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Panier garni du Vendredi Saint 2026

  • il y a 15 heures
  • 14 min de lecture

                 

 

Vendredi saint 3 avril 2026, 10h

Prélude à l’orgue

Accueil:

Qu’ils semblent loin les cris « Hosanna, hosanna » qui acclamaient celui qui passait les murs de la Ville il y a quelques jours seulement.

Les rameaux ont flétri, la joie a laissé la place au vide et à l’abandon.

 

La nuit fut courte… Hier soir, se tenait ici le mémorial du dernier repas du Christ. La table est encore présente, non débarrassée…

Judas l’Iscariote a trahi son maître, les autres disciples se sont  endormis au Jardin des Oliviers, tôt ce matin, le coq a chanté non loin du tribunal au moment du 3ème reniement de Pierre.

Ponce Pilate s’est déjà lavé les mains : Jésus Barabbas ou Jésus Christ? Lequel voulez-vous que je vous libère ? 

C’est le peuple qui aura décidé de la sentence :

" Crucifie-le ! Crucifie-le !! "

 

Quelques notes d’orgue ( pour faire transition)

 

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle »

Jean 3, 16

 

Voici le mot d’ordre de ce jour du Vendredi-Saint où nous faisons mémoire de la mort du Christ ; c’est avec ce verset de l’Evangile de Jean que je vous souhaite la bienvenue.  Venus de près ou de loin, nous sommes rassemblés pour nous souvenir que l’amour de Dieu n’a pas eu de limite…

Les événements de la nuit nous ont été résumés. C’est vrai, ils sont déjà loin les cris de joie qui ont accueillis Jésus lors de son entrée triomphale à Jérusalem, la joie et le bois des Rameaux se sont transformés en bois pour faire la croix.

 

Ce matin, la Mort et l’Amour se mélangent. Chaque année je m’en étonne : la Mort et l’Amour. Quasiment la même sonorité, ces deux mots. La Mort et l’Amour.  L’amour dans le don ultime, la mort dans l’abandon le plus complet. Mort et amour se mélangent ce matin, comme ils se mélangent aussi sur nos itinéraires de vie ; deux réalités que nous connaissons bien et qui se rappellent à nous ce matin.

En mémoire de la crucifixion et de la mort de notre Seigneur Jésus Christ, nous voulons vivre ce culte dans le recueillement et la simplicité.

 

Chantons CHANT AEC 449, 1-3 O Jésus ta croix domine

Louange (en alternance PWP) :

  Avec le Christ et tous les crucifiés de la terre, les victimes de la guerre en Ukraine, au Moyen-Orient, Afrique, avec les morts de faim et de manque d’amour, portons à Dieu le cri de leur souffrance, avec les mots du psaume 22, que Jésus avait lui-même prononcé du haut de la croix : Eli, Eli, lama Sabachtani ?

 

P : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

A : J’ai beau rugir, mon salut reste loin.

P : Mon Dieu, le jour je t’appelle au secours, mais tu ne réponds pas.

A : Et la nuit, je ne trouve pas le repos.

P : Pourtant, c’est Toi le Saint
A : Tu trônes, Toi, la louange d’Israël

P : On me traite comme une vermine ; je ne suis plus un homme.

A : Les gens m’insultent, tout le monde me méprise.

P : Ne reste donc pas loin de moi, maintenant que le danger est proche.

Tous : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

 

(Quelques secondes de SILENCE )

 

Pénitence:

Seigneur Jésus Christ, nous nous sommes habitués à la croix. Certains parmi nous portent aussi leur fardeau ce matin : maladie, manque de considération, rejet de leur famille, oublié du système…

Et puis, nous nous sommes habitués à Ta croix. A cette mort qui nous est annoncée depuis l’entrée en Carême.

Pardon lorsqu’il nous arrive de penser que notre croix est plus lourde à porter que la tienne !

Oui Seigneur, depuis notre situation somme toute confortable, pardonne notre manque de reconnaissance et notre manque de foi, parce que nous voudrions que nos demandes soient exaucées autrement, plus vite…

Ce matin, tes bras ouverts veulent recevoir ceux qui viennent à toi.

