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Dernier dimanche de 2023: le culte!

Premier dimanche après Noel

dimanche 31 DeCEMBRE 2023

 

Salutation :

Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit

Soyez les bienvenus à ce culte du 1er dimanche après Noël.

Le thème de ce dimanche est « Siméon » ou pour le dire autrement : L’espérance qui ne se laisse pas anéantir par les épreuves de la vie.

Et ce culte veut nous entraîner, à la suite de Siméon, à entrer en espérance ; à faire confiance aux promesses de Dieu et à attendre de lui la consolation et la délivrance de toutes les ténèbres qui oppressent notre vie et celle du monde.

 

CHANT : O Dieu tu es fidèle AEC 233, 1-3

 

LOUANGE

Psaume 71, 5. 14-18

P : Tu es mon espoir, Seigneur Dieu, c’est à toi que je me fie depuis ma jeunesse.

Ass : Que ma bouche soit remplie de ta louange, de ta splendeur, sans cesse !

P :Ne me rejette pas au temps de la vieillesse ; quand ma force s’épuise, ne m’abandonne pas !

Ass : Ma bouche racontera sans cesse ta justice, ton salut.

Tous : Que ton nom soit béni à jamais. Amen

 

Répons :   Bénissez l’Eternel ! AEC 161

 

Confession des péchés

Seigneur, je remets entre tes mains les 365 jours que tu m’as confiés.

L’année 2023 ne fut pas toujours telle que je l’avais espéré et souhaité.

Il y a eu des difficultés qui m’ont peinée et fait souffrir.

 

Je suis passé par des temps de doute et de questionnement, des temps de solitude et de désespoir où j’avais l’impression que tu n’étais pas là – ou que je ne te comprenais pas.

 

Souvent j’ai oublié de te dire merci pour tous les signes de ta présence et de ton amour dans ma vie ; pour toutes les fois où tu as ouvert devant moi un chemin me conduisant hors des impasses dans lesquelles je me trouvais ; pour la confiance que tu me fais et la force que tu me donnes pour accomplir ce que tu attends de moi.

Seigneur, aie pitié de moi, qui était bien loin de toi !

Répons : Seigneur reçois, Seigneur pardonne AEC 407/1

 

Annonce de la grâce

Avec le mot d’ordre de ce dimanche consacré à Siméon, nous disons avec le verset 14 du premier chapitre de l’Evangile de Jean :

 

« Nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.

Chantons note reconnaissance à ce Dieu qui nous a donné l’enfant de Noël pour que nous soyons délivrés et sauvés une fois pour toute !

Répons : Notre Dieu est délivrance AEC 160

 

LECTURES BIBLIQUES :
Première lecture : 1 Jean 1, 1-4

1. Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, -

2

car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, -

3

ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.

4

Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite.

 












Lecture de l’évangile : Luc 2, 25-38

Puis le moment vint pour Joseph et Marie d'accomplir la cérémonie de purification qu'ordonne la loi de Moïse. Ils amenèrent alors l'enfant au temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur.

Il y avait alors à Jérusalem un certain Siméon. Cet homme était droit ; il respectait Dieu et attendait celui qui devait sauver Israël. Le Saint-Esprit était avec lui et lui avait appris qu'il ne mourrait pas avant d'avoir vu le Messie envoyé par le Seigneur. Guidé par l'Esprit, Siméon alla dans le temple. Quand les parents de Jésus amenèrent leur petit enfant afin d'accomplir pour lui ce que demandait la loi, Siméon le prit dans ses bras et remercia Dieu en disant : « Maintenant, Seigneur, tu as réalisé ta promesse : tu peux laisser ton serviteur mourir en paix. Car j'ai vu de mes propres yeux ton salut, ce salut que tu as préparé devant tous les peuples : c'est la lumière qui te fera connaître aux nations du monde et qui sera la gloire d'Israël, ton peuple. »

Le père et la mère de Jésus étaient tout étonnés de ce que Siméon disait de lui. Siméon les bénit et dit à Marie, la mère de Jésus : « Dieu a destiné cet enfant à causer la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de Dieu auquel les gens s'opposeront, et il mettra ainsi en pleine lumière les pensées cachées dans le cœur de beaucoup. Quant à toi, Marie, la douleur te transpercera l'âme comme une épée. »

Il y avait aussi une prophétesse, appelée Anne, qui était la fille de Penouel, de la tribu d'Asser. Elle était très âgée. Elle avait vécu sept ans avec le mari qu'elle avait épousé dans sa jeunesse, puis, demeurée veuve, elle était parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait pas le temple, mais elle servait Dieu jour et nuit : elle jeûnait et elle priait. Elle arriva à ce même moment et se mit à remercier Dieu. Et elle parla de l'enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem.

