Le calendrier liturgique

 

 

Pour ce 7ème volet de notre rubrique, nous quittons le domaine de l’éthique pour entrer dans un cadre plus pratique. Comme l’année civile et  l’année scolaire, l’Eglise est elle-aussi soumise à un calendrier.

 

Cette rubrique coïncide avec le Nouvel-An liturgique : l’Avent en est la première période ( 4 dimanches), puis vient le temps de Noël et de l’Epiphanie ( 5 dimanches).

La période qui suit s’ouvre sur la fête liée à Noël, à savoir Pâques : 3 dimanche avant le début du Carême, puis 5 dimanches dans le temps du Carême avant d’entrer dans la Semaine Sainte : les Rameaux, Jeudi-Saint, Vendredi-Saint et Pâques.

Le temps après Pâques est encore marqué par 2 fêtes, qui tombent chaque année 40 jours après la Résurrection de Jésus (Ascension) et Pentecôte ( 50 jours après Pâques).

 

Le jour de la Pentecôte, les Eglises chrétiennes se souviennent du don de l’Esprit-Saint : Dieu est donc vraiment Père, Fils et Esprit, et nous voici arrivés au dimanche de la Trinité. Ce temps s’achève toujours en novembre, dont les dimanches abordent les thèmes de la fin des Temps : Salut, Jugement Dernier et dimanche de la Cité Eternelle lors duquel nous faisons mémoire de nos défunts de l’année liturgique (du 1er Avent de l’année précédente jusqu’au dernier dimanche avant l’Avent de la nouvelle année).

Pour vous aider à vous repérer quant au sens du dimanche, des couleurs liturgiques ont été mises en place, et ce depuis le Moyen-Age : elles permettent de visualiser symboliquement la signification et le caractère propre de chaque période de l’année.

 

Dans notre église, celles-ci apparaissent sur les parements de l’autel et de la chaire, appelés savamment les antependium (« qui pend devant », en latin).

Les couleurs dominantes sont le violet (utilisé par exemple pour l’Avent et le temps de Carème, marquant l’attente et la repentance), le blanc (couleur de la joie et de la Lumière pour Pâques, Noël, l’Epiphanie,…), le vert symbolise la croissance et l’espérance, le rouge est le marqueur de l’Esprit Saint mais aussi du sang (Pentecôte, Réformation).

Lors des obsèques, c’est souvent le noir qui est de mise, même si ce n’est pas à proprement parler une couleur liturgique. Certaines paroisses préfèreront ainsi laisser l’autel dépouillé, à  nu, plutôt que de mettre un antependium noir.

Jean Philippe Schwab