Le baptême

 

 

Le baptême est, pour notre Eglise, l'un des deux sacrements.

Le sacrement, c’est une parole associée à un signe visible, l’eau en l’occurrence.

Ce sacrement a été lui-même vécu et institué par Jésus, baptisé par Jean le Baptiste au Jourdain.

 

Baptême signifie étymologiquement "être plongé": chez les premiers chrétiens, il y avait effectivement une immersion totale du baptisé, le plus souvent dans un cours d’eau ou un lac.

Ce n’est que plus tard, pour une raison pratique due à l’aridité des contrées dans lesquelles le christianisme s’est développé (autour du bassin méditerranéen surtout), que la forme du baptême par aspersion (quelques gouttes sur le front accompagné d’un signe de croix, symbole de la religion chrétienne) a vu le jour. Cette pratique est celle qui est la plus fréquente de nos jours, mis à part dans quelques communautés chrétiennes qui refusent le baptême des enfants.

Le baptême n’est pas un acte magique, ni une assurance-vie !

Son sens premier est celui de l’entrée de l’enfant ou de l’adulte dans la famille chrétienne. C’est pour cela que les baptêmes sont célébrés en présence du reste de la « famille », à savoir la communauté paroissiale locale, réunie pour le culte. Avant l’âge de la confirmation, ce sont les parents, parrain et marraine qui sont appelés à  s’engager la place du baptisé.

Plusieurs symboles sont associés au baptême : l’eau, signe de vie mais aussi puissance de destruction qui rappelle que la vie et la mort sont présentes lors du baptême, mais que cette dernière a été vaincue une fois pour toute au matin de Pâques.

Les baptisés sont ainsi appelés eux-aussi, à la suite du Christ, à vivre l’expérience de la vie éternelle. Une bougie de baptême est généralement offerte à l’enfant, symbole de lumière.

Les baptêmes sont pour une paroisse l’occasion d’un témoignage unique : vivre ensemble l’accueil d’un nouveau membre (le baptisé) et accueillir aussi sa famille, qui dans la plupart des cas, fait partie de l’immense majorité de ce que Félix Moser appelle "les croyants non-pratiquants".

Il est vrai que certains baptêmes sont l’occasion de cris d’enfants et d’autres gesticulations inappropriées de la part des familles, mais comme disait le sage, "comment faire si on ne sait pas comment on doit faire ?"

Je rajouterai qu’en tant que pasteur, j’ai toujours préféré entendre des cris d’enfants, signe de vie, que des toussotements dans une église dont les bancs restent vides… Les jeunes baptisés sont invités à suivre à leur entrée au collège le catéchisme, après lequel ils ont la possibilité de dire "oui" de manière consciente à leur baptême : c’est la confirmation.

Jean Philippe Schwab

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