Quand les parents de Jésus eurent achevé de faire tout ce que demandait la loi du Seigneur, ils retournèrent avec lui en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse et la faveur de Dieu reposait sur lui.

 

Répons : Louange à toi ô Christ

 

CHANT : Nos cœurs pleins de reconnaissance AEC 562, 1-3

 

Prédication

Chers amis,

Nous ne sommes que 6 jours après Noël…et dans nos têtes trottent encore l’image de la crèche de Bethlehem, la saynète de Noël des jeunes que vous aurez suivi à Lingolsheim ou ailleurs…le bébé Jésus est emmailloté, couché dans la mangeoire,… 6 jours seulement nous séparent du rappel de ces éléments traditionnels de Noël. 6 jours c’est court, mais 6 jours, c’est long ! J’ai eu l’occasion de célébrer déjà des obsèques entre Noël et aujourd’hui, j’ai déjà fait l’intermédiaire avec une famille pour le culte d’adieu de mercredi prochain, et encore pris attache avec la famille d’un malade en phase terminale. Nous attendons son départ, imminent, il a 59 ans et pour l’heure est hospitalisé à Haguenau.

La vie, les difficultés, l’empreinte de la mort ont repris… tout comme les bombardements à Kiev, les atrocités à Gaza.

 

 La joie de Noël est passagère, mais ce qu’il doit en rester, tous les jours, c’est la Lumière et l’espérance apportée par la naissance de Jésus-Christ. La Lumière, c’est le centre du passage de ce matin, chez Jean.

 

C’est vrai que l’Evangile de Jean n’est pas spécifiquement un texte de Noël, et pourtant je crois qu’il est intéressant car il donne à la fête de la naissance de Jésus un autre éclairage. Au début de cet Evangile, pas de recensement voulu par l’empereur Auguste, pas de Joseph prêt à larguer sa Marie enceinte, pas d’étable car il n’y avait plus de place dans les hôtelleries… Jean débute ses mots par le fameux Prologue : au commencement était la Parole, celui qui est la Parole était avec Dieu, il était Dieu. En lui était la vie, et cette vie donnait la lumière aux hommes.

 

Jésus n’a pas les traits d’un nouveau-né : Jésus, c’est celui est Dieu, qui est vie, qui est lumière.

L’éclairage nouveau, la lumière pour notre foi et pour notre monde : c’est aussi cela Noël !

 

Chez Jean donc, de la lumière, comme on en trouve aussi chez les autres : des bergers ont été mis en route par de la lumière, les mages, qui viendront à l’Epiphanie, ont suivi une étoile.

 

Ce soir, dans le ciel alsacien, sans doute qu’il y aura aussi de la lumière, accompagné de bruits sourds de feux d’artifices, pêtards et de pneus de voiture qui éclatent sous le feu les ravageant… et demain, quoi, gueule de bois et retour à la vie normale, sans phare, ni éclat ?

 

La Bible n’est pas un feu d’artifices, en tout cas dans son caractère éphémère. Elle nous révèle la vraie lumière, le phare solide, la vie plu forte que la mort.

 

C’est un beau condensé du message chrétien qui nous occupe ce matin dans  ce passage de Jean, en nous rappelant les 2 premiers visages de la Trinité : le Père et le Fils. On y retrouve la Parole, primordiale, et la Lumière, découlant de la Parole.

 

Je suis venu comme une Lumière dans ce monde, afin que quiconque croit ne reste pas dans l’obscurité, a déclaré celui qui n’est pas resté l’enfant fragile de la crèche.

 

Je suis la lumière du monde, nous est-il redit ce matin !

Et je le suis depuis ma naissance, depuis la crèche où j’ai connu la fragilité, la pauvreté, l’impuissance d’un nouveau-né.

 

Je suis la lumière du monde ! C’est un Jésus adulte qui nous parle ce matin…déjà loin de la chaleur de la paille. Ce même Jésus connaît déjà l’adversité, les complots, la haine… Il n’est plus le nouveau-né qui fait sourire lorsqu’on se penche sur son berceau, il est devenu l’homme qui évoque déjà sa mort, l’homme qui nous impose au minimum une réaction, au mieux un choix.

