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Panier garni du 18 juin: l'INVITATION

2ème dimanche du temps de la Trinité : L’invitation

18 juin 2023 Culte avec Sainte Cène



Prélude Accueil : Au nom de Dieu, Père, Fils et saint Esprit, soyez tous les bienvenus à ce culte de ce 2ème dimanche après la Trinité, avec ce thème : l’invitation.

Ce matin, comme tous les dimanches, mais aussi à chaque moment de la vie, Dieu nous invite à une proximité avec lui.

Après le thème de l’écoute la semaine passée, nous voici invités à nous rapprocher encore un peu plus et à faire le pas de la confiance, comme nous y incite le mot d’ordre de ce dimanche et de toute cette nouvelle semaine :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi, je vous donnerai le repos ».

Paroles de Jésus Christ dans Matthieu 11, 28. Appel du 18 juin 1940, depuis Londres…


CHANT ASSEMBLEE : AEC 212, 1-3 Seigneur tu nous appelles


Louange – On appelle le 18 ? (pompiers) Psaume 18 :

P.:Je t’aime, Seigneur, tu es ma force.

Ass.: Le Seigneur est pour moi un roc, un refuge où je suis en sûreté.

P.: Que le Seigneur soit loué !

Ass.: Dès que je l’appelle au secours, je suis délivré de mes ennemis.

P.: Dans la détresse j’ai appelé le Seigneur, j’ai crié au secours vers mon Dieu.

Ass.: Il a entendu ma voix, il a bien voulu écouter mon cri.

Tous: Vive le Seigneur !

Répons Je louerai l’Eternel AEC 151, 4


Pénitence : Seigneur tu nous invites à la fête ; à la fête de la vie ; à la fête de la joie ; à la fête de l’amour.

Tu nous as créés pour le bonheur et tu veux que nous ayons la vie en abondance.

Tu nous as créés les uns pour les autres, comme frères et sœurs appelés à faire éclore la vie et à la protéger.

Tu attends de nous de vivre en ta présence et d’être généreux et fraternels les uns avec les autres.

Depuis notre baptême, tu nous invites à te faire confiance et à te suivre. Mais nous voulons vivre et ce que tu nous proposes ne correspond souvent pas à ce que nous entendons par « vivre ».


Tu nous invites à aimer notre prochain alors que nous avons déjà tellement de peine à nous aimer nous-mêmes.

Tu nous invites à partager, alors que nous avons tellement soif de posséder.

Notre travail, notre argent, nos loisirs, nos soucis, notre famille nous occupent tant qu’il ne nous reste que peu de temps pour construire notre foi et pour vivre de Ta Parole.

Serions-nous entrain de passer à côté de l’essentiel ? Seigneur, je le reconnais ce matin avec un cœur sincère, ni pour toi, ni pour les autres, je ne prends pas assez de temps. Amen.

Temps de silence

Répons : Je n’aurai pas le temps (Mél M. Fugain) orgue

Même en courant plus vite que le vent, plus vite que le temps;

Même en volant je ne prends pas le temps, pas le temps

De te parler, de te faire monter Mon humble prière

Vois ton enfant qui ne prend pas le temps de le faire!


Annonce du pardon

Dans son amour le Seigneur nous redit son invitation :

Aujourd’hui je place devant vous la vie et le bonheur d’une part, la mort et le malheur d’autre part. Choisissez la vie ! (Dt 30, 19)

Il est le chemin, la vérité et la vie ! (Jn 14, 16)

Chantons notre reconnaissance à ce Dieu qui nous invite toujours et encore, Dieu du pardon, et de l’amour inconditionnel :

Répons : A Dieu soit la gloire AEC 277, 1+2


Prière

Tu es vie et lumière Tu es invitation et fête, Merci de nous convier à la fête de la vie Merci de nous éclairer par ta Parole.

Que les mots que nous allons entendre deviennent pour nous maintenant, bonne nouvelle pour notre vie. Nous te le demandons au nom de Jésus Christ notre Sauveur. Amen


LECTURES BIBLIQUES

1) Lecture du livre d’Esaïe chapitre 55, les versets 1-5

55 1 Holà, vous tous qui avez soif, voici de l'eau, venez. Même sans argent, venez ; prenez de quoi manger, c'est gratuit ;du vin ou du lait, c'est pour rien.

