Panier garni du 16 octobre Le grand commandement


Dimanche 16 octobre 2022

18ème dimanche après la Trinité – culte avec Ste-Cène


Accueil : Au nom de Dieu Père, Fils et Saint Esprit, soyez tous les bienvenus à ce culte du 18ème dimanche après la Trinité.

Nous sommes entre le dimanche de la foi victorieuse et le dimanche de la grande guérison : entre la foi appelée à être fortifiée pour nous permettre ensuite de nous sentir vivants, régénérés, ressuscités, appelés à une vie nouvelle en Christ.

Ce dimanche nous rappelle que notre foi est également basée, soutenue par la Parole de Dieu, et en particulier ses commandements.


Le thème de ce dimanche s’intitule : Le grand commandement et le verset de la semaine nous dit en quoi consiste ce commandement : « voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. » 1 Jean 4, 21. Etre enfant de Dieu, c’est aussi simple, aussi formidable et aussi difficile que cela : aimer.


Cantique : O Jésus tu nous appelles AEC 528, 1-2


Louange :

Heureux celui que Dieu décharge de sa faute, et qui est pardonné du mal qu'il a commis !

Heureux l'homme que le Seigneur ne traite pas en coupable, et qui est exempt de toute mauvaise foi !

Toi, tu m'as déchargé de ma faute.

Le méchant se prépare beaucoup d'ennuis,

mais le Seigneur entoure de bonté celui qui lui fait confiance.

Que le Seigneur soit votre joie, vous les fidèles !


Chantons à la gloire de Dieu :

Répons : A Dieu soit la gloire AEC 277, 1 strophe


Confession : Tous ensemble et chacun pour sa part, confessons notre péché, c'est à dire, notre incapacité d'aimer Dieu au travers de nos sœurs et frères en humanité :


Tu le sais Seigneur, nous ne savons pas aimer comme il faut, toujours à nouveau, nous dévions du chemin d'amour que le Christ a tracé et ouvert devant nos pas, c'est pourquoi, nous voulons te prier :


Pour ta gloire, Seigneur,

accorde-nous la grâce de ne pas faire souffrir ;

et qu’une joie, celle d’aider nos frères à être moins malheureux.


Accorde-nous, Seigneur, un esprit souple, afin que nous acceptions de paraître faible ou sans défense, plutôt que de peiner ou de briser.

Accorde-nous un esprit droit afin que nous n’interprétions jamais en mal la peine que l’on nous fait.

Accorde-nous un esprit simple, afin que nous ne soyons pas un poids pour ceux qui nous entourent.


Accorde-nous, Seigneur, un cœur ardent, afin que nous restions ouverts à ceux qui pourraient nous haïr, nous envier ou nous jalouser.

Accorde-nous un cœur humble, afin que nous ne nous raidissions pas devant les critiques, les procédés déloyaux, les jugements durs ou hâtifs.

Accorde-nous un cœur large, afin que nous supportions les étroitesses d’esprit et les égoïsmes révoltants.


Accorde-nous de ne jamais juger sans preuve et, s’il le faut, de juger avec miséricorde.

Accorde-nous de ne jamais croire au mal que l’on nous dit des autres et surtout de ne jamais le répéter.

Accorde-nous surtout de savoir écouter, de savoir deviner, de savoir pardonner.


Répons : Mon Dieu, mon Père AEC 405, 1 strophe



Annonce de la grâce : Le Seigneur a entendu le cri de notre cœur.

« Puisque ton cœur a été touché et que tu t’es humilié devant moi, dit l’Eternel, puisque tu as pleuré en ma présence, moi aussi je t’ai entendu. Je changerai vos cœurs de pierre en cœurs de chair. Je mettrai en vous un cœur nouveau. Je mettrai en vous mon Esprit. Je serai votre Père, vous serez mes fils et mes filles. »


Répons : Quand les montagnes AEC 167



Lectures : - Ephésiens 5, 15-20 Répons : Alléluia

- Marc 10, 17-27 Répons : Louange à toi, ô Christ

Cantique : Tu nous appelles à t’aimer ARC 532, 2-4


Prédication

Chers amis,

En ce dimanche consacré aux commandements de Dieu, si vous avez un peu attentifs au contenu des 2 lectures bibliques du jour, vous avez sans doute remarqué qu’on est passé de 10 à 12 commandements.

