Panier garni du 18 janvier 2026: le Christ, prince de la joie
- Paroisse Protestante
- 18 janv.
- 11 min de lecture

Accueil Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, soyez tous les bienvenus à ce culte du 2ème dimanche après l’Epiphanie.
Le thème de ce dimanche « Le Christ, le Prince de la joie nous invite ce matin à la fête de la vie, à la fête de la joie. Pour nous souvenir encore en ce 2ème dimanche de l’Epiphanie du message de Noël, "Dieu est avec nous, Il est parmi nous !"
Aujourd'hui, en relisant le récit des noces de Cana, nous comprendrons que Dieu veut être avec nous comme un invité dans notre vie, comme un convive à notre table. Nous sommes appelés aussi à ne pas seulement nous remémorer de ce Jésus enfant, nouveau-né, mais de saisir que ce Jésus est aussi celui qui a réalisé des signes miraculeux, dont le 1er était lorsqu’il était l’invité d’une noce à Cana.
Lors de ce culte, nous évoquerons aussi le mot d’ordre qui nous accompagnera tout au long de cette année 2026. ( prédication)
CHANT : Comme les mages 54-03 strophes 1+4
LOUANGE
Psaume 105, 1-8 :
Louez le Seigneur, dites bien haut qui est Dieu, annoncez aux autres peuples ses exploits.
Chantez pour lui, célébrez-le par vos chants, parlez de toutes ses merveilles.
Soyez fiers de lui, l'unique vrai Dieu, ayez le cœur en joie, fidèles du Seigneur.
Tournez-vous vers le Seigneur tout-puissant, cherchez continuellement sa présence.
Vous qui descendez d'Abraham, son serviteur, vous les fils de Jacob qu'il a choisis, rappelez-vous les merveilles qu'il a faites, rappelez-vous ses prodiges, les décisions qu'il a prononcées.
Notre Dieu, c'est lui, le Seigneur ; ses décisions concernent la terre entière.
Il se souvient qu'il s'est engagé pour toujours, qu'il a donné sa parole pour mille générations.
Répons : Je louerai l’Eternel AEC 151, 1
Pénitence : Nous venons à toi, Dieu notre Père, pour te confier tout ce qui nous pèse et rend notre vie triste et pénible :
Nous te confions notre faiblesse, nos manquements, nos détresses et notre péché.
Et nous t’en prions :
Change en bénédiction ce qui nous accable et nous fait peur
Là où nous errons dans les ténèbres, éclaire notre chemin par ta Parole.
Là où nous nous enfermons dans l’indifférence ou la colère, redis-nous ton amour.
Là où nous sommes tristes, comble-nous de ta joie.
Là où notre vie est menacée par la mort, laisse-nous percevoir ta présence vivifiante.
Seigneur, laisse-nous vivre de ta Parole, de ton amour et de ta joie. Seigneur, aie pitié de nous
Répons : Jésus, le Christ, lumière intérieure (répons de Taizé)
Rec Alléluia 61-18
Grâce : Jésus dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira: vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie. (Jean 16, 20)
C'est maintenant un temps de grâce, de pardon et d'espérance !
Le Seigneur lui-même nous a appelés, Il nous aime et veut nous faire vivre vraiment.
Il a tissé par Jésus un lien éternel entre lui et les vivants.
Nous pouvons compter sur Lui, sur sa présence dans nos vies !
Répons : Seigneur tu es notre joie AEC 592, 1
Prière : Nous avons besoin, Seigneur, de signes quotidiens qui relèvent notre tête vers la lumière.
Comment pourrions-nous avancer dans la vie sans personne qui nous encourage à progresser ?
Comment pourrions-nous aimer, sans recevoir au milieu de nos jours, des gestes de tendresse et d’offrande ?
Comment pourrions-nous croire, Seigneur sans rencontrer au long du chemin une communauté qui révèle ta présence ?
Comment pourrions-nous espérer sans la passion de ceux qui, malgré les échecs et les doutes, réveillent en nous l’enthousiasme des rêves à réaliser ?
