top of page

Panier garni Sexagésime 12 février 2023



Prélude à l’orgue

Accueil

Soyez les bienvenus pour ce culte du dimanche Sexagésime. Les « septua » (70) de dimanche dernier sont déjà devenus les « sexa » (60) aujourd’hui : grosso modo 60 jours nous séparent encore de la fête de Pâques.


Deux dimanches nous séparent encore de l’entrée dans le Carême, ces fameux 40 jours pour nous préparer à la fête de Pâques.

Le mardi 21 février, ce sera Mardi-gras, puis le lendemain, nous débuterons cette période du Carême avec le Mercredi des Cendres.


Ce matin, c’est donc le dimanche sexagésime.


En ce dimanche sexagésime ( rien de sulfureux, rassurez-vous), nous allons entendre l’Evangile du Semeur et des graines qu’il sème, ces graines, c’est la Parole de Dieu.


Et nous voulons entrer encore un peu plus dans ce culte en unissant nos voix pour chanter ce geste du Semeur, qui ouvre ses mains pour partager ce qu’il a de plus précieux : les grains de Sa Parole que nous recevons encore ce matin, et en communauté !


Chant : Grand Dieu nous te bénissons AEC 243 3 strophes


LOUANGE :

P : Seigneur, nous sommes heureux d’être là ensemble

pour découvrir toutes les belles choses que tu nous offres.

A : Tu nous aimes et tu veux que nous soyons heureux. Merci !

P : A chacune, à chacun de nous, tu as donné sa place sur terre.

A : Apprends-nous donc à regarder ce qui nous entoure

et à savoir nous en réjouir.

P : Merci de réunir aux quatre coins du monde

Ton peuple qui vit le jour du repos.

A : Merci de nous avoir choisis pour travailler à ton Royaume :

P+A : Aujourd’hui, nous devenons les semeurs de ton Evangile.


Répons: Béni soit le Seigneur AEC 249, 1+3






Pénitence :

Quand tu as créé le monde, Seigneur, Tu l'as fait beau et merveilleusement vivant.


Et quand tu as créé l'homme et la femme, c'était pour ta joie et pour ne plus être seul dans un univers inhabité.
Tu as créée la terre ronde, comme pour dire aux hommes qui y habitent, qu’ils doivent garder leur horizon ouvert.

Mais Seigneur, si je regarde où en sont aujourd'huile monde et les humains

J'y vois la vie asphyxiée, la terre qui tremble, les victimes de la guerre et de l’injustice, les muscles qui se montrent près des frontières et des murs de séparation, il faut briller, frapper, écraser l’autre…


Dans un autre registre, j’y vois aussi des démotivés,…des fatalistes dont je fais souvent partie.


Seigneur, que faire de cette terre éclatée qui vit un cruel manque de lumière et d’espérance ?
Reçois-nous avec toutes nos questions et donne-nous ton souffle d’inspiration, ton pardon pour nos immobilismes et notre manque de foi !

Répons : Mon Dieu, mon Père AEC 405/1


PAROLE DE GRACE :

Voilà le Salut gratuit qui nous est offert par le Dieu de Jésus-Christ, à l’image de la semence de la parabole :

Nous calculons à l’économie, ton Amour déborde sur les chemins…

Nous classons de manière définitive, nous compartimentons nos vies mais Toi Seigneur, tu sèmes à pleines mains et à grands gestes…


Des mains tendues, des bras ouverts vers nous, et voilà déjà ton Amour qui nous touche, nous pardonne et nous relève… au-delà de tout ce que nous imaginons, au-delà de nos limites et de nos frontières intellectuelles et spirituelles. Chantons notre reconnaissance pour cette semence d’amitié et de pardon !

Répons : Avec le Christ dépasser les frontières Rec Alléluia 37-09, 1+2


Prière avant les lectures bibliques :

Dieu notre Père, nous croyons que tu aimes chacun de nous comme ton enfant. Tu as béni la terre, et tu y as envoyé ton Fils Jésus

En lui, tu t’es donné pour rompre notre solitude et nous ouvrir le chemin vers les autres. Avec nous, c’est toute la création qui attend son retour.

