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Panier garni de la Toussaint dimanche 1er novembre 2026

il y a 4 heures
14 min de lecture

ULTE DE FAMILLE DIMANCHE 1er NOVEMBRE 2026

                                        THEME : l’ARBRE

 

Prélude à l’orgue

Accueil    Bienvenue à toutes et à tous pour ce culte de famille du mois de novembre.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour un temps de culte dans la présence de notre Seigneur, de notre Sauveur, Jésus-Christ.

Premier jour du mois de novembre, en plein cœur de l’automne, et jour où certaines traditions chrétiennes au lendemain d’ Halloween, honorent leurs défunts ; il y aura du monde aujourd’hui dans les cimetières qui sont comme j’aime à le dire, véritablement des lieux de vie.

 

Pour ce culte de familles, j’ai choisi pour thématique : l’arbre, les arbres, qui nous rappellent aussi , en perdant leurs feuilles le cycle de la vie.

Nous tournons nos regards vers les arbres. Ils peuplent nos paysages, mais aussi nos Écritures. De l’Arbre de la connaissance au jardin d'Éden jusqu'à l'Arbre de vie de la Nouvelle Jérusalem, en passant par le bois de la croix, l'arbre nous parle de nos racines, de nos croissances, de nos hivers et de nos printemps spirituels.

 

Que la paix et la joie de Dieu soient en nos cœurs pour ce culte que nous célébrons au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.                                                                   

 

CHANT Laisse-nous Seigneur entrer dans ta maison AEC 219, 3 strophes

 

Pour ce culte des familles, le thème qui a été choisi est l’ARBRE.

Alors un arbre, on sait tous ce que sait, on en a dessiné dès notre plus jeune âge…les plus chanceux d’entre nous en ont peut-être même dans leur jardin ! L’arbre, on sait qu’il est important car il nous procure, avec d’autres plantes, l’oxygène dont nous avons tant besoin ; l’arbre peut nous donner de l’ombre, du bois pour nos bancs, meubles et intérieurs (regardez dans cette église la masse de bois : autel, bancs, orgue derrière vous,)…pour nous chauffer, des fruits pour nous nourrir et bien d’autres choses encore !

En cette période, nous pouvons constater que certains arbres perdent leurs feuilles… il y a du travail pour le rateau et le souffleur !

 

Les jeunes pousses de la paroisse, les arbres de demain, les enfants du club du dimanche sont venus ce matin aussi, dernier jour des vacances pour bricoler et aussi pour écouter une première histoire d’arbre…

 

 

Lecture de l’histoire du petit arbre

­C'était un tout, tout petit arbre, qui poussait dans une grande forêt. Mais ce petit arbre était très triste, parce qu'il ne voyait autour de lui que de très grands arbres avec un feuillage magnifique, alors que lui n'avait pas la moindre petite feuille. Et tous les grands arbres autour de lui le regardaient en riant et lui criaient­Oh, il est tout nu! Oh, il est tout nu! Oh, il est tout nu!­Et le pauvre petit arbre était très malheureux et pleurait énormément.­Mais un soir, une petite fée qui passait par là l'entendit pleurer et s'approcha. 