Le 11ème commandement nous vient de l’épître aux Ephésiens : ne vous enivrez pas ! Et oui, l’abondance, c’est terminé, on l’avait bien compris ! Promis, on se limitera à une petite gorgée dans notre gobelet tout-à-l’heure au moment de la Sainte Cène. On ne fera pas comme le pasteur qui avait célébré le mariage de mes parents dans le secteur de Westhoffen, sorti tout droit d’un repas avec ses copains de classe et arrivé avec une ½ heure de retard à l’église… et pas très frais si vous voyez ce que je veux dire.


L’évangile de Marc nous amena le 12ème commandement : va vendre tout ce que tu as, et tu auras ainsi beaucoup de richesses dans le ciel…


Entre le vin à consommer avec modération, ça ça passe encore et le va vendre tout ce que tu as, on se dit alors que les 10 commandements auraient largement suffi ! Trop de commandements tuent le commandement ? Je me pose la question…


En tout cas, il nous parait de plus en plus clair qu’il est plus difficile à un riche de rentrer dans le Royaume de Dieu qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille…

Et on ne pourra qu’acquiescer à la morale que Jésus nous livrait encore dans l’Evangile du jour : ce qui impossible aux hommes est possible à Dieu !

Dans le même passage chez Luc, nous avons celui de Marc ce matin ensemble, le disciple Pierre répondra à ces paroles de possible/impossible : « Ecoute Jésus, on a déjà tout quitté pour te suivre… » Comprenez : eh, c’est bon là, t’abuses un peu ! ».

Ce à quoi Jésus poursuit : « si quelqu’un quitte , pour le Royaume de Dieu, sa maison, sa femme, ses frères, ses parents, ses enfants, il recevra beaucoup plus dans le temps présent. Et il recevra la vie éternelle dans le temps qui viendra ensuite… ». Belle carotte me direz-vous, mais sommes-nous prêts à tout quitter ?



L’envie de tout quitter peut nous prendre à différents stades de la vie…

Quand on a 15 ans, et les hormones qui commencent à taquiner, on veut déjà s’affranchir du joug parental.

Va ranger ta chambre, pas de sortie ce soir, pourquoi tu sens la clope ?


Quand on a 40 ans, on réfléchit à son mode de vie : est-ce que mon boulot me convient vraiment, est-ce que je serai pas plus heureux ailleurs, un autre pays, une autre femme, un nouveau chemin de vie…

On se pose sans doute à peu près les mêmes questions lorsqu’on a perdu ce qu’on avait de plus cher, pour beaucoup en tout cas : son boulot, c’est la retraite ! Temps a priori anxiogène, il faut trouver des choses à faire, et puis on découvre ou on redécouvre qu’on partage sa maison ou son appartement avec son conjoint, qu’on n’avait jusqu’à lors pas trop vu… encore des tensions et des conflits… Du coup, questionnement, je reste, je pars,… ? Je vends, je vends pas ?


Notre homme riche de l’histoire, il nous ressemble ! Il veut bien croire en Jésus mais tout abandonner, sa richesse, ses biens pour le suivre ; c’est un peu trop pour lui et on le comprend !!!


Alors Pierre fait cette remarque « Nous on l’a fait. On a tout abandonné pour te suivre ! »


C’est vrai ! Ils ont été même très loin. Ils sont allés jusqu’au sacrifice suprême, le sacrifice de leur vie.

Pierre, en compagnie de Paul, fût crucifié à Rome, Matthieu a été égorgé en Ethiopie.

Marc est mort après avoir été traîné dans les rues de la ville d’Alexandrie.

Luc fut pendu en Grèce.

