croix nous effraye et dont la vérité de sa résurrection nous questionne.

 

Prends pitié lorsque le feu de l’action du Saint-Esprit diminue en nous, recouvert , tiédi, éteint lorsque les événements extérieurs, les épidémies, maladies, l’état inquiétant du monde nous questionnent et nous font douter de ton action, de ta présence, de ta toute-puissance.

 

Toi Dieu Père Fils et Saint Esprit,

Donne-nous de surmonter nos incompréhensions, nos frustrations, nos manquements.

Pardonne-nous, et fais nous comprendre qu’avec Toi, tous les recommencements sont possibles et attendus !

Amen

 

Répons : Tu peux naître de nouveau AEC 417, 3

 

Grâce : 

Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils et filles de Dieu. Car l’Esprit que vous avez reçu n’est pas un esprit qui vous rende esclaves et vous remplisse à nouveau de peur ; mais c’est l’Esprit Saint qui fait de vous des fils et des filles de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : « Mon Père ! ». L’Esprit de Dieu affirme lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

 

C’est pourquoi, chantons notre délivrance:

Répons : Magnifique est le Seigneur AEC 174, 1+2

 

Prière avant les lectures bibliques :

 

 Seigneur notre Dieu, en cette fête de la Trinité, nous nous souvenons que tu es devenu notre frère en Jésus, mais que tu es aussi notre Père qui veut nous renouveler, par ton Esprit. Nous t’en prions : qu’à l’écoute de ta Parole, nous puissions encore nous  rendre plus fraternel ; apprends-nous à mettre en pratique l’enseignement du Christ. Amen.

 


 

Lectures bibliques :

1)      dans l’Ancien Testament, lecture du livre du prophète Esaïe chap 6, 1-13

6 1 C'était l'année où mourut le roi Ozias. Dans une vision, j'aperçus le Seigneur assis sur un trône très élevé. Les pans de son manteau remplissaient le temple. 2 Des anges flamboyants i se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux leur servaient à se cacher le visage, deux à se voiler le corps et deux à voler. 3 Ils criaient l'un à l'autre :

« Saint, saint, saint, le Seigneur de l'univers ! La terre entière est remplie de sa glorieuse présence. »

4 Leur voix faisait trembler les portes sur leurs pivots, et le temple se remplit de fumée k . 5 Je dis alors : « Hélas, me voilà condamné au silence l car mes lèvres sont indignes de Dieu, et j'appartiens à un peuple aux lèvres tout aussi indignes de lui. Or j'ai vu, de mes yeux, le Roi, le Seigneur de l'univers ! »

6 Mais l'un des anges flamboyants vola vers moi. Avec des pincettes il tenait une braise qu'il avait prise sur l'autel. 7 Il en toucha ma bouche et me dit : « Ceci a touché tes lèvres,ton indignité est supprimée, ton péché est effacé. »

8 J'entendis alors le Seigneur demander : « Qui vais-je envoyer ? Qui sera notre porte-parole ? » — « Moi, répondis-je, tu peux m'envoyer. »

9 Il reprit : « Va dire à ce peuple : «Vous aurez beau écouter, vous n'entendrez pas.Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.» 10 Rends-les donc insensibles, durs d'oreille et aveugles ; empêche leurs yeux de voir, leurs oreilles d'entendre et leur intelligence de comprendre, sinon ils reviendraient à moi et ils seraient guéris . »

11 Je demandai alors : « Jusqu'à quand, Seigneur ? » Il me répondit : « Jusqu'à ce que les villes soient dévastées et dépeuplées, les maisons vidées de leurs occupants et la campagne réduite en désert.

