Panier garni du 27 septembre 2026

Prélude Accueil
Soyez les bienvenus à ce culte du 17ème dimanche du temps de la Trinité dont le thème s'intitule « La foi victorieuse » et dont le mot d’ordre nous dit : « La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi » (1 Jean 5, 4c)
Notre foi est victorieuse parce que, fondée sur l’amour et le pardon de Dieu, elle nous rend capable, MALGRE TOUT, d’aimer et de pardonner à notre tour.
Un peu comme du thé divin qui infuse en nous et qui peut nous rendre meilleur, à l’image du Dieu de la Bible qui nous a enseigné l’ouverture, le respect, la solidarité…de ne pas penser d’abord qu’à notre propre pomme.
La victoire, pour les chrétiens, elle a été signée au matin de Pâques, jour où l’ordre du monde a été bouleversé, chamboulé : même les morts ne sont plus à leur place ! Voilà une parole qui peut toucher ceux qui ont perdu un être cher !
Notre foi est victorieuse parce qu’elle nous rend capable d’espérance et de confiance MALGRE la désespérance : qui n’a pas désespérer des autres, de soi-même, de ce monde, de nos gouvernants ?
Qui n’a pas senti vaciller la maison de ses certitudes parce que des événements non maîtrisés se sont invités sur les chemins de nos vies ? Coups durs, ruptures, conflits, déceptions, maladie, deuil….
Paul le dira dans sa belle lettre aux Romains : en tout cela, nous sommes plus que victorieux par notre foi en Christ, et rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.
Rendons grâce à Dieu et chantons d’un cœur joyeux :
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D4 Cantique : Que tout mon cœur soit dans mon chant AEC 138,
Strophes 1-3 D5 à 7
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D9 LOUANGE (psaume en alternance)
Avec les mots du psaume 138, faisons monter notre louange
D10 Heureux l'homme qui prête attention aux faibles !
Le jour où tout va mal pour lui, le Seigneur le tire de danger.
Le Seigneur le garde en vie et le rend heureux sur la terre, sans le laisser tomber entre les griffes de ses ennemis.
Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance, en l'entourant de soins pendant sa maladie
Que tous tes fidèles soient débordants de joie à cause de toi,
et que tous ceux qui t'aiment, toi le Sauveur, ne cessent de proclamer :
Tous : "Le Seigneur est grand !"
D12 Répons : Gloire soit au Père, … AEC 821
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D14 Pénitence :
Dieu Père, ce dimanche évoque ce qui nous est propre, intime : notre foi, ou notre absence de foi… tu sais que notre foi est rarement forte au point de déplacer les montagnes, mais bien plus fréquemment vacillante et fragile ; tu sais que le doute n’est jamais bien loin de nos pensées : nous doutons de toi, du monde, de nos plus proches, de nous-même.
La victoire, elle n’est jamais acquise : notre société nous apprend que nous avons à nous battre toujours et encore. Les défis pour l’avenir ne manquent pas, déjà ceux en lien avec le développement durable et l’écologie, puis notre carrière, notre santé, notre famille, tout cela nous cause souvent du tracas et de la peine…Alors malgré toutes nos défaites, nos sentiments d’inachevé, nos demandes pas toujours exaucées, apprends-nous à croire à ton amour, à croire à ta présence aussi lorsque nous sommes déçus et que nous subissons des revers ou des échecs ; à croire que tu veux notre bonheur, aussi quand nous sommes tristes et abattus. Que dans les moments d'abattement et de doute, nos questions trouvent auprès de toi une oreille attentive et compréhensive ; que dans les moments de faiblesse et de fragilité, nous puissions trouver une main qui nous porte et nous console.