2 A quoi bon dépenser de l'argent pour un pain qui ne nourrit pas, à quoi bon vous donner du mal pour rester sur votre faim ? Ecoutez-moi bien, et vous aurez à manger quelque chose de bon, vous vous régalerez de ce qu'il y a de meilleur.

3 Accordez-moi votre attention et venez jusqu'à moi. Écoutez-moi, et vous revivrez. « Je m'engage pour toujours, dit le Seigneur,à vous accorder les bienfaits que j'avais assurés à vos pères.

Répons : Alléluia


2) Evangile de Luc chap 14, versets 16-24

16 Jésus leur raconta cette parabole : « Un homme offrit un grand repas auquel il invita beaucoup de monde. 17 A l'heure du repas, il envoya son serviteur dire aux invités : «Venez, car c'est prêt maintenant.» 18 Mais tous, l'un après l'autre, se mirent à s'excuser. Le premier dit au serviteur : «J'ai acheté un champ et il faut que j'aille le voir ; je te prie de m'excuser.» 19 Un autre lui dit : «J'ai acheté cinq paires de bœufs et je vais les essayer ; je te prie de m'excuser.» 20 Un autre encore dit : «Je viens de me marier et c'est pourquoi je ne peux pas y aller.» 21 Le serviteur retourna auprès de son maître et lui rapporta ces réponses. Le maître de la maison se mit en colère et dit à son serviteur : «Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux.» 22 Après un moment, le serviteur vint dire : «Maître, tes ordres ont été exécutés, mais il y a encore de la place.» 23 Le maître dit alors à son serviteur : «Va sur les chemins de campagne, le long des haies, et oblige les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie. 24 Je vous le dis : aucun de ceux qui avaient été invités ne mangera de mon repas !» »


Répons : Louange à toi ô Christ


Chant : Allez-vous en sur les places AEC 540, 1+2


Message

L’invitation, Luc 14


Le mot d’ordre de ce dimanche nous invitait à nous approcher de Dieu ; venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai le repos. C’est sûr qu’après la semaine d’examens pour les bacheliers, le brevet pour les collégiens, beaucoup sont fatigués ! Chargés : nous le sommes aussi ; émotionnellement, physiquement avec le poids des années, les bobos de notre carcasse, puis les vacances qui se font attendre.


L’Evangile du jour invitait à un repas, nous en prendrons un aussi d’ici quelques minutes, nous serons invités par le Christ au sacrement du pardon et de la communion avec Lui. Et nous mangerons ensemble, avec Lui.


Dans la vie de tous les jours, manger ensemble, ça ressemble souvent à une gageure : cela peut bien et mal se passer. Prenons l’exemple des repas de famille qui sont parfois le lieu où l’on vit la joie d’être ensemble, et parfois aussi le lieu où on règle ses comptes, et dans ce cas, ils laissent de très mauvais souvenirs. Avec Elodie, nous sommes sur le point de terminer la série Downton Abbey : les frasques de la vie de château dans l’Angleterre bourgeoise du début du XXème siècle : à table, c’est la foire aux entrailles, tout le monde s’écharpe, poliment et avec un langage d’aristo, certes, mais cela n’enlève rien à la pénibilité de ces repas de famille avec les parents, belle-mères, enfants, cousins…


Mais laissons la fiction et revenons à nos réalités. Parmi les règles universelles en matière de bienséance de repas, il y a cette étrange coutume de rendre l’invitation : j’ai été invité par Mme Schmitt, il faudra que je lui rende la pareille. L’idée que l’invitation à manger est un don, et que tout don entraînera implicitement un contre don. Jacques GODBOUT, un chercheur à l’Université des Sciences de Québec, publiait un essai intitulé L’esprit du don où il évoquait les us en matière d’invitations, de dons, de cadeaux : les sociétés archaïques avaient une peur bleue des cadeaux, on pensait qu’un esprit maléfique habitait l’objet et que tant qu’il n’y aura pas de contre-cadeau effectué, cet esprit pourra vous amener du malheur. Il s’agissait déjà d’équilibrer les choses, de rendre la pareille : force est de constater que les choses n’ont pas changé. Il faudra absolument inviter les Meyer ! Ils nous avaient invité chez eux la dernière fois ! Par contre, les Muller, on ne les invitera plus : jamais nous n’avons été chez eux !


Autre histoire vécue : si un de vos invités s’est mal comporté, en paroles ou en actes, il ne pourra guère espérer être invité à nouveau. En tout cas, pas chez vous !