Mais le plus souvent, le monde refuse ton accueil. Par manque de foi, par manque d’espérance. C’est ailleurs que nous cherchons la consolation dans l’immédiateté, dans la facilité, dans les paradis sans lendemain…  

 

Pour nos manquements, nos ruptures avec toi, prends pitié de nous Seigneur !

 

Répons : AEC 401/1 Prends pitié de moi Seigneur

                                      (l’assemblée reprend place)

1)Lecture de la Passion selon l’Evangile de Jean 19, lecteur CP

Jean 19, 16-27

16 Alors Pilate leur livra Jésus, pour qu'on le cloue sur une croix.

Ils emmenèrent donc Jésus. 19 17 Celui-ci dut porter lui-même sa croix pour sortir de la ville et aller à un endroit appelé « le lieu du Crâne » — qu'on nomme « Golgotha » en hébreu —. 18 C'est là que les soldats clouèrent Jésus sur la croix. En même temps, ils mirent deux autres hommes en croix, de chaque côté de Jésus, qui se trouvait ainsi au milieu. 19 Pilate ordonna aussi de faire un écriteau et de le mettre sur la croix ; il portait cette inscription : « Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. » 20 Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car l'endroit où l'on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l'inscription était en hébreu, en latin et en grec. 21 Alors les chefs des prêtres juifs dirent à Pilate : « Tu ne dois pas laisser cette inscription «le roi des Juifs» mais tu dois mettre : «Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs». » 22 Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit reste écrit. »

23 Quand les soldats eurent mis Jésus en croix, ils prirent ses vêtements et les divisèrent en quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, tissée en une seule pièce du haut en bas. 24 Les soldats se dirent les uns aux autres : « Ne déchirons pas cette tunique, mais tirons au sort pour savoir à qui elle appartiendra. » C'est ainsi que devait se réaliser le passage de l'Écriture qui déclare :

« Ils se sont partagé mes habitset ils ont tiré au sort mon vêtement . »

Voilà ce que firent les soldats.

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la soeur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie du village de Magdala. 26 Jésus vit sa mère et, auprès d'elle, le disciple qu'il aimait. Il dit à sa mère : « Voici ton fils, mère. » 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

 

TRES COURT INTERLUDE MUSICAL A L’ORGUE

 

2) Lecture de la Passion selon l’Evangile de Jean 19, 28-30

19 28 Après cela, comme Jésus savait que, maintenant, tout était achevé, il dit pour accomplir le texte de l'Écriture : « J'ai soif . »

29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats trempèrent donc une éponge dans le vinaigre, la fixèrent à une branche d'hysope et l'approchèrent de la bouche de Jésus.

30 Jésus prit le vinaigre, puis il dit : (attendre un peu) :

« Tout est achevé ! »

 Alors, il baissa la tête et mourut.

( On souffle l’une des bougies sur l’autel puis SILENCE (1’)

Prière : Seigneur notre Dieu, tu le sais nous avons de la peine à voir dans la croix un signe de victoire. Si elle n’est pas devenue d’une affligeante banalité, elle est pour nous le signe de la détresse la plus noire, de l’injustice la plus cruelle, de l’anéantissement le plus inhumain et du non-sens le plus absolu.

Cette croix nous parle aussi de nous, dans nos opportunismes : comme ceux qui t’ont acclamé hier, nous voilà aujourd’hui aussi dans le camp de ceux qui bien souvent oublient, renient, désespèrent et condamnent vertement, à l’emporte-pièce.

Pourquoi tant de violence, de haine, de cruauté dans le cœur des hommes ? Pourquoi tant de violence, de haine, de cruauté dans mon cœur ?

Seigneur, apprends-moi à discerner dans ta croix le signe de ton amour  et de ton pardon et qu’ainsi elle devienne le signe que le mal et la haine peuvent être vaincus. Nous te le demandons ardemment à toi qui vit et qui règne avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen 

 

CHANT AEC 452, 1-3 O douloureux visage

 

Message du Vendredi-Saint

                  Message du Vendredi Saint 2026

 

Il y a quelques années, en 1953, ici même, un de mes prédécesseurs disait du haut de la chaire pour saluer les « clients » du Vendredi Saint, plus nombreux qu’à l’accoutumée a priori : « Seid ihr alle da, ihr Karfreitagschristen ? », que je traduirai par une formule un peu désobligeante du type « Je vous salue, vous, les mauvais chrétiens du Vendredi Saint ». La sentence n’a pas tardé : quelques hommes se sont levés et sont allés un peu plus loin, au bistrot du coin, où leur présence n’aura pas été jugée dérangeante.