Dieu Père, apprends-nous à croire à ton amour, plus fort que toutes les tristesses et les craintes, plus fort que les échecs et la mort. Prends pitié de nous
D15 Répons : Seigneur reçois, Seigneur pardonne AEC 407, 4
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D17 Annonce de la grâce :
Ecoutons cette parole de Consolation et de Grâce que nous adresse aujourd’hui le prophète Esaïe :
« Le Seigneur a dit : J’ai bien vu ton comportement, mais je te guérirai. Je te guiderai et te rendrai courage. Paix à celui qui est loin, paix à celui qui est proche ! Oui, je guérirai mon peuple. » Es 57, 18.19
D18 Répons : Victoire au Seigneur de la Vie AEC 500, 1+2 D19
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Prière : Dieu notre Père, tu viens à nous parce que tu nous aimes et tu nous appelles à te faire pleinement confiance dans les bons comme dans les mauvais jours. Prends-nous par la main, donne-nous la certitude de ta présence et une foi capable de déplacer des montagnes. Nous te le demandons au nom de Jésus Christ, notre Seigneur. Amen
D21 Lectures bibliques, par les conseillers presbytéraux
Romains 10, 9-17
9 Si, de ta bouche, tu affirmes devant tous que Jésus est le Seigneur et si tu crois de tout ton cœur que Dieu l'a ramené d'entre les morts, tu seras sauvé. 10 C'est par le cœur, en effet, que l'on croit, et Dieu rend juste celui qui croit ; c'est par la bouche qu'on affirme, et Dieu sauve qui fait ainsi. 11 L'Écriture déclare en effet : « Quiconque croit en lui ne sera pas déçu. » 12 Ainsi, il n'y a pas de Différence entre les Juifs et les non-Juifs : ils ont tous le même Seigneur qui accorde ses biens à tous ceux qui font appel à lui. 13 En effet, il est dit : « Quiconque fera appel au Seigneur sera sauvé. »
14 Mais comment feront-ils appel à lui sans avoir cru en lui ? Et comment croiront-ils en lui sans en avoir entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler si personne ne l'annonce ? 15 Et comment l'annoncera-t-on s'il n'y a pas des gens envoyés pour cela ? Comme le déclare l'Écriture : « Qu'il est beau de voir venir des porteurs de bonnes nouvelles ! » 16 Mais tous n'ont pas accepté la Bonne Nouvelle. Ésaïe dit en effet : « Seigneur, qui a cru la nouvelle que nous proclamons ? » 17 Ainsi, la foi vient de ce qu'on écoute la nouvelle proclamée et cette nouvelle est l'annonce de la parole du Christ.
Alléluia !
Répons : Alléluia
2) Evangile de Matthieu chap 15 versets 21 à 28 :
21 Puis Jésus partit de là et s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. 22 Une femme cananéenne b qui vivait dans cette région vint à lui et s'écria : « Maître, Fils de David, aie pitié de moi ! Ma fille est tourmentée par un esprit mauvais, elle va très mal ! » 23 Mais Jésus ne répondit pas un mot. Ses disciples s'approchèrent pour lui adresser cette demande : « Renvoie-la c , car elle ne cesse de crier en nous suivant. » 24 Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues du peuple d'Israël. »
25 Mais la femme vint se mettre à genoux devant lui et dit : « Maître, aide-moi ! » 26 Jésus répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. » — 27 « C'est vrai, Maître, dit-elle, pourtant même les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 28 Alors Jésus lui répondit : « Oh ! Que ta foi est grande ! Dieu t'accordera ce que tu désires. » Et sa fille fut guérie à ce moment même.
Répons : Louange à toi, ô Christ
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D23 CHANT Avec le Christ dépasser les frontières Rec Alléluia 37-09,
Strophes 1+2+4 D24-25-26
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D28 Message
Pour débuter mon message du jour, je vous partage un constat : nous vivons à l'ère des frontières étanches. Qu'il s'agisse des frontières physiques ou de nos bulles numériques où l'on ne parle qu'à des gens qui pensent exactement comme nous, la tendance globale est au repli.

Et voilà que notre texte de ce matin, dans l’Évangile de Matthieu, commence d'une manière assez surprenante. Jésus décide de saturer son GPS et de franchir une frontière. Il quitte sa zone de confort en Galilée pour se rendre dans la région de Tyr et de Sidon. C'est un peu comme si un fervent défenseur du circuit court et du "consommer local" décidait soudainement d'aller faire ses courses dans un immense hypermarché de banlieue. Il s'en va chez les païens.
C'est là qu'apparaît notre protagoniste : une femme cananéenne. Une étrangère. Pour les disciples, elle coche absolument toutes les mauvaises cases de l'algorithme de l'époque. Elle n'est pas du bon peuple, elle n'a pas la bonne religion, et en plus, elle crie. Elle fait du bruit. Elle commet l'équivalent antique d'un tweet en majuscules avec dix points d'exclamation : "Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par un démon !"