Petit arbre, pourquoi pleures-tu ?– Je pleure parce que je n'ai pas de feuilles et que tous les grands arbres se moquent de moi...– Je vois. Alors écoute bien: tu vas sécher tes larmes, tu vas t'endormir sagement, et demain, quand tu te réveilleras, tu auras de belles feuilles toutes brillantes et toutes dorées. D'accord ?­Et tout se passa comme la petite fée l'avait dit. Le lendemain matin, le petit arbre se réveilla et découvrit sur ses branches un beau feuillage tout doré, qui brillait tout autour. Et il fut très content.­Seulement, ce jour-là, une famille de chasseurs chassait dans la forêt, et ils virent quelque chose briller au loin. Etonnés, ils s'approchèrent, et quand ils virent les belles feuilles du petit arbre, ils s'écrièrent De l'Or! et coururent arracher toutes les feuilles du petit arbre.. Et tous les grands arbres autour de lui le regardaient en riant et lui criaient­Oh, il est tout nu! Oh, il est tout nu! Oh, il est tout nu!­Et le pauvre petit arbre se remit à pleurer.­Et voilà que le soir, la petite fée, qui repassait aux nouvelles, entendit les pleurs du petit arbre. Elle s'approcha du petit arbre et lui dit Ecoute bien, petit arbre: tu vas sécher tes larmes, tu vas t'endormir sagement, et demain, quand tu te réveilleras, tu auras de très, très belles feuilles toutes fines, du vert le plus clair et le plus beau. D'accord ?­Et tout se passa comme la petite fée l'avait dit. Le lendemain matin, le petit arbre se réveilla et découvrit sur ses branches un beau feuillage tout fin et d'un très beau vert clair. Et il fut très, très content.­Seulement, ce jour-là, un cerf, sa biche et leur petit faon se promenaient dans la forêt, et quand ils virent le beau feuillage du petit arbre, ils ne purent résister, et s'approchèrent pour le manger. Et ils ne s'en allèrent pas avant d'avoir mangé toutes les feuilles du petit arbre. Et tous les grands arbres autour de lui le regardaient en riant et lui criaient­Oh, il est tout nu! Oh, il est tout nu! Oh, il est tout nu!­Et le pauvre petit arbre se remit à pleurer.­Et voilà que le soir, la petite fée, qui repassait aux nouvelles, entendit les pleurs du petit arbre. Elle poussa un long soupir, s'approcha du petit arbre et lui dit D'accord, alors voilà ce qui va se passer, petit arbre: tu vas sécher tes larmes, tu vas t'endormir sagement, et demain, quand tu te réveilleras, tu auras de nouvelles feuilles, épaisses et d'un beau vert sombre, et pleines de piquants.­Et tout se passa, une fois encore, comme la petite fée l'avait dit. Le lendemain matin, le petit arbre se réveilla et découvrit sur ses branches le feuillage promis. Et cette fois, plus rien ni plus personne ne put venir lui prendre ces feuilles-là, et il s'y attacha même tellement qu'en Automne et en Hiver, alors que tous les grands arbres changent de couleur et perdent leurs feuilles à eux, le petit arbre garde les siennes intacts. Et c'est alors lui qui les regarde en riant et qui leur crie­Oh, vous êtes tout nu! Oh, vous êtes tout nu! Oh, vous êtes tout nu!­Et ce petit arbre aux feuilles épaisses, vertes sombres et couvertes de piquant, les hommes l'ont appelé... le houx! On le reverra très bientôt pour les décorations de la fin d’année, sur les arrangements des fêtes d’Avent et de Noël. On aura sans doute besoin cette année de sentir une belle lumière, au milieu des obscurités et des ténèbres de ce monde de fin 2026 !

Je vous propose de chanter Une flamme en moi, pour déjà partager un peu de cette chaleur à venir !

Nous voulons lui dire merci pour sa flamme d’amour qui est en nous chaque jour et qui nous fait du bien, qui nous réchauffe et qui brûle tous nos malheurs.

 

CHANT : Une flamme en moi

Refrain : Une flamme en moi, réchauffe mon cœur, oh oh oh, cette flamme en

moi, brûle mes malheurs, je sens qu’elle est là, sa douce lueur,  brille en moi,

brille en moi, brille en moi.

1.  C’est  une  flamme  d’amour,  qui  m’éclaire  dans  la  nuit,  et  cette  lumière d’amour, vient illuminer ma vie. En attendant le matin, je vais dire à mes voisins, que cette lumière enfin, vient briller en moi. Refrain.

2.  Le lundi c’est son amour, le mardi je prends sa paix, mercredi est un beau

jour, jeudi je veux le chanter, vendredi, si j’ai douté, samedi il vient m’aider,

le dimanche cette joie vient briller en moi. Refrain.

 

 LOUANGE Extrait psaume 27 : (en alternance)

 

P : Le Seigneur est ma lumière et il me sauve,

Je n’ai peur de personne.

A : Le Seigneur protège ma vie avec puissance,

Je ne tremble devant personne

P : Je demande une chose au Seigneur, 

A : Je cherche une seule chose :

 P+A : Habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie.

 

P : Là, je veux admirer sa beauté

  Et le contempler dans son temple.

A : Oui, quand tout va mal,

Le Seigneur m’abrite comme sous un arbre.

P : Il me cache au fond de sa maison,

 A : Il me place en sécurité au sommet d’un rocher.

 P+A : Je veux chanter,  je veux louer le Seigneur.

