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Panier garni de la galette: c'est l'Epiphanie!

Dimanche de l'Epiphanie – 7 janvier 2024

Prélude –  Accueil :

Vœux de bonne année. Bienvenue pour ce culte de l’Epiphanie, 1er culte que nous célébrons dans l’année nouvelle 2024.

 

Le mot d’ordre de 2023 nous disait :  « Tu es Dieu qui me voit » Genèse 16, 13". Celui de 2024: "Que tout ce que vous faites soit fait avec amour", 1 Corinthiens 16.14

 

Aujourd’hui dans les Eglises Chrétiennes, on fête aussi l’Epiphanie et on se rappelle de la visite des mages, venus de loin, d’Orient, de Perse ?

L'Epiphanie, c'est l'autre versant de Noël. C’était d’ailleurs la fête qui était fêtée à la place de Noël jusqu’au milieu du 4ème siècle. Autant Noël est la fête de la venue de Dieu dans la fragilité, presque la clandestinité autant la fête de l'Epiphanie est la fête de la Révélation : Dieu se montre à tous sans distinction de races, de culture, de religions...

Cette révélation est incarnée dans les mages, qui selon l’Evangile, ont rendu visite à l’enfant Jésus. Nous relirons cela dans Matthieu.

 

En célébrant l'Epiphanie, nous annonçons que Dieu se propose pour le salut de tous, que tout enfant, toute femme tout homme en est digne et que l'espérance de ce salut permet de traverser toutes les nuits, comme une étoile dans le ciel guidant le voyageur.

 

Ce 1er culte de l’année nouvelle veut nous renouveler et nous encourager dans ce sens.

Chantons donc la louange de celui qui porte en son nom le Salut du monde 


CHANT: Jésus ton nom est le plus beau AEC 257, 1-3

 

Mais déjà je vous propose d’anticiper la visite des mages avec la louange du Psaume 72 :

P : Gens du monde entier, faites une ovation au Seigneur.

Ass :Offrez-lui un culte joyeux, présentez-vous à lui avec des cris de joie.

P : Sachez-le : c'est le Seigneur qui est Dieu, c'est lui qui nous a faits, et nous sommes à lui .

Ass : Nous sommes son peuple, le troupeau dont il est le berger.

P : En entrant dans son temple, acclamez-le ; dans la cour intérieure, exprimez vos louanges. Louez le Seigneur, remerciez-le d'être votre Dieu.

 Ass : Oui, le Seigneur est bon, et son amour n'a pas de fin ; de siècle en siècle il reste fidèle.

 

Répons : Rendons gloire à Dieu notre Père (AEC 266, 1+2)

 

Pénitence – confession des péchés. Méditation-Silence

 

Seigneur, cette année encore,  tu nous appelleras par notre nom !

 

Un appel dans notre nuit, un appel dans notre doute, un appel dans les profondeurs de notre humanité…

 

Cet appel nous fera exister, il nous sortira de nos impasses, il nous ouvrira la porte du Royaume, d’une Espérance toujours renouvelée.

 

Jésus, notre berger, guide nos pas et  indique-nous un chemin pour vivre.

Par lui, Seigneur, tu nous donnes ton Esprit comme un souffle puissant, nous habitant de l’intérieur et nous offrant le courage de continuer d’avancer sur les chemins de la vie éclairée par l’Evangile.

Silence

A l’aube de cette année nouvelle, nous voulons encore et déjà nous souvenir des hommes, des femmes, des enfants de notre terre.

Seigneur, tu les aimes tous et chacun, chacun et tous.

Tous différents et tous aimés de toi, chacun unique et aimé de toi.

Que la paix, que la joie, que la fraternité, que la miséricorde, pardon donné et offert à l’autre sans restriction et sans condition, soient cette année au centre de nos paroles et de nos actes.


Répons : Tu peux naître de nouveau AEC 417, 1

 

Annonce de la grâce

En devenant homme en Jésus-Christ, Dieu nous signifie qu'il nous aime jusque dans nos limites, nos faiblesses et nos défauts.

En Jésus-Christ, il a rejoint notre humanité de chair et de sang pour la sanctifier et pour la sauver.

Aujourd'hui son pardon et son amour rencontrent nos imperfections, nos ténèbres, nos limites.