Seigneur, fais-nous prendre conscience des signes disposés dans notre vie et qui nous appellent à mener notre existence humaine à la clarté de l’Evangile de Jésus de Nazareth, signe de Dieu venu parmi les hommes. Amen
Lectures :
Première lecture : Exode 33, 18-23
Le Seigneur répondit à Moïse : « Je réaliserai cela même que tu viens de dire. Je t'accorde ma faveur, car c'est bien toi que j'ai choisi. »
18 Moïse lui demanda : « Permets-moi de contempler ta gloire. » 19 Le Seigneur dit alors : « Je vais passer devant toi en te montrant toute ma bonté et en proclamant mon nom : «Le Seigneur». J'aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j'aurai compassion de qui je veux avoir compassion. 20 Cependant, ajouta-t-il, tu ne pourras pas me contempler de face, car aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie. 21 Il y a ici, tout près de moi, un emplacement, un rocher, où tu te tiendras. 22 Quand je passerai en manifestant ma gloire, je te cacherai dans un creux du rocher en te couvrant de ma main, jusqu'à ce que je sois passé. 23 Ensuite, je retirerai ma main et tu pourras me voir de dos, puisque l'on ne doit pas me voir de face. »
Répons : Alléluia
Deuxième lecture : Evangile de Jean 2, 1-11
1 Deux jours après, il y eut un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et on avait aussi invité Jésus et ses disciples à ce mariage. 3 A un moment donné, il ne resta plus de vin. La mère de Jésus lui dit alors : « Ils n'ont plus de vin. » 4 Mais Jésus lui répondit : « Mère, est-ce à toi de me dire ce que j'ai à faire ? Mon heure n'est pas encore venue. » 5 La mère de Jésus dit alors aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. » 6 Il y avait là six récipients de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs rites de purification. Chacun d'eux pouvait contenir une centaine de litres. 7 Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau ces récipients. » Ils les remplirent jusqu'au bord. 8 Alors Jésus leur dit : « Puisez maintenant un peu de cette eau et portez-en au maître de la fête. » C'est ce qu'ils firent. 9 Le maître de la fête goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient. Il appela donc le marié 10 et lui dit : « Tout le monde commence par offrir le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu'à maintenant ! »
11 Voilà comment Jésus fit le premier de ses signes miraculeux, à Cana en Galilée ; il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
Répons : Louange à toi ô Christ
CHANT : Qu’aujourd’hui toute la terre AEC 228, 1-3
Message

Nous avons entendu le récit des noces de Cana ce matin, premier signe miraculeux d’après l’Evangile de Jean. La nouveauté nous est déjà apparue : dimanche dernier, nous étions dans les eaux du Jourdain pour le baptême de Jésus, et ce matin, l’eau a été transformée en vin, source de joie ! Dieu a rejoint notre humanité dans son côté festif, et c’est sans doute là une bonne nouvelle !
La nouveauté, c’est ce qui est porté aussi par le mot d’ordre de cette année 2026, il est là au milieu du chœur, bien visible depuis quelques jours maintenant.
« Voici, je fais toutes choses nouvelles ! » (Apocalypse 21,5)
Il y a comme ça des phrases dans la Bible qui brillent, même lorsqu’on les lit à voix basse. Des pépites, comme diraient les jeunes générations. « Voici, je fais toutes choses nouvelles ! » – il y a là un souffle d’avenir, une promesse qui ne sonne pas comme un slogan, mais la voix de Dieu qui parle au milieu de notre lassitude.
Une phrase comme une porte ouverte. Pas : « Reprends-toi. » Pas : « Allez, vas-y. » Mais : « Voici : vois cela, regarde, observe. ». Laisse-toi interrompre par une réalité plus grande que ce que tu crois possible pour l’instant.
Sujet de la phrase: 1ère personne du singulier « Je fais ». Pas vous. Pas nous. Mais Dieu. Un verbe divin, faire, qui n’est ni agité, ni idéologique, mais créatif. Dieu n’est pas seulement l’origine, mais aussi le présent ; non seulement le commencement, mais aussi un mouvement continu. Le Dieu de la Bible n’est pas un directeur de musée qui conserve ce qui a fait ses preuves. Il est celui qui suscite la vie, là où elle est ensevelie, et l’espérance, là où on l’avait depuis longtemps abandonnée. « Je fais toutes choses nouvelles. » C’est vrai que ça sonne un peu ambitieux, mais ce n’est pas un programme politique qui veut vendre du rêve.
Dans la vision de Jean sur son île de Patmos, dans son livre de l’Apocalypse, le chapitre 21 est une fenêtre sur la Nouvelle Création – la vision de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre, de la fin des larmes, de la mort qui n’existera plus. C’est l’horizon de l’accomplissement.