  CHANT : AEC 168 « Vous bondirez de joie » (2x)

                                             

Pénitence :

 Inclinons-nous devant le Seigneur et reconnaissons nos manquements :

Seigneur, il est parfois difficile de voir ce que nous avons devant les yeux ; tellement nous sommes aveuglés par ce qui brille, le luxe, la facilité, le mensonge…

Seigneur, parfois aussi, nous ressemblons à des arbres desséchés.Nos racines s'égarent dans les sols arides du matérialisme ou de l'indifférence.Nous oublions de puiser à la Source de ton Eau Vive.Parfois, nos branches se referment sur elles-mêmes au lieu de s’ouvrir pour offrir de l'ombre et un abri à ceux qui souffrent.Nous ne portons pas toujours de bons fruits, ou alors nos fruits sont amers.

Dans le silence de nos cœurs, nous te déposons nos hivers, c’est-à-dire nos duretés de cœur, notre manque d’acceuil pour les autres et pour Toi, notre Dieu.

 

Répons : Tu peux naître de nouveau… AEC 417, strophes 1+3

(

Annonce de la Grâce

Écoutez cette promesse de vie qui bourgeonne pour nous :« Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point. » (Psaume 1:3)Dieu ne coupe pas la branche blessée, il en prend soin.

 

En Jésus-Christ, il nous pardonne, nous redonne vie et fait circuler en nous une sève nouvelle. Recommençons à verdir et à grandir dans sa paix !

 

Répons : AEC 174, 1+2 Magnifique est le Seigneur

 

 Confession de foi, en commun ( texte à intégrer sur Pwpoint svp)

 

Confession de foi (Inspirée de la métaphore de l'arbre)

Nous croyons en Dieu le Père,Créateur des forêts et des grands espaces,qui a planté l'humain dans le jardin du monde pour en être le gardien attentionné.

Nous croyons en Jésus-Christ, le Fils,qui s’est abaissé jusqu’au bois de la croix pour en faire un arbre de vie et de libération.Il est le tronc solide sur lequel nous sommes greffés par amour.

Nous croyons en l'Esprit Saint,qui souffle où il veut, fait bruisser nos vies de louanges,et produit en nous des fruits de justice, de bonté et de vérité.

Nous croyons en l'Église,comme une immense forêt aux essences variées,où chaque arbre a sa place et dont les branches s'unissent pour s'élever vers le ciel. Amen

 

 

 

  Lecture biblique : Apocalypse 22, 1-8a.

Dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse ou révélation accordée à Jean, on trouve encore trace d’un arbre bien particulier qui nous rappellera celui du premier livre de la Bible, en Genèse, dans le jardin d’Eden…

 22 1 L'ange me montra aussi le fleuve d'eau de la vie, brillant comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau n , 2 et coulait au milieu de la place de la ville. De chaque côté du fleuve se trouve l'arbre de la vie o , qui donne des fruits douze fois par année, une fois chaque mois. Ses feuilles servent à la guérison des nations. 3 Il ne s'y trouvera plus rien qui soit frappé par la malédiction de Dieu p .

Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville, et les serviteurs de Dieu l'adoreront. 4 Ils verront sa face, et son nom sera inscrit sur leurs fronts. 5 Il n'y aura plus de nuit, et ils n'auront besoin ni de la lumière d'une lampe, ni de celle du soleil, parce que le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour toujours q .

6 Puis l'ange me dit : « Ces paroles sont vraies et dignes de confiance. Et le Seigneur Dieu, qui inspire les prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

7 « Écoute, dit Jésus, je viens bientôt ! Heureux ceux qui prennent au sérieux les paroles prophétiques de ce livre ! »

8 Moi, Jean, j'ai entendu et vu ces choses. Et après les avoir entendues et vues, je me suis jeté aux pieds de l'ange qui me les avait montrées, pour l'adorer.

 

CHANT : AEC 602 Oh Prends mon âme 3 strophes

 

                                                           MESSAGE

Je vais débuter mon message par une question. Comment s’appelle les fruits du Quercus alias le chêne ? Réponse : les glands. Je vais vous démontrer que justement vous n’êtes pas des glands en connaissance des arbres dans la Bible.

 

Petit quizz à 5 questions :

1) selon le live de la Genèse, quel jour Dieu créa les arbres ?

(dès le troisième jour de la Création, Dieu avait déjà mis en place les arbres fruitiers !)

2) comment s’appelle l’arbre au centre du jardin d’Eden, lieu de perdition de M Adam et Mme Eve ? (L’arbre a été aussi le lieu de la chute d’Adam et d’Eve qui ont mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal…)

3) Nom du premier arbre connu encore aujourd’hui, toujours dans l’Eden : après avoir croqué le fruit, Adam et Eve se rendent compte qu’ils sont nus. Et du coup, ils cousirent des feuilles de …et se firent des pagnes. Genèse 3.7 : figuiers.