Pour nous tous, tu es venu et tu as donné ton fils qui est aussi notre frère : Jésus-Christ. Rends Ta Parole que nous recevons maintenant féconde. Amen


Lecteur 1 : Livre du prophète Esaïe chap 55, versets 10-12


55 10 « La pluie et la neige tombent du ciel,

mais elles n'y retournent pas

sans avoir arrosé la terre,

sans l'avoir rendue fertile,

sans avoir fait germer les graines.

Elles procurent ainsi

ce qu'il faut pour semer

et ce qu'il faut pour se nourrir . 11 Eh bien, il en est de même

pour ma parole, pour ma promesse :

elle ne revient pas à moi

sans avoir produit d'effet,

sans avoir réalisé ce que je voulais,

sans avoir atteint le but

que je lui avais fixé » 12 C'est dans la joie

que vous quitterez Babylone,

et dans la paix

que vous serez ramenés chez vous.


Répons : Alléluia


Lecteur 2 : lecture de l’Evangile de Luc au chapitre 8


8 4 De chaque ville, des gens venaient à Jésus. Comme une grande foule s'assemblait, il dit cette parabole :
5 « Un homme s'en alla dans son champ pour semer du grain. Tandis qu'il lançait la semence, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent.
6 Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu'elles manquaient d'humidité.
7 Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent.
8 Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. »
Et Jésus ajouta : « Écoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! »

Répons : Louange à toi ô Christ



CHANT ASSEMBLEE : Sur les chemins du monde AEC 605, 1+2+5


Message

ESAIE 55/ 10-11


Bulletin météo du jour : après la fraîcheur matinale, de belles éclaircies, soleil très présent avec une dizaine de degrés attendus dans l’après-midi !


Si j’avais dû faire carrière à la télévision, sans doute que j’aurais préféré présenter le journal que la météo. A une époque pas si lointaine, c’était la chasse gardée des femmes : les présentateurs masculins sont venus plus tard, par souci de mixité. On sait tous que c’est un job assez rémunérateur que de présenter la météo : Evelyne Dheliat et Sophie Davant gagnaient bien mieux pour 5 minutes d’écran par jour que beaucoup de leurs collègues !


Donc pour nous aujourd’hui, soleil… pas de pluie et pas de neige qui tombent du ciel, comme Esaïe le disait dans son chapitre 55.

Lorsqu’au 6ème siècle avant Jésus Christ, le prophète annonçait ses paroles au peuple exilé à Babylone, c’était pour l’encourager à persévérer, pour fortifier les croyants dans leur confiance en Dieu, afin qu’ils continuent de croire, à espérer à leur retour en Israël. Verlaine disait que le tant que le ciel est bleu, il y a de l’espoir.


Le message d’Esaïe est simple, très simple, même simpliste et en même temps fou : « Dieu tient parole, Dieu fait toujours ce qu’il promet ».

L’accomplissement est aussi sûr, aussi inéluctable, aussi fatal que ce que nous pouvons observer dans la nature : l’eau tombe du ciel, elle arrose et féconde la terre desséchée. Les plantes germes. En peu de temps le désert refleurit.

Dieu a toujours tenu parole.


Ce qu’il ne savait pas, c’est que sa prophétie s’accomplira à peine quelques années plus tard avec l’avènement du roi Perse Cyrus, qui vaincra Babylone et permettra le retour des exilés juifs en Terre Promise.

Alors, avec Esaïe, nous sommes déjà invités à retenir ceci, même si cela ressemblera à enfoncer des portes ouvertes, en fonction de la taille de notre foi (F-O-I) :

La parole de Dieu telle qu’elle se révèle à nous dans la Bible tient ce qu’elle promet.

Il est possible, probable, certain même, que son accomplissement prenne du temps.

Il y a plusieurs semaines entre la semence et l’apparition des premières pousses ; mais ces apparitions sont certaines et véritables. Sachons simplement être patient.