Et là, c'est le choc. La réaction de Jésus est… glaciale. D’abord, le silence. Un silence radio digne d'un service client après une réclamation. Puis, quand il parle enfin, c’est pour opposer une fin de non-recevoir très "souverainiste" : "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël." En gros : "Désolé Madame, vous n'êtes pas sur la liste des invités, passez votre chemin."
Et pour le conforter dans sa position, les disciples en rajoutent une couche. Ils lui disent : "Renvoie-la, car elle crie derrière nous." Traduction moderne : "Maître, s'il te plaît, active l'option bloquer le contact ou appelle la sécurité, elle gâche notre moment."
La femme ne se démonte pas. Elle insiste, se prosterne. Et Jésus lui décoche une des répliques les plus difficiles de tout l'Évangile : "Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens."
Traiter quelqu'un de "petit chien", même avec un diminutif un peu plus doux en grec, cela reste une sacrée claque.
Mais regardons ce moment en face, car il nous tend un miroir sans déformation aucune et est très inconfortable. Cette scène révèle une réalité que nous préférons souvent cacher sous le tapis de nos bonnes consciences ecclésiales : la xénophobie n’est pas le monopole des autres.
Elle peut ramper, s'installer et prospérer au cœur même du croyant.
Qu’est-ce que la xénophobie, étymologiquement ? C’est la peur ou l'hostilité envers l’étranger, envers ce qui est en dehors de notre cadre. Et force est de constater que les disciples ici sont en plein dedans. Ils ne voient pas une maman en détresse, ils voient une gêne, une intruse, une « Cananéenne » — avec tout le poids des préjugés historiques que ce mot comporte.
Et nous ? Combien de fois notre réflexe de chrétien n’est-il pas le même ? A force de nous méfier de certains profils, qu’on ne connait que trop bien et dont on a sans doute raison de se méfier, on finit par se méfier de tout le monde !
Les chrétiens devraient être théoriquement accueillants, mais nous aimons que l’autre reste à sa place, ou du moins qu’il adopte nos codes, notre langage, notre discrétion. La xénophobie chrétienne moderne est rarement bruyante ; elle est polie. C’est ce petit mouvement de recul inconscient, c'est le tri que nous faisons entre les « bonnes » détresses qui méritent notre charité et les « mauvaises » qui perturbent notre tranquillité.
C’est cette tendance à penser que la grâce de Dieu nous appartient un peu plus qu'aux autres, que nous avons un contrat d'exclusivité avec le Très-Haut.
Jésus lui-même, dans son humanité incarnée, semble ici endosser un instant le nationalisme religieux.
Mais la répartie de cette femme sera d'une intelligence spirituelle absolument fulgurante. Elle ne s'offusque pas, elle n’est même pas blessée ! Elle reprend la métaphore de Jésus et la retourne à son avantage : "C'est vrai, Seigneur ! Pourtant, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres."
C'est de l'audace pure. C'est l'art de la négociation à un niveau supérieur. Elle est en train de dire : "D'accord, je sais que les ressources sont historiquement ciblées. Mais ta grâce est tellement immense, ton Dieu est tellement grand, que ses miettes sont plus nourrissantes que tous les banquets du monde. Une miette de toi me suffit."
Et là, il se passe un événement théologique immense, presque unique dans les Évangiles : Jésus change d'avis. Il se laisse déplacer. Comme Dieu lui-même a révisé sa copie après le Déluge avec Noé en rétablissant une alliance avec l’humanité.
Jésus s'exclame : "Femme, grande est ta foi !" Et sa fille fut guérie à l'heure même. Le Royaume des enfants de Dieu n’a pas de frontières, surtout pour ceux qui demandent à en faire partie, surtout pour ceux qui font l’effort de vouloir en faire partie. Un peu comme les étrangers sur le sol français qui font l’effort de vouloir s’intégrer… Faire partie, faire patrie, c’est presque la même chose !
Cette ouverture inattendue nous plonge au cœur même de l'actualité de notre semaine. Impossible de ne pas y penser alors que la France entière bruisse de la visite officielle du pape Léon XIV. Quelle ferveur des fidèles sur les Champs-Élysées, quels gigantesques dispositifs de sécurité (et oui le pape est une cible) !
En tant que protestants, nous regardons ce grand déploiement avec un sourire amusé, un peu comme les disciples qui regardaient la Cananéenne bousculer le protocole. Nous courons le risque, là aussi, d'une forme de xénophobie confessionnelle, en rejetant ce qui nous est étranger.
