Panier garni de la fête du travail... bêêêh ça alors!

Culte de famille du dimanche 1er mai 2022

Liturgie Bon berger


Accueil :

Au nom de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, soyez tous les bienvenus à ce culte de famille du mois de mai. Nous sommes le 2ème dimanche après Pâques et nous sommes rassemblés en un jour historique, celui de la fête du travail !

Le plus vieux métier du monde, vous le savez, c’est « berger » !


Le thème de ce dimanche, « le bon Berger », nous redit que nous avons un bon berger qui nous guide au travers de toutes les vallées et par tous les monts de notre vie.

Le Christ proclame : Je suis le bon berger. Mes brebis écoutent ma voix et je les connais, et elles viennent à ma suite. Et moi, je leur donne la vie éternelle. » Jean 10, 11a. 27-28a


Que la grâce et la paix nous soient données ! Amen.


CHANT ASSEMBLEE : O Dieu Vivant Rec alléluia 21.12, 3 strophes



6/ Louange antiphonée prions avec les paroles du psaume 23, en adaptation libre, et en alternance :

P : Le Seigneur est mon berger,

A : Je ne manquerai de rien.

P : Le Seigneur est mon repos,

A : Il me fait reposer dans de verts pâturages.

P : Le Seigneur est ma paix,

A : Il me conduit près des eaux paisibles.

P : Le Seigneur est ma consolation,

A : Il restaure mon âme.

P : Le Seigneur est mon chemin,

A : Il me conduit sur les sentiers de la justice.

P : Le Seigneur est ma confiance,

A : Quand je marche dans une vallée d'ombre et de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi.

P : Le Seigneur est mon soutien,

A : Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort.

P : Le Seigneur est mon ami,

A :Tu dresses devant moi une table, face à mes adversaires.

P : Le Seigneur est ma victoire,

A : Tu parfumes d'huile ma tête, et ma coupe déborde.

P : Le Seigneur est ma joie,

A : Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie.

P : Le Seigneur est mon espérance,

A : Seigneur, je reviendrai dans ta maison aussi longtemps que je vivrai.

Répons :Je passerai ma vie AEC 273, seulement le refrain 2x !!!


Penitence:

Seigneur, tu nous vois et tu nous connais comme un berger qui comprend tout ce qui se passe dans son troupeau.

Tu ne veux pas nous perdre des yeux un seul instant.

Mais nous, nous aimons et nous cherchons parfois même à nous égarer loin de toi.

Ce qui nous fascine, ce qui nous attire, ce sont les bergers puissants, ceux qui sont à la tête d’une foule nombreuse, heureuse, riche, sans problème, prospère…

Des bergers qui n’hésitent pas à user de la violence, du totalitarisme pour régner seuls et sans partage…


Seigneur, de nos jours, il y aussi tous ces bergers modernes, sans bâton et sans houlette, mais qui nous semblent être bien plus intéressants que toi : la télé qui est mon berger,avec toutes ses stars que nous admirons, internet, tous les faux messagers qui nous entourent et nous adressent des appels à les suivre.


Seigneur, pour toutes les fois où nous avons été loin de tes yeux, et où tu a été loin de notre cœur, pardonne-nous…et prends pitié de nous :


Répons : Prends pitié de nous ô Seigneur

(sur la mélodie de Kumbaya AEC 609)

Prends pitié de nous ô Seigneur

Prends pitié de nous ô Seigneur

Prends pitié de nous ô Seigneur

ô Seigneur Prends pitié de nous



Annonce du pardon : Recevons le pardon de Dieu qui s’exprime dans ce passage du livre du prophète Esaïe :

Voici le Seigneur Dieu, il arrive plein de force. Il est comme un berger qui mène son troupeau, et le rassemble d’un geste, portant les agneaux à bout de bras.

Répons : Tu peux naître de nouveau AEC 417/3


Prière avant les lectures bibliques:

Toi Jésus le bon berger tu me portes sur ton coeur comme la brebis du troupeau.

Si je suis seul et sans force, tu prends soin de moi Toi, Jésus, le bon berger.