Est-ce vraiment lui le Messie dont parlaient les prophètes ?

Est-ce vraiment lui, Jésus, qui est Lumière, Chemin, Vérité ?

 

Cette question nous ne sommes pas les premiers à la poser…cela fait 2000 ans que ça dure.

Et la réponse, c’est le Christ lui-même qui va nous la donner en indiquant simplement que Lui et le Père ne font qu’UN.

Jésus est lui-même la preuve de ce qu’il affirme.

Pas de longue théorie…ni démonstration…nous sommes réduits à notre seule foi.

 

Ce matin, déjà et encore, Jésus interpelle ceux qui sont sur son chemin, les hommes, les femmes, les enfants…parmi eux aussi ses propres détracteurs.

Il nous interpelle tous en nous faisant comprendre que Sa Lumière ne peut être observée à distance. Chacune et chacun de nous doit prendre position…mais cela demande un effort, un engagement.

 

C’est sans doute pour cette raison que beaucoup préfèrent marcher sur un chemin différent que celui que le Christ nous propose : un chemin sans balises contraignantes…avec une fausse impression de liberté, ce super sentiment d’indépendance, pas de compte à rendre…ce dont nous rêvons presque tous.

 

Ce chemin sera sans doute un chemin sans grande lumière, mais pour beaucoup, et pour nous aussi parfois, ce sera ce sentier chaotique qui nous apparaîtra comme le plus praticable.

 

Le texte de ce matin nous retourne en plein le terrible paradoxe de ce Dieu parmi nous : entre fragilité et Toute puissance, est-ce bien le même homme auquel nous pensons, est-ce bien à ce Jésus que nous voulons confier notre vie et notre Salut ?

 

C’est bien la question qui nous est reposée chaque année …

Et c’est là tout le sens de la fête de Noël : par la foi, par notre foi, nous sommes appelés à dépasser ce paradoxe pour l’accepter. Accepter que la toute petite flamme de vie qui représente l’enfant de la crèche soit en même temps la GRANDE LUMIERE DU MONDE !!!

 

Mais laissons quelques instants les discours pour entrer dans la méditation…de manière artistique ! Pouvez-vous vous représenter ce paradoxe ? En fermant les yeux s’est souvent là qu’on voit le mieux…

 

Imaginez la crèche à Bethlehem ; l’enfant Jésus, au centre du tableau, est emmailloté comme une chenille dans son cocon…il dort…Pour le protéger durant son sommeil, Joseph, à droite, se tient à côté d’une chandelle, et avec sa main, il masque la flamme. L’ombre de la main de Joseph devrait être visible ; pourtant il n’y a pas d’ombre…car la source de lumière dominante ne provient pas de la bougie, mais de l’enfant !

C’est l’enfant qui fait rayonner les visages de ceux qui l’entourent, il y a là encore un berger, une brebis dont le museau vient renifler l’enfant. Un joueur de flûte, une femme avec un cadeau, sans doute de quoi manger.

 

 La Lumière que dégage l’enfant Jésus  arrive même à éclairer une partie de la sombre étable…

Même s’il dort paisiblement, Marie, à gauche et les mains jointes, sait bien que son enfant n’est pas comme les autres.

Le contraste est saisissant : une Lumière brille en pleine obscurité, elle éclaire et nous révèle que le monde tel qu’il est : nous le devinons hostile, brutal ou indifférent mais il est aussi habité par des hommes et des femmes en attente de se laisser éclairer.

 

(vous pouvez rouvrir vos yeux…)

 

Devant vous, un tableau de Georges de la Tour qui reprend ces éléments. Il est exposé au Louvre. Cette toile exprime la foi du peintre, d’un homme qui a reçu la lumière, qui s’est laissé guidé et éclairé par elle.

(quelques instants pour bien observer la toile)

 

« Je suis la lumière du monde »

Chez Matthieu, Jésus dira : « c’est vous qui êtes la lumière du monde ».

Ces « vous », qui sont-ils ?

Certainement les mages, les bergers, les disciples, les croyants au fil des siècles…

 

Ces vous dont Jésus parle c’est aussi nous aujourd’hui, jeunes et moins jeunes, qui à limage des personnages de de La Tour se laissent éclairer au point de devenir des reflets, des témoins vivants, des porteurs de Lumière, de Parole, dans notre monde.