12 « Oui, le Seigneur éloignera la population du pays.Beaucoup de terres y resteront en friche. 13 Si même le dixième échappe encore au désastre, à son tour il aura le sort des rejetons qui poussent de la souche d'un chêne ou d'un térébinthe abattu : on les livre au feu. Mais cette souche est le gage divin d'un nouveau commencement. » 


 

2)      Evangile de Jean chap 3, versets 1-8

 

1 Il y avait un homme appelé Nicodème, qui était du parti des Pharisiens et qui était l'un des chefs juifs. 2 Il vint une nuit trouver Jésus et lui dit : « Maître, nous savons que Dieu t'a envoyé pour nous apporter un enseignement ; car personne ne peut faire des signes miraculeux comme tu en fais si Dieu n'est pas avec lui. » 3 Jésus lui répondit : « Oui, je te le déclare, c'est la vérité : personne ne peut voir le Royaume de Dieu s'il ne naît pas de nouveau. » 4 Nicodème lui demanda : « Comment un homme déjà âgé peut-il naître de nouveau ? Il ne peut pourtant pas retourner dans le ventre de sa mère et naître une seconde fois ? » 5 Jésus répondit : « Oui, je te le déclare, c'est la vérité : personne ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s'il ne naît pas d'eau et de l'Esprit. 6 Ce qui naît de parents humains est humain ; ce qui naît de l'Esprit de Dieu est esprit. 7 Ne sois pas étonné parce que je t'ai dit : «Il vous faut tous naître de nouveau.» 8 Le vent souffle où il veut ; tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Voilà ce qui se passe pour quiconque naît de l'Esprit de Dieu. »

 

Répons : pas de répons mais chant Naître, renaître

 

 

CHANT : Refrain : Naître, renaître, d’eau vive et de feu

                               Naître, renaître en enfant de Dieu.

1.   Plongé dans le Christ, la source d’eau vive

Plongé dans la mort, pour vivre avec lui ! Refrain.

2.   Plongé dans l’Esprit, dans son feu, sa flamme

Le souffle de vie qui conduit à Dieu. Refrain.

3.   Plongé dans l’Amour, tu deviens l’image

Tu peux ressembler à l’homme nouveau. Refrain

4.   Plongé dans l’Eglise, des sœurs et des frères,

Où tous sont égaux aux yeux de Dieu. Refrain

 

Message

Ce matin, dimanche de la Trinité, on se rappellera que nous, les chrétiens, croyons en 1 Dieu à 3 visages ; 3 en 1 comme le dentifrice ou un nettoyant miracle qui nettoie, dégraisse et fait briller. Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu l’Esprit Saint, la Pentecôte et le don de l’Esprit de consolation étant passé par là, c’était dimanche dernier.  Le pack du chrétien est désormais au complet, et ce temps de la Trinité va nous accompagner jusqu’au 1er novembre prochain, 22ème de la Trinité !

 

Petite devinette pour démarrer mon message du jour : quel est ce mot de 4 lettres, qui est à la foi un état agréable, une appréciation dans le bulletin scolaire, une vertu et une chose matérielle marquant une possession privée ou publique… (BIEN)

 

Le texte de prédication de ce matin nous emmène dans le Pentateuque, 5 premiers livres de la Bible, dans la Torah des Juifs, le 4ème exactement : Nombres 6, 22-27

 

Chers amis, en ce dimanche de la Trinité, c’est donc de bénédiction dont il est question. Mot qui résonne fort dans l’actualité de l’Eglise et du monde : Elisabeth Parmentier le rappelait dans un de ses ouvrages, portant l’excellent titre « Cet étrange désir d’être bénis » : une réalité qui accompagne les croyants, et même les non-croyants tout au long de l’existence. On opposera évidemment la bénédiction, bene-dire « dire du bien » littéralement, à la malédiction.

« Il a été béni des dieux », mon beau-père m’a donné sa bénédiction, bénédiction religieuse du mariage donnée en l’église telle et telle, bénédiction des motards samedi prochain à 17h sur la place de la Liberté, les bénédicités apprises chez les Scouts avant de passer à table, peut-on bénir une arme ou un missile ? Un couple de même sexe ? God bless America. Que Dieu bénisse l’Amérique… Et le reste du monde… et nous aussi, ici !

 

Ce qui est fondamental dans la réflexion autour de la bénédiction, c’est de replonger dans le cœur et dans la moelle des mots, de rechercher dans notre fondement, La Parole de Dieu, ce que signifie exactement « bénédiction », et dans quels cas elle est donnée, et qui la donne.