4) Combien de fois le mot arbre apparait-il dans la Bible ?

En tout, on trouve le mot « arbre » 172 fois dans la Bible, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau testament ! Les chênes de Mamré ont protégé Abraham, on se rappelle aussi de l’arbre de Jessé, le père de David…Jésus a raconté des paraboles avec des arbres, Zachée est monté sur un sycomore pour voir Jésus… la croix du Christ était elle aussi en bois !

5) quel est cet arbre, essence rare, seul arbre de ce type répertorié dans tout Lingolsheim et qui se trouve devant le presbytère protestant ? (un tulipier de Virginie)

 

Je reviens sur le tulipier de Virginie, dont je vois l’évolution jour après jour derrière ma fenêtre ; ce spectacle de la nature automnale, à la fois magnifique et mélancolique, et qui résonne je crois, d'une manière singulière avec ce que nous traversons, collectivement et individuellement.

Nous vivons une époque de grands vents : crises et tensions géopolitiques mondiales, fractures sociales et violence de l'actualité agissent comme des bourrasques qui secouent nos existences. Il y a encore quelques années, nous pensions, par une sorte d'illusion de progrès continu, que le monde allait vers plus de stabilité, de paix et de raison. Aujourd’hui, cette illusion se détache et tombe au sol, comme une feuille morte.

En cela, nous réalisons la fragilité de nos constructions humaines. Beaucoup d'entre nous ressentent une forme d'hiver intérieur, une fatigue démocratique, une lassitude face à un avenir qui semble s'assombrir. Le constat est lucide, parfois douloureux : l’arbre de notre monde moderne perd son feuillage de superbe et d'arrogance.

 

Et puis, il y a ce constat plus intime, plus spirituel : le sentiment que nos racines chrétiennes se perdent. Dans une Europe et un monde occidental qui s'accélèrent, la mémoire de la foi s'estompe. Les mots de la Bible, qui structuraient autrefois nos cultures, nos solidarités et nos repères moraux, deviennent pour beaucoup une langue étrangère. On coupe dans le budget de la transmission, on oublie le sens des fêtes, on délaisse la vie communautaire.

 

Lorsqu'une société coupe ses racines chrétiennes — ces racines faites d'amour du prochain, de grâce, de pardon, de dignité absolue de l'être humain et de soin pour la Création —, elle ne devient pas simplement laïque ; elle devient vulnérable. Vulnérable et devenant une cible, comme le sera sans doute le grand sapin dressé sur la place Kléber : sera-t-il encore entier d’ici à Noël, il reste encore 7 samedis d’ici au 25 décembre ! Cet immense conifère, qui devrait être le symbole pur de la joie, de l'émerveillement et de la fête, est arrivé dans un climat de vive tension. On a dû reporter son installation. Et aujourd'hui, le premier adjoint à la mairie le concède lui-même : il faut le surveiller, le gardienner en permanence, le protéger des émeutes et des dégradations potentielles comme s’il s'agissait d'un bâtiment public ou d'une forteresse.

Quelle parabole saisissante et douloureuse de notre époque ! En arriver à devoir protéger un arbre de paix contre la colère des hommes. C’est le signe que l'illusion d'une société apaisée, avançant tranquillement vers le progrès et la fraternité, s'est détachée de ses branches. Elle est tombée au sol, balayée par la réalité. Nous réalisons la fragilité extrême de ce qui nous unit. Beaucoup d'entre nous ressentent cet hiver intérieur, une lassitude face à un avenir qui semble s'assombrir, où même les symboles de trêve deviennent des cibles.

 

 

 Un arbre sans racines profondes ne résiste pas aux tempêtes. Sans ce sol nourricier de l'Évangile, nous voyons réapparaître les vieux démons de l'individualisme farouche, du repli sur soi et d’une obsession du « tout laïque » avec une mauvaise définition de laïque. C’est mon ami le chanoine Boeglin qui me rappelait encore ces derniers jours les mots du Pape Léon XIV au moment de son discours devant les autorités au palais de l’Elysée : «  la juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’Etat et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie ».

 

L’Évangile nous appelle à regarder l’arbre non pas avec les yeux du désespoir, mais avec les yeux de la foi.