Si je suis perdu sans personne pour me guider, tu cours me chercher, Toi, Jésus, le bon berger.

Si je me sens petit et fragile, tu m'accordes de l'importance, Toi, Jésus, le bon berger.

Si la peur me paralyse, tu fais attention à moi. Toi, Jésus, le bon berger, ouvre mes oreilles à ta voix. Amen/

Lectures bibliques :


Première lecture :

1) Livre du prophète Ezéchiel, au chapitre 34


11 « Oui, je le déclare, moi, le Seigneur Dieu, à partir de maintenant, je vais m'occuper de mon troupeau et en prendre soin moi-même. 12 Je prendrai soin de le regrouper comme le fait un berger lorsque son troupeau est complètement éparpillé. J'irai rechercher mes bêtes partout où elles ont été dispersées un jour de grand orage. 15 Je serai le berger de mon troupeau, je le mettrai à l'abri, c'est moi, le Seigneur Dieu, qui l'affirme. 16 J'irai chercher la bête qui s'est perdue, je ramènerai celle qui s'est écartée, je panserai celle qui s'est blessée, je rendrai des forces à celle qui est malade. Mais j'éliminerai celle qui est trop grasse ou vigoureuse. Je dirigerai mon troupeau selon les règles de la justice. »

Répons : Alléluia


Jean 10, 11-16

11 Je suis le bon berger. Le bon berger est prêt à donner sa vie pour ses brebis. 12 L'homme qui ne travaille que pour de l'argent n'est pas vraiment le berger ; les brebis ne lui appartiennent pas. Il les abandonne et s'enfuit quand il voit venir le loup. Alors le loup se jette sur les brebis et disperse le troupeau. 13 Voilà ce qui arrive parce que cet homme ne travaille que pour de l'argent et ne se soucie pas des brebis. 14 Je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent, 15 de même que le Père me connaît et que je connais le Père. Et je donne ma vie pour mes brebis. 16 J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas dans cet enclos. Je dois aussi les conduire ; elles écouteront ma voix, et elles deviendront un seul troupeau avec un seul berger.

Répons : Oui, nous faisons partie de la famille AEC 527


CHANT ASSEMBLEE AEC 602, 1-3 Oh Prends mon âme



Message (bref interlude)

En ce 1er mai qui met en avant le travail, ou plutôt sa fête en ne faisant justement rien sauf pour quelques chanceux (comme moi), un texte un peu curieux qui est loin d’un contexte de fête. Un dialogue entre Jésus et l’un des plus proches collaborateurs, un certain Pierre. Pierre, 6 lettres comme le muguet, Pierre qui comme le muguet sent bon mais peut être toxique.

LECTURE TEXTE JEAN 21, 15-19

La Bible a cela d’extraordinaire qu’elle fait passer de la joie à la peine. Je dis exprès dans cet ordre « de la joie à la peine » ! Vous pourriez me dire : mais non, c’est de la peine à la joie que nous fait passer l’Evangile, de la mort à la vie, c’est ça la Bonne Nouvelle !…La résurrection a été vécue, la mort vaincue au matin de Pâques !

Pourtant, notre texte du jour nous dit que Pierre, le disciple, est triste. Même après avoir reconnu, comme tous les autres, Jésus ressuscité au moment où il a partagé avec eux le pain.


L’Evangile, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ fait donc passer quelqu’un de la joie à la peine : c’est le disciple Pierre. Lui qui était tout feu tout flamme, le passionné, l’impulsif qui avait laissé ses filets de pêcheur pour suivre le Christ avec son frère André.

Lui, le fougueux qui s’insurgera au moment où Jésus annonce sa future fin et la défection de tous : mais non, ça n’arrivera pas ! Juré, craché ! Quand bien même les autres t’abandonneraient, Maître, moi jamais je ne t’abandonnerai.


Le coq chantera au bout du 3ème reniement, vous connaissez l’histoire…et Pierre pleura amèrement…

Puis on retrouve ce même Pierre un peu plus loin: brisé et anéanti devant ce Christ en croix. Et après le 3ème jour, le voilà ému et bouleversé, ébloui au moment de l’apparation du ressuscité. L’espérance remplace maintenant la peine et la souffrance de la Passion ! Mais la joie se transformera en tristesse.