A l’inverse de mon prédécesseur, permettez-moi donc de vous saluer bien chaleureusement en ce jour où nous faisons mémoire de la mort du Christ.

Nous sommes venus ce matin parce que c’est un jour particulier, un jour unique dans l’année, avec une ambiance propice à la méditation et au recueillement. Dans les villages mixtes, où protestants et catholiques se faisaient la guéguerre, certains profitaient du Vendredi Saint pour sortir leur fumier. Le 15 août, on leur rendait la pareille en sortant le fumier protestant pour la procession de l’Assomption. Bref, ça me fait sourire, même si c’est plutôt triste à en mourir.

Hier matin, jeudi, il y avait une célébration pascale à la maison de retraite : prêtre et pasteur étaient réunis, et les résidents ont même partagé l’eucharistie. Le pasteur a ramené ses hosties, le prêtre a consacré les siennes… A la fin de la distribution, une dame dans le fond avait été oubliée : elle est protestante ou catholique, demanda le prêtre. Réponse d’un papy de 90 ans passés dans le 1er rang ; « elle est chrétienne ». Finalement, on est encore un peu à l’époque où chacun sortait son fumier pour se distinguer de l’autre.

En préparant mon sermon, début de semaine, a toqué à la porte de mon bureau un prêtre à la retraite ; il disait que le partage du pain, à tous les enfants de Dieu, était certainement un geste prophétique. Que dans quelques années, ce sera la norme. Je lui souhaite d’avoir raison… Pas à pas, disait-il, l’Eglise se transformera.

Pas à pas, c’est aussi comme cela que Jésus a annoncé aux siens sa Passion.

Pas à pas, c’est aussi comme cela qu’il s’est rendu jusqu’au Golgotha. Il y a porté sa croix, et a même été aidé par un certain Simon de Cyrène, comme pour dire qu’une croix, nous en avons tous une à porter. Une enfance malheureuse, des échecs, l’insatisfaction dans le boulot ou à la maison, la maladie, une addiction, un deuil…

 

Oui, Jésus a porté sa croix, il y est mort… C’est peut-être pour tous finalement, protestants et catholiques, peut-être même plus loin que ceux que nous appelons « chrétiens », que Jésus est mort sur la croix ?

N’avons-nous pas bien entendu le mot d’ordre de ce jour ?  C’est parce que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ? ». Le monde ! Bien au-delà de nos petites barrières intra-ecclésiales.

 

Dieu a tant aimé le monde ! Une parole forte, une parole extrême. Comme notre monde peut l’être, extrême… Les extrêmes ont le vent en poupe, de plus en plus. Les dernières élections l’ont démontré, les prochaines le montreront encore davantage !

La mort de son Fils, elle aussi, nous parait radicale. Seuls celles et ceux qui ont perdu un enfant connaissent sans doute ce sentiment d’absurdité et d’ironie dont l’existence fait quelquefois preuve.

Et en même temps, qu’elle est rassurante, cette funeste mélodie du Vendredi Saint !  Pour ceux qui viennent une fois dans l’année à l’église, aujourd’hui, rien n’a changé depuis le dernier Vendredi Saint. Ni celui d’avant, ni encore celui d’avant…

Jésus a toujours été crucifié, la croix a été dressée comme chaque année, Pilate est là et ses mains sont toujours lavées, les soldats sont là aussi, comme la foule et les femmes, Marie, les Marie…

 

S’il y a bien quelque chose qui nous rassure, c’est que « Vendredi Saint sera toujours Vendredi Saint », pour reprendre la devise de notre capitale…

S’il y a bien une chose pour laquelle le doute ne nous effleure même pas ¼ de seconde, c’est bien cette réalité-là ! Jésus a été crucifié. C’était un vendredi, c’est aujourd’hui.

Autant la naissance virginale est sujette à caution, autant la crucifixion est du domaine du vrai, du palpable, du véridique !

