Panier garni du 28 août 2022


Pharisiens et collecteur d’impôts

11ème dimanche du temps de la Trinité -


Morceau musical

Accueil : La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ notre Seigneur. Amen


Le thème de ce dimanche, 11ème du temps de la Trinité, s’intitule : « Pharisiens et collecteur d’impôts ». Ces deux là, à l’époque de la Bible, ils n’avaient pas la côte avec le peuple : le pharisien, c’était un le super-héros qui appliquait à la lettre la loi, la Torah. Un intégriste religieux, plein d’orgueil qui vivait avec le sentiment de supériorité. Le collecteur d’impôts, c’était celui qui était jugé comme traître, parce qu’il travaillait pour l’ennemi, l’occupant : les Romains. Nous entendrons ce matin le récit de leur rencontre dans l’Evangile.


Le mot d'ordre nous dit, et c’est aussi une joie que d’entendre cette parole biblique qui pourra nous rassurer quant à nous-mêmes : "Dieu s'oppose aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles". 1 Pierre 5, 5b


Où que nous en soyons dans notre cheminement, Dieu nous accueille

Si nous nous sentons joyeux ou tristes, Dieu nous accueille

Si nous venons le cœur rempli de reconnaissance ou tourmenté de mille questions et soucis, Dieu nous accueille.

Dieu nous a attendus déjà ce soir et nous sommes là, réunis pour vivre ce culte et le moment convivial qui suivra.

Il est prêt à nous redonner force et courage pour la route.

CHANT: Seigneur tu cherches tes enfants

Psaume 113 : Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.

Alléluia ! Vive le Seigneur !

Serviteurs de l'Eternel, louez, louez le nom du Seigneur !

Que le nom de l'Eternel soit béni, dès maintenant et à jamais.

Du lever du soleil jusqu’à son couchant, que le nom de l’Eternel soit célébré !

L’Eternel est élevé au-dessus de toutes les nations, sa gloire est au-dessus des cieux.

Qui est semblable à l’Eternel, notre Dieu ?

Il a sa demeure en haut ; il abaisse les regards sur les cieux et sur la terre.

De la poussière, il retire le pauvre, du fumier, il relève l’indigent, pour les faire asseoir avec les grands de son peuple.

Du lever du soleil jusqu’à son couchant, que le nom de l’Eternel soit célébré ! Alléluia


Répons : Je louerai l’Eternel



Pénitence :

Seigneur, dans ta Parole, tu nous montres le chemin qui conduit à la Vie !


Je veux vivre, Seigneur, … vivre vraiment, … vivre pleinement !

Et pour cela, je cours et je m’agite souvent, je m’inquiète et je m’épuise, et pourtant je reste insatisfait…


Combien de temps Seigneur, vais-je encore chercher ma propre gloire ?

Ne suis-je pas moi aussi comme le pharisien, orgueilleux, à ma manière ?

Est-ce que je ne fais partie de ceux qui jugent les autres, surtout ceux auxquels je ne voudrais pour rien au monde ressembler ?

Quand ai-je vécu de Ta grâce, quand ai-je été humble pour la dernière fois ?


Seigneur, c’est Toi le chemin et la vérité, mais je préfère suivre mon chemin et trouver en moi ma propre vérité.

Seigneur, pour toutes les fois où je m’éloigne de toi, prends pitié de moi


Répons : Dieu l’Eternel est roi


Grâce : Voici comment l’apôtre parle du salut qui n’est pas œuvre humaine, mais don de Dieu : C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de Dieu.

C’est pourquoi, ne nous comportons pas avec mépris, les uns à l’égard des autres, mais réjouissons-nous ensemble de l’amour de Dieu qui nous unit en Jésus Christ.

Répons : Dieu voit les opprimés

Première lecture biblique :

Deuxième livre de Samuel, chap 12, versets 1 à 15 :

12 1 le Seigneur envoya donc le prophète Natan auprès de David. Natan entra chez le roi et lui dit : « Dans une ville, il y avait deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. 2 Le riche avait de grands troupeaux de boeufs et de moutons. 3 Le pauvre ne possédait qu'une seule petite brebis qu'il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui, en même temps que ses enfants. Elle mangeait la même nourriture et buvait le même lait que lui, elle dormait tout près de lui. Elle était comme sa fille. 4 Un jour, un visiteur arriva chez le riche. Celui-ci évita de prendre une bête de ses troupeaux pour le repas ; au contraire, il prit la brebis du pauvre et l'apprêta pour son visiteur. »