Nous nous disons : "Tout cela est bien trop solennel pour annoncer l'Évangile". 22 millions d’euros dépensés, des débats interminables sur la définition de la laïcité… Un discours qui n’est pas celui des Eglises protestantes sur bon nombre de sujets de société… Et puis, le faste est très éloigné de l’humilité de Jésus qui est arrivé à dos d’âne, c’est vrai. Grande différence qui explique cela : le pape est pour les catholiques le Chef de l’Eglise, alors que chez nous, ce chef n’est autre que le Christ !
Mais l’histoire de la Cananéenne et la visite du pape nous rappellent que l'Esprit Saint n'a que faire de nos barrières ecclésiastiques. Le Christ n'appartient à personne. Ni au Vatican, ni au quai St-Thomas ! Et si des jeunes retrouvent le chemin de la foi et de l’espérance, tant mieux !
Karl Barth écrivait magnifiquement à ce sujet : « Dieu peut nous parler par le moyen d'un communiste russe, d'un joueur de flûte, d'un buisson de roses ou d'un chien crevé. Nous ferions bien de ne pas faire les dédaigneux. »
Si Barth inclut les chiens de manière un peu provocante dans sa liste, c'est pour rejoindre exactement la logique de notre Evangile : Dieu utilise les voies les plus inattendues et les personnes les plus marginales pour faire entendre sa voix.
Alors oui, Dieu peut nous parler à travers la foi audacieuse d'une étrangère païenne au temps de Jésus, et Dieu peut tout à fait nous parler aujourd'hui à travers les mots d'un Pape en voyage officiel, si cela réveille notre soif commune de paix et de justice.
Cela nous parle enfin de la puissance des "miettes". Parfois, face aux crises mondiales, face aux nationalismes qui grimpent, face aux défis climatiques ou aux difficultés de notre quotidien, nous nous sentons impuissants. Nous avons l'impression de n'avoir que des miettes d'espoir ou de solutions à offrir.
Ne sous-estimons jamais les miettes de la grâce. Elles ont le pouvoir de changer le monde, d'élargir nos tables et de convertir nos cœurs. Amen.·
D30 CHANT : Il est une foi ancienne Rec Alléluia 52-09,
4 strophes (1+3+4+7) D31 à 34
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D38 Intercession
Dieu notre Père, tu as révélé au monde ta proposition de Salut en Jésus Christ.
En cela, nous croyons que tu nous aimes et que tu accompagnes nos vies dans les joies comme dans les tristesses, sur les sommets comme dans les vallées de l’ombre et de la mort jusqu’au matin de notre Pâques. Et pourtant, lorsque vient pour nous le moment de marcher dans cette vallée obscure, nous doutons, nous nous révoltons, nous avons de la peine à croire à ta présence et à ton amour. C’est pourquoi nous nous tournons vers toi et te prions :
Tourne-toi vers nous et manifeste-nous ta compassion. Accueille nos doutes et nos questions et donne-nous cette paix du cœur que seul toi peux nous donner.
Nous voulons aussi te prier pour le monde et ses habitants,
- pour ceux qui vivent dans la misère et la pauvreté, victimes de l’exploitation et de la recherche du profit maximal.
- pour ceux qui sont malades et qui n’ont pas d’espoir de guérison
- pour ceux que la vieillesse accable et qui souffrent de la solitude
- pour ceux qui se sont détournés de toi parce qu’ils pensent que ça ne sert à rien de croire
- pour ceux qui méprisent leur prochain parce qu’ils ont de la peine à d’aimer soi-même
- pour ceux qui sont prisonniers de leur fierté et de leur arrogance, parce qu’ils pensent pouvoir se passer de toi
- pour ceux qui vivent et portent en eux le poids d’un deuil
Seigneur, nous sommes fragiles dans la foi, parce que nous avons de la peine à voir ta présence agissante dans notre monde, dans notre vie.
Aide-nous toujours et encore à avancer sur nos chemins, surtout lorsqu’ils sont semés de difficultés, de maladies, de deuils… Fais de nous des instruments de ton amour et de ta paix qui témoignent, par leurs paroles et leurs actes, de ta présence d’amour et de vie dans les ténèbres de ce monde.
Nous te le demandons au nom de Jésus Christ qui nous a appris à te dire :
Notre Père
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D40 Cantique : Que la grâce de Dieu soit sur toi, AEC 882
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