Ce que Esaïe ne savait pas par contre, ce qu’il devinait peut-être et espérait sans doute comme tout bon juif qui croit à la venue du Messie, c’est que son image décrit aussi la trajectoire de la vraie Parole de Dieu qu’est Jésus Christ.


Comme la pluie, comme la neige, Jésus est venu d’en haut, du ciel, du Père ; Il est descendu sur terre, pour la féconder par ses mots, ses attitudes, sa présence, ses miracles.

Par sa vie, par sa mort il est venu habiter jusque dans les profondeurs humaines les plus arides, desséchées, même mortes déjà.

Planté en terre comme un grain de blé d’hiver, Jésus est mort.

Mais il a germé, il est ressuscité et il a porté du fruit en abondance.

Des personnes par milliers, millions, milliards ont trouvé, retrouvé : sens, joie, paix, force, consolation et espérance. Et cela se poursuit jusqu’à aujourd’hui !


Ce qui était perdu est sauvé.

Cela est vrai, totalement vrai et digne de foi.


Nous sommes sauvés ! Dimanche après dimanche, cela nous est dit et redit dans le culte. Mais avons-nous vraiment réalisé jusqu’où va ce salut ?

Si cela était, nous serions encore bien plus joyeux, plus paisibles, plus confiants, plus sereins et ceci dans toutes nos détresses.


En réalité nous y croyons, sans y croire. Nous voulons y croire, mais l’incrédulité reste plus forte. Nous ne croyons pas à l’efficacité de la Parole de Dieu.


Esaïe décrit la joie de ceux qui mettent vraiment leur confiance dans la Parole de Dieu. « Vous sortirez avec joie et vous serez conduits en paix. Les montagnes et les collines éclateront d’allégresse devant vous et tous les arbres battront des mains… »

Nous n’avons jamais vu les arbres battre des mains et des collines éclater de joie ailleurs que dans des contes de fées pour enfants…

Alors, on se dit que ce sera pour l’autre vie, sur l’autre rive…

Là tout le monde verra que La Parole de Dieu est puissante, efficace, véritable. Notre prophète du jour, Esaïe, lui en a déjà fait l’expérience de son vivant : il sait ce dont il parle, parce que cette parole s’était imposée à lui un jour dans le temple de Jérusalem.

Il nous livre son expérience au chapitre 6 de son livre. Il est comme frappé et tombe à terre. La parole lui révèle ses limites, ses manques,... Mais en même temps, elle le relève et le purifie ! Il est un homme nouveau !


Cette parole s’est imposée avec la même force à Abraham, à Moïse, à Jérémie, à Jonas aussi qui a bien essayé de la fuir, mais en vain.

Cette parole s’est imposée à Paul sur le chemin de Damas. « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Et Saul est totalement effondré ; mais jésus le relèvera et il deviendra le plus grand missionnaire de tous les temps !


La force de la parole de Dieu met quelque fois du temps à germer en nous, même si je sais aussi que chacun possède des histoires bibliques préférées, des paraboles, des personnages desquels on peut se sentir proche à certains moments de notre vie.

Les fruits paraissent parfois, 10 ans, 20 ans, 25 ans plus tard… dans le boulot de pasteur, on utilise souvent cette métaphore de la semence : on sème les grains de la Parole auprès de la jeunesse, au club du dimanche, au catéchisme, lors des baptêmes, des mariages et des obsèques… c’est d’ailleurs souvent dans les moments de peine que l’auditoire semble le plus réceptif. Accroché à une espérance que beaucoup ne connaissait pas ou plus… des choses se réveillent, la parole fait de l’effet ! A quelques jours de la St-Valentin, mort en martyre non pas pour une femme mais pour son amour pour Dieu, je me rappelle aussi du témoignage de mon ancien collègue de Haguenau, désormais retraité depuis 2012, (il avait 65 ans, jeune pour une retraite de pasteur !) qui parlait toujours du texte qui l’avait fait se convertir : 1 Corinthiens 13, l’hymne à l’amour de l’apôtre Paul : « maintenant, ces 3 choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande des 3, c’est l’amour ». Il disait que ce texte l’avait tellement chamboulé après l’avoir étudié dans un cercle biblique qu’il n’en avait pas dormi de la nuit ! Sans doute que la parole de Dieu a réalisé là ce que Dieu voulait… susciter une vocation ! Témoignage véridique, mais rare…