5 David fut vivement indigné par cette attitude du riche ; il dit à Natan : « Aussi vrai que le Seigneur est vivant, l'homme qui a fait cela mérite la mort ! 6 Puisqu'il a agi ainsi, sans aucune pitié, il remplacera la brebis volée par quatre autres brebis. » — 7 « L'homme qui a fait cela, c'est toi ! répliqua Natan. Et voici ce que déclare le Seigneur, le Dieu d'Israël : «Je t'ai consacré roi d'Israël. Je t'ai sauvé des attaques de Saül. 8 J'ai livré en ton pouvoir la famille de ton maître Saül. J'ai mis dans tes bras les femmes de ton maître. J'ai placé sous ton autorité les peuples d'Israël et de Juda. N'est-ce pas assez ? Je pourrais encore en faire bien plus pour toi. 9 Alors pourquoi m'as-tu méprisé en faisant ce qui me déplaît ? 13 David répondit à Natan : « Je suis coupable envers le Seigneur, je le reconnais. » — « Puisqu'il en est ainsi, dit Natan, le Seigneur te pardonne ; tu ne mourras pas. 14 Seulement, dans cette affaire, tu as gravement offensé le Seigneur. C'est pourquoi ton enfant qui vient de naître mourra. » 15 Puis Natan retourna chez lui.

Répons : Cherchez d’abord…


Deuxième lecture biblique : évangile de Luc, chap 18, versets 9-14

18 9 Jésus dit la parabole suivante à l'intention de ceux qui se croyaient justes aux yeux de Dieu et méprisaient les autres : 10 « Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l'un était Pharisien, l'autre collecteur d'impôts. 11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même u : «O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, mauvais et adultères ; je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d'impôts. 12 Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de tous mes revenus.» 13 Le collecteur d'impôts, lui, se tenait à distance et n'osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine et disait : «O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.» 14 Je vous le dis, ajouta Jésus, cet homme était en règle avec Dieu quand il retourna chez lui, mais pas le Pharisien. En effet, quiconque s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé.

CHANT : Tu es là

Message

Nous avons entendu deux belles histoires dans la Bible.

La bien connue rencontre, au temple du pharisien, le fier, et du collecteur d’impôts, le traître… Souvenons-nous déjà de celui qui a été « justifié », de celui qui est rentré juste et de celui qui ne trouve pas grâce aux yeux de Dieu.

Une rencontre entre la sincérité de l’un et l’hypocrisie de l’autre. Un grand écart, un abîme les sépare. On imagine une histoire véridique, mais non, c’est une parabole…cette rencontre et ces mots, pourtant si criants de vérité, n’ont jamais existé.


Puis l’histoire du prophète Natan et du roi David, qui s’est fait rappeler son passé à la manière d’un conte : il était une fois dans une ville, un riche et un pauvre… ooh, une belle histoire, un peu comme une fable, avec le riche écervelé et le pauvre qui se fait zigouiller la seule brebis qu’il possède pour nourrir le riche et ses amis. Comme dans certains contes, une fin cruelle, sans happy end : l’enfant du riche à venir sera tué. Là où on espérait être dans une fiction, nous sommes pourtant dans la réalité.


Le point commun entre nos 2 passages : David se reconnaîtra fautif, coupable.

Le collecteur d’impôt se déclare pécheur, en faute, lui aussi mais pas vis-à-vis d’un homme, vis-à-vis de Dieu.


Le péché, la situation de vivre et de dire sa culpabilité. Le thème « pharisiens et collecteurs d’impôts » est un thème qui rejoint la foi. Notre foi, notre confiance en nous et en Dieu. IL y a 15 jours, la parabole des talents nous y avait déjà fait réfléchir : quel est mon degré de confiance en Dieu 1, 2 5 ? Et mon degré de confiance en moi : 1,2,5.


Seigneur , augmente en nous la foi ! C’était déjà une demande ancienne, qui est arrivée aux oreilles de Jésus par l’entremise de ses disciples.


La foi qui déracine un arbre

La foi qui déplace une montagne

Ce sont des paroles universellement connues, devenues proverbiales.


La foi est je crois aussi un effort de volonté.

J’illustre mon propos par cette fable du grand écrivain allemand Lessing dans son livre « Nathan le Sage », ‘Nathan der Weise auf deutsch ! Sans lien avec notre prophète du livre de Samuel. Nathan le sage, c’est cette pièce de théâtre de la fin du 18ème siècle jouée à Berlin, à quelques années près de la Révolution Française. Une fable autour de la tolérance religieuse. Tolérance que n’avait pas le pharisien envers le collecteur d’impôts.

Rapide topo de l’histoire de Lessing qui dure sur 5 actes : dans une famille ancienne, de génération en génération, le père transmet à son fils préféré un anneau miraculeux qui a le pouvoir de faire aimer son possesseur par Dieu et par les hommes.

Mais voilà qu’un père a trois fils qui lui sont chers à hauteur égale ; pas de préféré, catastrophe ! Que faire ??

Pour n’attrister aucun, il fait confectionner deux copies parfaitement identiques à l’original de sorte que lui-même ne pourra plus distinguer l’original des copies.

Au moment de mourir, il donne la bague à chacun de ses trois fils et les bénit.

Vous devinez la suite. Chacun tient les deux autres pour imposteurs.

Lessing conclut : « L’on examine, conteste, l’on se plaint. En vain, le vrai anneau est introuvable presque autant que pour nous la vraie foi. »

On s’en va vers le juge, qui conseille sagement de laisser l’anneau authentique et véritable manifester sa force miraculeuse intrinsèque.

