La Sainte Cène

 

 

 

La Sainte Cène est, pour notre Eglise, l'un des deux sacrements (avec le baptême).

La Cène ou Eucharistie (mot utilisé plutôt dans la tradition catholique) rappelle le dernier repas du Christ, à la veille de sa Passion et de sa mort sur la croix, lors du soir du Jeudi-Saint.

« Cena » signifie souper ou dîner, auxquels on rajoute souvent l’adjectif « dernier ».

Ce sacrement a été célébré dans une chambre haute dans la ville de Jérusalem, d’après le récit des Evangiles et fait référence à la Pâque juive, qui rappelle la sortie d’Egypte.

Le pain azyme et le sang de l’agneau de la tradition juive ont été remplacés par des signes nouveaux : le pain est désormais le corps du Christ, et le sang de l’agneau, le sang du Christ.

La fréquence de célébration de la Sainte-Cène varie en fonction des paroisses : entre une fois par mois et presque tous les dimanches !

On pourra aussi noter des aspects pratiques divergents d’une paroisse à l’autre : le « sang du Christ » peut être exclusivement du jus de raisin ou du vin  (ou les deux), servi soit dans une coupe (le calice) ou des gobelets individuels.

Le débat entre « sens de la communauté » qu’on retrouve dans la coupe unique et « considération sanitaire » des gobelets individuels est récurrent : chaque paroisse est donc libre de la célébrer selon la manière qui lui convient le mieux.

Les hosties symbolisant le corps du Christ peuvent être remplacées par du « vrai » pain, surtout dans les paroisses réformées.

A qui s’adresse la Sainte Cène ? Certaines paroisses ouvrent le cercle de Sainte Cène à tous (de 0 à 99 ans) ; d’autres refuseront de donner la Sainte Cène à des enfants non confirmés. Le débat théologique porte dans ce dernier cas sur la maturité ou encore la pleine conscience de celui ou de celle qui reçoit les deux espèces, et qui devrait comprendre ce que symbolisent le pain et le vin.

L’important dans le sacrement de la Cène, c’est avant tout l’esprit communautaire qui règne lors du partage des espèces : c’est le sacrement du pardon, de la réconciliation, de l’ouverture, du partage et un avant-goût du Royaume.

Jean Philippe Schwab

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