Dans notre évangile du jour, Jésus est à table, invité par des pharisiens curieux d’en savoir plus sur lui. Fidèle à lui-même, il leur pose des questions embarrassantes.

Jésus a la réputation de dire des choses fortes : et ses invités seront servis ! Jésus fait d’abord une leçon de bonne conduite à ceux qui se mettent en avant : ne choisissez pas la première place. Ensuite, et quitte à choquer, il montre la limite de cette évidence de l’invitation qu’il faut rendre. Voilà la nouveauté ! Selon Jésus, pour agir selon Dieu, n’invitez pas ceux qui peuvent vous rendre l’invitation, invitez ceux qui, trop pauvres, ne pourront jamais vous rendre la pareille ! Alors ce sera vraiment un geste gratuit de charité et de solidarité. Et seulement à cette condition.

On imagine l’ambiance, un peu comme autour de nos tablées lorsqu’on parle politique, économie et immigration : les propos de Jésus sont reconnus justes par les uns, mais gênent sûrement d’autres personnes. Alors un convive, peut-être pour détendre l’atmosphère, renvoie au Royaume des Cieux. Tout le monde respire, on va parler de l’au-delà, on va parler de religion. Ouille, là encore, un sujet sensible autour de nos tablées : après le voile et le burkini, voilà arrivé l’abaya porté par beaucoup de lycéennes, et jugé comme étant une tenue religieuse ; l’Education Nationale évoquait je cite une « épidémie de tenues islamiques ». Certaines marques de vêtements occidentales ont même profité du marché pour lancer une gamme dédiée à ce public : « renoncez au fric, et ayez des convictions », leur ont répondu certains. Laissons le vestiaire et retournons à notre tablée de pharisiens.

C’est là que Jésus raconte cette parabole des invités qui ne répondent pas à l’invitation. Dans les paraboles de Jésus, il y a toujours un moment de rupture. Une parabole de Jésus, c’est une histoire de la vie de tous les jours. Un problème se pose. Et voilà que l’un des protagonistes de l’histoire agit autrement que ce à quoi on s’attend. Et c’est dans cette attitude surprenante qu’est le sens que Jésus veut donner aux paraboles. Reprenons l’histoire.

Comme c’était la coutume alors, l’invitation se passe en deux étapes, le billet envoyé en avance, puis l‘arrivée du messager disant que tout est prêt.

Dans l’histoire racontée par Jésus, des gens riches sont invités par un homme très important pour un festin, mais lorsque le messager leur demande de venir, ils s’excusent avec des motifs plus ou moins sérieux ; ils préfèrent profiter de leurs nouvelles richesses ou de leur nouvel état plutôt que de venir. Pour le dire simplement : ils méprisent l’effort fait en leur honneur.

Ceux qui écoutent doivent se dire : eh bien, Jésus raconte là l’histoire de parfaits malotrus ! Que va-t-il se passer avec eux ? Et une autre question surgit dans leur esprit : que faire avec tout ce qui a été préparé ?

Il n’y avait pas encore de congélateurs ! Tout jeter ? Dans une société où on n’est jamais sûr de manger à sa faim, ce serait un scandale. Logiquement, puisque les super riches ne viennent pas, le maître pourrait inviter les gens de la classe moyenne, petits artisans, petits agriculteurs, veuves et orphelins. Ceux-là, même s’ils n’arriveront jamais à organiser un grand banquet comme lui, pourront montrer leur reconnaissance. Mais le maître va encore plus loin : « allez me chercher les marginaux de la société, pauvres, estropiés, boiteux, aveugles ! Et lorsqu’il constate qu’il reste de la place – ce qui montre bien qu’il avait vraiment vu grand – il fait venir ceux qui sont encore plus marginaux que les personnes handicapés, il demande à ce que les SDF de l’époque et les mendiants soient eux aussi conviés à son repas. Les gens qui maintenant se réjouissent en festoyant, ne pourront jamais rendre l’invitation ! Et le maître promet que les premiers invités ne sont pas prêts de goûter à sa cuisine !

J’imagine les pharisiens, les disciples, les amis autour de Jésus : ils doivent être perplexes, un peu gênés. Mais que veut dire Jésus ? Au début, il était question du Royaume de Dieu. Dans les paraboles qu’il a racontées et qui nous sont transmises, on ne se focalise pas sur le menu du repas, mais bien qui sera digne d'y participer, ou, pour le dire dans nos propres images, qui entre au paradis et qui n'y entrera qui pas !