Chacun des trois fils rentrera chez lui en s’efforçant qu’il en soit ainsi, ayant à cœur de montrer que c’est lui le possesseur de l’anneau authentique. Et des miracles arriveront pour les 3 fils, à même niveau.


Vous avez bien compris la morale de cette histoire.

Si l’on transcrit cela à la foi chrétienne, il y va de notre ferveur, de notre fidélité, de notre volonté à vouloir faire de belles choses.

Mais on remarquera assez vite aussi que le fait d’avoir la foi ne fait pas forcément de nous des hommes meilleurs, plus patients, plus tolérants, plus accomplis que nos voisins ne le sont.

L’anneau chrétien ne fait pas toujours de miracles, car il est soumis aussi à celui qui le porte !


Il y a des miracles dans toutes les religions et même chez des athées, qui vivent sans Dieu ; la foi, la confiance en la Vie avec un grand « V » déplace des montagnes même chez ceux qui ne croient pas en l’existence de la bague véritable.

Combien n’ont pas dit : « J’y ai cru et j’ai réussi ».


« Si vous aviez de la foi grande comme un grain de moutarde… », dira un Jésus. Remarquez bien, Jésus dans sa parole, ne précise pas si vous avez la foi chrétienne vous déplacerez cet arbre. Il parle simplement de foi.

Mais il y a foi et foi ; plus spécifiquement chrétienne. Cette foi là n’est pas seulement la volonté de faire, de vouloir, de se battre, de travailler avec obstination et détermination à l’avancement du Royaume. Pour nous ici à la paroisse ou dans l’Eglise, on dirait : oui, on a envie de faire encore beaucoup de choses ; des projets, des travaux, ramener des jeunes, impliquer tous ceux qui n’ont pas encore trouvé notre porte, … faire, vouloir, se battre, travailler… tous nous voulons ça, sinon nous ne serions pas ici ! Moi le premier !


Mais la foi dont Jésus parle n’est pas que FAIRE. Elle est aussi ETRE. Elle EST…

ELLE EST confiance en Dieu

ELLE EST confiance en Son Action.


J’aime cette parole de Luther qui disait à la Wartbourg, peut-être près d’un barbecue qui sait : « Während ich ein Glas Wittenbergisch Bier drinke, läuft das Evangelium und kommt das Reich Gottes ganz alleine ».

L’évangile se répand et le Royaume arrive tout seul pendant que je sirote ma bière.

Cette foi nous dit : voilà moi j’ai fait, mais maintenant je fais confiance à l’action de Dieu. Je crois que lui peut déraciner cet arbre sur lequel je me suis planté. C’est lui qui peut déplacer cette montagne de difficultés, ce mur infranchissable, enlever ces soucis qui me détruisent.


Il y a la foi qui croit en l’existence de Dieu.

La foi qui croit en l’action salutaire de Dieu,

La foi capable de se tourner les pouces avec bonne conscience.

Encore un bon mot de notr cher docteur Martin Luther : « il n’y a pas que le travail qui puisse rendre honneur et servir Dieu, il y aussi la fête et le repos ! » Le psaume 127 dit :

« Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons,

Si le Seigneur ne protège la ville, en vain la garde veille,

En vain, tu te lèves tôt, en vain tu te couches tard

Et écoutez bien :

« Le Seigneur en donne autant à son bien-aimé pendant qu’il dort . Il y a un temps pour tout, un temps pour agir avec conviction,

un temps pour se reposer sur Dieu avec conviction, avec la conviction qu’il agit et fait avancer ma cause et son royaume.


L’humain peut beaucoup, décrocher la lune ; il est comme Dieu mais il est aussi :

- si impuissant,

- si faible,

- si limité.

Il a besoin d’un encore plus grand que lui pour être sauvé.


En conclusion :

Je dirais que les deux fois sont nécessaires pour notre salut : Notre action confiante en la parole de Dieu est nécessaire.

Notre attente confiante de l’action de Dieu dans notre monde, notre vie, notre paroisse.


Nous croyons que nous possédons l’anneau véritable, à vous, à nous, à Dieu de le manifester.


Et pour finir cette petite histoire. J’ai parlé de bière… Luther en disait encore : celui qui n’a pas de bière n’a rien à boire. J’espère que nous en aurons pour le barbecue !

Une histoire d’âne : vous savez comment on fait pour faire boire un âne qui n’a pas soif ? On en met un autre qui a soif à côté de lui… Une histoire d’âne donc, sur lequel est tombée la grâce de Dieu et dont il se sert pour se sauver.

Soyons comme cet âne.

« Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits.

L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne.

Il a invité tous ses voisins à venir et à l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits. Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.

Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.

Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fonds du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus.

Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes de jets de pelle.

Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.

Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’abandonnant jamais !

Amen


CHANT : Un monde meilleur

Annonces – offrande


Prière d’intercession : cf 11ème ap Trinité NCA

Avec Jésus Christ, nous te disons : Notre Père…



CHANT : Ce n’est qu’un au-revoir


Bénédiction et postlude







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