 

Répons : AEC 374 A pleine voix chantons pour Dieu 1 strophe

 

Prière: parole comme cadeau de Dieu  aux hommes


Lectures bibliques:

 

Lecture du livre du prophète Esaïe chap 60, versets 1-6 Conseiller presbytéral

 

60 1 Debout, Jérusalem, brille de mille feux, car la lumière se lève pour toi : la glorieuse présence du Seigneur t'éclaire comme le soleil levant. 2 L'obscurité couvre la terre, la nuit enveloppe les peuples.

Mais toi, le Seigneur t'éclaire comme le soleil qui se lève.

Au-dessus de toi apparaît sa présence lumineuse. 3 Alors des nations marcheront vers la lumière dont tu rayonnes,

des rois seront attirés par l'éclat dont tu te mettras à briller. 4 Regarde bien autour de toi, et vois tous tes enfants : ils viennent et se rassemblent auprès de toi.

Tes fils arrivent de loin, on ramène tes filles en les portant dans les bras. 5 En les apercevant, tu rayonnes de bonheur ; tu en es tout émue,

ton coeur éclate de joie.

Car les richesses de la mer arrivent chez toi, les trésors des nations affluent jusqu'à toi. 6 Ton pays se couvre d'une foule de chameaux :

ce sont les caravanes de Madian et d'Éfa, arrivant toutes de Saba.

Elles apportent de l'or et de l'encens en chantant les hauts faits du Seigneur.

Répons : AEC 378 L’enfant est né à Bethléhem, strophes 1 et 2

 

Deuxième lecture : Evangile de Matthieu, chapitre 2, versets 2-12

1 Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l'époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d'Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem 2 et demandèrent : « Où est l'enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l'adorer. » 3 Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. 4 Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître. 5 Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit : 6 «Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n'es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c'est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël.» » 7 Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s'informa auprès d'eux du moment précis où l'étoile était apparue. 8 Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille, moi aussi, l'adorer. »9 Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l'étoile qu'ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l'endroit où se trouvait l'enfant, elle s'arrêta. 10 Ils furent remplis d'une très grande joie en la voyant là. 11 Ils entrèrent dans la maison et virent l'enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l'enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 12 Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d'Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays.

Répons : AEC 378 L’enfant est né à Bethléhem, strophes 5 et 6

 

Message

 

Aujourd’hui, c’est l’Epiphanie. Certains chrétiens dans le monde fêtent aujourd’hui Noël, notamment à l’Est, chez les orthodoxes.

 Vous n’avez sans doute pas manquez d'acheter, chez votre boulanger, ou chez Picard (à 5.99 euros la frangipane !) une galette des rois. Nous la partagerons d’ailleurs ensemble, à la fin du culte. Avant cela, les enfants vous rappelleront d’où vient cette histoire et toute ses symboliques.

 

Epiphanie, ça signifie « faire apparaître au-dessus, faire surface », comme le résultat d’une fouille, d’une recherche, d’une quête.

Pour trouver la fève, il faut d’abord manger de la galette, puis avoir de la chance avec une probabilité de 1/6ème ou 1/8ème en fonction du nombre de parts de tomber sur le bon morceau.

Cette chance n'est pas donnée à chacun.

Il n'est pas donné à chacun non plus de découvrir le christ roi en Jésus. Il reste profondément caché, humble et sans apparence.   Dieu caché dans un petit enfant.

 Aujourd'hui encore, aujourd’hui toujours,  ce Dieu  est caché dans la pâte épaisse de notre société de consommation. En dépit des étincelantes décorations de Noël, Jésus n'apparaît qu’accessoirement dans la grande foire de Noël; accessoirement au comme accessoire. Très peu de personnes connaissent le sens du mot Noël : « naissance ». Beaucoup ignorent qu’il s’agit là du repère chronologique de l’an zéro… L’éducation Nationale et son ministre de tutelle ont encore du travail, mais il est vrai qu’on en parle peu dans les écoles et encore moins dans les parlements. On interdit même des crèches dans certaines mairies au nom de la laïcité.

 

Et puis il y a la pâte épaisse, peu ragoutante des spectres des guerres, du terrorisme, de la maladie, des défis en tous genres, toujours les mêmes : écologie, climat, économie, respect, égalité homme-femme, avenir pour nos enfants, IA,…

Même à l’église ou au temple, il n'est pas certain que tous trouvent Jésus l’enfant Dieu, car il demeurera caché dans des paroles ancestrales couvertes de poussière, ou dans des rites dont peu saisissent encore le sens. Il faut au minimum de la pédagogie pour expliquer inlassablement le sens de nos célébrations, de nos coutumes, de nos fêtes… Au minimum !