 

C’est cela aussi la magie de Noël : ne me demandez pas comment ça marche…ça ne s’explique pas, ça se vit !

 

Lorsque dans la noirceur de ce monde, lorsque des profondeurs de nos cœurs, nous nous laissons éclairer par le Christ, alors tout devient lumineux !

 

Que la lumière de la Parole de Dieu illumine cette dernière journée de 2023, au moment de repenser au bon, au beau, au difficile qui aura jalonné ces 365 jours.

Et que cette même Lumière nous accompagne pour les 366 jours qui sont devant nous !

 

AMEN

 

CHANT Gloire à ton nom AEC 261, 1-3

 

Annonces  et offrande ( dans les bancs)

 

Prière d’intercession 

Intercédons auprès de Dieu !

POUR l'Eglise, famille des baptisés, afin qu'elle soit fraternelle et accueillante à tous les hommes, prions le Seigneur.

 

Pour ceux qui cherchent la lumière,

afin que Dieu leur montre le chemin de la foi,

prions le Seigneur.

 

Pour ceux qui ont reçu la lumière du Christ,

afin qu'ils la transmettent courageusement autour d'eux,

prions le Seigneur.

 

Pour les adversaires de l'Eglise,

afin que Dieu ouvre leurs yeux et touche leur cœur et qu'ils reconnaissent la grâce du Christ, prions le Seigneur.

 

Pour tous les peuples du monde et leurs dirigeants, afin qu'ils trouvent le chemin de la paix dans le respect mutuel et la liberté de chacun, prions le Seigneur.

 

 

Pour notre communauté paroissiale, dans laquelle auront été célébrés 3 bénédictions nuptiales, 18 baptêmes, 4 confirmations et 37 cultes d’adieu.

 

Dieu tout-puissant, qui t'es révélé à nous en Jésus-Christ,

accorde-nous de demeurer fermes dans la foi que les apôtres nous ont transmise, afin que dès maintenant ton nom soit glorifié parmi les hommes; exauce-nous, toi qui es béni aux siècles des siècles.    Amen.

 

Notre Père

 

 

CHANT : Que la grâce de Dieu AEC 882 (2x)

 

Béatitudes pour aujourd’hui, pour bien terminer l’année et surtout pour bien démarrer la nouvelle !

 

Bénédiction :PREMIER DIMANCHE APRES NOEL

DIMANCHE 31 DECEMBRE 2023

Salutation :

Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit

Soyez les bienvenus à ce culte du 1er dimanche après Noël.

Le thème de ce dimanche est « Siméon » ou pour le dire autrement : L’espérance qui ne se laisse pas anéantir par les épreuves de la vie.

Et ce culte veut nous entraîner, à la suite de Siméon, à entrer en espérance ; à faire confiance aux promesses de Dieu et à attendre de lui la consolation et la délivrance de toutes les ténèbres qui oppressent notre vie et celle du monde.

CHANT : O Dieu tu es fidèle AEC 233, 1-3

LOUANGE

Psaume 71, 5. 14-18

P : Tu es mon espoir, Seigneur Dieu, c’est à toi que je me fie depuis ma jeunesse.

Ass : Que ma bouche soit remplie de ta louange, de ta splendeur, sans cesse !

P :Ne me rejette pas au temps de la vieillesse ; quand ma force s’épuise, ne m’abandonne pas !

Ass : Ma bouche racontera sans cesse ta justice, ton salut.

Tous : Que ton nom soit béni à jamais. Amen

Répons : Bénissez l’Eternel ! AEC 161

Confession des péchés

Seigneur, je remets entre tes mains les 365 jours que tu m’as confiés.

L’année 2023 ne fut pas toujours telle que je l’avais espéré et souhaité.

Il y a eu des difficultés qui m’ont peinée et fait souffrir.

Je suis passé par des temps de doute et de questionnement, des temps de solitude et de désespoir où j’avais l’impression que tu n’étais pas là – ou que je ne te comprenais pas.

Souvent j’ai oublié de te dire merci pour tous les signes de ta présence et de ton amour dans ma vie ; pour toutes les fois où tu as ouvert devant moi un chemin me conduisant hors des impasses dans lesquelles je me trouvais ; pour la confiance que tu me fais et la force que tu me donnes pour accomplir ce que tu attends de moi.

Seigneur, aie pitié de moi, qui était bien loin de toi !