La plupart des êtres humains, de l’époque biblique et jusqu’à aujourd’hui, pensent que pour se retrouver du bon côté après cette vie, il faut mener une vie convenable. Ils pensent d'ailleurs la mener en ne commettant pas de crime majeur et en gagnant leur vie de manière honnête, obéissant de manière – disons souple – aux dix commandements.

Les pharisiens sont plus exigeants : ils ont une pratique intense de la religion, donnent la dîme, soit le dixième de leurs revenus, jeûnent, prient régulièrement, respectent scrupuleusement le sabbat. Ils pensent, comme certains autres encore aujourd’hui , que le Salut se mérite ! L’autre jour encore, je lisais avec tristesse le témoignage d’une femme qui avait demandé à se faire rebaptiser chez les évangéliques, en reprochant aux églises historiques leur tiédeur de cœur, leur faiblesse dans le témoignage. Elle allait même jusqu’à dire que dans nos églises, tous ne seront pas sauvés ! Qui peut juger de cela ? Pas moi, et sans doute pas elle non plus !

Ceux qui ont entendu la parabole de Jésus à table commencent à saisir le sens inconfortable de l’histoire : tous, des plus riches au plus démunis sont invités par Dieu à entrer dans sa joie, à recevoir sa grâce, à vivre du pardon.

Certains pensent pouvoir passer outre. Avoir suffisamment pour ne pas avoir besoin d’être invités, reçus, pardonnés, graciés. Et c’est là qu’ils commettent certainement une erreur tragique !

Nous disions que l’invitation acceptée nous engage à la redonner un jour. Mais, pour le don de la grâce de Dieu, il n’y a pas de contre-don possible, jamais celui qui l’a reçu ne pourra le rendre, rendre l’invitation.

Personne ne peut rendre inutile le don que Jésus a fait de sa vie.

La seule chose que l’invité peut faire, c’est de venir et d’accepter l’invitation. Justement, Jésus avertit dans cette parabole : il y aura toujours des personnes qui refuseront de venir, car personne n’est forcé.

Et voici bel et bien une réalité dogmatique et une vérité théologique d’après ce que nous lisons dans l’Ecriture : Dieu se proposera toujours, il ne s’imposera jamais dans nos vies. Mais attention, car il y a des moments de grâce qu’il ne faut pas rater !

Le Salut ne se mérite pas, je le rappelle ; il ne se gagne pas.

Crois seulement, et tu seras sauvé, toi et ta famille.

Le Salut est offert, il est Grâce divine, manifesté en Jésus-Christ.

Voilà la bonne nouvelle que chaque chrétien est appelé accueillir et à partager tous les dimanches, autour de la table du Seigneur … et aussi tous les autres jours de la semaine, autour de la table familiale avec les siens.

Amen.



Chant d’assemblée : Seigneur tu es notre joie ( chant introït Cène) AEC 592, 1+2

Répons liturgiques de la Cène : Saint saint saint + Christ est venu

Intercession : Seigneur Dieu, nous te rendons grâce pour ton amour qui nous invite inlassablement à venir vers toi. Merci parce que tu nous invites à un nouveau départ et nous combles de ta grâce.


Nous t'en prions, donne-nous la force de vivre avec autrui la foi, l'espérance et l'amour. Avec nos familles, avec nos enfants, avec ceux qui nous sont proches et ceux avec lesquels nous n’avons pas grand’chose en commun.

Donne-nous l'amour nécessaire pour porter et supporter notre prochain aussi et surtout celui qui nous a humiliés et blessés.


Seigneur, nous pensons ce matin à tous ceux qui n’ont pas répondu à ton invitation. Parce qu’ils n’entendent pas ta voix au milieu du bruit de ce monde, parce que leurs soucis, leur doute les empêchent d’oser venir à ta fête.

Bénis-les tous, afin que leur journée soit belle,

Nous te prions pour chacun de nous ; pour ce temps d’été qui s’ouvre doucement devant nous.


Reçois nos demandes personnelles…

Et exauce-nous lorsqu’ensemble tous tes enfants nous nous adressons à toi en te disant : Notre Père…


Communion autour de l’autel



Chant final : Toi, lève-toi AEC 545, 1 strophe


Bénédiction à partager à son voisin

Que le Seigneur te bénisse et te garde !

Que le Seigneur tourne son visage vers toi et qu’il t’accorde sa Grâce

Que le Seigneur te donne sa paix !



Postlude

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