Jean fut jeté dans un chaudron d’huile bouillante dont il réchappe et termine exilé…

Jacques, André, Thomas, Mathias, Barnabé connaissent tous une mort violente. Les fameux martyrs dont certaines traditions chrétiennes se réclament, et dont vous lisez les exploits, avec les autres saints, tous le jours dans les DNA avec l’éphéméride du jour…


Mais ils l’ont fait ! Nous, on va se contenter de les admirer, on ne va pas aller aussi loin…

Déjà faisons ce que Paul nous dit : essayons d’être raisonnables, dans nos comportements, dans nos repas… pas d’excès, ni de sentiments, ni de colère, ni de consommation d’alcool ; j’ai connu comme cela un collègue pasteur de Dordogne, qui appliquait cela à la lettre : « il disait : pas de vin sans liturgie, sous-entendu, je ne bois de l’alcool qu’au moment de la Sainte Cène ».


Les textes de ce matin, je crois qu’il nous faut les recevoir non pas comme une morale ancienne surannée, même s’il est évident que le dimanche des commandements abordent forcément la morale. Mais les recevoir comme des encouragements. A essayer de devenir meilleur, et à trouver aussi ce qu’il nous faut changer ou quitter pour être en accord avec nous-même. Même le respect de tous les commandements n’aura pas suffi à notre homme pour être comblé. Jésus lui dit : « malgré ton obéissance stricte, il te manque quelque chose ».


Oui, à nous tous, il manque certainement quelque chose, ou quelqu’un.


Mais je crois que l’accent des versets que nous méditons n’est pas à chercher dans une obligation : « il faut tout quitter ». D’ailleurs, ce qui est embêtant avec les obligations, c’est qu’elles ne sont jamais les mêmes au fil de notre vie !

Quand on est enfant, il faut… Il faut quoi ? Obéir à ses parents, à la maîtresses, s’essuyer les pieds en rentrant et se laver les mains avant de manger…

Quand on est ado, il faut quoi ? travailler à l’école, rester sobre, pas fumer, pas boire, pas se droguer, ne pas se prendre pour un adulte…

Quand on est adulte, il faut quoi ? Ne pas se prendre pour un enfant, respecter les règles, les lois, le code de la route, payer les impôts, bien réfléchir avant de s’engager dans une relation, de faire les enfants, avant de prendre un crédit…

Quand on est vieux, il faut ne pas se plaindre, ne pas se mêler de la vie des enfants, ne pas être une charge pour la famille et pour la société… Il faut être reconnaissant lorsqu’on se réveille le matin en ayant mal quelque part, c’est la preuve qu’on est vivant !


Ma mamema disait souvent :

« Sterben muss man ! »

La seule obligation, c’est de mourir… Un peu cynique et pessimiste sans doute, mais tellement vrai !

Ce dont il nous faut devenir conscients ce matin, c’est que suivre Jésus, obéir à sa parole, nous amènera peut-être à laisser tomber un certain nombre de choses mais nous apportera beaucoup plus de satisfactions, de joies, que celles que nous avons connues avant de suivre Jésus-Christ.


A. SCHWEITZER a quitté une brillante carrière universitaire en France pour aller soigner des malades à Lambaréné au Gabon. On lui disait : « Tu es fou de renoncer à la carrière qui est devant toi. » Il l’a fait et il est devenu beaucoup plus : un témoin universel de l’humanité et pour tous les temps !


Il y a quelques années est parue dans un journal londonien cette annonce :

« Besoin d’hommes pour voyager dangereusement,

petit salaire, froid intense,

longs mois de nuit polaire

danger constant, retour non assuré. »



C’était une annonce de Sir Ernest SCHACKELTON , le célèbre explorateur du pôle sud. Contre toute attente, il eut un énorme courrier de personnes voulant s’engager.


Cet exemple pour nous dire au pire un fantasme, au mieux une vision, en tout cas ce que je crois être une vérité fondamentale !

En chaque humain, il y a donc bel et bien : un idéal,

un besoin d’engagement, le désir intime et profond d’une vraie vie.