Car une blessure demeure dans l’esprit de Pierre. Quelque chose qu'il n'y avait pas avant. Une sorte de mélange de honte et de gêne. Quelque chose que l’on éprouve parfois lorsqu'on a eu un conflit avec un proche. Le regard n’est plus tout à fait le même. On ressent un malaise, une lourdeur, quelque chose qui passe mal.


Dimanche dernier, nous entendions que Jésus a pourtant souhaité et donné la Paix à ses disciples enfermés à double-tour: la paix soit avec vous! Leur dira-t-il 3 fois!


Les amateurs de valse, de rythme ternaire, et je sais qu’il y en a parmi vous, seront donc encore aux anges ce matin puisqu‘ une même question est posée 3 fois à Pierre. A ce disciple dont Jésus connaît le coeur et qu’il prend à part, lui son premier chrétien, sa première pierre:

« Simon-Pierre, fils de Jean, m’aimes-tu ? ».


(chantonné : M’ai-mes –tu, m’ai-mes-tu, m’ai-mes-tu… 1,2,3 1,2,3 1,2,3

3 fois, 3 mots, 3 syllabes.. Le chiffre 3 n’est pas du tout anodin : à chaque fois qu’il apparaît dans la Bible, il signifie que quelque chose de fondamental est entrain de se jouer, c’est le chiffre de la totalité de l’être.


M’aimes-tu…3 fois…Devant cette insistance du Christ, on peut se sentir nous-même mal à l’aise. Se prendrait-il pour le grand inquisiteur, le sondeur, d’âmes, quitte à mettre ses amis en situation de malaise ?///

Souvenez-vous de toutes ces fois où vos parents, des personnes ayant une certaine autorité, ou tout simplement des proches vous ont posé de manière insistante une même question…plusieurs fois, provoquant en vous un sentiment de gêne, de honte, peut-être un aveu obtenu sous la pression et prononcé du bout des lèvres.


Une question plus embarrassante que le simple « chéri, qu’est-ce qu’on fait cet après-midi » ou le « mame, was gebt’s hiet ze’ asse ? ».

Une vraie question de vie, qui met en jeu une relation, un couple, une amitié, un enjeu d’avenir…de respect, d’amour, une parole de vérité. Je suis sûr que cela réveille en vous des flashs de votre existence, sans doute à des moments délicats !


Ce dialogue entre Jésus et Pierre, ces questions –réponses, toujours les mêmes, peut nous faire penser également à ce moment difficile et douloureux, que nous aimerions parfois pouvoir repousser. Ce moment qui nous procure tant de nuits sans sommeil. Cette décision qui demande tellement de sagesse et de discernement car, en un instant, elle peut briser une vie, une famille, un peuple. En effet, « passer la main », confier son entreprise à un autre, choisir le successeur, le repreneur est quelque chose de terriblement délicat et difficile. Jésus lui-même l’a connu. Qui sera à la hauteur pour continuer le projet qui a habité toute notre vie ? Nous avons besoin de trouver qui sera du même Esprit.

Comment choisir encore une fois, avec ces trois petits mots,… rien que trois petits mots, mais qui pèsent lourds, et sont tellement nécessaires. Juste trois petits mots, qui peuvent changer une vie, un destin.

Cette question qui nous travaille tous, qui nous remue, nous secoue, nous bouleverse ! Car elle touche le cœur et la moelle de nos vies

C’est pendant les retrouvailles, ce moment particulier de rencontre et de partage que Jésus lui pose cette question essentielle : « M’aimes-tu ? »

Les dernières retrouvailles avant le « grand départ, », avant qu’une page ne se tourne, avant qu’il ne confie « l’Affaire » à d’autres. Un moment délicat mais essentiel.

M’aimes-tu ?