Répons : Seigneur reçois, Seigneur pardonne AEC 407/1

Annonce de la grâce

Avec le mot d’ordre de ce dimanche consacré à Siméon, nous disons avec le verset 14 du premier chapitre de l’Evangile de Jean :

« Nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.

Chantons note reconnaissance à ce Dieu qui nous a donné l’enfant de Noël pour que nous soyons délivrés et sauvés une fois pour toute !

Répons : Notre Dieu est délivrance AEC 160

LECTURES BIBLIQUES :

Première lecture : 1 Jean 1, 1-4

1. Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, -

2

car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, -

3

ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.

4

Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite.

Répons : Alléluia

Lecture de l’évangile : Luc 2, 25-38

Puis le moment vint pour Joseph et Marie d'accomplir la cérémonie de purification qu'ordonne la loi de Moïse. Ils amenèrent alors l'enfant au temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur.

Il y avait alors à Jérusalem un certain Siméon. Cet homme était droit ; il respectait Dieu et attendait celui qui devait sauver Israël. Le Saint-Esprit était avec lui et lui avait appris qu'il ne mourrait pas avant d'avoir vu le Messie envoyé par le Seigneur. Guidé par l'Esprit, Siméon alla dans le temple. Quand les parents de Jésus amenèrent leur petit enfant afin d'accomplir pour lui ce que demandait la loi, Siméon le prit dans ses bras et remercia Dieu en disant : « Maintenant, Seigneur, tu as réalisé ta promesse : tu peux laisser ton serviteur mourir en paix. Car j'ai vu de mes propres yeux ton salut, ce salut que tu as préparé devant tous les peuples : c'est la lumière qui te fera connaître aux nations du monde et qui sera la gloire d'Israël, ton peuple. »

Le père et la mère de Jésus étaient tout étonnés de ce que Siméon disait de lui. Siméon les bénit et dit à Marie, la mère de Jésus : « Dieu a destiné cet enfant à causer la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de Dieu auquel les gens s'opposeront, et il mettra ainsi en pleine lumière les pensées cachées dans le cœur de beaucoup. Quant à toi, Marie, la douleur te transpercera l'âme comme une épée. »

Il y avait aussi une prophétesse, appelée Anne, qui était la fille de Penouel, de la tribu d'Asser. Elle était très âgée. Elle avait vécu sept ans avec le mari qu'elle avait épousé dans sa jeunesse, puis, demeurée veuve, elle était parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait pas le temple, mais elle servait Dieu jour et nuit : elle jeûnait et elle priait. Elle arriva à ce même moment et se mit à remercier Dieu. Et elle parla de l'enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem.

Quand les parents de Jésus eurent achevé de faire tout ce que demandait la loi du Seigneur, ils retournèrent avec lui en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse et la faveur de Dieu reposait sur lui.

Répons : Louange à toi ô Christ

CHANT : Nos cœurs pleins de reconnaissance AEC 562, 1-3

Prédication

Chers amis,

Nous ne sommes que 6 jours après Noël…et dans nos têtes trottent encore l’image de la crèche de Bethlehem, la saynète de Noël des jeunes que vous aurez suivi à Lingolsheim ou ailleurs…le bébé Jésus est emmailloté, couché dans la mangeoire,… 6 jours seulement nous séparent du rappel de ces éléments traditionnels de Noël. 6 jours c’est court, mais 6 jours, c’est long ! J’ai eu l’occasion de célébrer déjà des obsèques entre Noël et aujourd’hui, j’ai déjà fait l’intermédiaire avec une famille pour le culte d’adieu de mercredi prochain, et encore pris attache avec la famille d’un malade en phase terminale. Nous attendons son départ, imminent, il a 59 ans et pour l’heure est hospitalisé à Haguenau.

La vie, les difficultés, l’empreinte de la mort ont repris… tout comme les bombardements à Kiev, les atrocités à Gaza.

La joie de Noël est passagère, mais ce qu’il doit en rester, tous les jours, c’est la Lumière et l’espérance apportée par la naissance de Jésus-Christ. La Lumière, c’est le centre du passage de ce matin, chez Jean.