 

La Bible nous apprend que l’acte de « bénir » a suivi le peuple de Dieu en toutes circonstances : « Bénir, bene dire » signifie « dire du bien » sur et pour quelqu’un, lui souhaiter du bien. Dans l’Ancien Testament, une bonne récolte est signe de bénédiction, accordée par Dieu, le Créateur, maître de la nature. Un de nos dimanches nous le redira.  En ce jour de fête des mères, je rappelle aussi que la plus grande des bénédictions était à l’époque le fait d’avoir des enfants et une descendance. Ce qu’on sait moins, c’est que c’est aussi pour cette raison que la polygamie était autorisée ! Ça s’est fini avec le temps de l’Exil et l’enseignement des prophètes, quelques 700 ans avant Jésus-Christ. Salomon avait d’après le livre des Rois 700 épouses et 300 concubines, une sacrée santé donc, et le tout sans viagra comme aimait nous le rappeler notre professeur d’hébreu à la Fac de théologie…

 

Bénir, c’est dire une bonne parole au nom de Dieu, parole accompagnée de gestes est prononcée à diverses occasions : comme un salut, avec ou sans imposition des mains lors d’une rencontre ou d’un départ, aux grands moments de l’existence comme la naissance, le mariage, et bien sûr au culte.

Aujourd’hui, la bénédiction est toujours et encore donnée, même si notre pratique protestante actuelle est somme toute assez limitée : au moment du baptême, avec l’imposition des mains et le signe de croix sur le front de l’enfant par trois fois, au nom du Père, du Fils et du St-Esprit. Au moment de confirmer le baptême, au moment de la bénédiction du mariage, ou au moment de commémorer un anniversaire de mariage (noces d’or,  de diamant,…) et encore au moment du dernier adieu. De temps en temps, certaines personnes demandent une bénédiction avant un voyage périlleux, un départ en mission, une intervention risquée ou une opération lourde à l’hôpital.

 

Et ces bénédictions sont toujours prononcées au nom de Dieu Père, Fils et St-Esprit, accompagnées d’un signe de croix, croix qui est le gage de sa fidélité. Chez les protestants que nous sommes, on a compris que le signe de croix était plutôt la marque identitaire du catholicisme. Et nous nous en sommes donc démarqués. Mais on a compris de travers, puisque chez les luthériens, il est encore largement pratiqué. Dans son Petit Catéchisme de 1529, Luther recommandait de faire le signe de croix trinitaire au moment du lever et du coucher ; de cette manière, nous proclamons, je cite, « la grâce salvatrice du Dieu unique et miséricordieux ; mais ce rite ne remplace pas « la vertu de la foi ». Sans doute est-ce pour cette raison, un possible transfert dangereux vers un geste magique venant remplacer la foi, que nous autres hésitons à pratiquer ce geste.

 

Certains collègues pasteurs, bien luthériens, pratiquent le signe de croix au moment de l’accueil, ou encore après la parole de Pardon, qui suit la prière de pénitence.

Moi-même, je le pratique lors des services funèbres, au-dessus du cercueil, pour marquer que le défunt est désormais confié à Dieu. C’est à Lui seul qu’appartient de faire Grâce…

 

La croix, c’est presque comme un « staempfel », un tampon, une signature au bas d’un papier officiel qui engage celui qui a signé. Ceux qui portent une croix comme pendentif autour du cou, si ce n’est pas juste une décoration, veulent exprimer la même chose : j’appartiens au Christ, j’essaie de vivre en disciple du Christ… J’étais heureux de voir, qu’Alice Taglioni, actrice de son état et compagne de Laurent Delahousse (c’est la minute people de la prédication 😊), avait gardé sa croix huguenote dans les séries dans lesquelles elle joue…

La croix comme signe de bénédiction, un signe bien visible cette fois ! Certains se la font même tatouer sur la peau, j’y réfléchis, mais j’hésite encore !