 

Cette mort, précisément celle-ci, nous fascine, sans doute. La mort est en général fascinante, autant qu’elle est cruelle. Beaucoup d’entre vous n’auront certainement pas attendus ce jour du Vendredi Saint pour aller durant l’année passée dans une église pour une messe, un culte, une cérémonie d’adieu. La croix, on la trouve partout : sur les pignons, sur les peintures, sur les autels, sur les pendentifs plaqués or ou argent, certains l’ont même tatouée sur la peau. Même le pasteur de Lingolsheim porte une bague avec la croix du Christ.

 

Si depuis l’an dernier, vous avez fait le chemin pour vous approcher d’un cercueil ou d’un tombeau, c’est sans doute que quelqu’un de votre entourage, parent, ami, collègue, enfant nous ont « quittés ».

Voyez déjà la pudeur : il nous a quittés, elle est partie, il s’est éteint, elle s’en est allée : voilà les mots utilisés pour parler de nos défunts.

 

Jésus, lui, est mort… sur la croix. Il ne nous a pas quittés, il n’est pas parti, il ne s’est pas éteint, il ne s’est pas en allé… il est mort. Voilà ce que nous disons…même dans notre confession de foi. Il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli…

 

Presque une évidence, pas trop de peine, pas de voix chevrotante ni de larmes au coin des yeux, … Jésus est mort… Et pourtant, il était jeune. Plus les années passent, plus je me dis que j’ai déjà vécu quelques années de plus par rapport à lui, jeune trentenaire…

 

Et en ce jour, tout simplement, humblement, nous en faisons mémoire.

En Alsace-Moselle, cette journée de souvenir est une fête, un jour férié (on espère encore longtemps !)…

Un jour de fête …de ce qui ressemblait à un échec ! Mais comme souvent on se trompe.

L’Evangile de Jean ne dit à aucun moment que Jésus subit. Il ne dit pas plus qu’il est abandonné ou rejeté même s’il se retrouve seul, cependant.

Le récit johannique est saisissant de majesté. Jésus reste entièrement maître de la situation et c’est lui qui prend les initiatives et dirige les événements.

 

Chez Jean, c’est tout seul qu’il porte sa croix. De manière décidée…

Du haut de la croix il ne réagit pas comme dans les autres évangiles. Il dit 3 paroles qu’on ne trouve que chez Jean. Il confie sa mère à son disciple préféré, donnant un relief particulier à l’amour fraternel et au souci qu’il a des siens.

L’Evangile entendu ce matin souligne l’extrême lucidité de Jésus : c’est librement et volontairement qu’il donne sa vie, accomplissant ce qu’il avait promis : « le Père m’aime parce que je me dessaisis de ma vie pour la reprendre ensuite. Personne ne me l’enlève mais je m’en dessaisis moi-même. J’ai le pouvoir de m’en dessaisir et j’ai le pouvoir de la reprendre » (10. 17-18).

 

Il n’y a pas de cri de désespoir. Mais il y a cette parole magistrale « tout est achevé » « tout est accompli ». Ce n’est pas l’échec d’un homme, l’échec d’une mission mais son accomplissement ! Comme après une bonne journée de travail : tout a été accompli, correctement, parfaitement !

Il y a derrière cette exécution capitale, l’accomplissement du plan du Salut du monde.

Sur la croix s’accomplit la volonté de Salut du monde.

Cette mort s’accomplit « pour vous ». Le soir d’avant en instituant la Sainte Cène, Jésus l’avait annoncé : « ce pain rompu, c’est mon corps livré pour vous. Ce vin versé, c’est mon sang versé pour vous ». 

 

 « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » criera l’apôtre Paul.

Votre paix, votre joie, votre épanouissement, votre bonheur sont là à portée de main en Jésus le Christ. Pour notre Salut, Dieu ne fait couler qu’un sang : le sien.

 

Pilate a fait écrire sur la croix du Christ : « Jésus de Nazareth le roi des juifs » cette confession involontaire était dans les 3 langues les plus parlées de l’époque, c’est une vérité universelle : la mort du Christ accomplit le Salut du monde.

 

En regardant cette croix sur l’autel, rouge comme le sang qu’a versé Jésus, souvenons-nous cette année des 3 mots de la fin, des 3 mots qui sont la finalité et aussi le renouveau.  « Tout est accompli ».

 

Que cette croix nous donne le courage d’espérer pour la suite.