Et au mieux, dans l’idéal,  il faudrait une épiphanie personnelle, comprenez une expérience spirituelle personnelle pour reconnaître dans l’enfant emmailloté, puis dans l’homme de Nazareth, ce fils de Marie et de Joseph, le Messie, le Fils de Dieu, le Roi des rois. Première étape pour arriver peut-être à la seconde : la dimension universelle du Salut qu'il offre. Ce Jésus est non seulement le Sauveur du monde, il est aussi le mien !

La lecture du livre des Rois dont nous faisions lecture mettait en scène la fameuse reine de Saba, bonne copine du chanteur Khaled souvenez-vous…

 Elle est venue visiter le grand roi Salomon, resté célèbre pour sa sagesse, son Temple et ses 3000 épouses et concubines… Un homme vigoureux et en excellente santé a priori !

Pourquoi un tel texte aujourd’hui : on a évidemment retrouvé les chameaux, ceux de la reine en parallèle avec ceux des mages, puis les trésors, or, parfums, sans doute encens et myrrhe, aromates en tout cas selon le récit qui nous est donné dans le livre des Chroniques reprenant cet épisode…

Et puis notre texte évoquait la royauté,  la sagesse, la réponse aux questions comme attributs appartenant aussi à Jésus, le roi des rois…

Mais enfin et surtout, c’est aux yeux d’une étrangère, d’une éthiopienne, d’une Yéménite selon la géographie contemporaine, qu’a sautée la grandeur de Dieu ! Souvenez-vous de la définition de l’Epiphanie : « faire apparaître ». N’est-ce pas la reine qui avait ces mots simples à la bouche, une confession de foi quasiment : « loué soit le Seigneur ton Dieu », qu’on traduirait en hébreu par « Alléluia ».

 

On a tout dit et son contraire concernant la reine de Saba : ce serait la femme à la peau noire du Cantique des Cantiques, ce serait la fameuse démoniaque Lilith, reine des enfers selon certains récits du Talmud, elle aurait les jambes velues et des sabots selon le Coran. Mais peu importe le récit, ce qui reste, c’est qu’elle ait été séduite, qu’elle se soit littéralement convertie au Dieu de Salomon. Donc à celui de l’Ancien Testament, et par extension à celui des chrétiens.

 

Dieu est apparu à la reine de Saba par le témoignage, l’action, la sagesse, les paroles de Salomon.

 

Notre texte ne dit rien sur la suite : c’est une de ses richesses interprétatives, et en même temps une de ses limites : on ne dit rien de la suite, de sa suite. Le texte se termine sur son retour au pays, tout comme les mages venus adorer l’enfant sont retournés dans leur pays.

 

On se souviendra peut-être ici du beau film «  Va, vis et deviens, qui racontait l’histoire du petit Salomon, un chrétien, que sa mère a fait pour juif au moment ou Israël est venu à la rescousse des Ethiopiens, crevant de famine en 1984. Seuls les enfants et familles juives étaient rapatriés des camps du Soudan en Terre Sainte, c’était la fameuse opération « Moïse » organisée par le Mossad, les services secrets israéliens. Evacuations de nuits par avions entiers, arrivée en Israêl, convois en bus, vérification de la judéité, et envoi dans des familles d’accueil…Ca ressemble à un film, mais c’était la réalité. Cela fait 40 ans cette année. Les fameux Falashas, juifs d’origine éthiopienne, descendants du roi Salomon et de la reine de Saba. On reparle d’ailleurs de l’Ethiopie, avec ce fameux accès à la Mer Rouge, qui irrite fortement la Somalie, un des pays les plus pauvres du monde. Là aussi, l’histoire n’est pas terminée…

Ca peut bien se terminer, mais aussi mal se terminer.

Et cette magnifique pensée nous ramène à notre texte du jour et à la symbolique de la galette des rois.

On ne peut pas être gagnant à tous les coups . 

L'enjeu  s' appelle: salut, vérité, justice , paix, bonheur. 

C'est Jésus qui  représente et qui donne tout cela . 

Cela ne se trouve pas sur commande mais par chance; prenons-là un autre mot, disons, par grâce .  Jésus le Salut , la joie, la paix se trouvent par grâce.

À nous de persévérer dans la recherche, de jouer le jeu de la découverte que le gâteau des rois figure si joliment.