 

 La formule de bénédiction de notre passage du livre des Nombres comprend trois parties. Evidemment que dans le livre des Nombres, ce n’est pas à cause de la Trinité, puisqu’à cette époque on ne la connaissait pas : il n’y avait ni Fils ni Esprit Saint ! Trois fois, il y a au début ces mots : « Que l’Eternel ».  Que l’on peut traduire aussi par « Que le Seigneur ». C’est le fameux tétragramme imprononçable en hébreu, le YHWH, Adonaï.

 

1.    « Que l’Eternel te bénisse et te garde ». La bénédiction : c’est la protection de Dieu dans notre vie quotidienne avec tous ses dangers et toutes ses menaces. La bénédiction : c’est l’accident qui aurait pu arriver et qui ne s’est pas produit. C’est la maladie vaincue, la peur qui s’est révélée injustifiée, la situation apparemment sans issue qui a connu un dénouement inespéré…

Un accident, une maladie incurable, un échec professionnel, cela peut toucher le chrétien le plus sincère et le plus pieux. Mais est-ce que cela veut dire que Dieu aurait retiré sa bénédiction ? – Non, pas du tout ! La bénédiction n’est pas un acte magique, et encore moins une assurance tous risques : Dieu ; c’est pas la Matmut ou MMA.

Pour beaucoup de personnes éloignées de la pratique de la foi, c’est pourtant bien ce qu’ils comprennent : je vais au culte, allez disons au hasard par exemple le Vendredi-Saint, je prie, je reçois la bénédiction, et puis je suis à l’abri de tout malheur… Ce n’est pas cela, la foi chrétienne. Non, ce n’est pas une garantie contre tout ce qui peut arriver de pénible dans la vie. Mais en toutes choses, Dieu sera à mes côtés et il gardera mon âme. Le malheur ne me séparera pas de lui et ne m’empêchera jamais d’atteindre le but que le Seigneur m’a fixé. Voilà ce que je crois fermement, voilà ce que nous croyons.

 

2.    « Que l’Eternel tourne son visage sur toi et qu’il t’accorde sa grâce ».

Dans cette deuxième partie de la formule de bénédiction, Dieu prend des traits humains. Un visage qui cherche à croiser notre regard nous inspire confiance, nous rassure, nous réconforte. Dieu veut nous regarder : dans la clarté et non d’une manière sombre. Ce n’est pas le regard de l’inquisiteur ou du juge ; ce n’est pas un regard qui fait peur, mais un regard clair et franc. Le Seigneur nous regarde avec bienveillance, avec compassion, dit la Bible. Un seul regard suffit, nous le savons bien, surtout dans nos sociétés dans lesquelles on semble avoir un problème avec notre corps, avec la corporalité. Nos parents pensaient s’être libérés avec la révolution sexuelle, je crois que les choses ne sont pas si évidentes que cela. On voit, avec plus ou moins de plaisir des corps parfaits dans les magazines, mais avons-nous pour autant évoluer dans le rapport à notre propre corps ?

Le regard compatissant, clair, que Dieu me lance, me dit : Je n’ai rien à craindre ; mes fautes, mes défauts, mes échecs, mes doutes, tout cela ne le fait pas se détourner de moi. Plusieurs fois dans l’Evangile, il est précisé que Jésus regarde ses interlocuteurs. Le visage de Dieu, c’est celui-là : il nous regarde et nous aime ; et c’est par Jésus-Christ qu’il nous l’a prouvé. Voila la grâce. Voilà la bénédiction.

 

3. « Que l’Eternel te donne la paix ». La paix : « Allez en paix ! », avec Dieu et avec les autres, ce sont les dernières paroles du culte. La paix, c’est aussi ce que nous cherchons à vivre ici-bas, trouver la paix, c’est l’aboutissement de notre cheminement vers le Royaume de Dieu. C’est le « Shalom » des juifs et le « Salam » des musulmans, qui signifie encore beaucoup plus que l’absence de conflit. La paix, c’est aussi la joie, la plénitude, la satisfaction, la sérénité, la béatitude… Une paix profonde possible parce que l’on se sait dans la main de Dieu. Dieu a fait la paix avec nous en Jésus-Christ, par l’événement de la croix.

Demander la bénédiction, c’est une confession de foi. Nous reconnaissons que nous avons besoin de l’assistance du Seigneur.