 

Celle du Christ mis pour l’heure au tombeau, celle de notre propre suite où il y a encore tant de choses à accomplir, sans doute des croix à porter, mais surtout un temps d’avenir à vivre et à espérer.  AMEN

 

Bref interlude musical à l’orgue

 

CHANT AEC 450,1-3 O Jésus notre frère

 

 

Annonces – offrande (interlude musical à l’orgue)

 

LITURGIE DE SAINTE CENE

 

Intro : A présent, nous faisons mémoire de la passion et de la mort du Christ, et en partageant ce repas, nous comprenons qu’il est aussi mort sur la croix pour chacune et chacun de nous. 

Préface : Père Eternel, nous voici seuls, nous aussi, au pied de Ta croix ; C’est là que tout s’accomplit : abandon et compassion, mort et vie. Nous ne pouvons que nous taire et nous remettre entre tes mains.

 

C’est pourquoi avec tous ceux qui ont vécu dans la foi, avec la création tout entière nous méditons en silence le don ultime de ta vie pour que nous ayons, en Toi, le Salut et la vie éternelle que tu as promis à ceux qui te suivent et te font confiance. Avant de nous rappeler de quelle manière tu as parlé de ta mort au moment de ton dernier repas, prenons encore un temps de silence….

 

Institution : Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, pris du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps qui est livré pour vous, faites cela en mémoire de moi »

Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites cela, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.

 

Répons : Saint saint saint est le Seigneur

 

Epiclèse : Envoie ton Saint-Esprit sur nous, assemblés pour ce repas : que ce pain soit pour nous communion au corps du Christ, et cette coupe la communion au sang du Christ. Qu'en recevant ce matin uniquement le pain, nous ayons part à toutes les bénédictions qui sont en ton Fils : et qu'ainsi il demeure en nous et nous en lui.

Prière d’intercession :

Toi, Jésus, le seul juste devant Dieu,

Toi qui as été livré comme un coupable entre les mains des hommes,

Toi qui fus jugé, condamné, supplicié,

   

  nous t'apportons la souffrance des hommes.

Nous te prions pour les malades et les mourants,

pour les isolés, les confinés, pour ceux qui sont mis à la marge de la vie et dans l’impossibilité de fêter Pâques en famille cette année.

Nous te prions pour ceux qui n'ont pas de patrie,

 pas de toit, pas d’amour. Pour ceux qui connaissant la guerre en Palestine, en Ukraine, au Moyen-Orient, dans les contrées africaines, pour ceux qui sont jetés sur les routes de l’exil, persécutés, victimes de la folie des hommes et de l’inaction des politiques.

Nous te sommes reconnaissants pour ceux qui, sans peur devant la mort et devant les insultes, témoignent de leur foi et poursuivent le combat pour la justice.

Nous te prions les révoltés de ce monde, pour ceux qui osent mener des combats pour le climat, pour la justice sociale, pour la paix.

Nous te prions pour les vies brisées par le tourbillon de la violence et du terrorisme.

 

Seigneur Jésus donne l'espérance,

Car tu es mort pour ceux qui meurent

et tu es ressuscité pour les appeler à la résurrection.

Notre Père

Fraction du pain

Le pain que nous partageons est communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ.

La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce est communion au sang de notre Seigneur Jésus-Christ.

Toutes les fois que vous mangez de ce pain et buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu’il vienne !

Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

 

Invitation :

Heureux les invités au repas du Seigneur. Venez car tout est prêt

 

COMMUNION  

(hosties et gobelets + calice avec vin)

(pendant la communion,  jeu d’orgue)

 

 

Action de grâce : Béni sois-tu, Seigneur qui par la mort de ton Fils nous a libérés de toutes les formes d'esclavages et de mort et par sa résurrection nous as fait renaître pour une espérance vivante.

Nous t'adorons et te rendons grâce. Amen.

 

CHANT final : AEC 889, 1 et 4 Demeure par ta grâce

 

Bénédiction :

Que l’amour de Jésus-Christ notre sauveur, vous accompagne et vous rende rayonnant et fraternels, capable d’attention et de compassion pour tous les crucifiés de la terre.

Allez dans la paix du Christ. Amen

 

Postlude à l’orgue

 
 
 

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