C’est vrai que l’Evangile de Jean n’est pas spécifiquement un texte de Noël, et pourtant je crois qu’il est intéressant car il donne à la fête de la naissance de Jésus un autre éclairage. Au début de cet Evangile, pas de recensement voulu par l’empereur Auguste, pas de Joseph prêt à larguer sa Marie enceinte, pas d’étable car il n’y avait plus de place dans les hôtelleries… Jean débute ses mots par le fameux Prologue : au commencement était la Parole, celui qui est la Parole était avec Dieu, il était Dieu. En lui était la vie, et cette vie donnait la lumière aux hommes.

Jésus n’a pas les traits d’un nouveau-né : Jésus, c’est celui est Dieu, qui est vie, qui est lumière.

L’éclairage nouveau, la lumière pour notre foi et pour notre monde : c’est aussi cela Noël !

Chez Jean donc, de la lumière, comme on en trouve aussi chez les autres : des bergers ont été mis en route par de la lumière, les mages, qui viendront à l’Epiphanie, ont suivi une étoile.

Ce soir, dans le ciel alsacien, sans doute qu’il y aura aussi de la lumière, accompagné de bruits sourds de feux d’artifices, pêtards et de pneus de voiture qui éclatent sous le feu les ravageant… et demain, quoi, gueule de bois et retour à la vie normale, sans phare, ni éclat ?

La Bible n’est pas un feu d’artifices, en tout cas dans son caractère éphémère. Elle nous révèle la vraie lumière, le phare solide, la vie plu forte que la mort.

C’est un beau condensé du message chrétien qui nous occupe ce matin dans ce passage de Jean, en nous rappelant les 2 premiers visages de la Trinité : le Père et le Fils. On y retrouve la Parole, primordiale, et la Lumière, découlant de la Parole.

Je suis venu comme une Lumière dans ce monde, afin que quiconque croit ne reste pas dans l’obscurité, a déclaré celui qui n’est pas resté l’enfant fragile de la crèche.

Je suis la lumière du monde, nous est-il redit ce matin !

Et je le suis depuis ma naissance, depuis la crèche où j’ai connu la fragilité, la pauvreté, l’impuissance d’un nouveau-né.

Je suis la lumière du monde ! C’est un Jésus adulte qui nous parle ce matin…déjà loin de la chaleur de la paille. Ce même Jésus connaît déjà l’adversité, les complots, la haine… Il n’est plus le nouveau-né qui fait sourire lorsqu’on se penche sur son berceau, il est devenu l’homme qui évoque déjà sa mort, l’homme qui nous impose au minimum une réaction, au mieux un choix.

Est-ce vraiment lui le Messie dont parlaient les prophètes ?

Est-ce vraiment lui, Jésus, qui est Lumière, Chemin, Vérité ?

Cette question nous ne sommes pas les premiers à la poser…cela fait 2000 ans que ça dure.

Et la réponse, c’est le Christ lui-même qui va nous la donner en indiquant simplement que Lui et le Père ne font qu’UN.

Jésus est lui-même la preuve de ce qu’il affirme.

Pas de longue théorie…ni démonstration…nous sommes réduits à notre seule foi.

Ce matin, déjà et encore, Jésus interpelle ceux qui sont sur son chemin, les hommes, les femmes, les enfants…parmi eux aussi ses propres détracteurs.

Il nous interpelle tous en nous faisant comprendre que Sa Lumière ne peut être observée à distance. Chacune et chacun de nous doit prendre position…mais cela demande un effort, un engagement.

C’est sans doute pour cette raison que beaucoup préfèrent marcher sur un chemin différent que celui que le Christ nous propose : un chemin sans balises contraignantes…avec une fausse impression de liberté, ce super sentiment d’indépendance, pas de compte à rendre…ce dont nous rêvons presque tous.

Ce chemin sera sans doute un chemin sans grande lumière, mais pour beaucoup, et pour nous aussi parfois, ce sera ce sentier chaotique qui nous apparaîtra comme le plus praticable.

Le texte de ce matin nous retourne en plein le terrible paradoxe de ce Dieu parmi nous : entre fragilité et Toute puissance, est-ce bien le même homme auquel nous pensons, est-ce bien à ce Jésus que nous voulons confier notre vie et notre Salut ?

C’est bien la question qui nous est reposée chaque année …

Et c’est là tout le sens de la fête de Noël : par la foi, par notre foi, nous sommes appelés à dépasser ce paradoxe pour l’accepter. Accepter que la toute petite flamme de vie qui représente l’enfant de la crèche soit en même temps la GRANDE LUMIERE DU MONDE !!!