Mais soyons honnêtes, quand on nous parle de « nouveauté », ce mot provoque souvent plus d’inquiétude qu’il ne suscite un nouvel élan. Oui, évidemment, car nouveau signifie : différent. Et ce qui est différent, c’est ce que je connais pas, ce que je ne maîtrise pas, ce dont je n’ai pas l’habitude.
A l’époque du « tout va super vite, fibre, hyperconnectivité, ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui : on est souvent déboussolé, désarçonné devant ce monde qui galope vers on ne sait où ; et voici que nous aspirons profondément à ce qui nous est connu, familier. Combien seraient favorable à un retour en arrière ! A l’époque d’une version du monde qui était plus claire, plus ordonnée, plus simple. Et oui : les slogans qui promettent un « retour à la normale » touchent une corde sensible, car ils répondent à un désir, à une aspiration profonde.
C’est peut-être là notre tâche, notre travail spirituels de ce début d’année : réapprendre ce que signifie « nouveauté ». Toute nouveauté n’est pas synonyme de renouveau. Certaines choses qui se qualifient de nouvelles ne sont qu’un emballage brillant pour de vieux mécanismes : pouvoir, peur, exclusion. Et certaines choses qualifiées de « traditionnelles » sont en réalité une projection, une image nostalgique qui n’a jamais existé, mais qui a un effet réconfortant. Nous sommes étonnamment doués pour nous faire une image idéalisée du passé. C’était mieux avant, non ?La promesse de Dieu « Je fais toutes choses nouvelles » va à l’encontre de cela.
Elle ne dit pas : « Retour ». Elle ne dit pas non plus : « En avant à tout prix ». Elle dit :« Choses nouvelles ». Et ces choses nouvelles ne sont pas que de simples innovations, des mises à jour de vieux logiciels ou de banals coups de peinture. C’est une nouvelle création qui trouve son essence dans le Royaume de Dieu.
Peut-être entendons-nous ce verset avec autant d’acuité cette année parce que notre présent est difficile. En Europe, la crainte d’une extension de la guerre s’est amplifiée – non seulement dans les gros titres, mais aussi dans les conversations, sous forme de bruit de fond, comme une inquiétude lancinante. En décembre dernier, le secrétaire général de l’OTAN avertissait que l’Europe devait se préparer au risque d’une guerre, la Russie est une menace sérieuse.Dans le même temps, l’UE s’efforce de soutenir financièrement et militairement l’Ukraine. Nous devenons donc des complices…
Les élucubrations et fantasmes de certains dirigeants nous apparaissent au mieux excentriques et déplacés, mais il faut bien dire qu’ils nous inquiètent : avenir du Groenland, joujou atomique, menaces pour la démocratie…
Nous ne savons que trop bien à quel point l’avenir peut soudainement redevenir menaçant.Et puis vient ce verset qui dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » Non pas comme une consolation facile, mais plutôt comme une bougie qui ne prétend pas que la nuit est déjà terminée, mais qui montre que la nuit n’aura pas le dernier mot.
Le mot « nouveauté » est difficile à prononcer lorsque nous regardons les endroits où les êtres humains ont aujourd’hui non seulement peur du changement, mais craignent aussi parfois pour leur vie à cause de leurs croyances.
Mozambique, Nigéria, Congo, Chine, Amérique latine, pays musulmans : voilà des lieux où l’appartenance – religieuse, ethnique, politique – devient un danger. Où les êtres humains ne discutent plus, mais fuient. Top 3 : Corée du Nord , Somalie,Yemen : voilà le top 3 des pays où il ne fait pas bon être chrétien. 8 milliions de chrétiens persécutés en plus cette année 2025, selon Portes Ouvertes dont le rapport a été rendu ce mercredi 14 janvier. Je n’ai pas entendu beaucoup de médias en parler, à l’exception d’Europe 1 et de C News ; le décrié Pascal Praud en a parlé avec beaucoup de ferveur et d’émotions. Ces médias jugés trop « droitisants » sont tout de même les seuls à avoir évoqué la réalité des chiffres et de s’en inquiéter. Je les en félicite ! Pourquoi les autres n’en parlent pas ? //
Ces mots d’Apocalypse 21 n’est pas un texte destiné à ceux qui jouissent d’une sérénité bien confortable. C’est un texte destiné aux communautés opprimées. Près de 400 millions de chrétiens à travers le monde ! La Bible ne dit pas : « Tout ira bien. » Mais elle dit : « Dieu sera là. Dieu habitera. Dieu essuiera. » « Ce qui vous menace aujourd’hui n’est pas définitif. »
Pour finir, une question délicate et personnelle : puis-je espérer que quelque chose de nouveau puisse naître dans une relation, dans un cœur fatigué, dans une peur profondément ancrée ?Oui, mais peut-être pas dans le sens d’un « nouveau départ » rapide. Plutôt dans le sens d’un chemin qui nécessite de la confiance.