Pas besoin de partir jusqu’au pôle Sud pour vivre l’aventure, le dépaysement et le besoin de se sentir utile ! Faisons déjà ces quelques pas de confiance vers le Christ, comme dans quelques minutes où il fortifiera notre espérance et nos liens entre nous en nous accueillant à sa table, pour y partager son corps et son sang. AMEN

et interlude musical


Annonces


Introduction à la Ste-Cène par le chant :

Cantique : Par ton corps AEC 584, 1+2


LITURGIE DE SAINTE CENE : Saint, saint, saint et Christ est venu

Intercession : Seigneur, toi qui nous commandes d’aimer de ton amour, triomphe de tout ce qui nous divise afin que, nous pardonnant les uns aux autres, nous t’adressions d’un même cœur notre prière.


Toi qui aimes le plus petit de nos frères, nous te prions pour les pauvres, les affligés, les malades, les mourants, les prisonniers, les isolés, les victimes de la guerre, de l’injustice... et pour tous ceux qui souffrent en Iran, en Ukraine, en Arménie, et partout où il y a la haine, les conflits,…


Nous te prions pour ceux qui nous sont chers, pour ceux que nous avons du mal à aimer; tu les confies tous à notre prière; nous les nommons dans le secret de nos cœurs.

(silence)



Veille sur ton Eglise, fortifie sa foi, son espérance et son amour pour tous les hommes. libère-la de ses compromissions, donne-lui la volonté de chanter tes louanges, de chercher son unité, de combattre pour la justice.


Veuille te servir de nous, Seigneur ; nous voici pour faire ta volonté.



Notre Père

Cantique : Viens et nous bénis AEC 890, 1 strophe


Bénédiction


Postlude


Lectures :

1) – lettre de Paul aux Ephésiens 5, 15-20

5 15 Ainsi prenez bien garde à votre manière de vivre. Ne vous conduisez pas comme des ignorants mais comme des sages. 16 Faites un bon usage de toute occasion qui se présente à vous, car les jours que nous vivons sont mauvais. 17 Ne soyez donc pas déraisonnables, mais efforcez-vous de comprendre ce que le Seigneur attend de vous.

18 Ne vous enivrez pas : l'abus de vin ne peut que vous mener au désordre ; mais soyez remplis de l'Esprit Saint. 19 Encouragez-vous les uns les autres par des psaumes, des hymnes et de saints cantiques inspirés par l'Esprit ; chantez des cantiques et des psaumes pour louer le Seigneur de tout votre coeur. 20 Remerciez Dieu le Père en tout temps et pour tout, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.

Répons : Alléluia


- Evangile de Marc 10, 17-27

10 17 Comme Jésus se mettait en route, un homme vint en courant, se jeta à genoux devant lui et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? » 18 Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, à part Dieu seul. 19 Tu connais les commandements : «Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d'adultère ; ne vole pas ; ne prononce pas de faux témoignage contre quelqu'un ; ne prends rien aux autres par tromperie ; respecte ton père et ta mère z .» » 20 L'homme lui répondit : « Maître, j'ai obéi à tous ces commandements depuis ma jeunesse. » 21 Jésus le regarda avec amour et lui dit : « Il te manque une chose : va vendre tout ce que tu as et donne l'argent aux pauvres, alors tu auras des richesses dans le ciel ; puis viens et suis-moi. » 22 Mais quand l'homme entendit cela, il prit un air sombre et il s'en alla tout triste parce qu'il avait de grands biens.

23 Jésus regarda ses disciples qui l'entouraient et leur dit : « Qu'il est difficile aux riches d'entrer dans le Royaume de Dieu ! » 24 Les disciples furent troublés par ces paroles. Mais Jésus leur dit encore : « Mes enfants, qu'il est difficile a d'entrer dans le Royaume de Dieu ! 25 Il est difficile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, mais il est encore plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. » 26 Les disciples étaient de plus en plus étonnés, et ils se demandèrent les uns aux autres : « Mais qui donc peut être sauvé ? » 27 Jésus les regarda et leur dit : « C'est impossible aux hommes, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu. »

Répons : Louange à toi, ô Christ

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