Mais laissons quelques instants les discours pour entrer dans la méditation…de manière artistique ! Pouvez-vous vous représenter ce paradoxe ? En fermant les yeux s’est souvent là qu’on voit le mieux…

Imaginez la crèche à Bethlehem ; l’enfant Jésus, au centre du tableau, est emmailloté comme une chenille dans son cocon…il dort…Pour le protéger durant son sommeil, Joseph, à droite, se tient à côté d’une chandelle, et avec sa main, il masque la flamme. L’ombre de la main de Joseph devrait être visible ; pourtant il n’y a pas d’ombre…car la source de lumière dominante ne provient pas de la bougie, mais de l’enfant !

C’est l’enfant qui fait rayonner les visages de ceux qui l’entourent, il y a là encore un berger, une brebis dont le museau vient renifler l’enfant. Un joueur de flûte, une femme avec un cadeau, sans doute de quoi manger.

La Lumière que dégage l’enfant Jésus arrive même à éclairer une partie de la sombre étable…

Même s’il dort paisiblement, Marie, à gauche et les mains jointes, sait bien que son enfant n’est pas comme les autres.

Le contraste est saisissant : une Lumière brille en pleine obscurité, elle éclaire et nous révèle que le monde tel qu’il est : nous le devinons hostile, brutal ou indifférent mais il est aussi habité par des hommes et des femmes en attente de se laisser éclairer.

(vous pouvez rouvrir vos yeux…)

Devant vous, un tableau de Georges de la Tour qui reprend ces éléments. Il est exposé au Louvre. Cette toile exprime la foi du peintre, d’un homme qui a reçu la lumière, qui s’est laissé guidé et éclairé par elle.

(quelques instants pour bien observer la toile)

« Je suis la lumière du monde »

Chez Matthieu, Jésus dira : « c’est vous qui êtes la lumière du monde ».

Ces « vous », qui sont-ils ?

Certainement les mages, les bergers, les disciples, les croyants au fil des siècles…

Ces vous dont Jésus parle c’est aussi nous aujourd’hui, jeunes et moins jeunes, qui à limage des personnages de de La Tour se laissent éclairer au point de devenir des reflets, des témoins vivants, des porteurs de Lumière, de Parole, dans notre monde.

C’est cela aussi la magie de Noël : ne me demandez pas comment ça marche…ça ne s’explique pas, ça se vit !

Lorsque dans la noirceur de ce monde, lorsque des profondeurs de nos cœurs, nous nous laissons éclairer par le Christ, alors tout devient lumineux !

Que la lumière de la Parole de Dieu illumine cette dernière journée de 2023, au moment de repenser au bon, au beau, au difficile qui aura jalonné ces 365 jours.

Et que cette même Lumière nous accompagne pour les 366 jours qui sont devant nous !

AMEN

CHANT Gloire à ton nom AEC 261, 1-3

Annonces et offrande ( dans les bancs)

Prière d’intercession :

Intercédons auprès de Dieu !

POUR l'Eglise, famille des baptisés, afin qu'elle soit fraternelle et accueillante à tous les hommes, prions le Seigneur.

Pour ceux qui cherchent la lumière,

afin que Dieu leur montre le chemin de la foi,

prions le Seigneur.

Pour ceux qui ont reçu la lumière du Christ,

afin qu'ils la transmettent courageusement autour d'eux,

prions le Seigneur.

Pour les adversaires de l'Eglise,

afin que Dieu ouvre leurs yeux et touche leur cœur et qu'ils reconnaissent la grâce du Christ, prions le Seigneur.

Pour tous les peuples du monde et leurs dirigeants, afin qu'ils trouvent le chemin de la paix dans le respect mutuel et la liberté de chacun, prions le Seigneur.

Pour notre communauté paroissiale, dans laquelle auront été célébrés 3 bénédictions nuptiales, 18 baptêmes, 4 confirmations et 37 cultes d’adieu.

Dieu tout-puissant, qui t'es révélé à nous en Jésus-Christ,

accorde-nous de demeurer fermes dans la foi que les apôtres nous ont transmise, afin que dès maintenant ton nom soit glorifié parmi les hommes; exauce-nous, toi qui es béni aux siècles des siècles. Amen.

Notre Père

CHANT : Que la grâce de Dieu AEC 882 (2x)

Béatitudes pour aujourd’hui, pour bien terminer l’année et surtout pour bien démarrer la nouvelle !

Bénédiction :


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