Nous avons besoin de protection, car notre vie est menacée ;

nous avons besoin de grâce, car nous échouons souvent ;

nous avons besoin de paix, car sans Dieu, notre cœur est sans repos.

 

Chers amis,

Recevoir la bénédiction, ce n’est pas un acte magique qui nous rend invincibles. C’est un cadeau.

Dieu accorde sa bénédiction à ceux qui osent la demander, mais aussi à ceux qui osent la donner !

 

(bref interlude)

 

CHANT : O Saint-Esprit, Esprit d’amour AEC 506, 1+3+5

 

Annonces : Pastorale générale demain lundi 1/06/ à Hoerdt

                    Stammtisch le vendredi 5 juin 14h30

                    samedi 6 juin- Mise en place tables 13h30 foyer Oberlin

-          S’Boebber Fescht, 17h célébration Place de la Liberté, soirée concert-food-trucks

           Fête d’été 2026 : dimanche 6 juin : 10h culte ( pas de Club et de verre de l’amitié)

                                 Repas bouchée à la reine midi ( sur place ou à emporter)         

 

Prière d’intercession :

Prions : Dieu notre Père, nous voulons te dire merci pour ce dimanche.

Tu nous as redit ton amour et ta tendresse, tu nous as redit que rien ne peut nous séparer de ton amour. Grâce te soit rendue de pouvoir nous retrouver ce matin, ensemble, après avoir vécu dimanche dernier un beau temps de fête et de joie avec les confirmands et leur famille.  Nous pensons aux plus fragiles d’entre nous, qui hésitent encore à participer à nos célébrations, et nous les portons dans notre prière. Nous voulons aussi ce jour penser à tous ceux qui ont vécu dans leur famille ou leur entourage proche un décès lors de cette semaine.

 

Merci pour le chemin de foi collectif que tu nous offres lorsque nous sommes réunis en communauté confessante, priante, chantante. Mais nous savons aussi que notre foi se développe sur un chemin aussi plus personnel, plus intime, et il a aussi du sens. Sur le chemin de foi qui est le nôtre, parfois il règne une tranquille assurance, parfois il y a des doutes, des révoltes, des incompréhensions… Mais nous savons que nous ne sommes pas seuls. Tu nous donnes des sœurs et frères dans la foi, tu nous ouvres des lieux de ressourcement ici dans cette paroisse et ailleurs. Fais-nous la grâce de trouver le lieu où nous pouvons partager nos expériences, nos questions, nos joies, nos espérances.

 

Seigneur, tu connais mieux que nous-mêmes le fond de notre cœur. Tu sais quels sont nos projets ; tu sais aussi que pour certains d’entre nous les difficultés ne sont pas épargnées. Nous voulons te remettre tous ceux qui souffrent ici et ailleurs, au près comme au loin ; donne à tous tes enfants la force et l’espoir nécessaires pour te louer et te chanter.

 

Seigneur, sois avec chacun d’entre nous, garde-nous dans ta tendresse et conduis-nous selon tes promesses. Et si nous venions à nous égarer loin de toi, donne-nous l’assurance que tu nous tends les bras et que ton amour et ton pardon sont plus forts que tous les égarements et toutes les blessures.

 

Nous te confions notre famille de sang, notre famille paroissiale, notre grande famille chrétienne. Et en ce dimanche, pour toutes les mamans du monde : celles qui vont bien, celles qui vont mal, celles qui connaissent la joie et la félicité, les endeuillées, et celles qui connaissent la guerre, la maladie, les bobos de la vieillesse…

Et tous ensemble poursuivons notre prière en disant d’un seul et cœur et d’une seule voix, la prière que le Christ Jésus notre Seigneur nous a laissé lorsqu’il a dit à ses disciples de prier ainsi : Notre Père

 

 

 

CHANT : AEC 890 Viens et nous bénis strophe 1

 

Bénédiction : 24 «Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! 25 Que le Seigneur vous regarde avec bonté et vous accueille favorablement ! 26 Que le Seigneur vous manifeste sa bienveillance et vous accorde la paix !»  

 
 
 

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