Jésus pose le doigt sur un moment douloureux non pas pour faire souffrir Pierre en réveillant le passé mais pour lui faire découvrir la miséricorde du Seigneur que nous célébrons en ce dimanche, ce cadeau extraordinaire de la tendresse de Dieu qui dit trois fois « oui » à celui qui avait dit trois fois « non » en lui proposant de reprendre du service.

Jésus lui fait comprendre que pour lui, rien n’est changé, ni dans son cœur, ni dans ses plans. En un mot, le Vivant de Pâques va aider Pierre à assumer son passé. Il va l'aider à se pardonner et à reprendre sa place dans l'église. Car c'est ici que se situe le problème. Jésus a pardonné à Pierre son reniement, mais lui ne s'est pas pardonné !

Cela nous arrive aussi très fréquemment : Dieu - ou même un proche - nous pardonnent nos fautes ou nos écarts, mais nous, nous avons du mal à nous pardonner.


C’est davantage dans nos esprits que les choses se compliquent.

Une conscience troublée peut perdre de vue le pardon de Dieu et s’enfoncer dans la culpabilité, la dévalorisation de soi, l’auto-flagellation permanente.

Il y a des gens qui se punissent à longueur de temps parce qu’ils ne se pardonnent pas telle faute ou telle faiblesse de leur passé.

Plus grave encore: la culpabilité génère une image déformée de Dieu. On se le représente comme un juge mécontent, au visage sévère, qui nous désapprouve au plus haut point !

Pour sortir de la mauvaise conscience, il est bien sûr important de regarder en face le mal que l’on a commis et de ne pas chercher à s’en disculper à bon compte, mais il est aussi important d’apprendre à nous pardonner à nous-mêmes.

Et ça, on y arrive très très rarement, voire jamais…

Nous ne sommes pas des surhommes, ou des femmes parfaites, on le sait bien.


Aujourd’hui encore, Jésus-Christ le Berger, soucieux de chacun des siens, est à la recherche de serviteurs disponibles, comme Pierre l’a été.

Il ne s’intéresse ni à notre passé, ni à notre position sociale, ni à notre carnet de santé, ni à la valeur de notre patrimoine, ou à notre âge ; il nous adresse une seule question toute personnelle faite de trois petits mots « M’aimes-tu ? »


Amen


CHANT ASSEMBLEE Tu nous aimas ô bon berger AEC 457, 1+2


Intercession

Seigneur, tu as dit : "Je suis le bon berger"

Nous te disons merci, parce que tu n'es pas un berger qui vit de la mort de ses brebis, mais un berger qui donne sa vie pour son troupeau. Merci parce que par ta mort et ta résurrection tu nous montre que tu aimes tous les hommes et aussi chacun de nous. Notre vie est précieuse à tes yeux et tu veilles sur nous en tous temps.


Apprends-nous donc à être des bergers les uns pour les autres. Non pas de ces bergers qui s’en fichent de leur troupeau et recherchent uniquement le profit, mais de ces bergers qui ont le souci de l'autre.

De ces bergers qui se battent contre toutes les menaces et tous ces loups modernes qui ne pensent qu'à "manger" les autres.


Nous croyons à la puissance de résurrection et de la vie, c'est pourquoi nous t'en prions : ressuscite l'amour et le respect d’autrui dans le cœur des hommes. En ce jour d’armistice, nous te prions de faire naître un réel désir de paix entre les peuples ; nous nous souvenons de tous ceux qui hier et aujourd’hui sont morts à la guerre, de tous ceux qui se battent pour que la justice et la liberté l’emporte.


Nous te prions aussi d’accompagner,de guider cette formidable aventure qu’est notre humanité; donne de la force et de l’inspiration et ceux qui dirigent, qui éduquent, qui enseignent, qui accompagnent jeunes et moins jeunes sur les routes humaines.


Nous te prions pour notre famille chrétienne, nos enfants, nos groupes paroissiaux et enfin pour nous-même. Guide-nous dans nos réflexions,et fais-nous toujours sentir que c’est toi le véritable berger. Amen


Notre Père



Chant des enfants du Club

CHANT Viens et nous bénis AEC 890 1+3


Bénédiction : Que Dieu tout-puissant et miséricordieux vous bénisse et vous garde, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Amen

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