 

Que se passe-t-il sur celui qui tombe sur la fève ? Il a droit à la couronne dorée, qui accompagne le gâteau. Il a gagné !  Il est roi !

En quoi consiste maintenant cette souveraineté  royale du découvreur chrétien ?

Il domine, en tout cas, il a la possibilité de dominer les modes changeantes, les idéologies passagères qui se succèdent ici-bas.  Il a trouvé dans le Christ-roi une stabilité qui l’élève, un appui certain par rapport aux propagandes éphémères.

Sa couronne lui permet de garder la tête haute et de percevoir ce qui est essentiel, et ce qui est accessoire.

Il ne s' abaisse pas à rendre le mal pour le mal, ni à garder rancune.

  Il sait pardonner. Il sait aussi demander pardon, parce qu’il a la liberté de le faire !

 

Comme Jésus sur la croix, l’injustice, le malheur le révoltent, mais il sait aussi remettre tout cela en entre les mains du Père qui  le sauve .

  Chez lui, le roi des épouvantes lui-même, la mort, n'a pas le dernier mot , car il sait que  même de la mort il triomphera et aura une autre couronne, bien plus belle, la couronne de la vie.

 

Tiens, à propos de couronne : j’ai constaté qu’on a toujours de la peine à faire tenir la couronne sur la tête. Elle tombe tout le temps et on la remet ! Et même, assez vite, on l’enlève. Bel enseignement : je suis aussi obligé de chercher Christ, le rechercher encore sans relâche.

Mais la couronne , je l’ai, elle m’a été donnée, il faut la mettre ,la remettre… avec le temps, avec l' âge, avec l’expérience, elle tiendra peut-être mieux !

 

Alors d’avance, bon appétit à tous, bonne chance, ou plutôt bonne grâce !

 

CHANT : Sur tous les peuples AEC 364, 1-3

 

Annonces :

Partage de la galette – culte dimanche prochain, 10h ici – office œcuménique le 21 janvier - 3 événements à vivre en janvier/février


Prière universelle :

En ce jour d’Epiphanie, nous te prions Seigneur pour les semeurs d'étoiles que sont les hommes et les femmes qui luttent pour la justice et la liberté ; pour ceux qui cherchent à soulager la faim, la maladie, l'ignorance. Donne-leur d'être courageux dans leur marche à travers les déserts du doute, du mépris, de la souffrance et parfois de la torture. Qu'ils trouvent leur joie dans le regard d'amour de ceux qu'ils aident, comme les mages l'ont trouvée dans le regard de Jésus, de Joseph et de Marie.

C’est aussi toute une année nouvelle qui est devant nous, de longs jours et de longues nuits qui nous attendent, jour de lumière et certainement aussi jour « sans »…

Tant de questions, Seigneur, me courent dans la tête et le cœur : la vie, l’avenir, la société, le climat, les fins de mois,… qu’est-ce qui mérite d’être cherché au-delà de tout, et la vie et l’amour et la mort ?

 

Au début de ce temps nouveau, je viens près de toi, Seigneur, avec mon fardeau de questions et je te dis : Je te donne ma confiance et je te demande : Demeure avec moi !

Alors, je porterai mon fardeau de questions, car je vivrai de ta parole et de ta présence chaque jour au long de l’année !

Et ensemble, nous te disons cette prière que tu nous as transmise :

 

Notre Père

 

Petit temps avec les enfants: explications autour de la galette, symbolique

 

CHANT en commun enfants-assemblée Rois des rois

 

CHANT avec les enfants du Club du Dimanche : Roi des rois, Seigneur des Seigneurs, AEC 262 (3 fois)   

 

Envoi et Bénédiction :

Les fêtes sont achevées, Seigneur, et notre vie, à nouveau, s'ouvre sur le temps ordinaire.

Fais-nous la grâce d'être à notre tour, à notre place ordinaire de chaque jour, des signes discrets et clairs de ta fidèle proximité

Et c'est dans ce sens que nous recevons ta bénédiction

 

QUE LE SEIGNEUR VOUS BENISSE ET VOUS GARDE.

QUE LE SEIGNEUR FASSE LUIRE SA FACE SUR VOUS ET VOUS ACCORDE SA GRACE

QUE LE SEIGNEUR TOURNE SA FACE VERS VOUS ET VOUS DONNE SA PAIX

 

Postlude à l’orgue/ musique Sheila " comme les rois mages"?

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