Qu’est ce qui fait alors que chez la plupart d’entre nous, la force de la Parole se manifeste avec beaucoup moins d’évidence ? On connait la réponse, on l’a entendue dans la parabole du semeur : « nous ne sommes pas de la bonne terre ! » Ce n’est pas une critique et je vais vous rassurer, je ne suis pas forcément une bonne terre.


Qu’est ce qu’une bonne terre ? A la fin de l’été, ou au début du printemps, arrivait dans le jardin parental Jacky et son tracteur plein de fumier…

Pour qu’une terre soit de la bonne terre, pour qu’une terre soit fertile, il faut la travailler, la préparer.

En Israël, il existe très peu de bonne terre. La plupart du temps, elle est pleine de cailloux, de ronces, les chemins sont très mal délimités, autant que les frontières du pays, Ernest Reichert nous le rappelait la semaine passée au stammtisch.

Pourquoi la parole est souvent si peu efficace ?

Eh bien tout simplement parce que souvent nous sommes durcis, endurcis par la vie : peu ouvert à la nouveauté, à l’inattendu, à un vrai changement, à Dieu…

Nous nous laissons envahir par les soucis, l’agitation… moi aussi, mais je relativise !

Que dit la parole de Dieu ? Ps 128

« Si l’Eternel ne bâtit la maison ceux qui bâtissent travaillent en vain.

En vain, vous vous levez le matin, vous vous couchez le soir, vous mangez le pain de l’affliction. Il en donne autant à son bien aimé qui dort »

Après avoir semé la semaine, nous avons droit au repos de ce jour ; Jour qui nous permet aussi de trouver de la joie, de la force pour retourner sur le terrain dès demain ! AMEN


Bref interlude musical à l’orgue


CHANT ASSEMBLEE : Mon vrai trésor AEC 617, 1-3

Annonces


Prière d’intercession :

Dieu Créateur, semeur de Parole et d’espoir, semeurs désormais nous voulons être. Semeurs d’espérance, semeurs d’Evangile comme nous l’avons entendu et chanté.

Semeurs sur les terrains de la guerre, sur le terrain du malheur, de la solitude, de la peur, de la mort.

Nous te prions pour tous les malheureux et les oubliés de ce monde, pour celles et ceux vivent dans des conditions d’inconfort, sans même le nécessaire, parfois même sous nos fenêtres. Rends-nous généreux pour leur venir en aide, aussi dans les théâtres d’urgence comme en Turquie et en Syrie. Merci pour tous ceux qui aident, veillent, alarment, agissent avec des associations, des ONG, des groupes de prières….

Semeurs nous voulons l’être aussi en préservant cette planète. Apprends-nous à réinventer la gestion de ta Création de manière responsable, dans un esprit de préservation du capital naturel et de respect de la vie de chacun.

Apprends-nous tout simplement à nous réjouir de la beauté de la vie.


Et nous pouvons aussi te confier ce qui est moins beau, nos doutes, nos énervements, nos ras-le-bol, nos divisions visibles ou cachées…

Reçois maintenant dans nos prières personnelles nos joies et nos tracas…

Et exauce nos demandes lorsqu’ensemble nous te disons : Notre Père



CHANT : Viens et nous bénis AEC 890, 1+3


Bénédiction :


Que Dieu marche devant vous, pour vous ouvrir la route.

qu'il marche à vos côtés, pour vous soutenir,

qu'il marche derrière vous, pour vous protéger des pensées

qui attaquent dans le dos,

Que le Dieu trois fois saint, le Père, le Fils et le Saint-Esprit,vous bénisse et vous garde. Amen.


Postlude (à l’orgue)

61 vues

Comments


bottom of page