Que fait un arbre en automne et en hiver ? Il semble mourir. Les feuilles tombent, les branches sont nues, la sève redescend. Mais c'est une illusion ! En réalité, l’arbre se retire dans son intériorité. Il concentre ses forces là où personne ne peut les voir : dans ses racines, profondément enfouies dans la terre. L'arbre accepte de perdre ses feuilles pour survivre au gel. Il abandonne ce qui est superflu pour protéger l'essentiel.

Le prophète Jérémie nous dit : « Il est comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines vers le courant ; il ne s'aperçoit point de la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; dans l'année de la sécheresse, il n'a point d'inquiétude, et il ne cesse de porter du fruit. » (Jérémie 17, 8)

La chute de nos illusions et l'effacement de nos traditions de surface sont peut-être, paradoxalement, une chance spirituelle. C'est l'occasion de cesser de s'appuyer sur des apparences — sur le simple « feuillage » d'une religion de façade — pour retourner à la source. Quelle est notre sève ? Qu'est-ce qui nous fait tenir debout quand tout s'effondre ?

 

Jésus nous l'a promis dans l'Évangile de Jean : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. » (Jean 15, 5). Le monde peut bien s'agiter, les structures ecclésiales peuvent bien se transformer ou vaciller, nos illusions humaines peuvent bien s'effondrer : le Christ, lui, reste le même. Sa sève de vie, de justice et de paix continue de couler pour quiconque s'attache à lui.

 

En ce jour de la Toussaint, à l’église, au cimetière ou à la maison derrière nos fenêtres, ne pleurons pas excessivement sur les feuilles qui tombent.

Elles mourront, se décomposeront et nourriront la terre pour l'avenir.

 

Même au cœur de l'hiver le plus rude, l'arbre prépare déjà, invisiblement, les bourgeons du printemps.

Nos illusions tombent ? Laissons-les tomber, et accueillons à leur place l'Espérance, la vraie, celle qui ne déçoit pas.

 

Que Dieu nous donne d'être ces arbres solides, profondément enracinés dans sa grâce, capables d'offrir, envers et contre tout, l'ombre de la paix et les fruits de l'amour à notre monde qui en a tant besoin. Amen.

 

CHANT : Au dernier jour AEC 319, 1+2+5

                                 

Annonces (verre de l’amitié, concerts à venir, etc…) et offrande

 

Prière d’intercession

Unissons-nous dans la prière :

Seigneur,

En réfléchissant à propos de ce thème de l’arbre, bien des vérités nous sont apparues : reçois nos prières :

- nous te prions pour ceux qui sont déracinés, les étrangers, les déportés, les déboussolés de la société. Aide-les à retrouver un fondement qui puisse les faire avancer dans leur sentier de vie.

 - nous voulons te confier ceux qui se sentent forts et grands comme un chêne, ceux qui se sentent supérieurs aux autres, ceux qui écrasent les faibles à leurs pieds ; nous te prions aussi pour les petits de la terre, ceux qui se sentent vulnérables, opprimés et qui n’ont plus de place pour s’exprimer et pour exister dans nos sociétés.

- nous voulons te confier toutes celles et ceux qui traversent une tempête dans leur existence : les personnes qui souffrent, nos malades, les endeuillés…

 

- encourage les efforts de ceux qui luttent pour la sauvegarde de ta Création ; aide les politiques à se soucier davantage des préoccupations écologiques ; garde dans ta main les populations qui souffrent de la déforestation outrancière ; protège les forestiers et les bûcherons dans leur tâche quotidienne.

 

- nous voulons te confier aussi nos enfants, nos jeunes pousses : qu’ils trouvent en toi Seigneur une force et un appui, que cette paroisse puisse être pour eux un lieu d’ouverture où ils puissent se sentir bien…

Dans le secret de nos cœurs, nous t’adressons aussi nos prières personnelles…(pause)

Seigneur, écoute et exauce-nous ! AMEN

 

Poursuivons la prière en disant tous ensemble le Notre Père :

« Notre Père… »

 

 

Chant final AEC 882 : « Que la grâce de Dieu soit sur toi »

 

  Exhortation et Bénédiction

Allez dans le monde !Soyez ancrés solidement dans l'amour.Déployez vos branches pour accueillir l'autre.Portez des fruits de paix là où vous vivez.

 

Que l'Éternel vous bénisse et vous garde.Qu'il fasse verdir vos vies et fleurir vos projets.Qu'il vous donne la force des grands chênes et la souplesse des roseaux.Allez dans la joie du Seigneur ! Amen.

 

Postlude

 

 
 
 

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