Peut-être que cela ressemble à ceci : que je me laisse interrompre au milieu de mon habitude par un petit « voici ». Que je remarque à quel point je défends parfois l’ancien, non pas parce qu’il était juste, mais parce qu’il m’était familier.
Et que je m’oriente alors vers la nouveauté de Dieu : une conversation que je ne remets pas à plus tard ; un pas vers la réconciliation, qui ne résout pas tout, mais ouvre une porte ; un courage qui n’est pas tapageur, mais qui se tient.
La nouveauté de Dieu n’est souvent pas glamour. Elle est comme une graine. Comme quelque chose qui agit dans l’ombre. Comme une lumière qui n’éblouit pas, mais qui transforme l’obscurité. C’est peut-être pour cela que le verset commence par « Voici » (Regarde, observe) : parce qu’on la néglige facilement quand on ne cherche que le coup d’éclat.
Au début d’une année, nous ne savons pas ce qui va arriver.
Mais nous entendons une parole qui est plus grande que nos prévisions – plus grande que la peur de la guerre, plus grande que la terreur, plus grande que notre nostalgie et notre fatigue : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. »
Celui qui parle ainsi donne un avenir.Et cela suffit non seulement pour commencer cette année, mais aussi pour l’aborder avec un cœur plus léger, un regard plus alerte et une confiance tranquille : Dieu est déjà à l’œuvre. AMEN
(bref interlude)
CHANT : Toi qui disposes version « O When the Saints’ AEC 631, 1-3
Annonces
LITURGIE DE SAINTE CENE ; répons Saint saint saint et Christ est venu
Prière d’intercession :
Dieu notre Père nous te rendons grâce pour ton amour révélé en Jésus-Christ notre Seigneur.
Merci parce que ton amour nous invite à nous lever de nos ténèbres et à avancer vers ta lumière.
Merci parce que chaque instant de notre vie est entre tes mains et la rend donc si précieuse.
Apprend-nous à vivre notre vie pleinement, à goûter chaque minute et chaque heure que tu nous donnes comme un cadeau précieux à partager avec les autres.
En ce jour où tu nous invites à la fête de la joie, nous voulons te prier pour ceux qui n’arrivent pas ou plus à se réjouir :
- pour ceux qui sont malades, pour ceux qui souffrent et que rien ne peut soulager, ni guérir.
- pour ceux qui sont victimes de la violence et de la guerre
- pour ceux qui n’ont ni emploi, ni logement, ni perspectives d’avenir.
- Pour ceux qui sont dans le deuil et sont brisés par la tristesse.
- Pour ceux dont la vie n’est qu’une fuite en avant et qui ne savent pas goûter l’instant présent
- Pour ceux qui sont enfermés dans un système de penser qui les empêche d’envisager que les choses puissent être autrement.
- Pour ceux qui sont habités par un mal de vivre qu’ils n’osent s’avouer et qui les rend pourtant insatisfait et malheureux
Seigneur, tu es l’ami des affligés, tu as partagé la souffrance des malades du corps et de l’âme et la tristesse des endeuillés, tu as affronté et traversé la mort pour nous donner une espérance que rien ne peut anéantir. C’est pourquoi nous te confions tous ceux qui se sentent mal dans leur vie, pour ceux qui douent du sens de leur vie, pour ceux qui n’ont plus goût à la vie.
Donne leur la joie de découvrir ta présence dans leur vie ; donne-nous d’être les uns pour les autres, signe de ton amour libérateur et de ta tendresse, de ta compassion et de ton pardon.
Notre Père
Cercle de communion autour de l’autel
CHANT : ô Jésus ta présence AEC 626/3
Paroles d’envoi :C’est avec ta Parole, en comptant sur elle, Seigneur,
que nous voulons retourner dans nos maisons, vers nos écoles, vers nos travaux.
Donne-nous la confiance de la foi pour risquer l’impensable.
Donne-nous la joie, celle qui nous fait voir la beauté.
Bénédiction : Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance, par la puissance de l’Esprit.
Postlude



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