La confirmation

 

 

Pour ce second volet d'Eglise, mode d’emploi, quelques mots autour de la confirmation, qui n’est pas un sacrement dans notre Eglise, à la différence de l’Eglise catholique.

La Bible ne propose pas d’exemple de confirmation, mais bien plus l’idée d’une transmission de la foi et du rôle éducatif des parents, d’une certaine exemplarité des adultes. Martin Luther a beaucoup insisté sur l’enseignement catéchétique proposé aux jeunes générations, mais c’est Martin Bucer qui est le père de la confirmation version protestante. 

 

Fête disparue à la fin du 16ème siècle, elle réapparaît au 18ème avec une compréhension nouvelle :  c’est désormais avant tout un rituel de passage entre le statut "d'enfant"  et "d’adulte" dans la foi, une fête qui vient achever les années de catéchisme qui auront permis au jeune d’approfondir sa foi et sa connaissance biblique.

Si les mots ont un sens, la confirmation implique donc l’idée de confirmer quelqu’un ou quelque chose. Confirmer signifie "dire, redire fermement, avec force".  

Alors, qui confirme ?

Bien sûr,  l’adolescent de 14 ans qui accepte, qui confirme le baptême qu’il a reçu au nom du Père, du Fils et Saint-Esprit, lorsqu’il était encore bébé : il dit ce qu’il sait, ce qu’il croit de Dieu, ce qu’il veut comme orientation de vie.

Il ne s’agit pas de prononcer des paroles définitives mais d’exprimer ce qui est pour lui sa vérité du moment.  A noter qu’il n’est pas rare que des enfants non-baptisés suivent leur parcours de catéchisme et que leur baptême soit célébré le jour de la confirmation des "copains de classe".

Mais en premier lieu, c’est tout d’abord Dieu qui confirme : il redit avec force l’alliance, le compagnonnage qu’il offre au jeune confirmant.

L’Eglise est partenaire au sens où elle se veut être le relais et le lieu de la matérialisation de l’offre de Dieu, en offrant elle-même au jeune des lieux d’écoute, de partage où il peut "grandir dans sa foi et son être en entier".

 

La confirmation en tant que fête marque l’événement et le place dans le cadre de la communauté : le confirmé reçoit une bénédiction (imposition des mains) de la part de son pasteur ; les jeunes confirmés la vivent comme une appropriation personnelle de leur baptême, un encouragement pour passer à une foi adulte.

Jean Philippe Schwab